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dimanche, 06 novembre 2005

CHRONIQUE DE LA HAINE FRANCAISE ORDINAIRE

L’intifada civile. De notre petite lorgnette, on la sentait venir depuis un moment. Mais pas si vite. Pas si tôt. Certains parlent déjà de révolution, de guerre. D’autres en appellent à la proclamation de l’état d’urgence, Marine Le Pen en tête, qui dans un communiqué du 4 novembre demandait à «interdire la circulation des personnes sur certaines voies, instituer des zones de protection, prononcer des interdictions de séjour dans les départements concernés, interdire les réunions provocatrices, assigner certains individus à résidence ou encore autoriser toutes perquisitions administratives de jour comme de nuit» et à «obliger le dépôt dans les commissariats de toutes les armes et munitions». Le tout «sous peine d’un emprisonnement immédiat». Le tout, en rappelant soigneusement qu’en 1985 François Mitterrand, lui-même, avait usé de ces méthodes afin de rétablir l’ordre républicain en Nouvelle Calédonie, «et ce pour des troubles infiniment moins graves qu’aujourd’hui.» Ouf, on est rassuré. Si la gauche l’a fait, c’est que ce ne doit pas être aussi terrible que ça à supporter. A moins que l’on se souvienne qu’un néo-calédonien n’était alors considéré que comme un sous citoyen. Sarkozy, lui, tente de la mettre en veilleuse, emmerdé qu’il est par le déluge qu’ont engendré ces propos. Sans les renier, mais emmerdé. Car derrière, c’est (une fois encore) Le Pen qui gagne, celui-là même dont il essaie malicieusement de piquer l’électorat. En fait, le problème en France est que tout le monde essaie aujourd’hui de lui piquer ses électeurs, à Jean-Marie. Et pendant que brûlent Clichy, Paris ou Toulouse, les gens tentés de le suivre se (dé)multiplient. Et plus que jamais les «françaises» se délient. Sur les blogs, comme celui dédié à Bouna et Zyed, les deux gamins de Clichy électrocutés, le 27 octobre, dans un transformateur EDF. Cette tragique étincelle qui fit office de détonateur (avec «l’attaque» de la Mosquée Blilal) d’un mal bien plus profond. Sur ce blog, donc, des extraits vomitifs, qu’il fait mal de retranscrire, mais qui en disent long sur cette chronique de la haine ordinaire :

 

«Purporc», dimanche 6 novembre 12h23 : «Toi la face de singe qui passe ici, j'ai un petit message pour toi que je t'invite à lire. Je vais t'expliquer pourquoi, aujourd'hui, tu en es réduit à incendier les voitures, les écoles maternelles, à vivre de petits vols, de trafic en tout genre, à te plaindre sans arrêt et à te sentir sans arrêt la victime des méchants blancs !!! Tu veux bien m'accorder 2 minutes ? Je vais t'expliquer pour quelles raisons tu es frustré sexuellement, je vais t'expliquer pourquoi tu traites toutes les filles occidentales non voilées de putes, je vais t'expliquer pourquoi tu te branles en cachette en regardant les photos des filles occidentales. Je vais aussi t'expliquer ce que tu aurais pu faire pour t'en sortir mais à cette heure c'est trop tard car en 2007 tu vas te retrouver dans le désert en train d'enculer les chameaux et les chèvres…Après avoir lu cela, tu pourras toujours égorger tes parents pour te venger (enfin à ce qui ressemble à un chamelier du désert et à un sac de patate ambulant et qui se pointent tous les fins de mois aux Assedic pour toucher les alloc !!!) (…)Voilà ce que tu aurais dû faire pour réussir en France : Fréquenter régulièrement l'école pour apprendre à lire et à écrire, face de singe ! Faire des études, passer le bac et t'inscrire en université pour apprendre un métier (çà, il faut en vouloir à tes parents chimpanzés). Devenir mécréant ou changer de religion. Te raser tous les matins et porter des vêtements occidentaux (tu voulais vivre en France, non ???). Demander le changement de nom et de prénom (mais ça, il faut en vouloir à tes parents, tu pourras toujours te venger sur eux !!). Respecter les femmes. Bannir à tout jamais le voile et le hijab. Se fondre dans la population et rester discret. Pratiquer ta religion seulement au domicile privé. Mais il y a comme un problème, en effet depuis 3 générations vous n'avez pas compris que la France était le pays qui offrait à tous la même chance ; éducation gratuite, service sociaux, équipements pour l'accès à la culture etc. Il est bien évidemment trop tard car en 2007 tu vas te retrouver dans le désert, tu pourras toujours traire le lait des chamelles et méditer les bienfaits du Coran !! A bon entendeur face de singe, bon retour dans le désert ! Ps : Je peux même pas te dire que cela peut servir de leçon à tes enfants puisqu'en 2007 tu ne seras plus là !!»

