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mercredi, 13 avril 2005
CONSTITUTION: DIRE NON C’EST DIRE OUI A LA NON-EUROPE
«J’allume le feu pendant que tu vas chercher du bois»….C’est d’Alfred Jarry. En termes savants, cela s’appelle un raisonnement hystorologique. On fait avant ce qui devrait se faire après. Le postérieur devient l’antérieur. Plus prosaïquement, c’est mettre la charrue avant les bœufs. Comment faire une Europe sociale avant d’avoir fait une Europe politique ? Comment faire une Europe fiscale avant de d’avoir fait une Europe politique ? Comment faire une Europe de la défense avant d’avoir fait une Europe politique ? Comment faire une Europe de la justice, de la sécurité et de la liberté avant d’avoir une Europe politique ? Comment développer une démocratie européenne vivante avant d’avoir fait une Europe politique ? Comment forger une Europe puissance, donc capable de peser sur le destin de la planète, de contrebalancer les pulsions hégémoniques des plus forts, de corriger les effets pervers de la globalisation de l’économie mondiale dominée par la marchandisation de tout, à commencer par la personne humaine, sans faire une Europe politique ?
L’enjeu du 29 mai, c’est l’Europe politique, plus exactement les premières vraies bases, les outils, les moyens de l’Europe politique. Une Europe dotée d’une constitution, c’est une Europe «constituée», donc institutionnalisée, qui ait, étymologiquement, les moyens de se tenir debout. Le oui ou le non, c’est oui ou non à cette Europe politique. Cette Europe politique aurait pu être lancée en 1950, lors de la création du Conseil de l’Europe : les Britanniques n’en ont pas voulu. Elle aurait pu se forger en 1954 : la France a déchiré ce qu’elle avait proposée. Elle aurait pu naître du Plan Fouchet, proposé par De Gaulle (et soutenu par Monnet) : les «fédéralistes» n’en ont pas voulu. L’Europe ne s’est jamais remise de ces échecs. Elle n’a pas progressé grâce aux crises déclenchées par ces échecs, mais malgré ces échecs. Et ses imperfections actuelles, ses lenteurs, ses inachèvements proviennent de ces échecs et de ces crises. Tel est le contexte du texte que nous avons à approuver ou à rejeter.
Dans ces conditions, le non des nationalistes est logique : l’Europe née de la volonté de dépasser les nationalismes. «Le nationalisme, c’est la guerre» : n’oublions pas ce cri de Mitterrand devant le Parlement européen… Le non des nostalgiques d’utopies dépassées est logique aussi : l’Europe s’est unifiée autour de valeurs qui excluent les autoritarismes, les fascismes, les totalitarismes, les révolutionnarismes. «L’Europe, c’est d’abord une certaine idée de l’Homme» : Monnet, Schuman et de Gaulle ont eu des formules semblables. C’est l’affirmation du «principe d’Humanité». Mais comment comprendre le «non au nom de l’Europe» ? Le texte aurait-il pu être meilleur ? Dans l’absolu, évidemment. Dans le contexte, ce n’est pas évident. Ceux qui ironisent sur les conditions dans lesquelles ce texte a été élaboré nient la réalité donc émettent une appréciation idéologique. Croire qu’une partie de la «gauche» française, à elle seule ou avec le soutien de quelques mouvements danois, pourrait faire mieux est un leurre. Ce qu’il sera possible de faire c’est d’aller plus loin grâce à la Constitution. Après la Convention, des Etats généraux ? Oui. Bien sûr. Il y a tellement de chantiers à ouvrir ou à faire progresser. Ce texte nous enferme-t-il dans une vision idéologique de l’Europe ? Les conservateurs britanniques, les libéraux allemands et bien d’autres la trouvent «trop dirigiste». La «gauche» de la gauche française la voit «trop libérale», voire «hyperlibéraliste». Ce qui est vrai c’est que le texte repose sur les valeurs de liberté dans tous les domaines. De cette liberté qui est un champ sans cesse à labourer et à étendre. De cette liberté qui n’est rien sans solidarité et sans sûreté, donc sans justice, y compris bien sûr dans le domaine social. L’Europe s’est construite depuis Schuman sur deux piliers indispensables : la compétitivité sans laquelle il n’y a pas de richesses à partager et la solidarité, sans laquelle il n’y a pas de justice possible, pas de «modèle social européen» possible. L’expression «économie sociale de marché à haute compétitivité» résume bien cela.
C’est aux politiques d’y donner un sens, un contenu : la Constitution, là comme ailleurs, ne fixe qu’un cadre. Et ce n’est pas en rejetant le cadre qu l’on va améliorer le contenu. Sur le fond et dans la forme, ce texte est le compromis entre deux visions françaises de l’Europe, acceptées par les autres européens : celles de Schuman et celle de De Gaulle. Comme tout compromis, il est chargé d’imperfections mais il permet le pari de la perfectibilité, de réelles avancées, d’authentiques progrès. On peut évidement dire non au nom de la non-Europe. Mais dire non au nom de l’Europe c’est jouer sur les mots. Et c’est jouer avec le feu, non seulement comme Alfred Jarry mais aussi en pyromane de l’espérance. Le non n’entraînera aucune catastrophe : qui le dit d’ailleurs ? Les occasions manquées ne sont jamais catastrophiques, elles sont ratées, c’est tout…Et le temps perdu ne se rattrape jamais : c’est tout et c’est beaucoup. Mais, c’est vrai, chacun est libre de refuser ce qu’il prétend réclamer : pas d’Europe sociale, pas d’Europe de la justice, pas d’Europe de la sécurité, pas d’Europe-puissance, pas d’Europe influente sans Europe politique, sans Europe constituée. Le Parti communiste français, sur Paris, a le mérite d’être clair sur certaines de ses affiches : «Non à toute constitution», donc non à toute Europe constituée. Au nom de la non-Europe, il faut bien sûr dire non… Moi je dis oui parce que je crois savoir qu'il faut avoir du bois avant d'allumer le feu: mais cela n'engage que moi, bien sûr...
Daniel Riot est journaliste
18:39 Publié dans CONSTITUTION, DANIEL RIOT | Lien permanent | Commentaires (52) | Envoyer cette note | Tags : Europe









Commentaires
Avec une Europe "politique" completement verrouillée dans une vocation au libéralisme effréné comment envisager, si ce n'est espérer une Europe sociale, une Europe fiscale, une Europe de la défense,de la justice, de la sécurité et de la liberté?
Avez-vous lu le texte du traité constitutionnel?
La réponse s'y trouve!
Effectivement,elle est un tantinet dissimulée dans le foisonnement et la complexité de la prose, mais dans la partie 3, qui reprend les termes des traités antérieurs sur lesquels nous n'avons jamais eu à nous prononcer démocratiquement, elle est inéluctable.
Aussi serait-il alors souhaitable de ne pas mettre la charroeuf avant les bues ou la barrue avant les choeufs ou la bachue avant les roeufs ou la ...en fait de mettre un peu d'ordre dans vos lectures, vos analyses et vos raisonnements.
Ecrit par : geoffray | jeudi, 14 avril 2005
> la Constitution, là comme ailleurs, ne fixe qu’un cadre
C'est un sacré cadre avec beaucoup de dorures, c'est lourd, très lourd. Et une fois installé dans le salon (il prend toute la place) il sera diffcile de le changer.
Plus sérieusement le NON c'est aussi un OUI A UNE ALTER-EUROPE qui ne soit pas celle des rois et des reines (voir l'introduction de la constitution) mais celle des peuples. Beaucoup de NON rèvent a cette nouvelle Europe.
Les partisant du OUI nous disent que cette autre Europe sera possible après ce traité. Beaucoup pensent qu'on l'attend depuis trop longtemps. Si il y a une autre Europe derrière ce traité qu'on en parle tout de suite, nous sommes un peu impatient ;)
Ecrit par : ~laurent | jeudi, 14 avril 2005
Puisque votre site est là pour nous aider nous les "hommes de la rue" (comme vous le dites vous-même sur votre rubrique "à propos"), voici une question:
Qu'est-ce que le non Français aujourd'hui va causer comme réel problèmes à votre avis si il se confirme lors du referendum. Le traité ne peut-il pas justement en bénéficier puisqu'il pourra alors être rédigé à nouveau et ressembler enfin à une constitution comme nous en attendions tous une.
Le dictionnaire de l'académie française la défini ainsi:
"Ensemble des lois fondamentales, écrites ou coutumières, qui déterminent la forme du gouvernement d'un pays et règlent les droits politiques des citoyens"
Qu'est-ce que font alors dans cette constitution des disposition ayant attrait à des niveaux de législation qui devraient faire partie du droit européen mais pas de sa constitution?
