vendredi, 09 décembre 2005
EUROPE, VIAGRA ET SYSTEME VIEUX
Qu’il est beau ce thème : Quel avenir pour l’Europe ? Quelle est belle cette photo, publiée sur le site du Parlement européen : que des jeunes, que des gens d’avenir, que des visionnaires… âgées de cinquante ans et (bien) plus encore. La petite phrase de Guy Verhofstadt (en fait le plus jeune), le premier ministre belge, ne manque pas non plus de saveur : «J’ai parfois l’impression que l’on n’a pas le droit de réfléchir sur l’avenir de l’Europe.» Bien si, justement, a-t-on envie de lui répondre. Mais peut-être serait-il également intéressant de ne pas se contenter d’un simple brainstorming entre leaders européens, d’hier (ceux qui s’accrochent encore au pouvoir malgré des rides bien profondes) et d’aujourd’hui (les 50-60 ans). Peut-être serait-il temps d’injecter un peu de sang neuf, dans toutes les couches de la société – notamment française, d’ailleurs. C’est vrai qu’on les aime bien nos «vieux». On ne leur veut pas de mal. On aimerait juste qu’ils envisagent un peu de passer le témoin où, s’ils s’y refusent, qu’ils sortent de leurs grands discours d’intentions.
L’ancien président français de la Commission européenne, Jacques Delors, a raison de dire que «l’Europe doit respecter le droit de tous les pays d’exprimer leur opinion sur la Constitution européenne», qu’«ils doivent être entendus». Reste que passé le vote du 29 mai, tout le monde semble s’en désintéresse de ce vote. Parmi les tenants du oui, la politique de l’autruche a fait son grand retour. Plutôt que d’affronter le problème, on fait comme si rien ne s’était passé. Les élections présidentielles suffiront à faire diversion... Dans le camp des leaders du non, même attitude, voire pire encore. On s’en sert comme strapontin pour crier haut et fort que les gens en ont marre de l’inertie, qu’ils souffrent de ne pas être écoutés… sans rien proposer à côté. Besancenot n’a d’ailleurs de jeune que son physique. Peut-être serait-il temps qu’il comprenne aussi que si De Gaulle, Monnet et Schuman sont morts, Marx, Trotski et Mao le sont aussi.
Quelle est belle également cette ambition de Josef Borrell, le président du président du Parlement européen, qui «a ouvert la séance en proposant un débat sur le rôle de l’Europe, son identité et, enfin, ses limites et ses objectifs.» Car avec qui entend-t-il débattre ? Avec les 455 millions d’Européens à qui l’on a déjà expliqué que l’élargissement allait se poursuivre au motif que c’était dans l’ordre des choses ? A ceux qui sans vraiment savoir pourquoi vont devoir accepter gentiment que la Roumanie, la Bulgarie, la Croatie, la Bosnie & consorts rejoignent très prochainement une maison Europe qui ressemble de pus en plus à une Arche de Noé ? A ceux que l’on prépare déjà à accueillir (un jour peut-être pas si éloigné) l’Ukraine, modèle d’avant-gardisme démocratique ? A ceux à qui on explique que la Turquie n’est pas assez moderne pour entrer mais que tous ces pays le sont ?! Qu’il est beau de parler de limites géographiques quand on sait que ces mêmes dirigeants se sont accordés en 1999 à Helsinki pour justement ne pas en imposer. Et puis, quand bien même en mettraient-ils aujourd’hui, quelles forment prendraient-elles ? Celles, par exemple d’un partenariat stratégique avec la Turquie… qui existe déjà dans les faits ?! Merveilleux : pendant que le secteur marchand, quand il n’innove pas tout simplement, fait du neuf avec du vieux, la classe politique européenne dans son ensemble fait du vieux avec du vieux, sorte de customisation triste et ratée, un peu à l’image de cette presse continentale qui n’en finit plus de se relooker pour garder un semblant de sex-appeal, sans se demander (accessoirement) s’il ne serait pas plus opportun de changer de fonds voire de ton (moins consensuel) que de look.