 

Même blog, autres extraits de ce charmant courrier de lecteurs : «Pat», 3 minutes plus tôt : «Que c'est beau ces banlieues qui brûlent. Moi je comprends pas pourquoi la police ne tire pas a vue sur ces jeunes prédateurs avec 2 ou 3 balles bien logées dans la tête de 2 ou 3 beurs on règlerait le problème en 5 minutes. ». «Claude», même jour 10h55 : «Faut être un peu con pour aller se planquer dans un local EDF. Vous feriez mieux d'aller à l'école, pour apprendre que l'électricité ça tue. Et le soir, lire, étudier... Vous apprendrez ainsi que le feu ça brûle, que la majorité l'emporte toujours sur la minorité, que le savoir c'est le pouvoir.» Omar, 9h55 : «Vous avez raison les gars ! Cramez nos bagnoles, cramez nos bus, cramez nos commerces de proximité ! On est dans la merde depuis longtemps, mais avec des chiens comme vous, on est sûr d'y rester encore longtemps ! Putain, même pas le respect des familles de Zyed et de Bouna ! Putain, même pas le respect du ramadan ! Putain, vous êtes des chiens, pas des musulmans !»

 

En face, de nombreux autres commentaires, ici remis en forme pour les non accros au langage SMS…. Pastiche du même blog (adeptes des Bisounours s’abstenir): «Reda 93», dimanche 6 novembre, 14h52 : «Maintenant la guerre commence. Tous les se serrent les coudes pour niquer la société !! Si pour se faire entendre il faut cramer des voiture, brûler des entreprises, mettre le feu à des centres commerciaux, personne n’hésitera ! Faut tout faire flamber ! Les noirs et les Arabes sont trop traités comme de la merde. Vengeance ! Sarko, il va comprendre ce qu’est le Dawaaaaa ! Mouahahahahahaaaaa !!!». «Ximus», samedi 5 novembre, 12h27 : « Les mecs, moi aussi je viens de la banlieue (Argenteuil). Maintenant je vis a Barbes. Je suis étudiant. Et même si on vit pas la même vie que vous, sachez qu'on est grave solidaires. Car les keufs, la misère, l'impasse de l'avenir, on y est tous confrontés... Tant que ces politiciens n'auront pas entendu, ‘faut qu'on continue a tout faire péter!». «k-libr», mercredi 2 novembre, 22h45 : «Nique sa mère leur acte soit disant involontaire (..) Plus un geste, on va péter vos têtes, vos caisses, vos fesses. Ce que vous avez fait mérite des coups de hache, des coups de couteau et on laissera des traces. Tous les ‘racailloux’ d'Ile de France en masse pour faire de la casse. Sortez kalachnikov et balancez des cocktails Molotov (…) J'tire sur la bac et la police nationale. A coups de balles, on vous bouffera comme de vrais cannibales, comme Dr. Annibal. Ca va faire mal. Deux morts, ça c’est pas normal. Et pour finir, mon 1143 dans votre trou de balle, on a trop la dalle».