Ca ressemble trop à un tour de passe-passe. On nous dit:"votez pour la constitution puisque vous voulez l'Europe!" mais on nous demande de ne pas trop nous soucier des petits ajouts ici et là. Cela commence à ressembler à du commerce. On nous vend un contrat pour l'Europe avec des clauses "en petits caractères" comme chez les revendeurs d'autos d'occasion. Les Européens veulent un nouvel Etat, un Etat fort, un Etat qui leur garantisse un futur face aux menaces des autres grands blocs (USA, Asie) mais pas d'un Etat qui se base sur une constitution bancale, inefficace et alourdie par des règles mal définie et injustes.
La beauté de la loi et de la justice est qu'elle permette au rêve Européen de voir le jour mais la taille de notre grand continent et sa richesse culturelle issue des différences et blessures du passé demande un degré de perfection et d'honnêteté dans ses fondements que nos parlementaires et autres ténors Européens ne sont apparemment pas prêts à nous servir.
Ecrit par : Daniel N | jeudi, 14 avril 2005
Je partage en grande partie votre raisonnement.
Je souhaiterais ajouter simplement quelques remarques.
On demande aujourd'hui aux citoyens européens de se décider sur un traité constitutionnel en leur expliquant d'un côté que le cataclysme les attends et de l'autre que tout est modifiable.
Je note en ce qui me concerne que dans le domaine politique, aucun responsable de premier plan ne siège aujourd'hui à Strasbourg et que les listes accueillent essentiellement des recalés du suffrage universel, anciens ministres ou élus dociles.
Depuis Maastrich, AUCUN dirigeant politique ne nous a informé clairement ni n'a lancé la moindre consultation.
Le désintérêt de la classe politique couplé à l'absence de ténors laisse à penser aux français que le parlement européen est "une maison de repos ou de reconversion"
Deux choses l'une : L'europe est notre avenir et on cesse de laisser le monopole de l'informatin européenne à une émission de divertissement sur France2 ou l'europe n'est plus qu'un vaste corbillon et les français confirmeront à plus de 50 % qu'ils refutent ledit corbillon.
Quant au libéralisme, nous savons parfaitement que la Grande Bretagne et les ancien pays du bloc de l'est continueront à peser de tout leur poids pour qu'il s'installe durablement.
Alors, cessons de parler de traité constitutionnel et demandons aux instances de mettre au point un règement intérieur qui exclue toutes références au monde éconiomique et social puisque de toute façon la révision du texte sur ces sujets demanderait l'unanimité des 25.
JC BENARD
Ecrit par : jbenard | jeudi, 14 avril 2005
Ce que regrettent les opposants à ce texte c'est son absence de volet social face aux difficultés qu'engendre ce libéralisme. Je ne conteste pas le libéralisme en tant que tel, qui pourrait y être opposé ? Mais le plein emploi n'est cité seulement que comme une utopie...
On a mis les boeufs (l'économie) avant la charrue (les hommes). N'aurait-il pas été préférable de considérer que sans charrue les boeufs ne servent plus à rien ? Pourquoi le beau principe du plein emploi n'est-il pas assorti de mesures règlementaires contraignantes pour l'atteindre ? L'économie sans emploi reste-t-elle possible sans régression de notre société ? L'économie libre est devenue la seule doctrine politique depuis que le socialisme est mort. Mais l'économie est une science, pas une politique... Et les hommes dans tout ça ? Ils ont le droit à la vie, le droit de travailler, le droit à un environnement écologique sain... Mais ont-ils encore le droit de prospérer ? Pas eux, non. L'économie si. L'homme sert l'économie, voilà le sens de ce traité. Les opposants à ce traité dont je suis considèrent que les sciences doivent rester à leur place, au service de l'homme et non l'inverse. Oui ce sont les boeufs qui tirent la charrue. Mais ce sont les hommes qui doivent leur dire où aller et non la charrue.
On me rétorquera que ces règlements étaient déjà présents dans les traités actuels. Certes, mais au vu des résultats, il serait temps de se rendre compte qu'il faut changer de cap...
Ecrit par : Djiddy Pibbee | jeudi, 14 avril 2005
Rectification : "Ce sont les hommes qui doivent lui dire où aller et non les boeufs".
Ecrit par : Djiddy Pibbee | jeudi, 14 avril 2005
Oui c’est vrai pour faire un feu il faut d’abord du bois.
Et pour faire de la politique il faut d’abord une constitution. On est tous d’accord la dessus.
La question est de savoir si cette constitution pose les bases d’une saine démocratie. La réponse est NON.
Vous rendez-vous compte que vous êtes prêt à accepter un parlement qui n’a pas l’initiative des lois !!! Etes vous fou ou méprisez-vous à ce point le peuple que vous ne lui accordiez qu’un misérable droit de pétition. Pétitions qui comme chacun le sait finissent toujours dans les poubelles de l’Histoire.
Quand je voterai aux prochaines élections européenne, je veux que mon député ait le pouvoir de faire changer les choses, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui et encore moins demain.
Vous nous demandez notre bénédiction, pour entériner un système qui laisse la politique entre les seules mains d’économistes et d’experts à la solde des think tanks et des lobbies patronaux.
Désolé mais le bois que vous nous proposez est pourri et humide, et il y a de fortes chances que le feu obtenu ne soit qu’une immonde fumée noire.
Ecrit par : foxapoildur | vendredi, 15 avril 2005
Cher foxapoildur,
Allez, reconnaissons-le : nous sommes tous des imbéciles et si le bois est mouillé, ce sera de notre faute.
D'ailleurs, Jarry a bien raison. L'ennui c'est qu'ils ont d'abord voulu faire du feu pour ensuite aller chercher le bois. Cette lecture me semble mieux convenir. Et maintenant que nous voudrions leur faire prendre le bois d'abord, nous voici imbéciles ou bien nous avons "peur", comme disait notre président hier soir. Bien que les deux soient compatibles.
Non. Nous n'arriverons pas à nous comprendre, et ils ne nous tolérerons pas. C'est quand même dommage que beaucoup de Français aient cette manie de déclarer : "c'est moi qu'a raison, tout ce que tu peux dire, c'est stupide". CQFD : on méprise, c'est plus facile. D'ailleurs sur ce site, ce sont des élites qui s'expriment, non ?
Alors fermons-la et suivons-les... A-t-on jamais demandé à un petit soldat de réfléchir ?
D'ailleurs, notre intervention est bien trop tardive, d'après les tenants du oui. Donc, la ferme et marche.
Ecrit par : jeanne | vendredi, 15 avril 2005
L’Europe, le moment d’une exception.
Il existe des hommes politiques qui sont aujourd’hui dangereux pour l’avenir et histoire de la France sinon de l’Europe. Répondre à l‘Europe, ce n’est pas faire une campagne présidentielle. Ces politiques ont semé la confusion dans l’esprit des français , les entraînent vers le pessimisme , la crainte et l’inaction.
La décision de dire non à l’Europe, c’est priver plusieurs générations de français d‘être européens mais c’est surtout priver les autres pays de l’être. Que deviendront t-il voyant la France se tourner et s’isoler? Quel sera leur sentiment et que feront-ils puisqu’il le Père fondateur les a rejeté?
Nous sommes dans un monde ou être pro-actif et l’anticipation permet de prendre un avantage certain et définitif sur les autres.Un pas en avant même tremblant peut toujours être réorienté et aura un effet immédiat sur l’avenir. Notre différence est bien la , nous voulons stagner , rester sur nos acquis alors que d’autres nations avancent à pas de géants vers l’avenir.
Si l’Europe est encore présente économiquement, elle n’aura bientôt aucune influence politique et certains se montreront à nouveaux arrogants et voleront des parties du monde.Bientôt d’autres suivront .
L’Europe, c’est une exception dans le temps ou 25 pays se mettent d’accord, un moment précis ou des accords complexes ont été réalisé et visent un objectif commun.
Alors que pendant plusieurs siècles , nous avons montré nos différences , nous sommes aujourd’hui à un moment d’exception ou toutes les forces de la nature nous aident à être ensemble. Comment croire dès lors à une nouvelle opportunité?
L’Europe est inscrite dans notre devenir depuis toujours .Montrer que nous ne sommes pas européens, que finalement cette grande idée que nous avons fait naître , cet espoir , cet idéal que nous avons recherché ne nous correspond pas, sera la marque indélébile de notre lâcheté et de notre incapacité à agir dans un monde moderne.
L’Europe est une idée qui doit être au-dessus de nous .Elle s’inscrit aujourd’hui comme une nécessité évidente et naturelle face à l’évolution du monde.
Refuser ce que la nature nous à donner pour équilibrer le monde, c’est donner la possibilité de disparaître à jamais des forces de la nature et de laisser la possibilité au monde de s’équilibrer différemment.
David Guffroy.
Referencement-creation-site-internet.com
Ecrit par : David Guffroy | samedi, 16 avril 2005
Sacrifier le rêve des hommes de s’unifier pour la paix, c’est mettre en péril son évolution et son avenir. Sacrifier un moment rare de grande humanité, c’est rêver que l’on peut ré-écrire l’histoire .
Ecrit par : isabelle de marigny | samedi, 16 avril 2005
Oh, David Guffroy !
Lyrisme pas mort. L'Europe n'a rien à voir avec la nature, que je sache.