La société actuelle est bien triste. Elle est à l’image de ces sexagénaires qui se persuadent qu’une simple pilule de viagra suffira à leur redonner leur ardeur passée. L’Europe n’a pas besoin de viagra ou de Cyalis. Juste de tourner une page. De passer le témoin, à ses quadras et à ses trentenaires par exemple. Bien sûr, rien ne dit qu’ils (ou elles) seront meilleurs. Mais, peut-être auront-ils au moins les moyens, sinon l’envie de proposer quelque chose de neuf. De secouer la machine. Peut-être auront-ils le cran d’appeler un chat un chat. D’en finir avec une absurde méthode Coué paralysante. Alors, bien sûr, peut-être seront-ils plus abrupts dans leurs propos et leurs actes que ne le sont leurs aînés. Peut-être fâcheront-ils aussi au passage quelques syndicats bien pensants – et tout aussi vieux que la classe politique actuelle dans leur approche du monde. Mais peut-être auront-ils à l’esprit ce que les quinquas (et plus) semblent avoir oublié : que la politique est avant tout affaire d’anticipation avant d’être affaire de gestion. Qu’il est inconcevable aujourd’hui de se demander encore si le pétrole a de l’avenir alors que les villes européennes devraient déjà être « vertes », à l’image de celle de Fribourg, en Allemagne. Qu’il est bien beau de payer des taxes professionnelles mais qu’il serait peut-être temps qu’elles ne servent plus uniquement à financer un contingent de personnes non productives. Qu’on ne peut plus demander de financer des retraites tout en sachant que les caisses seront vides pour les actuels cotisants, lassés d’être pris pour des vaches à lait. Qu’on ne peut plus décider de ce que les gens veulent ou non sans les consulter, au motif que cela aurait déjà été fait de manière globale lors d’une élection locale, nationale ou européenne, orchestrée plusieurs années auparavant.
Peut-être serait-il tout simplement temps de remettre deux trois petites choses à plat. D’arrêter les mesurettes électorales et de commencer à imaginer le monde de demain. A l’échelle européenne, l’Union veut parler d’une seule et même voix, notamment sur le plan diplomatique, pour faire, au moins selon certains, contrepoids à l’hégémonie américaine. Mais que l’on débatte vraiment des enjeux et des mécanismes. Que l’on pose véritablement le dossier sur la scène publique, et pas uniquement dans les ministères. Que l’on dise pourquoi, comment, à quelles fins. Et, en ce cas, que l’on arrête aussi ce double discours tenu notamment par la France : « Oui à une politique étrangère européenne mais non à l’effacement du pré carré international français » (ou du moins ce qu’il en reste).
Le Sommet Afrique France qui vient de se tenir à Bamako est symptomatique du «système vieux» : à quoi bon tenir une réunion de ce type avec la France pour chef d’orchestre quand on parle d’Europe ? Pourquoi pas un sommet Afrique-UE ? Est-ce trop compliqué à imaginer ? Pourquoi, à l’heure où on insiste tant sur l’importance du mot partenariat on interdit aux pays africains de prendre la présidence d’un tel sommet ? La chose est d’ailleurs amusante : l’Europe (et la France en bonne place) reproche aux Etats-Unis de ne pas lui donner accès à un véritable statut de partenaire, celui par lequel deux personnes parlent d’égal à égal. Pourtant, nul ne s’étonne que la France agisse de même avec cette l’Afrique qui,– imagine-t-on - certainement trop idiote pour prendre ses propres décisions, doit s’en remettre à la charité de l’Union via Paris. Mais attention, une charité intelligente qui veut qu’on explique aux Africains ce qui est bon pour eux. Parce que, même s’ils sont les premiers concernés par les mesures qu’on leur impose, notre expertise de (leur !) terrain est bien meilleure que la leur. Un peu comme en Europe, et toujours en France, où les 50-60 ans et plus continuent d’expliquer qu’il est très tendance de faire du vieux avec du vieux et que (leur) avenir nous appartient.