 

D’un «camp» à l’autre, les vomissements ne manquent pas. S’entrechoquent, dans une France qui semble avoir (consciemment) raté un épisode. Au milieu, certains essaient de faire tampon. D’appeler à la raison. De rappeler qu’un vote peut changer beaucoup de choses. Seul problème, plus personne n’y croit. En banlieue comme ailleurs, dans ce pays au 3 millions ( 5% de la population !) de personnes vivant au dessous du seuil de pauvreté. Alors, s’il envoie sa fille Marine au créneau, juste pour rappeler subtilement son existence, Jean-Marie attend. Se fait discret. Il sait que l’enlisement lui profite. Que le temps est son meilleur allié. Parce que quelque chose s’enracine en France. La paupérisation, le mépris, le découragement. La France à feu et à sang ? Pas impossible. Entre cités et «bons Français», lassés de payer des impôts pour les voir brûler. Entre «Français travailleurs» et «Français assistés». Combien de fois n’a-t-on pas entendu : « Marre ! Je gagnerai mieux ma vie en me mettant au RMI et en touchant les allocations sociales. Quitte à peu gagner, autant ne pas travailler !». Et ajoutons tant qu’on y est, tous ceux qui, année après année, coulent à pic : ceux qui ne peuvent accéder au logement parce qu’ils ne gagnent pas trois fois le prix d’un loyer et que leur salaire est trop élevé pour être aidés par la société. Ceux, bien trop endettés, qui plongeront sous peu. Les spécialistes de l’immobilier le savent plus que quiconque : «Nul ne sert d’acheter aujourd’hui. Attendons que les ménages soient pris à gorge et ne puissent plus rembourser leur emprunt ! Là, il y aura moyen de faire de bonnes affaires.» Cynique ? Oui. Mais c’est malheureusement l’un des mots qui s’applique à cette société en crise. L’extrême gauche l’à également compris. Le «gentil» Olivier Besancenot en tête, qui, lui aussi, attend patiemment. Mellila, Ceuta, Mellila, Clichy, Mar del Plata même combat. Le monde brûle et la France avec. Les déclarations fermement apaisantes de Dominique de Villepin ou la rénovation urbanistique prônée par Jean-Louis Borloo, son ministre de la cohésion sociale, n’y changeront rien. S’il est un coup de Karcher à donner, c’est dans nos façons de penser le monde. En comprenant que ce n’est pas en vassalisant et en pillant l’Afrique que s’arrêtera la course à la migration. Que ce n’est pas en prélevant toujours plus de taxes que l’on relancera la consommation et l’innovation. Que ce n’est pas en écoutant les banlieues aux seules heures de feu qu’on les apaisera durablement. Oui, par ces temps douloureux, les extrêmes ont de beaux jours devant eux. Jean-Marie et Olivier peuvent être contents. Non pas d’avoir des solutions crédibles mais de gagner les foules. Ironie du sort, c’est le même principe du laisser-faire, laisser-aller libéral qui les nourrit. Alors tous deux au second tour des présidentielles de 2007 ? Si Sarkozy et de Villepin se plantent et les socialistes abusent de la critique facile sans n’avoir rien à proposer, la chose est loin d’être impossible. Reste à savoir si la France brûlera encore ou sera déjà un tas de cendres.

 

Christophe Nonnenmacher est journaliste

Commentaires

je suis toujours surpris par votre capacité à faire un constat clair , un diagnostic qui puisse etre partagé pour servir de base à des solutions;
loin des haines et des esprits echauffés.

la blogosphere ne se resume heureusement pas à des voyous et des racistes, pas plus que la France ; le 3 eme "camp" c'est l'immense majorité des gens de bonne volonté , dont les solutions peuvent neanmoins diverger;

Ecrit par : mathias | dimanche, 06 novembre 2005

Mathias,

Merci :-)

Christophe

Ecrit par : christophe Nonnenmacher | dimanche, 06 novembre 2005

Bien dit

Ecrit par : Titou | dimanche, 06 novembre 2005

Tandis que feux d'artifices et pétards célébrant la "Guy Fawkes" illuminent le ciel londonien, des déflagrations d'un autre genre me parviennent, à peine atténuées par la distance. Rien ne semble pouvoir les arrêter, celles là... Peut-être que si Harry Potter d'un coup de balai magique venait faire un tour en France, après son passage par Leicester Square... oui enfin bon. Les propos que vous rapportez Christophe font froid dans le dos. Votre anticipation résonne de façon un peu alarmiste peut-être. Mais elle pose les bonnes questions. Merci pour votre pertinence.