Quant à "laisser au monde la possibilité de s'équilibrer différemment", c'est bien là le discours, puisque, cette fois, nous sommes consultés. Ou bien, à la réflexion "permettre au monde..."
Ecrit par : Jeanne | samedi, 16 avril 2005
La force des NON, c'est la puissance marketting de slogans vides de sens. Arrêtons de fantasmer sur l'Europe sociale. L'Europe est sociale depuis la CECA. Le plein emploi, le droit au travail ne dépendentpas de l'Europe:elle dépendent de chaque pays.Pourquoi exiger de l'europe ce que nous sommes incapables de faire lovcalement, régionale, nationalement. Les syndicats européens à l'exception de la CGT française hostile depuis toujours à l'europeunie dans le respect des libertés le savent bien:ils prônent le OUi en sachant que ce texte est un cdre à l'intérieur duquel on peut se battre pour améliorer les choses. Cessons de mettre sur le dos de l'Europe nos insuffisances nationles et les évolutions qui dépassent le cadre européen. L'Union est pour l'heure la seule tentative régionaled'organisation d'une vraie résistance aux effets pervers de l'américanisation. L'Union est le fruiut d'un patient travail d'organisation de solidarités croisées. Si on a commencé par l'économique, c'est parce que l'Europe politique a été balayée en 1950 et,par la france, en 1954. Ce traité constitutionnel offre la chance historique de faire cette Europe politique indispensable. Mais l'extrème-droite et l'xtrême gauche ont toujours refusé cette perspective...Et d'habiles politiciens en tirent aujurd'hui parti en se servant du NOn comme d'un faire-valoir sans se préoccuper des conséquences de leur campagne.
Une remarque qui est une question:pourquoi tant de défenseur du NOn sur internet sont masqué par des pseudo, par des surnoms, par de simples prénoms non identifiables? Et pourquoi des têtes bienfaites consacrent-ils autant d'énergie à troubler les esprits par des "analyses" de détail contestables en oubliant de mettre en relief les vrais enjeux? Pourquoi cultivent-ils de vrais mirages comme celui de la possibilité de mettre au point un autre texte? Ce projet c'est le fruit de quatre année intenses d'efforts pour surmonter des intérêts contradictoires et des aspirations antagonistes. Et il a fallu 50 ans pour faire admettre l'idée mêm d'une Constitution pour l'Europe donc d'une Europe CONSTITUEE, dotée d'une personnalité juridique. Voter NOn c'est le choix libre d'accepter les imperfections et l'inachèvement de l'Union d'aujourdhui et de refuser le renforcement de cette construction originale qui est la plus belle aventure humaine de ce temps. Voter NOn c'est refuser l'accroissement de la sécurité européenne grâce à une Europe de la Justice, c'est refuser une Europe plus influente dans le monde et c'est refuser une Europe plus démocratique. Je ne suis pas un politique. Je suis pas un acteur de l'Europe. je ne suis qu'un témoin depuis des décennies de ce qui fait la force et la faiblesse de cette Europe. Si je m'engage pour le oui, c'est parce que je suis critique à l'égard de l'état actuel de l'Union et que je sais que l'unification européenne ne peut se faire que pas à pas, chantier après chantier. C'est surtout parce que je sais que la paix et la prospérité partagée sur ce continent qui a connu tant de guerres ne sont pas irréversibles. Ceux qui prennent la liberté de jeter le bébé avec l'eau du bain prennent une responsabilité historique. Et ce serait taire la vérité que de ne pas le dire. Comme ce serait trahir la réalité de sombre dans le mythe du vote de droite et du vote de gauche.tant pis pour ceux qui sont scandalisés quand on dit que LE Pen et Emmanuelli (par exemple) mettreont le MEME bulletin dans l'urne et que tous les deux (comme ceux qui les suivent) font le jeu des héritiers de Maggie-l'ultralibérale et des hyper-libéraux affairistes du Texas et d'ailleurs. Pour que l'Europe soit sociale, il fut abord que l'Europe soit.
Ecrit par : daniel riot | dimanche, 17 avril 2005
L'Europe sociale avant l'Europe politique. Quel drôle de constat !
Au début, nos politiques devaient créer l'Europe politique en 1998 à Amsterdam, préparatoire à l'élargissement. Ils ont failli.
A Nice, ils ont failli. Si l'Europe politique n'existe pas, c'est la faute de ceux qui ont négocié et signé les traités depuis des années.
Consulté pour la première fois depuis 1992, le peuple de France va enfin pouvoir s'exprimer sur sa conception de la construction européenne. Et au passage donner son avis sur ce traité constitutionnel, dont on nous dit qu'il n'invente rien, qu'il n'est que la compilation des traités précédents...dont on nous dit aussi qu'ils sont calamiteux.
La défense du oui est illisible. Ce qui se conçoit clairement s'exprime clairement.
Ecrit par : Did' | dimanche, 17 avril 2005
Daniel,
L'Europe sociale serait une réalité ? Comment expliquer que l'on impose un modèle économique dans une Constitution sans en gérer les conséquences ?
Votre parti pris pour le "oui" vous vaut tout mon respect, j'ai parfois même dénoncé une attaque contre votre intégrité lorsqu'un intervenant prétendait que vous ne pouviez juger sainement en vertu de vos revenus... Laissez aussi aux partisans du non le droit de s'exprimer correctement. Combien d'entre nous nous sommes faits traiter de fachos ou pire par les tenants du oui ? Je défends alors là mon intégrite aussi, comme je défendrais la vôtre si elle était attaquée. Il est à noter, pour peu que vous vouliez être objectifs aussi que Daniel Bot, diplomate néerlandais défend la fait que nous puissions renégocier des points du Traité, que l'association ATTAC que je soutiens rarement a formulé des propositions concrètes pour améliorer ce Traité, renseignez-vous à ces sujets je vous prie.
Je vous salue Daniel, très cordialement même si je ne suis pas de votre avis.
Ecrit par : Djiddy Pibbee | dimanche, 17 avril 2005
Daniel,
Toujours feu et flamme et sans beaucoup de bois pour alimenter.
Les tenants du "non" sont des anonymes ? Devons-nous rappeler que vous pouvez nous joindre par courriel ? Et l'anonymat ne nous est-il pas conféré par ce site, puisque nous ne sommes pas des plumes, comme vous ou des leaders d'opinion comme Delors et Emanuelli ?
Vous adoptez là la technique des faibles : on tape d'abord et on voit ensuite (seulement le cas échéant) si on peut discuter avec celui qu'on a flanqué par terre. Un tel mépris ne vous honore pas. Mais, apparemment il ne vous gêne pas. Je préfère quand vous citez des gens qui pensent, autrement qu'avec leurs nerfs.
Ce texte est le fruit de quatre années d'effort ? Tant mieux, il en faudra beaucoup moins pour l'amender puisqu'il y a une base. Quant à l'épouvantail Le Pen, par pitié, arrêtez donc de citer ce monsieur, comme, en outre, les extrémismes, puisque vos interlocuteurs ne sont pas de ces bords-là.
Si ce traité passe, comme vous le souhaitez, je vous donne rendez-vous dans deux ans, au plus, pour compter les méfaits de son application et le nombre de paravents qui auront permis de dire à nos gouvernements : "on ne peut pas faire autrement sur le plan de nos lois internes, c'est la faute aux textes de l'Europe".
Accordez-nous la reconnaissance du minimum d'honnêteté intellectuelle que vous vous accordez à vous-même et, si vous voulez convaincre, donnez-nous des arguments. Pour l'instant, vous écrivez des billets d'humeur et, franchement, ça n'intéresse personne.
Et cessez d'affirmer que nous avons peur : vous frisez le ridicule, pour ne pas dire "cultivez".
A votre dispositon sur mon courriel : je vous assure d'une réponse.
Ecrit par : Jeanne | dimanche, 17 avril 2005
Que monsieur Daniel Riot cite Jarry au sujet de l'Europe m'arrache des larmes de rire. Il ne pouvait pas mieux choisir, ben MERDRE alors (non, non, je ne crie pas, je ris).
Voir Jarry être "embauché" pour ce TCE, re-MERDRE !
Je voterais NON, parce que la "liberté de circulation des capitaux", comme liberté fondamentale, il faut quand même oser.
"Ils" osent. Alors c'est NON. Et pour ceux qui doutent, voici (et j'espère bien le mettre au feu avec le bois en relisant tout UBU !) :
Article I-4
Libertés fondamentales et non-discrimination
1. La libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux, ainsi que la liberté d'établissement, sont garanties par l'Union et à l'intérieur de celle-ci, conformément à la Constitution.
Ecrit par : KoB | dimanche, 17 avril 2005
Kob,
C'est vrai que si l'on n'envisage pas de quitter l'hexagone, de ne pas faire d'études à l'étranger, de ne pas travailler avec un autre pays européen, de payer des taxes pour acheter allemand ou belge, de vivre en autarcie, ou de refuser que l'ensemble des Europeens puissent se voir garantir des droits fondamentaux, votre position se justifie. Si c'est le sens de votre argument, il est imparable.