Christophe Nonnenmacher est journaliste
12:50 Publié dans CHRISTOPHE NONNENMACHER, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note | Tags : Europe









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DEMOCRATIE 2.0 : UNE DEMOCRATIE EN 2 MEGA PIXELS
Il est dérangeant d’apprendre que la majorité des membres du Bundestag allemand n’a pas lu le TCE (1). En france, quel député, quel journaliste a pris le temps de faire le travail d'Etienne Chouard (2) : de lire la constitution
Trackback par : Laurent Bervas | samedi, 10 décembre 2005
Commentaires
J'adore :D
Le système vieux (viagra:) comme le décrit si bien, ce sont des vampires (Ils s'appellent Murdoch, Dassault, les p'tis gars de Carly, ect... ). Ils sont à la table du festin et ils s'accrochent, ils voudraient manger encore une fois, mais ils sentent leur fin proche. Ils sont nerveux car ils ne peuvent se cacher, la lumière du jour entre dans pièce et ils sentent leur mort approcher ....
Delors, Jospin aussi font parti de ce système VIAGRA. Ils ont peur qu'on remette en question leur travail ...
Renaissance : nous sommes dans une période de renaissance ou il faut accepter de mourir, le monde ancien de l’accepte pas. Décidement le système vieux s’accroche.
PS : Sérieux viens faire un tour au maroc. Tout n'est pas rose, mais on peut expérimenter ici. Le roi est jeune (moins de 40 ans), le pays est fécond et on nous accueille les bras ouverts (même si il y des cons comme chez nous). On aura beau tourner le problème dans tous les sens, LA VIEILLE EUROPE DOIT MOURIR avant de renaitre. ça prendra un peu de temps. Après il s'agira de recontruire
Ecrit par : ~laurent | vendredi, 09 décembre 2005
C'est l'idée d'Europe qui doit mourir tout simplement avec ces rêveurs à la p'tite semaine qui voudraient nous faire prendre des vessis pour des lenternes, qui nous mentent, qui se fouttent de la gueule des Français et des Européens plus généralement. Y-a-il un Tribunal, existe il des instances internationales pour faire payer à ces institutions leur imposture et la ruine qu'elles trimbalent avec elles (euro , cour européene de justice mes C.....etc..) ça suffit !!!!
Personne n'a jamais rien demandé à personne en France pour ce qui est de l'Europe. On se fout de l'Europe comme de la prétendue Atlandide ou des Mondes engloutis.
L'Europe obsolète , celle de la récup, du système D , dévoyée, pourrie , pétrie de la VERMINE des Prodi, Fischer, Baroso y'en a marre. Mettez les à la retraite , faites du Parlement Européen un hôtel pour les sans abri, une soupe populaire géante des batiments de la comission européenne, du conseil de l'Europe. On sera au moins ou passe notre argent !!!!
Ras le bol d'engraisser à cout de ptits fours ces porcs avec nos impôts . MOI JE DIS NON
Ecrit par : atomic kiten | vendredi, 09 décembre 2005
Pour construire l Europe, il fallait deconstruire l Allemagne, c est a dire preserver le cosmopolitisme de la "Deutsche Leitkultur". Et maintenant on a une Allemagne qui se veut nationale ce qu elle refusait dans les annees 60 70 et meme 80. La seule Chance de sauver l Europe est de donner l Exemple europeen aux Allemands > Donnons le Droits de vote aux allemands pour les elections legislatives et presidentielles.
Ecrit par : Unionsbuerger | vendredi, 09 décembre 2005
Unionsbuerger, Atomic Kiten, Laurent
Pour poursuivre l'idée d'Unionsbuerger, pourquoi ne pas imaginer que tout citoyen vivant depuis 5 ans dans un Etat puisse avoir le droit de vote à chacune des élections (municipales, législatives, présidentielles, etc..) Après tout, il a des obligations comme tout un chacun, pourquoi n'aurait-il pas les mêmes droits.
Concernant votre post Atomic, j'ai peur qu'on ait peu de chances d'être un jour d'accord. Tout mettre sur le dos de l'Europe est un peu facile. Quand je parle de classe politique européenne, j'entends également nos élus nationaux. Et, parfois, j'avoue vraiment espérer qu'un jour arrive où l'on puisse choisir d'autres dirigeants que ceux dont nous disposons dans notre village gaulois. Tout n'est pas parfait, certes, mais le Parlement ne sert de loin pas à rien. De nombreux dossiers n'auraient pas été mis dans le débat public s'il n'avait existé: égalité hommes/femmes, OGM, droits des consommateurs (en matière de transport aérien par exemple, reconnaissance des droits fondamentaux en Europe, etc..).