Ecrit par : Myriam | lundi, 07 novembre 2005

PS: Bravo pour votre plume incisive !

Ecrit par : Myriam | lundi, 07 novembre 2005

La vie est triste quand l'ignorance gagne du terrain. Ignorence d'un peuple delaissé, exclu, marginalise , qui peu a peu s'installe , gangrene les esprits quand d'autres ne cessent de les mener au barbarISME.
La jeunesse elle meme n'est elle pas ignorente ? A t'elle un minimum de legitimité dans les actions qu'elles menent ? Ou bien n'est elle pas le reflet de notre société , une haine grandissante, douleur de la fracture sociale que les politiques etoufent depuis 35 ans ? Un mort , deux morts, pour une fois il semblerait que ce n'etait pas une bavure et pourtant combien y'en a t'il eu dans le passe ? Cette impression de revolte, de goutte d'eau qui fait deborder le vase serait elle organise comme certaint l'admettent ? Mais ces derniers oublient le caractere tant impulsif d'un jeune desoeuvre, d'un effet de groupe, et tout d'un coup d'un jeu, une certaine competition a en faire toujours plus, plus que celui qui habite à cote, Car moi aussi il faut qu'on m'entende ! D'ou cette contagion, cette propagation! Et puis bientot , lassitude (on l'espere) , fumee à l'horizon bientot presque invisible sauf si certain maladroit du politiquement incorrect ose encore à des ecarts de parole.
Alors a ce moment la le politique reprendra son droit, influencera encore et encore les victimes d'hier , d'aujourd'hui et de demain pour lui rapporter des voix et on comprendra plus tard que les strategies de communications et l'instrumentalisation des evenements n'avaient comme toujours qu'une fin politique pour assouvir la volonté d'un orgeuilleux à vouloir gouverner , apres avoir lecher les bottes pendant vingt ans de celui qui gouvernait .

Ecrit par : nesbil | lundi, 07 novembre 2005

la situation est complexe :

il y a tout de meme beaucoup d'agent depensé pour aider ces cités et leurs habitants ;
et l'argent et la renovation ne reglent pas tout ; on le voit bien lorsque des ecoles maternelles flambant neuves sont flambées neuves ;

Ces enfants, ces ados , qui ont des fusils a pompe ou lancent des cocktail Molotov ne sont pas chez eux la nuit : que leur apprennent leurs parents ? les appelent ils sur leurs portables en leur disant quil est l'heure de rentrer ?

Que disent-ils à leurs enfants le lendemain matin, quand leurs enfants ont decouché ?
à 14-16 ans , sont ils privés de sortie ?

Est inenvisageable de punir son fils ou sa fille ?

on nous dit le chomage est le mal des banlieues : oui c'est vrai , il faut proposer un avenir à tous les citoyens , mais quand on a 16 ans , on est en cours , en classe, pas à la recherche d'un emploi ;

ces adolescents n'ont donc pas l'excuse d'etre au chomage depuis des années ; certes ils voient des grandes soeurs ( pardon , il semble qu'ils n'aient que des "Grands Freres") au chomage mais meme dans ce cas, tous les chomeurs longue durée de france reagissent ils par la violence ? non ;

il s'est developpé dans ces banlieues une culture de violence, un deni de l'autorité, un refus de l'education dont tout le monde est responsable, y compris , au premier chef , les parents de ces enfants ;

L'Etat peut surement plus, il doit le faire si necessaire, mais il ne peut pas tout, l'argent ne peut pas tout , en tout cas pas se substituer aux parents.