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | dimanche, 17 avril 2005
Christophe,
Je remarque que j'ai la position la plus modérée et que j'ai le moins de considération, au moins pour les réponses... J'en suis d'autant plus peiné que je n'ai jamais cherché la confrontation.
José.
Ecrit par : Djiddy Pibbee | dimanche, 17 avril 2005
José,
Désolé, si je n'ai pas (ou un autre auteur) n'a pas répondu à tous tes commentaires. J'ai dû en râter un (indique moi lequel, la chose sera vite réparée). Si cela concerne un député, ne panique pas, les réponses viendront. Cela prend juste un peu plus de temps, les partisans du oui et du non battant campagne en ce moment les réponses sont un peu décallées dans le temps mais elles viennent (quitte à faire de notre côté des relances). Par contre, je ne sais pas si le numéro de tel que tu as laissé est le bon mais ce n'est peut-être pas une super idée de le laisser sur le site. Non pas que ça me dérange mais bon, c'est pour toi. Si tu changes d'avis, tiens-moi au courant.
Sinon, oui, tu es actuellement parmi les plus modérés et j'apprécie vraiment cela. C'est quelque chose que je respecte vraiment. Etre en désaccord n'empêche pas l'écoute et le dialogue. J'avais déjà eu ce type de discussions avec le "méchant " Finger. En fait, un type bien, très vraissemblablement. Juste usé par l'absence de dialogue entre nos gouvernants et les citoyens. C'est d'ailleurs entre autre pour essayer de palier (à notre petit niveau) un peu cela que l'on a créer Europeus. A voir les différents commentaires il y avait urgence, mais on le savait déjà. C'est aussi pour cela qu'Europeus ne s'arrêtera pas après le 29 mai et que tu y trouve des gens de divrerses sensibilités. Les querelles de partis m'ennuient. Elles ne font pas avancer les choses. Le débat, si. Et crois-moi, en tant que journaliste, j'ai beaucoup à apprendre de nos échanges.
A bientôt,
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | dimanche, 17 avril 2005
Christophe,
Je te remercie de ta réponse et maintiens ouvertement que je n'ai jamais douté de ta bonne foi.
Quant à mon n° de de téléphone, je le maintiens à la disposition d'Alain Riot et d'Alain Lamassoure. C'est peut-être idiot, l'avenir me le dira... Si seulement le débat pouvait s'en tenir à des personnes ouvertes comme nous... Je regrette d'avoir diffusé l'adresse de ce site sur des endroits qui ne méritaient pas cette ouverture d'esprit et j'en suis navré.
José
Ecrit par : Djiddy Pibbee | dimanche, 17 avril 2005
Christophe,
Les capitaux dont la libre circulation devient une "liberté fondamentale".
Je ne vois absolument pas ce que viennent faire ici les exemples que vous citez. Comment pouvez-vous si grossièrement falsifier les quelques mots du bref message que j'ai posté ? Mystère.
Revoici, donc :
"Je voterais NON, parce que la "liberté de circulation des capitaux", comme liberté fondamentale, il faut quand même oser."
Et j'y ajoute volontier mon hostilité franche sur celle des services.
Et voici encore un autre motif de voter NON.
Article I-5
Relations entre l'Union et les États membres
1. L'Union respecte l'égalité des États membres devant la Constitution ainsi que leur identité nationale, inhérente à leurs structures fondamentales politiques et constitutionnelles, y compris en ce qui concerne l'autonomie locale et régionale. Elle respecte les fonctions essentielles de l'État, notamment celles qui ont pour objet d'assurer son intégrité territoriale, de maintenir l'ordre public et de sauvegarder la sécurité nationale.
Que reste t'il à un état ? Le maintien de l'ordre.
Allez, 2 excellentes raisons de voter NON, si mes comptes sont exacts, cela en fait déja une surnuméraire.
En réponse à une non-chronique d'un journaliste, qui embauche (sans contrats et sans son accord) l'ami Jarry.
Ecrit par : KoB | dimanche, 17 avril 2005
José,
Pourquoi t'excuser davoir diffusé l'adresse. Europeus est ouvert. Maintenant, tout ce que l'on demande est de respecter certaines règles qui tiennent au respect des gens (pas d'attaques racistes, insultes, diffamation, dérapages verbaux, utilisation d'Europeus comme dévidoire de la haine ambiante...) A partir du moment où ceci est respecté, on peut, je crois, discuter avec tout le monde.
Amitiés,
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | dimanche, 17 avril 2005
Puisque selon monsieur Daniel Riot ce traité n'est qu'un cadre, je me demande pourquoi la banque centrale est indépendante.
Car ce cadre là est solidement verrouillé, il me semble, et l'argument selon lequel les "politiques" peuvent ensuite intervenir me semble assez irréel.
Nos parlementaires européens n'auront la possibilité de changer ni le cadre, ni la photo : voilà comment un texte servant de "cadre" acquiert soudainement un statut d'intemporalité surprenant.
Encore une raison supplémentaire de voter NON.
Ecrit par : KoB | dimanche, 17 avril 2005
Kob,
Soit vous avez un vrai problème de compréhension du texte (ce qui n'est en aucun cas un attaque à votre égard mais plus une inquiétude face à la capacité de la presse et du monde politique à expliquer les choses) soit votre démarche est obstinément militante. Je reprends l'article I-4:
- L'Union respecte l'égalité des États membres devant la Constitution : ceci signifie que tous les Etats sont égaux devant le texte.
- ...ainsi que leur identité nationale, inhérente à leurs structures fondamentales politiques et constitutionnelles, y compris en ce qui concerne l'autonomie locale et régionale: c'est une reconnaissance de la souveraineté des Etats en matière d'identité, de structuration politique et constitutionnelle. De même une région membre d'un Etat (la Catalogne vis-à-vis de l'Espagne par exemple) ne perdra pas son "autonomie" par la Constitution européenne. Pour pousuivre avec l'exemple catalan, la constitution européenne votée la Catalogne aura toujours son parlement et celui-ci restera compétent comme il l'est déjà pour certaines questions. Pareil en allemagne, la constitution ne fait ici que reconnaître les compétences reconnues par Berlin aux Länder.
...Elle respecte les fonctions essentielles de l'État, notamment celles qui ont pour objet d'assurer son intégrité territoriale, de maintenir l'ordre public et de sauvegarder la sécurité nationale: idem, la constitution ne remet pas en question les frontières d'un Etat, l'Union ne se subsitue pas à lui pour gérer les affaires internes, ne lui impose pas une police européenne (qui remplacerait, sous contrôle de Bruxelles, la police nationale française), ni lui dicte sa conduite en matière de sécurité nationale.
Quant à la libre circulation des capitaux et des marchandises, cela fait déjà un baille qu'elle existe. Rien de nouveau donc. C'est cette même liberté qui permet d'investir en Europe, d'acheter allemand ou belge sans payer de taxes additionnelles, de faciliter le commerce d'un pays membre à l'autre (et donc aux Français de vendre facilement leurs produits en Espagne ou en Italie, etc...)
Ne m'en veuillez pas mais je ne vois pas ce qu'il y a de choquant à reconnaître l'existence des Etats membres et leur fonctionnement et à pouvoir circuler librement (tant au plan individuel que commercial) au sein de l'Union. Car le texte ne dit rien d'autre que cela. Rien de plus.
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | dimanche, 17 avril 2005
Ce qui est flagrant dans cette discussion c'est cette détermination du français être à coté de la question. On dit que les politiciens ne répondent pas à la question mais je dirais que le francais font de même.
Il ne s'agit pas de voter pour Chirac ou la politique actuelle ou la Turquie etc... Quelle confusion .
christophe Nonnenmacher "C'est vrai que si l'on n'envisage pas de quitter l'hexagone, de ne pas faire d'études à l'étranger... Si c'est le sens de votre argument, il est imparable"
Très juste.On voit ici à quelle point beaucoup de français sont sont incapables d'avoir une vision globale et large de la situation.
On ne ressent qu'un interêt strictement privé dans leur argument et même encore plus pour ce qui sont à ma gauche. C'est le monde à l'envers.
Cette Europe , elle est pour VOUS et pour EUX.
Finallement , on ressent vraiment un manque de générosté et de coeur dans cet acte de dire "non". Un acte purement égoiste .
Pensez-vous à vos enfants , comment feront-ils face à ce défi du monde , à ces blocs qui prendront de plus en plus de place.
Quel espoir, quel modèle laissez-vous au autres pays de l'Europe et l' Afrique?
Ecrit par : David Guffroy | lundi, 18 avril 2005
David,
Vous mettez là l'accent sur le triste paradoxe français. D'un côté, une immense majorité de Français est pour l'Europe. Mais une Europe française - qui ne peut par définition pas exister, l'Union ne se limitant pas à notre bel hexagone - et non une France européenne. Peut-être un jour arriverons-nous à enterrer De Gaulle. Il serait temps. Vraiment.