Quant à toi Laurent, Casa est tentant, bien évidemment. Maintenant je ne suis pas près à m'expatrier à nouveau. Disons que j'ai envie de me poser un peu. Mais bon, qui sait... un jour peut-être, si les étés français ne sont plus assez chauds... :-)
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | vendredi, 09 décembre 2005
Je ne suis pas là pour être d'accord ou pas d'accord avec vous, pour plaire ou déplaire à quique ce soit mais pour donner mon opinion. Je suis libre de ma parole et en droit de faire valoir mes convictions. C'est un droit inaliénable me semble il . 1er point.
Serieusement, avez vous besoin du Parlement Européen dans le débat public Français pour mettre sur la table : l'égalité Homme/Femme; les OGM; le Droit des consommateurs ..... ?
Ne voyez vous donc pas qu'il y a des sujets brûlants , urgents qui necessiteraient des décisions nationales courageuses immédiates pour resorber le chômage, endiguer la pauvreté , apporter des solutions aux mal logés voir aux pas logés du tout , et que Bruxelles et ses gérontes hors de toute réalité apparaissent comme ridicules dés lors que l'on regarde l'état catastrophique du pays et surtout ce qu'ils proposent !
Qu'est ce que vous me parlez d'OGM, du Droit des Consommateurs quand il y a par exemple 1 million de Français qui ne Bouffent pas à leur faim. C'est ridicule, honteux , insultant, l'UE et ses instances sont, pour moi et par le transfer de souveraineté accordé, un crachat à la figure du peuple Français (tte origine et race confondue) .
Ecrit par : atomic kiten | vendredi, 09 décembre 2005
Atomic Kiten,
Peut-être que ces problèmes devraient justement être traités avant tout par le gouvernement français (qu'il soit de gauche ou de droite). Jusqu'à preuve du contraire c'est à lui qu'incombe cette reponsabilité et non à l'Union. Quant aux dossiers européens, il est facile de critiquer Bruxelles, mais là encore c'est oublier que la Commission agit sur demande des Etats membres dont la France fait partie.
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | vendredi, 09 décembre 2005
Mais quel dossier Européen ? la taille des Sardines pêchées dans l'Atlantique ? le port du maillot de corps pour les travailleurs exposés aux UVs ? la consommation de clopes ? la couleur de vos chaussettes ? la marque de votre peignoir ?
Comment voulez vous qu'on les prenne au serieux ? Surtout qd ces crétins refusent l'abaissement de la TVA à 5% pour les restaurateurs Français par exemple !
l'Europe c'est une machine à fabriquer de la pauvreté du chomage des crises et au final des guerres .... les responsables sont ceux qui la defendent aujourd'hui et trompent le peuple, les peuples d'Europe
Ecrit par : atomic kiten | vendredi, 09 décembre 2005
Atomic Kiten,
"l'Europe c'est une machine à fabriquer de la pauvreté du chomage des crises et au final des guerres .... les responsables sont ceux qui la defendent aujourd'hui et trompent le peuple, les peuples d'Europe": c'est votre avis.
Maintenant,pour savoir ce que fait l'Europe, sur quels dossiers elle travaille, peut-être serait-il bon que vous le souhaitiez. Si c'est le cas, une méthode simple: www.europa.eu.int (commission).
Pour ce qui concerne la TVA sur la restauration, on reste dans le cadre de votre discours habituel, celui de l'Europe qui se résume à la France. Vous le savez tout aussi bien que moi, l'Union est composée de 25 Etats membres. Pas d'un seul.
Maintenant, il serait plus simple que vous disiez tout simplement que vous être contre la participation de la France à L'Union européenne. Qu'il faudrait qu'elle quitte l'Union. Mais pour quoi faire? Que ferait de mieux la France toute seule. Une fois encore, vous expliquez que tout va mal. Soit. Mais que proposeriez-vous de concret, de réaliste, pour faire avancer les choses. là on aurait un début de dialogue constructif.
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | vendredi, 09 décembre 2005
Christophe,
le droit de vote aux etrangers vivant en france depuis 5 ans ? chiche , c'est une belle idée !