Ecrit par : mathias | lundi, 07 novembre 2005

article du monde interessant sur le coté "microsocietal" des emeutes

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3226,36-707263@51-704172,0.html

"On n'est pas élevés pareil, ajoute sa "cousine", Grace, 18 ans, originaire de Villepinte. Les parents sont plus sévères avec nous. Ils se rendent compte que les garçons ont fait quelque chose lorsqu'il y a une perquisition. Là, ils disent qu'ils n'ont rien fait !" La jeune fille, scolarisée en lycée général à Aulnay, réfléchit : "Les parents laissent trop sortir les garçons." Surtout, ils n'imaginent pas l'ampleur des phénomènes de groupe.


ENTRAÎNEMENT


"Quand il est dans la bande, un garçon fera n'importe quoi, comme jeter un cocktail Molotov. Tout seul, jamais il fera un truc pareil" , affirme Grace. "Ils sont engraînés. Leur réputation est en jeu, c'est leur fierté" , ajoute "Misteek". Celui qui refuse de participer se met à l'écart du groupe. "T'es un bouffon, un canard, un bolos" , dit Grace. "C'est la honte. Même les filles peuvent te traiter" , glisse une troisième jeune fille, Audrey, 17 ans, également en lycée général à Aulnay.

Un peu plus loin, dans la cité, Habiba, 15 ans, voilée, porte un regard identique sur les jeunes émeutiers. "Dans un groupe, il suffit qu'il y en ait un qui dise "T'es pas chiche ?" et l'autre doit le faire, sinon c'est un bouffon. Et, dans la cité, il est mort."

"La différence entre ceux qui incendient les voitures et les autres, c'est une question d'éducation par les parents. Mais c'est surtout les amis. Selon qui tu fréquentes, ça change tout" , ajoute Souad, 17 ans.

Les jeunes ont été "chauffés" par les déclarations de Nicolas Sarkozy, assurent les filles. "Il a dit qu'il voulait nous passer au Kärcher, mais on n'est pas des saletés" , s'insurge Ikbel, 17 ans, en lycée général à Aulnay. "Nos frères ont les nerfs qui montent" , résume "Misteek". La haine de la police accentue la colère. "Les Renois et les Rebeus, ils les fouillent dès qu'ils ont 13 ans. Ils nous respectent pas et en GAV (garde à vue), il y en a qui se font taper" , assure-t-elle. A leurs yeux, la compétition entre les quartiers aggrave la situation. "Ils ont envie de se faire voir. Ça a marché : la preuve, vous les journalistes, vous êtes tous là, même TF1 !" , raille Habiba.

Luc Bronner
Article paru dans Le monde, l'édition du 08.11.05

Ecrit par : mathias | lundi, 07 novembre 2005

Pourquoi on, parle que des rebeu " désolé moi, je vous appelez "citoyens francais" mais dejà par ces quelques mots ca démontre bien, votre envie volontaire d'être différent Nos freres,,?? AH et nous on quoi une pompe a fric bien genereuse que vous eppuiser de jour en jour et encore vous n 'etes pas content pffff moi je suis blanc je n'ai pas de taf , je me fais traité de salle francais quand je passe trop pret d 'un groupe de jeunes des citées "ces gars qui veulent être mais ne font rien "
Faut arretez de pensez qu'au cité il y a d 'autres jeunes en souffrances dans le meme situation qui ne touche que dalle meme pas les aides que vous avez j'ai alors chut ...la bouteilles va exploser car si on se balade a un endroit on, se fait frapper pk tu voulais mon fric que j'ai gagner en me levant ce matin , tu me traite de salle francais mais tu vie alors dans cette saleté"?? allons voyons si tu n 'aime pas la france echappe toi et va voir ailleurs peut etre que tu comprendre du moins réalisera la chance que tu as d'être en france...
Aprés ton destin bin il ne te tombera jamais dans les mains en brulant, ou frappé a mort
des flic sont mort mais putin reveillez vous
Bon le vie appartiend a ceux qui se leve tot
Assi toi sur tachaise respecte ton prof fait tes devoirs a laplace detrainer et peut etre que tu sera considéré comme quelqu un qui en veut pas un flemar qui croit que tout lui est du ?
ces beaux les reves mais parfois il faut savoir les réaliser car trés peu tombe du ciel lol
Lespolitiques vous faitesrien c 'est quedu vent ... cavous retombe dessus bon il on besoin encore de fric il profite de locaz ?allez paye Marie tres bonne solution demain je vais allez bruler moi aussi on va me payer alors?
PFFF PITOYABLE GOUVERNEMENT
iL Donne le pouvoir au maire histoire de pouvoir finir leur repas 4 etoile tranquille pasmal mais la c 'est pas le moment on assume !! on arete de se chier ?
j'apel ou si on me traite de salle francais c 'est quoi le numero???
MERCI