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | lundi, 18 avril 2005
Et si c'était le contraire ? Et si nous ne voulions justement pas que le soi-disant modèle social français qui aujourd'hui ne montre qu'une chose, l'incurie de nos dirigeants à mener une politique saine et viable pour le Peuple français, soit exporté aux autres pays de l'Union ? Vous est-il arrivé de l'imaginer ?
Ecrit par : Djiddy Pibbee | lundi, 18 avril 2005
José,
J'y ai pensé mais je crains malheureusement que peu de personnes te rejoignent sur ce point. Sorti de Laurent (blogwaves) ils ne sont à mon sens pas très nombreux. Maintenant, je me trompe peut-être.
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | lundi, 18 avril 2005
Christophe,
Les récentes propositions d'ATTAC (que je répète ne pas fondamentalement soutenir) pour améliorer ce Traité vont dans ce sens. Les partisans du "NON" demandant une Europe plus sociale y vont aussi.
En pratique cette demande d'Europe plus sociale est axée sur la base que ce Traité impose un règlement économique à tous les Etats membres de l'Union sans en limiter les dérives. La libre circulation des capitaux (que je ne conteste pas) en est le parfait exemple.
Comment peut-on imposer un modèle économique dans une Constitution pour 25 Etats et reléguer les problèmes sociaux qu'il engendre à la simple bonne volonté nationale ? C'est là un paradoxe que j'ai énormément de mal à comprendre. J'ai posé cette question à Daniel Riot et Alain Lamassoure qui ne m'y ont pas répondu (d'où ma remarque concernant le manque de considération qui ne t'était pas adressée). Lire Daniel (que j'ai même défendu) assimiler les tenants du non à des gens qui se cachent derrière des pseudos pour dissimuler leurs prétendues intentions m'interpelle.
Comment ne pas tenir compte de ces arguments ? Certains pensent, sans en avoir fait un calcul prémédité, que l'instauration d'une politique sociale européenne permettrait par ricochet d'améliorer aussi la situation en France. Ceux-là sont essentiellement de gauche. En ce sens je les rejoins et pourtant je ne milite pas, je remarque simplement la convergence des idées. Incompétence de la politique sociale française, limites de la démocratie atteintes depuis longtemps... Lis les arguments du non de gauche et essaie d'y déceler l'optique que je décris, tu verras qu'elle apparait en filigrane majeur. Le seul problème à l'énoncé "officiel" de cet argument serait alors l'accusation de mélanger la contestation intérieure à celle de l'Europe. Effectivement, dans un cas comme le mien cela se rejoint, mais je persiste à affirmer que mon vote n'est ni anti-Chirac ni anti-Raffarin. Je ne suis pas un "anti" par fondement, bien au contraire. Je le suis par nécessité (c'est évidemment une position personnelle en ce cas d'espèce).
J'ai tout simplement énormément de mal à penser que ce Traité peut nous protéger des dérives du libéralisme qu'il entérine comme valeur fondamentale. Elever au rang supérieur politique l'économie qui n'aurait jamais dû être sortie de son statut de science alors qu'on rabaisse le traitement social (à part utopiquement), qui lui relève réellement de la Politique, m'apparait une hérésie. Alors bien sûr, je peux me tromper. Comme toi, Christophe. Mais nous sommes de bonne foi et comme je l'ai déjà écrit une mince porte nous sépare. Elle sera ouverte par ce referendum et le choix du Peuple sera souverain. Ensuite ? Ne pas tenir compte des arguments du non en cas d'adoption française s'avèrerait à mon sens très dangereux pour la situation intérieure. Et ça c'est bien plus qu'un sentiment, c'est une réelle crainte. (D'ailleurs j'ai formulé un appel en ce sens que j'hésite encore à faire circuler, je n'ai pas le soutien nécessaire à ce genre d'initiatives.)
Ecrit par : Djiddy Pibbee | lundi, 18 avril 2005
José,
Bien sûr que le Traité n'est pas le garde-fou suprême, qu'il ne va pas assez loin. Mais ce n'est pas un texte, quel qu'il soit, qui transformera le monde économique dans le quel nous vivons. maintenant, la constitution parle pour la première fois de social, de droits (et non plus simplement d'obligations). Bien sûr qu'il faudra aller plus loin, continuer à défendre un modèle européen équilibré entre libéralisme et social. Mais ce priver de ce texte ne nous avancera pas à grand chose si ce n'est nous priver d'un début de gardes-fous. L'article III-145 dont on a déjà parlé ensemble en est un bon exemple: sans la constitution, rien n'empêche la clause d'origine de voir le jour, ce qui à mon sens, reviendrait à torpiller de nombreuses PME en France ou en Allemagne. Avec la constitution (une fois entrée en vigueur), certes tout ne sera pas réglé, mais au moins, la clause du pays d'origine ne pourra être applicable. L'exemple peut paraître minime mais cela permettrait accessoirement de préserver pas mal d'emplois en France, notamment dans le BTP ou travaux manuels.
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | lundi, 18 avril 2005
Christophe,
J'ai toujours été d'accord, après analyse, pour reconnaitre que le projet de directive Bolkestein se trouverait "anticonstitutionnelle" face au TCE.
Je ne rejette pas en bloc ce Traité mais certains de ses aspects et reconnais, puisque de bonne foi, qu'il constitue une avancée réelle par rapport à la situation actuelle. La différence, c'est que cette fois on me demande mon avis...
Question subsidiaire : peut-on te lire ailleurs sur la toile ?
Amicalement,
José
Ecrit par : Djiddy Pibbee | lundi, 18 avril 2005
José,
Tout n'est pas archivé mais tu trouveras deux-trois truc en tapant mon nom entre guillments sur google. Sinon, www.europeplusnet.info, un peu sur www.fenetreuerope.com ou (mais c'est vieux et peut-être plus archivé) sur www.strasmag.com. Tu peux également trouver des articles sur www.vivrealetranger.com (dossier vivre au canada) mais les articles mis sur le web ne sont pas signés (pourquoi, je n'en sais rien...). Autre possibilité, mon blog (en stand by): http://europablog.blogspirit.com.
Sinon, pour le reste, ce référendum a au moins un grand mérite: on parle enfin d'Europe en France. Il était temps :-)
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | lundi, 18 avril 2005
Chers Français, nous avons beaucoup à apprendre de l'Europe .
Il est des choses qui naissent par nécessité et par raisons. Mais, les grands événements sont portés par les sentiments.
Puisque nous sommes nombreux et qu'il est difficile à trouver un compromis global, pourquoi ne pas aller de l'Avant puisque vous avez tous le sentiment d'être européen ou de le vouloir.
Ecrit par : David Guffroy | lundi, 18 avril 2005
Cher David,
C'est ce que nous voulons tous sur le fond, partisans du oui ou du non europhiles. La différence ne réside pas là mais dans l' "avant". Certains pensent qu'il faut se contenter "provisoirement" de ce que nous propose ce Traité pour poursuivre, les autres qu'il faut construire beaucoup mieux tout de suite parce qu'ensuite il sera très difficile de le faire...
Cordialement.
Ecrit par : Djiddy Pibbee | lundi, 18 avril 2005
Christophe,
Sur ce point seulement, par manque de temps, et certainement pas pour éluder. Vous dites :
"Quant à la libre circulation des capitaux et des marchandises, cela fait déjà un baille qu'elle existe. Rien de nouveau donc"
Dans ce TEUCE, il y a une foule de choses pas nouvelles, dont cette libre circulation des capitaux. Pour investir à l'étranger, dites-vous. Pour délocaliser, voilà le fait.
Et ces capitaux alimentent aussi les "paradis fiscaux " terrestres qui abritent beaucoup d'argent, et d'origine criminelle. Sommes-nous absolument obligés de suivre cette voie là ?
"Rien de nouveaux, donc." je vous l'accorde. Et jamais notre avis n'a été sollicité, donc ce "rien de nouveau" n'est pas le nôtre, mais celui de quelques élites (soumises à des groupes de pressions représentant des financiers : ERT, Trilatérale, Bildenberg, TABD, ...).
C'est vous le journaliste, donnez-nous des informations sur la construction européenne et les étranges influences de ces groupes de pression et cessez de faire comme tant d'autres (la très grande multitutde) : dire "oui" parce que cela fait longtemps que c'est comme ça et que ce n'est pas une nouveauté.
Devons-nous accepter cela, sous caution d'ancienneté ? Vous avez certainement d'autres arguements pour le oui, moi j'y vois là encore un pour le NON.
A force de renoncement , tout devient justifiable ?
