mercredi, 16 novembre 2005

DEMOCRATIE 2.0 : LA PROCHAINE REVOLUTION SERA POLITIQUE

Pour ceux qui pratiquent régulièrement le blog, il apparaît de plus en plus évident qu’une révolution est en cours. Cette révolution (politique) est la suite logique d’une révolution comparable a celle qui a découlé de l’invention de Gutenberg. L’imprimerie a été le vecteur d’une révolution économique (la révolution industrielle), d’une révolution sociologique (apparition de la presse) et a fini par mener à une révolution politique (la révolution française). Les livres (manuscrits) qui étaient auparavant l’apanage des hommes d’église et de la noblesse sont devenus plus accessibles et cela a permis aux « idées » d’être diffusées et partagées à plus large échelle. Les livres et la presse ont pu diffuser au près d’une bourgeoisie « éclairée » les idées de la révolution. Une fois qu’elle eut pris conscience de son poids, cette bourgeoisie a finit par réclamer sa part de pouvoir et, en canalisant la révolution Française, a fini par en récolter les fruits. C’est l’élargissement du cercle (du pouvoir) qui a pu stabiliser la démocratie dans l’état où nous la connaissons.


Mais cette démocratie est restée imparfaite et, on le sent bien, traverse aujourd’hui une période de profonds disfonctionnements. Beaucoup attribuent ses défauts au fait que le pouvoir a été exercé en grande partie par, et au profit, d'une fraction de la Bourgeoisie. Cette consanguinité, particulièrement anachronique en France, a finit par la faire ressembler à une nouvelle aristocratie. L’image de la France d’en haut opposée à de la France d’en bas (1), parce qu'il est formulé par l'un de nos dirigeant; en est presque un lapsus révélateur. Aujourd’hui l’éducation et Internet élargissent de manière plus phénoménale encore le cercle de ceux qui savent, qui peuvent s’exprimer. Cette nouvelle bourgeoisie (que l’on retrouve notamment sur les blogs) prend rapidement conscience de son pouvoir et réclamera bientôt ses droits. Pour continuer sur les rapprochement entre deux périodes de l’histoire on peut se rappeler que les encyclopédistes du temps de Diderot ont mis plus de 20 ans pour publier l'Encyclopédie. Cette ouvrage, qui a constitué à l’époque une révolution, a été rédigé par 160 des plus brillants esprits du moment. En 2005, en moins de 4 ans, l'encyclopédie wikipedia existe en 200 langues et contient plus de 177 000 articles en Français (776 000 articles en anglais). Ce sont des dizaines de milliers de personnes qui collaborent à ce projet.

Un jour peut être, pas si lointain, la démocratie sera portée (et stabilisée) par un plus grand nombre grâce notamment à l’usage des nouvelles technologies. Le phénomène du blog est à la fois le révélateur et l’instrument de cette révolution. Alors qu’avec Internet nous habitons tous ce « village mondiale », la blogosphère serait comme la nouvelle Agora, la place de Grèce ou le débat démocratique se faisait aux yeux de tous. Blogger c'est revenir aux racines de la démocratie. Nous avons en France la mémoire de la révolution (2) c'est pour cela que j’ai la conviction que cette révolution démocratique peut naître chez nous. Le fait que nous soyons aujourd’hui la nation la plus connectée en haut débit n’est pas anodin.

 

Laurent Bervas est entrepreneur dans le secteur des nouvelles technologies

(1) citation célèbre de Jean-pierre Raffarin

(2) j’suis bête c’est dans le domaine publique depuis le temps ça ;-)

Trackbacks

La société de l'information en guise de VIème République

Les informations circulent vite ? Dans tous les sens ? Servons-nous de ça pour remonter les infos de "la France d'en bas" vers les élus, les élites.

Trackback par : On refait le blog | mercredi, 16 novembre 2005

La fin de l'Etat Nation ?