BONNE NUIT CITOYENS........ Paix a vos âmes........

Ecrit par : marie | mardi, 08 novembre 2005

"il y a tout de meme beaucoup d'agent depensé pour aider ces cités et leurs habitants"
Je ne suis pas d'accord.

J'ai réalisé une analyse financière, il y a quelques mois, sur les actions de la politique de la ville dans l'agglomération bordelaise.
Plusieurs constats sur l'année 2004, mais qui sont à prendre avec des pincettes tant la situation est complexe et l'opacité totale jusqu'à là (vous comprendrez mon devoir de réserve):
- 85 % sont consacrés aux investissements (rénovations, démolitions, recontructions, équipements publics). Ce chiffre est en forte hausse.
Cela représente des sommes importantes, mais relatives quand on sait l'argent utilisé pour embellir les centre-villes.
- 15% pour le développement social, l'économie, la prévention et l'encadrement. Ce chiffre est en forte baisse.
- cet argent n'est pas forcément en plus car souvent, les partenaires ont tendance à baisser leur participation classique. Une étude récente de l'INSEE a ainsi montré que c'était le cas pour les établissements scolaires classés en ZEP (http://www.liberation.fr/page.php?Article=324149). Il en est de même pour la police: plus de police de proximité, pas de présence policière le soir hormis la BAC et les CRS, des flics à mon avis plus jeunes et moins inexpérimentés que la moyenne

Ecrit par : Benoît L. | mardi, 08 novembre 2005

Salut Christophe,

intéressante ton analyse, beaucoup d'élément dont tu fais part sont bien encrés dans certaines cités (car il ne faut pas généraliser).

Par contre il te faudra encore pas mal d'heure de route(prise de contacte, relation directe sur le terrain(voir ghetos) avec ses réels habitants...) afin que je puisse écrire : "voilà une excélente analyse"

Désolé mais de nos jours il y a tellement de pseudo experts,analyses,journalistes de ces questions de sociétés, des cités, de la délinquance-criminalité.... qui nous bavent des choses sur du papier et de plus ils sont rémunérés.... à la limite pou certain cela vaut un euro symbolique pour leur forte imagination...

Je reviens tout juste de Saint Denis après 5 jours sur place avec des êtres humains oui je ds bien ètre humains à arpenter les franmoisins, cité 4000, aubervillier, clichy sous-bois..
On en a rencontré de ces fameux journalistes par centaines, quasi aucun ne va mettre les pieds de l'autre coté.... leur limite du "coté sombre" c'est des interviews montées en sensationnelles..ou quelques images prisent à la sauvette...

Y a t-il déjà eu une majorité de journalistes qui font leur à fond correctement et impartialemen leur boulot?

Je ne suis pas journaliste mais suis sur le terrain beaucoup plus qu'eux (qualitativement)
de part mes activités dans l'humanitaire.
Ces derniers jours m'ont fait penser à certains grands reporters que j'ai rencontré à Baghdad et Fallouja(Iraq) au début de la guerre.... cachés,camouflés et enfermés dans leurs hotels avec tel. satélite et batteries constament à la main, puis tantôt intervention en directe du parvis ou balcon de l'hotel, tantôt quelques séquences vidéos qu'il venait d'acheter à des iraquiens ou à l'armée d'occupation, le tout envoyés à leur régies sous un emballage faisant croire à une réalité qui est tout autre....