Ecrit par : KoB | mardi, 19 avril 2005
KoB,
Si je dis oui, je le dis déjà après de longs mois d'hésitation. Ce n'est donc pas un oui dogmatique mais réfléchi. Maintenant, il ne s'agit pas d'un oui de renoncement. Mais d'un oui qui consiste à dire qu'il ne suffit pas de critiquer le système actuel mais bien de l'améliorer. Je pense - maintenant cela n'engage que moi - que cette constitution, même imparfaite - y contribue. Pour le reste, l'information, je ne suis pas non plus dans le secret des dieux. Les groupes que vous citez ne sont pas des plus transparents et je n'ai, à ce jour, pas eu l'occasion de me pencher sur leur cas. D'où mon silence sur ce point, n'ayant rien de précis à apporter en ce qui les concerne. Je pourrais bien évidemment faire croire que je sais (ou crois savoir) mais ce n'est pas le cas. D'autres auteurs sur Europeus auront, peut-être, plus d'info sur le sujet. Mais en l'état de mes connaissances vous comprendrez que je ne puisse m'exprimer sur ce point. Un journaliste peu beaucoup mais ne peut tout couvrir.
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | mercredi, 20 avril 2005
Je suis désolé Mr Djiddy Pibbee mais la France à entendre des gens comme vous, devient craintive , peureuse et incapable d'agir sur son futur et dangereuse pour elle-même.
Quand je vous écoute , j'entend "eh jeunesse , ne les ecouter pas , ce sont tous des menteurs . Rester dans votre province , faites grêve. C' est comme ca que vous trouverez du boulot"
Vous feriez bien de relevez le menton à votre France d'en bas et viser haut car c'est ce dont elle rêve.
Finallement, ce débat montre que certains sont vraiment prêt à tout, tromper, manipuler les Français , les invitants dans la confusion la plus totale, prêt à perdre l'Europe pour leur simple orgueil ou leur désir de revanche.
"La différence ne réside pas là mais dans l' "avant". " disiez-vous.
C'est justement la différence essentielle car celui qui passe à l'avant passe à l'action. Celui qui discute est très souvent incapable de donner une impulsion. Le temps est un élément fondamental et nous ne pouvons attendre un nouveau siècle.
Ce compromis pour l'Europe est une exception car nous sommes 25, je vous le rappèle.
Cette Europe , c'est aussi une Europe de la Défense et c'est un enjeu considérable.
Mais peut-être que l'Irak ne vous suffit pas pour le comprendre.
Pour finir, ces "NON' ne sont certainement pas ceux qui se serait affirmer à l'ONU lors de la guerre d'Irak. C'est un non sans ambition, craintif, sans vonlonté, rêveurs et dangereux.
Ecrit par : David Guffroy | mercredi, 20 avril 2005
Cher David,
La France deviendrait craintive, peureuse et incapable d'agir... Bien que je ne partage pas ce sentiment j'ai l'impression que tout comme le Président Chirac vous semblez incapable de vous rendre compte de la situation réelle du pays. Par ailleurs vous réagissez comme lui : "N'ayez pas peur". Alors je vous retourne votre rhétorique : n'ayez pas peur d'ouvrir enfin les yeux, le moment de stupeur passé vous verrez qu'il est urgent d'agir, effectivement.
Mes opinions n'engagent que moi, même si elles sont fondées sur ce que je vois de notre société. Peut-être n'en avons-nous pas la même approche, mais remarquez que je n'ai pas critiqué la vôtre.
Mais il est des choses que je ne peux vous laisser m'écrire : "Finallement, ce débat montre que certains sont vraiment prêt à tout, tromper, manipuler les Français , les invitants dans la confusion la plus totale, prêt à perdre l'Europe pour leur simple orgueil ou leur désir de revanche". Si c'est moi que vous visez, David, outre que c'est m'attribuer une prétention que je n'ai pas, c'est particulièrement insultant. Je n'ai jamais cherché à tromper ou manipuler personne. Par contre, si vous visez par cette phrase certains hommes politiques qui jouent leur partie d'échecs politiciennes, ayez au moins la faculté de reconnaitre que je ne soutiens, ni ici ni sur mon blog, aucun de ces représentants. Je vous mets au défi de trouver dans mes écrits une quelconque référence à leurs positions que je soutiendrais. Les positions ou les réflexions que j'ai relayées sont justement celles de personnes qu'on ne peut honnêtement taxer de calculs politiciens comme André Bellon ou Danielle Bleitrach, les seuls que j'ai cités pour leurs positions ou analyses. Je suis suffisamment autonome et sain d'esprit pour ne pas me laisser endormir par des jeux partisans, qu'ils fussent du "oui" ou du "non". C'est là justement tout ce que je dénonce.
Quant à relever le menton, c'est beaucoup plus facile sans chape de plomb sur la tête... Et que font tous les décideurs ? Ils répondent : "Mais enlevez-vous donc cette chape de plomb qui vous empèche de relever la tête !". Et si on les y aidait un peu, non ? Comme vous le dites si justement, c'est facile de parler...
Ceci dit, à titre personnel, que croyez-vous que j'essaie de faire ici ou sur mon blog ? Un calcul orgueilleux et revanchard ? Où ai-je appelé à la grève ? D'ailleurs comment peut-on faire grève si on cherche du boulot ? Relisez-vous, relisez-moi...
Alors en guise de conclusion merci pour vos conseils qui ne m'intéressent pas, David. Vous n'avez pas exprimé une attitude qui me donne envie de vous suivre : ignorante et méprisante.
Cordialement.
Ecrit par : Djiddy Pibbee | mercredi, 20 avril 2005
http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/constitution/ow/videog.htm
Ecrit par : chichoi34 | mercredi, 20 avril 2005
Djiddy,
Je suis persuadée que David s'est très mal exprimé et regrette vivement ses propos ostracistes.
Ceci étant dit, il vaut mieux lever la tête que le menton.
Christophe,
Bravo si vous continuez dans le journalisme d'opinion. Le journalisme "factuel" entretient l'indifférence vis-à-vis des autres dans laquelle beaucoup trop se complaisent.
Après tout, dans "informer", il y a "former", inutile de se "planquer" derrière une objectivité à laquelle aucun d'entre nous ne peut atteindre.
Ecrit par : jeanne | mercredi, 20 avril 2005
'Finallement, ce débat montre que certains sont vraiment prêt à tout, tromper, manipuler les Français , les invitants dans la confusion la plus totale, prêt à perdre l'Europe pour leur simple orgueil ou leur désir de revanche.'
Vous m'avez mal compris ou trop anticipé , je parle bien sur de certains politiques . Ce débat a vraiment dévoilé leurs véritables intêrets. Beaucoup espérant et rêvant à un changement de gouvernemnet en disant non.
Mais Mr Djiddy Pibbee , il me semble vous avoir lu quelque part, ne serait-ce ici
http://lafrancedenbas.over-blog.com/categorie-18098.html
Votre titre : Jacques Chirac : 83, peur et manque. Rien ne va plus !
Et voici une de vos phrases "Ce que nous savons, ce dont nous sommes sûrs et dont nous n’avons pas peur c’est que vous resterez à l’Elysée en cas d’échec"
Vous argumentez pour votre désir de revanche , votre intêret particulier et vous ne laissez aucun avenir aux Français.
Un peu d'honnêteté si vous plait.
Ecrit par : David Guffroy | mercredi, 20 avril 2005
Cher David,
Merci de votre précision concernant les manipulations mais vous aurez remarqué que j'avais envisagé cette possibilité.
Concernant mon désir de revanche :
1) La phrase que vous citez, n'implique aucun désir de revanche. Elle exprime simplement le fait que le Président ne quittera pas l'Elysée et que nous le savions. Je tiens donc à vous préciser deux points :
-Premièrement je trouve cela tout à fait normal, à aucun moment je ne l'ai ni souhaité ni espéré. Il n'a pas mis en cause son mandat par ce referendum et je respecte bien trop notre Constitution pour le remettre en cause moi-même. C'est le sens du "nous n'en avons pas peur" puisque c'est bien ainsi et ce, quoique j'en pense.
-Deuxièmement : à titre personnel, je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour que la droite ne se retrouve encore à l'Elysée, certes. Mais je le ferai en 2007 le moment venu.
2) L'échec du Président : ce serait effectivement pour lui un autre échec personnel parmi d'autres, comme pour la dissolution de l'assemblée en 1997. Tout le monde peut s'accorder là dessus, ou alors ce serait de la mauvaise foi.
Par contre je ne vois pas ou est la manifestation de mon intérêt personnel, avec ce Président ou un autre... Le rôle d'un Président n'est-il pas de l'être de tous les Français ?
Ou alors vous estimez qu'exprimer une opinion personnelle, voire militer pour ou contre est une manifestation d'intérêt personnel. Sur ce point je ne vous suivrai pas parce que j'estime avoir le droit de m'exprimer, même politiquement, comme bon me semble sur mon blog tant que je ne contreviens pas à la Loi. Mon blog n'est pas un organe d'information objectif mais l'expression de mes pensées. Les opinions différentes des vôtres vous gêneraient-elles tant que cela ? D'autre part, l'article de mon blog que vous citez se situe dans la catégorie "La France d'en bas" et non dans "Non à la Constitution Européenne !", il y a là une grande différence, ne croyez-vous pas ? Il me semble que vous avez un certain problème de compréhension dès que l'on ne va pas dans votre sens.