Voici un post intéressant récupéré sur le blog Europeus ayant pour thême la fin de l'Etat Nation. La thèse défendue serait que la rév

Trackback par : Le journal de Vincent | samedi, 26 novembre 2005

Commentaires

Bien vu. Sur la Révolution française et le reste.
S'il est vrai qu'un nombre croissant de citoyens se sentent compétents pour intervenir dans le débat public et s'il est vrai qu' Internet peut y contribuer, n'oublions pas que susbistent - et subsisteront longtemps - de larges incertitudes sur les résultats et les perspectives.
Désirs citoyens, nouvelles technologies : des forces colossales sont en jeu de toutes parts.

Ecrit par : Laurent | mercredi, 16 novembre 2005

archi d'accord!

Ecrit par : Véronique | mercredi, 16 novembre 2005

> Laurent
> n'oublions pas que susbistent - et subsisteront longtemps -
> de larges incertitudes sur les résultats et les perspectives.

tout a fait d'accord aussi. j'ai l'impression d'ailleurs que la blogopshère (comme regroupement de personnes visualisé) ressemblerait à un petit enfant qui grandit très vite. Nous sommes aujourd'hui à un age adolescent ou nous (comme une intelligence collective) prenons conscience de nos force. Je pense que très rapidement nous pourrions passer à "l'age de adulte", et prendre en main notre destin.

Comme tu le disais "un nombre croissant de citoyens se sentent compétents pour intervenir dans le débat public", il n'y que les forces de la "réaction" pour vouloir le contraire, et elles sont puissantes. Mais je reste très optimiste :)

Ecrit par : ~laurent | mercredi, 16 novembre 2005

Revolution politique ou culturelle ?


Exemple Francais:

Imagine t on le parti socialiste critiquer Sarcosy pour sa "racaille" au nom de l Article 1 de la Charte des Droits Fondamentaux : " La Dignite de l Homme est inalienable" ? Il serait pourtant plus facile de reunir les francais de toutes origines par la Charte des Droits Fondamentaux, que plutot que par leur Histoire coloniale.

Contre-exemple Allemand:

Imagine t on le Site de Monsieur Chouard sur la Constitution Europeenne en Allemagne ? Site ayant eu un role important dans la victore du NON au mois de mai. Dans ce pays, la Chancellerie a fait promettre 6 Mois de prison a l Auteur de kanzlerschroeder.de(*) qui demandait le Droit de Vote au Bundestag pour tous les europeens.

Ecrit par : Unionsbuerger | mercredi, 16 novembre 2005

Ce qui est bien aussi quand on fait de la politique (et spécialement la révolution) c'est la communication :
serait-il possible d'avoir l'intégralité des billets dans le fil rss, s'il-vous-plait?

Ecrit par : jid | mercredi, 16 novembre 2005

Je plussoie ! Les blogs, mais aussi les forums de discussion (le forum HFR, le plus important forum francophone, est un laboratoire d'idées nouvelles et de débat), permettent à tout un chacun de s'immiscer dans la vie politique, de se forger une opinion.
Avec l'un de mes modestes articles de blog, j'ai pu attirer l'attention de DSK lui-même qui a commenté l'idée sur son propre blog. Lui ne fera sans doute rien de mes idées (qui n'ont d'ailleurs sans doute rien de foncièrement intéressant), mais les mécanismes se mettent en place, doucement, j'en attend beaucoup dans les années à venir. Vivement les prochaines présidentielles, tiens !

Ecrit par : Merome | mercredi, 16 novembre 2005

Laurent,

Ce que vous exprimez est à la fois fort intéressant et tout à fait terrifiant. On a l'impression que vous découvrez la politique en même temps que vous exploitez un nouveau jouet : les blogs. Vous voyez dans cet outil de communication un facteur révolutionnaire susceptible de faire basculer la démocratie vers une forme plus accomplie. Au motif que chacun peut-exprimer sur la toile en temps réelle ses impressions et réactions vous semblez voir dans cet état de fait l'avènement d'une agora quasi planétaire où une voix égale réellement une voix.
Si je vous suis, la réalité démocratique d'un régime résiderait essentiellement dans la possibilité pour chacun de s'exprimer à travers un média universellement accessible, en emission et en réception.