Bref, il y a la réalité de la perception des évènements, la réalité de l'imagination ou manipulation des évènements puis enfin la réalité du terrain.

Merci et bonne continuation

Ecrit par : diego indigene | mardi, 08 novembre 2005

Diego,

Une question à laquelle je n'arrive pas à avoir de réponse. Comment les gens que tu as rencontrés dans les cités voient justement les choses? Car pour l'heure, hormis quelques "jeunes des banlieues", ou présentés comme tel par mes confrères, qui ont expliqué tout le bien qu'il y avait à brûler une voiture ou un bâtiment, je n'ai pas vraiment eu le sentiment que la parole avait été donnée aux habitants de ces quartiers.

Christophe

Ecrit par : christophe Nonnenmacher | mardi, 08 novembre 2005

Christophe,
tout d'abord il faut savoir que le climat sur place amène une confusion dans l'esprit de tous les gens qui habitent dans ces cités, au coeur même des quartiers où ont lieu des destructions, des affrontements avec la police puis dans les alentours où rien ne se passe pour l'instant.

Avec les 24 heures de recule que je peux avoir sur ces affaires, je peux dire qu'il y a un sentiment immense et général qui se dégage de toute ces populations: L'injustice.

Ils veulent encore rappeler,

-L'injustice : face aux discriminations à l'embauche qui est vecue par les jeunes qui sont actifs (insurgés) dans la rue mais également par les aînés ou diplomés et hautement diplomés qui en général calment et dialoguent avec les autres et/ou les plus jeunes afin d'arriver à un arrêt total de ces violences (certains ont été qualifié:"les grand frères") au JT.

-L'injustice : face à l'humiliation, les provocations (actes illégaux) des forces de l'ordre qui ne sont pas punis ni même condamné par les autorités hierarchiques ou politiques, certains élus locaux réagissent tout de même afin que la police fasse respecter la loi tout en l'a respectant...( une quantité impressionante d'actes ont été constaté par des tiers personne au conflit)
Cela entraîne des vengeances par des groupes de jeunes et un sentiment de dégoût de beaucoup de gens qui assistent à ça et d'un autre coté tentent d'amener le calme...

Ces derniers ont dans la même mesure le même sentiments quant aux actes absurdes des groupes de jeunes (voir gamins) qui pénalisent cette même communauté de quartier, c'est quasi la seule raison qui les poussent à empécher toutes violences...

Ce qui ressort de la grande majorité des habitants que nous avons rencontré pendant ces cinq jours,c'est qu'ils ne cautionnent nullement ces violences, les condamnent fermement et font un maximum avec une énergie incroyable pour dissuader tout cela.
Pourtant ils comprennent, ils s'expliquent tout aussi bien les raisons qui amènent à ce chaos.

Pour conclure enfin, l'injustice même quant au traitement de l'information des journalistes qui avec une peur au ventre pour la pluparts, ne vont pas recouper leurs prétendues sources d'information,ayant une grande imagination sortie des scénarios à la Scorcese, ils relaient des mensonges (sont ils téléguidés?) à la presse, radios et tv.
Puis polémiques sur amplifications de fausses rumeurs, tous les gens de ces cités ont généralemet de temps pour suivre ce qui ce raconte dans les médias.
Découvrant que tout cela n'est que "communication, des d'infos tronquées, forcément la frustrations augmentent à l'égard des journalistes qui ne vivent, ne comprennent pas et ne cherchent pas (pour la plupart) à comprendre leur réalité de tous les jours.

Pour être sincère, connaissant un peu les rouages des médias, dans pareille situation (risque majeur dans la société de notre république) je me sens également frustré, pas même 50% de la réalité, des problèmes de terrain ne soient discutés dans les médias.


De retour chez moi, ma prochaine mission est d'arpenter les cités de Metz Borny-Woippy en Moselle où le tention commence à grimper...

Ecrit par : diego indigene | mardi, 08 novembre 2005

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