D'ailleurs j'avais déjà remarqué sans vous le reprocher que le lien que vous apposez à votre signature renvoie vers un site à caractère strictement commercial (apparemment votre activité), alors quel est le vôtre d'intérêt personnel à vous exprimer ici ? Publicitaire ?
Un peu d'honnêteté de votre part serait bienvenue avant de me taxer du contraire... Ai-je mélangé votre activité aux propos que vous tenez ici ? Enfin bref, cessons là toute polémique sur un blog qui a un caractère informatif et qui se moque royalement de notre prise de bec.
Je ne vous en salue pas moins cordialement, puisque je sais faire la part entre votre attitude et votre personne que je ne connais pas.
Ecrit par : Djiddy Pibbee | mercredi, 20 avril 2005
Vous n'êtes vraiment pas convaincant, tout à fait désagréable voir méprisant.
Franchement, vous me décevez et tous vos lecteurs.
Arrêter de vous sentir persécuter et ayez un peu plus confiance en vous.
Si le fait d'être démasqué vous a blessé , c'est aussi parce que vous avez voulu aller trop vite . Et comme dirait Raffarin , il faut recadrer. C'est tout.
Un blog qui a un caractère informatif exige un minimum de vérité et d'intégrité.
On ne peut quand même continuer à laisser les Français dans cette confusion la plus totale.Je suis désolé que vous nous quittiez mais je garde comme même de bons souvenirs.
David.
Ecrit par : David Guffroy | mercredi, 20 avril 2005
Bravo, une belle droite dans la figure.
Franchement ce Djiddy est un vrai faux-cul . Je viens lire son article dans la France d'en bas, c'est consternant.
Ne vous laisser pas berner pas des discours pareil . Regarder bien son discour ici et dans son Blog de la France dans bas.
Ecrit par : Joseph | mercredi, 20 avril 2005
David et Joseph,
Il y a quelque chose qui me peine et que je ne comprends pas dans votre démarche. Peut-être que les points suivants pourront permettre d'éclaircir toute confusion :
1) Je ne suis pas membre, ni de près ni de loin, d'Europeus. Je suis juste quelqu'un qui apprécie sa lecture et qui laisse ici ses commentaires, tout comme vous.
2) Je ne suis ni militant ni adhérent d'aucun parti politique ni syndicat. J'ai cependant des opinions personnelles, comme beaucoup.
3) Je suis un citoyen lambda qui exprime ses pensées sur un blog personnel (non informatif) et gratuit, ouvert à tous commentaires, comme des dizaines de milliers d'autres personnes.
4) Je n'ai strictement intérêt dans aucune société ou entreprise, je suis chômeur.
5) J'ai écrit mes coordonnées personnelles un peu plus haut sur cette page, il n'y a donc rien à démasquer.
Je vous réponds ici puisque vous même m'adressez vos remarques ici au lieu de le faire sur mon blog personnel.
J'avoue que vos propos me sidèrent, je ne peux les comprendre qu'en imaginant que vous m'avez pris pour quelqu'un que je ne suis pas et surtout beaucoup plus influent que je ne suis. Je ne sais pas ce qui vous a conduits à penser cela. Par contre j'ai peur que cela ne nuise à ce site, Europeus, auquel je répète n'être affilié d'aucune façon. Ses auteurs pourraient vous le confirmer.
J'aimerais bien comprendre mais je crois qu'il y a dû avoir dans vos esprits une confusion qui vous amène à penser ainsi, je serais curieux de savoir laquelle.
Cordialement,
Ecrit par : Djiddy Pibbee | mercredi, 20 avril 2005
Cher Djiddy Pibbee,
allons, l'intelligence, c'est l'acceptation pour mieux reconstruire . Je suis sur que vous faites parti de ceux la.
Pour prouver ma bonne foi et je souhaiterai vous faire un cadeau .
Pour une constitution, me trouvez-vous pas qu'il y a trop d'éléments ?
Ecrit par : David Guffroy | jeudi, 21 avril 2005
David,
Attention au vocabulaire : où est la reconstruction après l'acceptation ?
Je vous trouve aussi bien violent. Après ces envolées (bassement) destructives - c'est la grosse Bertha ! - il va vous falloir reconstruire : votre propre image aux yeux des autres.
Je suis aussi allée faire un tour sur votre site et aurais souhaité vous envoyer un courriel pour affaire purement commerciale. Hélas, ça ne fonctionne pas. Je me serais aussi permis de vous signaler quelques corrections (pas d'éducation, il n'y a pas grand' chose à faire...) d'orthographe.
Il faudra relire. ça la fiche mal.
Ecrit par : Jeanne | jeudi, 21 avril 2005
Desole pour les faute je suis a l etranger sur un clavier us et les accents sont vraiment difficile a trouver.
Jeanne vous etes deja intervenu pour defendre Djiddy , vous etes peu etre d'ailleurs Djiddy..
Ca devient vraiment fatigant . Si vous voulez jouer au plus malin , vous allez vite apprendre tres vite dans la vie qu'il existe des gens plus malin que vous et plus mechant.
Ecrit par : David | jeudi, 21 avril 2005
Bien cher David,
Je ne suis pas Djiddy (qui doit bien rire à vous lire), je ne le "défends" pas (il semble être assez grand pour le faire tout seul). Etant du genre féminin, vous pouvez mettre un "e" à "intervenu" (ça doit exister sur le clavier américain), je ne souhaite pas jouer au "plus malin", bien qu'avec vous ce ne semble pas très difficile, et vous laisse toute la méchanceté qui n'a jamais été mon délire personnel.
Ceci étant, il ne me semble pas que nous soyons là pour ce type d'échanges et la courtoisie (vous pouvez prendre un dictionnaire) n'a jamais nui à personne.
Allez, cordialement quand même, bien cher David.
Ecrit par : jeanne | vendredi, 22 avril 2005
Désolé:c'est très long. mais il faut riposter aux imposteurs. Voici la Réponse au texte d’Étienne Chouard sur le Traité établissant une Constitution pour l’Europe (qui se répand commeune gangrène sur le web) rédigée par Francois Bastien. Que celles et ceux qui sont sensibles aux arguments decertains promoteurs du NON prennent le temps de lire cette annalyse qui vaut d'être reproduite intégralment. Je ne sais pas qui est M. François Bastien, mais sa réponse àl'imposture vaut d'être reprise sur un site de la qualité du votre.
"Le débat engagé sur le Traité établissant une Constitution pour l’Europe (TCE) est légitime : il est nécessaire d’échanger arguments et contre-arguments pour le « oui » ou pour le « non », et cela peut-être plus encore pour les citoyens de gauche (dont je suis, sans être membre d’aucun parti) dans la mesure où le TCE est accusé de bafouer les valeurs de la gauche en faisant le lit de l’ultra-libéralisme. A ce titre, tout le monde a le droit de s’exprimer, y compris bien entendu M. Chouard, professeur au lycée Marcel Pagnol de Marseille, et de faire valoir ses arguments. Le texte de M. Chouard a circulé partout en France dans les boîtes aux lettres électronique de nos concitoyens. Malheureusement, alors que M. Chouard commence son texte en revendiquant son identité de professeur de droit (qui s’est avérée usurpée...), son argumentation véhicule de nombreuses erreurs juridiques et de grossières incompréhensions du fonctionnement de l’Union européenne. Son texte contribue donc à fausser le débat démocratique sur la Constitution européenne. J’ai donc pensé qu’il était essentiel d’en informer tous les citoyens, qu’ils soient partisans du « oui » ou du « non », pour qu’ils ne soient pas trompés par des arguments mensongers. Afin de mieux être compris, je présente ici d’abord un résumé de des erreurs ou des approximations d’Etienne Chouard, puis une analyse plus approfondie sur les 5 points qui sont au cœur de sa démonstration. Merci de prendre le temps de me lire, et de faire circuler ce texte le plus largement possible, pour rétablir les bases d’un débat... non faussé.
RÉSUMÉ
1. « Longueur du texte » : Le traité tient en 28 pages format journal. Avec les annexes et les protocoles, c’est plus long, mais c’est parce que le texte fait la synthèse des 50 ans de construction européenne. Si l’on ne prend que ce qu’il y a de nouveau dans le TCE par rapport aux traités existants (qui sont compilés dans la partie 3), il n’y a que quelques pages à lire (les parties 1, 2 et 4 représentent moins d’1/5 du volume).
2. « Références libérales » : VRAI, mais le texte codifie dans le même temps de très nombreuses contraintes sociales et environnementales qui s’imposent dorénavant au niveau européen, contraintes qui n’étaient pas présentes dans les précédents traités (notamment les articles I-3, II-80 à II-97, III-116 à III-122, III-203 à III-224, III-233 et III-234).
3. « Révision nécessitant l’unanimité » : VRAI, MAIS c’est la situation de tous les traités européens existants. Même s’ils ne s’appellent pas « Constitution », ils partagent avec le projet en cours le fait de n’être révisables que par ratification unanime et le fait d’être juridiquement supérieurs à la loi nationale. Cependant, le TCE sera plus facile à réviser que les traités de Nice et Maastricht, et en particulier pour la partie III grâce à une procédure de révision simplifiée et des clauses passerelles (art. IV-444 et IV-445). Surtout, le Parlement européen aura le droit d’initiative pour demander une révision.