Ce qui m'effraie dans les perspectives enthousiastes que vous dressez c'est le simplisme que révèle votre élan démocratique. Sous prétexte qu'une vague d'expression déferle à travers les blogues, vous en déduisez qu'elle va tout emporter our faire table rase du passé. C'est dingue ce que le désir de se propulser dans un autre monde étreint une partie de la communauté des blogueurs, notamment celle constitué des techno qui sont acteurs au premier chef de cette mutation en tant que professionnels et utilisateurs.

Je fréquente moi-même la blogosphère depuis un an et demi. Je lis des dizaines d'articles chaque semaine dans de nombreux domaines. Je suis aussi à mes heures perdues développeur. J'adore le monde de la techno et de l'innovation. J'adore l'histoire, la socio. J'aime écouter les penseurs de notre temps nou sfaire partager leurs analyses, etc. Je suis donc plutôt ouvert. J'ai été journaliste, chauffeur-livreur, ouvrier paysagiste, barman, serveur, etc. Aujourd'hui je suis sans emploi. J'ai connu le RMI. Je sais ce que sait de compter pour boucler les fins de mois.

Si je me livre à cet inventaire, ce n'est pas pour le plaisir de déballer mon existence. C'est pour situer d'où je parle et ce qui sous-tend mes propos. Je ne suis pas hostile aux innovations bien évidemment. Mais je m'en méfie bigrement. Il y a comme une frénésie inédite autour de la ferveur technophile qui agite notre époque. Les apôtres du changement saluent le développement des techniques nouvelles comme l'arrivée d'un messie qui va transformer l'humanité.

La transformation ainsi exaltée porte aussi en elle un ferment de décomposition du corps social unifié. Quantité de gens ne peuvent prendre part au monde merveilleux auquel donne accès Internet. Faute de moyens : financiers et didactiques mais aussi parce que la capacité de s'exprimer par écrit leur fait défaut. Des gens come ça j'en cotoie quantité. Et pemrettez moi de dire qu'ils constituent la majorité de notre population.

L'empressement dont vous faites preuve est à rapprocher de ces jusqu'au-boutiste de la rupture qui veulent coûte que coûte libérer la société française de ses entraves. Qui veulent lui imposer le TCE, les OGM. En expliquant de manière à peine voilée que si le peuple ignore ce qui est bon pour lui, il faut lui imposer ce qui est dans son intérêt. Les faiseurs d'opinion et les acteurs de l'innovation sont pris dans une spirale frénétique qu'ils alimentent et qui les persuade que l'avenir tel qu'ils le définissent est forcément radieux.

Emportés dans un autre monde ils ne parviennent plus à établir un contact empathique avec ceux de leurs semblables restés à l'écart de l'oeil du cyclone. Et tel un gigantesque iceberg qui se sinderait en deux, la tête de pont s'éloigne à vive allure, sans s'apercevoir que leurs semblables disparaissent progressivement à l'horizon. La perception qu'ils ont de ce gigantesque ilôt de civilisation à la dérive est faussée par le filtre virtuel à travers lequel ils perçoivent la réalité.

S'étant autopersuadés qu'ils sont porteurs des instruments qui transforment le présent pour engendrer un futur tout autre, ils croient détenir la maîtrise du sens de l'existence. Tout du moins c'est ce qui ainsi qu'est interprété leur désir brutal d'aller de l'avant vers un avenir à l'horizon gigantesque. Comme si la finalité de l'histoire de l'humanité depouvait se réduire à une progression parallèle à celle des avancées technologiques. Il n'y a pas de pilote dans le vaisseau ivre. Mais on avance de plus en plus vite. Alors c'est grisant. Au point de confondre l'embarcation avec le voyage.

Et d'expliquer qu'avec une trousse à outils aussi chiadée que celle mise à notre disposition par les grands prêtres de la modernité on progresse forcément vers des lendemain meilleurs... même si on ne sait pas où l'on va. C'est alors que des disciples zélés proclament en toute bonne foi que la démocratie va connaître son véritable avènement sous prétexte que des millions de messages circulent dans tous les sens en temps réel à l'intérieur du cercle restreint de la nouvelle bourgeoisie de la connaissance. En marge du nouveau prolétariat qui n'a pas accès à cette connaissance. Le tout dans le creux de la main invisible...

Ecrit par : Romulus | mercredi, 16 novembre 2005

Si je suis OK pour accorder au net (dans son ensemble) une place à part dans le monde communicant moderne, je doute que les blogs puissent être isolés de cet ensemble. Comme le sous-entend Romulus, la prolifération de blogs ne présente à mon sens aucun intérêt démocratique. Dans la masse (la nasse ?), les avis individuels seront noyés et seuls subsisteront quelques têtes d'affiche, qui feront la pluie et le beau temps. Une fraction du pouvoir démocratique (celui d'influencer l'opinion, notamment) sera alors entre leurs mains, mais le petit peuple (la blogosphère d'en bas ? :-)) n'en aura pas vu la couleur.

Ecrit par : Eric C. | mercredi, 16 novembre 2005

Romulus (Rémus aussi ?) ;)

Vos inquiétudes et questionnements sont justifiées et naturelles. Cependant il faut bien comprendre que la révolution qu'apporte l'Internet ne tient pas seulement au fait que ce soit un moyen de communication.

Ce moyen de communication permet aussi de le faire avec un débit inégalé jusqu'ici, de communiquer des fichiers, du texte, de la voix sans avoir à se déplacer. Donc sans avoir à se rendre en conclaves, en réunions fermées qui isolent du reste du monde. Lorsque j'élabore un projet avec Laurent, lorsque j'en parle avec lui au téléphone je le fais au milieu de ma famille. Lorsque je tiens un blog, que j'y exprime ce que j'entends de l'évolution démocratique, je demande à mes amis "réels" de le lire, ma famille le fait aussi et j'en retire des impressions et avis immédiats. L'avantage de ce type de communication est qu'il n'isole pas de la vie réelle contrairement à l'isolement des réunions politiques, d'experts ou de tout ce qui se tient en lieu fermé.

Évidemment cela a un inconvénient. Cet inconvénient, c'est celui du manque de contact "physique". Mais ce manque permet de se concentrer sur la substance de ce qui est exprimé. Par ce moyen de communication l'on se moque de savoir si notre interlocuteur est noir, arabe, chinois ou autre. Soit son avis est valable soit il ne l'est pas, sans discernement. Ensuite, si les affinités apparaissent, les contacts physiques ont lieu.

C'est cette inversion de la démarche qui apparaît plus comme une révolution que la communication en elle-même. Cette inversion qui permet de commencer par la substance en lieu et place de commencer par l'apparence. C'est cela qui peut changer la donne. Et le mode de communication télévisuel en est à l'opposé.

L'avenir nous dira si nous avons raison d'y croire. ;)

Ecrit par : José | mercredi, 16 novembre 2005

> Romulus
D'abord je trouve votre intervention intéressante et vous rejoint sur certains points.

Au delà des nouvelles technologies, le fonctionnement actuel de la démocratie (française notamment) semble donner des signes de fatigue et le besoin d'inventer quelque chose de nouveau semble nécessaire. La "révolution" que je décrit me semble découler d'un enchainement logique, comme la révolution française était finallement prévisible.

> Si je vous suis, la réalité démocratique d'un régime résiderait essentiellement
> dans la possibilité pour chacun de s'exprimer à travers un média universellement
> accessible, en emission et en réception.

Oui c'est en effet la base de la démocratie : que ceux qui le veulent puisse interroger et participer au processus démocratique ?

> La transformation ainsi exaltée porte aussi en elle un ferment de
> décomposition du corps social unifié. Quantité de gens ne peuvent prendre
> part au monde merveilleux auquel donne accès Internet. Faute de moyens :
> financiers et didactiques mais aussi parce que la capacité de s'exprimer par
> écrit leur fait défaut. Des gens come ça j'en cotoie quantité.
> Et pemrettez moi de dire qu'ils constituent la majorité de notre population.

Je pense qu'au delà de l'avènement d'Internet, le corps social se décompose de lui même et le résultat du référendum et ce qui se passe dans "les banlieues" en est une bonne illustration.

Je suis d'accord avec vous : la fracture existe et existera et d'ailleurs sans trop développer je ne crois pas à l'avénement d'une démocratie directe mais a un système intermédiaire ou le processus démocratique serait partagé par un nombre importants d'hommes et de femmes volontaires pour le faire.