4. « Caractère temporaire du Traité de Nice » : FAUX. Son article 11 stipule qu’il est établi pour une durée indéterminée. (Ce sont aussi les mêmes dispositions qu’on retrouve dans l’article IV-446 du TCE et dans les traités précédents : l’article 51 du traité sur l’Union Européenne et l’article 312 du traité instituant la Communauté européenne.)
5. « Entrée de la Turquie facilitée et décidée par l’Union » : FAUX. Les compétences de l’Union sont très précisément définies (I-11 à I-18) : l’entrée de tout nouveau membre est soumise à ratification de chaque État membre, selon ses règles constitutionnelles propres (I-58-2). La France a révisé sa constitution pour que toute nouvelle adhésion ne puisse être validée que par référendum, ce qui nous garantit un vote avant cette adhésion.
6 . « Tous les pouvoirs appartiennent au Conseil des ministres et à la Commission » : FAUX. La Commission n’a qu’un pouvoir de proposition. Elle doit exécuter les décisions prises par le Conseil des ministres et le Parlement. Dans l’Union européenne, union des citoyens et des Etats, le pouvoir législatif a deux branches. Les citoyens sont représentés au Parlement, c’est l’une des branches du pouvoir législatif. Le Conseil des ministres représente, lui, les Etats membres de l’Union, c’est l’autre branche du pouvoir législatif. Les pouvoirs du Parlement européen ont été considérablement augmentés par le TCE, qui sera dorénavant sur un pied d’égalité avec le Conseil des ministres (procédure législative ordinaire III-396).
7. « Les Commissaires européens ne sont pas responsables devant le Parlement » : FAUX, les membres de la Commission (le « gouvernement européen ») sont proposés par le Conseil des ministres et investis par le Parlement européen (comme le président de la Commission, proposé lui par le Conseil européen) ; ils sont responsables à tout moment devant le Parlement qui peut voter une motion de censure contre la Commission.
8. « Le conseil des ministres n’est pas responsable devant le Parlement » : VRAI, mais NORMAL. Le Conseil des ministres n’est pas responsable devant le Parlement, car c’est la 2ème chambre législative. Imagine-t-on, en France, le Sénat responsable devant l’Assemblée nationale ? En revanche, chaque gouvernement national est responsable devant son Parlement national et donc devant ses propres électeurs. De plus, les délibérations et votes du Conseil des ministres seront publics (I-24-6), c’est une innovation majeure du TCE allant dans le sens de la transparence, du contrôle démocratique et de la responsabilité politique des gouvernements nationaux au sein du Conseil des ministres européens.
9. « Le Commissaire chargé du commerce international agit sans contrôle du Parlement » : FAUX (III-315-3), le commerce international fait l’objet d’une loi européenne ; le Conseil des ministres et le Parlement doivent être associés aux négociations.
10. « Pour la première fois, ce serait une caution populaire donnée à un traité européen » : FAUX, le traité de Maastricht a été lui aussi adopté en France par référendum en 1992.
11. « Les droits fondamentaux et les valeurs de l’Union sont de beaux principes généraux sans force contraignante » : FAUX. La conformité des actes de l’Union avec TOUS les articles de la Constitution est vérifiée par la Cour de Justice européenne (III-364), qui peut les annuler en cas de non-conformité (III-365). Toute personne peut saisir la Cour pour faire respecter ses droits (sur ce point, le TCE va plus loin que notre Constitution française qui ne permet pas de saisine directe du Conseil constitutionnel).
12. « Il aurait fallu élire une Assemblée constituante pour écrire le texte ». Toutes les constitutions, même les plus démocratiques, ne sont pas rédigées de cette façon. Le plus important ici c’est que la Constitution européenne a été rédigée par une « Convention européenne », comptant 72 élus (sur 105 membres), élus au suffrage universel direct, et représentative des principaux courants d’opinion en Europe (voir détail de composition dans la partie 4 ci-dessous) La Convention a travaillé sur le texte dans la transparence et en public, en consultation avec les représentants syndicaux et associatifs, dans un dialogue constant et nourri avec la société civile européenne. Rappel de la nature juridique de l’Union européenne L’union Européenne est un ensemble politique unique, une union d’Etats et de citoyens. Elle se constitue donc sous la forme d’un traité (accord international entre des Etats souverains) et d’une constitution (acte de souveraineté des citoyens). Jamais dans l’histoire des démocraties, jusqu’alors entièrement centrée dans le monde occidental autour du modèle de l’Etat-nation, n’a été créé de toutes pièces un véritable système politique démocratique supranational. D’où la nécessité de repenser de fond en comble les catégories avec lesquelles nous appréhendons de façon générale les systèmes politiques, et en particulier l’opposition traditionnelle entre le national et l’international. Car penser une Europe politique démocratique aujourd’hui c’est nécessairement rompre avec ce type d’opposition entre le national et l’international, c’est inventer quelque chose de nouveau qui tienne compte de l’existant (il y a des Etats européens souverains, des cultures politiques nationales, des intérêts nationaux), qui s’inscrive dans une continuité (les traités qui ont scandé la construction européenne) mais qui permette dans le même temps de s’en dégager pour bâtir un nouveau mode de démocratie. Autrement dit, nous devons apprendre à penser le national en même temps que l’international, sans les dissocier. C’est ce qu’essaie de faire ce « traité établissant une Constitution pour l’Europe ». Il s’agit bien d’établir une constitution inter-nationale, européenne.
ANALYSE APPROFONDIE DES 5 PRINCIPAUX ARGUMENTS AVANCES PAR ETIENNECHOUARD
Selon M. Chouard, 5 principes fondamentaux du droit constitutionnel seraient bafoués par ce traité établissant une Constitution pour l’Europe. Examinons ses affirmations :
1. « Cette Constitution est un texte illisible » Ce texte serait trop long. Il est certes long. Mais ce qui fait l’essentiel de cette Constitution et son originalité, ce sont les deux premières parties, de quelques pages seulement, qui définissent clairement les objectifs et les valeurs de l’Union, les nouveaux mécanismes institutionnels, et la Charte des droits fondamentaux. Ce sont ces deux premières parties que les citoyens devraient lire en priorité, car le reste n’est qu’une compilation réaménagée et clarifiée des traités actuels qui resteraient de toute façon en vigueur si la Constitution n’était pas adoptée. Ceci étant dit, pourquoi ce texte est-il si long ? Il est long pour une raison que tout le monde peut comprendre : un traité établissant une Constitution entre 25 Etats réunissant 450 millions d’habitants aux histoires et traditions nationales si différentes ne peut pas être court. Puisque les Etats européens abandonnent des portions de leur souveraineté au profit de l’Union européenne, il faut bien que ces abandons soient explicitement définis. On voit mal comment des Etats qui abandonnent une partie de leurs prérogatives ne chercheraient pas à définir précisément l’orientation des politiques européennes, les procédures par lesquelles l’Europe les décide, mais aussi les compétences nationales que l’Union européenne doit respecter. La Constitution européenne permet de clarifier les domaines de compétences entre les Etats membres et l’Union européenne, en respectant le principe de subsidiarité selon lequel les décisions doivent être au plus près des citoyens. Ajoutons à cela que l’Europe s’est construite jusqu’à présent moins à travers des institutions qu’à travers des politiques publiques. La Constitution européenne intègre l’histoire de la construction européenne, qui s’est faite par petits pas successifs au cours des 50 dernières années. Elle en fait une synthèse juridique, en présentant de façon unique et systématique tout cet acquis sans lequel l’Europe que nous connaissons aujourd’hui ne serait rien. Avec le souci didactique de hiérarchiser les compétences de l’Union et de mettre au premier plan une préoccupation démocratique et les droits des citoyens (en particulier sociaux), et faire rendre les institutions plus efficaces, ce traité fait avancer l’Europe politique. Une Europe plus fédérale pourra mieux répondre aux aspirations du peuple européen. Avec des institutions européennes plus fortes, il sera aussi plus facile de réguler le marché, alors qu’une Europe sans Constitution risque de se résumer à un simple espace de marché intérieur où seules les lois de l’économie et de la concurrence décident. En comparaison avec les traités qui régissent jusqu’à présent l’Union européenne, la Constitution proposée au référendum est certainement le texte le plus lisible jamais produit sur les institutions européennes. Il est beaucoup plus lisible que le traité de Nice, en particulier, qui restera en vigueur si la Constitution n’est pas adoptée.
2. « Cette constitution grave dans le marbre le libéralisme » Si 95 des 98 syndicats de la Confédération européenne des Syndicats (les 2 contres étant... deux français, FO et la CGT) se sont prononcés pour le « oui », tout comme la quasi totalité des partis socialistes et des parti Verts d’Europe, c’est bien qu’ils jugeaient de manière très claire que cette constitution mettait l’Europe sur les bons rails pour bâtir l’Europ