Nous avons aujourd'hui plus de 13 millions de Français connecté en haut débit. Cela permet d'envisager un enracinement plus profond de la démocratie ?

Tout le monde ne peut pas et ne veux pas prendre part à ce processus démocratique. C'est comme le métier de chef d'entreprise (que je connais) : tout le monde ne peut pas et ne veux pas assumer cette responsabilité.

Pour reprendre l'image de l'encyclopédie. Tous le monde ne va pas écrire un article dans wikipedia mais les 100 000 personnes compétentes ont pu réaliser un ouvrage performent et utile à tous. On peut imaginer que demain le processus démocratique sera porté par 100 000 personnes pour le bien de tous ?

Ecrit par : ~laurent | mercredi, 16 novembre 2005

> Eric C.
Je ne pense pas que ce qui compte sera l'audience mais la pertinence des idées et l'implication de la personne. Je prend l'exemple d'etienne Chouard qui n'avait pas de blog et qui a influencé a son petit niveau le résultat du référendum.

Ce que je touve intéressant dans la blogophère c'est que :
- ce pouvoir d'influencer est partagé par beaucoup (alors qu'aujourd'hui le pouvoir médiatique est partagé par très peu),
- il n'y a pas de leader d'opinion auto proclammé car la communeauté d'un blog n'est pas captive.

La blogosphère (ou disons plus généralement l'espace internet) serait comme un gaz avec dans le détail beaucoup de défauts amis présenterait au global un système stable.

Ecrit par : ~laurent | mercredi, 16 novembre 2005

La blogosphère perpétue et amplifie la fracture sociale et cantone les gens qui se sentent largués encore plus surement au fond de la prison invisible que constitue le silence. Le seul endroit où vous pouvez protéger ce qui vous reste de dignité. Alors, quand bien même souhaiteriez-vous participer à la vie démocratique, où trouver les moyens de se faire entendre, de participer au débat.

Nous n'avons pas tant besoin de révolutions technologiques, toujours séduisantes, à juste titre, pour ceux qui y participent, mais d'une révolution de l'humain ! Pour que les performants tendent la main et accordent leur écoute aux moins performants. Tout le reste est hypocrysie pour se donner bonne conscience. La bonne foi des individus n'étant pas en cause.

Il est urgent de rallentir la machine alors qu'elle s'emballe sans autre raison que la fuite en avant dans un processus d'innovation technologique passé du service des intérêts de l'humanité, tout du moins le croyait-on, au service de l'intérêt des financiers en priorité.

La rupture dont nous avons besoin se situe d'abord et surtout ici ! Là où les résistances sont également extrêmement fortes. Un projet moins grisant mais certainement très fécond lui aussi !

Ecrit par : Romulus | jeudi, 17 novembre 2005

> Nous n'avons pas tant besoin de révolutions technologiques,
> toujours séduisantes, à juste titre, pour ceux qui y participent,
> mais d'une révolution de l'humain !
> Pour que les performants tendent la main et accordent
> leur écoute aux moins performants.

MERCI de cette phrase et dans ce cas nous sommes à 100 % en phase :)

Ceux qui bloguent ou plus généralement qui ont accès aux nouvelles technologies sont des personnes chanceuses : nous avons les moyens financier et intellectuels pour communiquer. Je pense que nous sommes (en tout cas c'est comme ça que je me vois) des relais :

1) relais entre ceux qui ont et c'eux qui n'ont pas (accès au savoir, aux biens matériels, etc...)
2) relais envers les plus jeunes qui ne connaitrons que l'age numérique. Il faudra leur donner la main pour les faire entrer dans le monde des anciens.

Comprenez moi bien le net, et les outils actuels ne sont que des relais de l'humain. Sans cela vous et moi nous n'aurions pas dialogué (ce qui eut été dommage ;).

Comme l'a dit josé, nous partageons tous l'envie de devenir acteur. Ces outils nous permettent de nous réunir et de fédérer nos énergies.

Ecrit par : ~laurent | jeudi, 17 novembre 2005

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