Ecrit par : mat | vendredi, 09 décembre 2005
Tout d'abord, à vous lire j'ai cru que vous alliez nous entretenir du probleme de la démographie inquiétante de l'Europe. Place aux jeunes semblez vous dire, mais lesquels ? L'Allemagne par exemple est un pays complétement vieillissant et la jeune génération, comme en France aura toutes les peines du Monde à faire face à la dette laissée par ses parents associée aux paiements des retraites de vieillards qui s'efforcent de devenir centenaires.
Alors, les relents nationalistes de votre post tombent bien mal à propos. Les pays que vous evoquez Ukraine Bulgarie, la Turquie ont les ressources d'actifs apportant toutes leurs créativités dont nous sommes de plus en plus dépourvu. Le radotage nationaliste n'en étant qu'une preuve supplémentaire.
Ecrit par : borneo | samedi, 10 décembre 2005
Christophe,
Tout d'abord merci d'animer cet espace de discussion ou démocrate et tenant d'une vérité unique s'affrontent avec des mots, ce qui est un bon début !
Ensuite pour te féliciter pour la vision acerbe et qui n'est pourtant pas aigre dont tu fais preuve.
J'aime particulièrement tes titres aux métaphores fracassantes !
Pour moi, un coup de gueule d'un citoyen qui se désespère de voir certains rêver d'un monde parfait si seulement il n'y avait plus untel, ça, ou l'autre et ces autres qui légifèrent benoîtement, comptant les points et jurant tremblotant qu'ils sont les hommes de la situation.
Bref, puisque tu t'intéresses à ces vieillards cacochymes et sans courages (je ne te parle pas, bien entendu, de leur état physique mais mental) qui imagines toujours que l'on peut créer une Europe économique et monétaire avant de forger cette Europe politique. De ces politiques français, qui ont poser une question manichéenne à propos d’un texte de trois cents pages à une population qui a mis à égalité au premier tour de la dernière élection présidentielle trois parties dont un fasciste.
À ces politiques, qui rêvent d'installer des centrales nucléaires en Chine en oubliant Tien an Men, à prôner Kyoto quand les Américains lancent la production de leurs gisements de pétrole en Alaska en même temps qu’ils envahissent l'Irak, laissant un presque dictateur couler des centrales nucléaires parce qu'il n'a pas les fonds nécessaires pour les retraiter mais qui explique au petit peuple que la Grande Russie revient. (Et j'ai pas parlé des médias !)
Tout ça pour te dire que j'ai du mal à percevoir comment rajeunir le PAF politique et continuer à espérer que l'on puisse parvenir à imposer cette putain de démocratie chrétienne, ou cette sociale démocratie à la tête d'une Europe UNIFIÉE avant une cinquantaine d’années !
Voyons, j’aurais près de 86 ans un bon age pour entrer en politique, non ?
Bien à toi
Julien
Ecrit par : julien | samedi, 10 décembre 2005
Mat,
Oui, j'aimerai bien que ce droit de vote existe. Il ne serait à mon avis que pur bon sens. Accessoirement, il pourrait donner du sens à une citoyenneté qui prendrait enfin pour base non plus les "bien nés" mais ceux qui participent directement à la richesse (économique, culturelle, etc..) d'un pays. Mais bon, je ne suis pas législateur et bien des frontières mentales restent, je le crains à casser.
Borneo,
Quand je cite les futurs adhérents, ne vous en déplaise, il n'y a rien de nationaliste dans ce que j'écris. Ce que je dis est simplement qu'un élargissement se fait également de concert avec les citoyens concernés. et accessoirement, peut-être serait-il enfin bon (ce qui n'a pas été fait avant le dernier élargissment à 25) de fixer une règle du jeu intracommunautaire. Définir le fonctionnement de l'UNion, son rapport aux Etats, aux régions membres. De dire qui fait quoi et pourquoi. Bref, ce qui aurait pu être une constitution. Car en cas contraire, autant arrêter tout de suite de rêver d'une Europe politique, effisciente sur la scène internationale, hors questions commerciales. Rien de plus.
Julien,
86 ans, un bel âge :-) Rajeunir le PAF politique? C'est bien là la question. Comment, je n'en sais rien, comme beaucoup d'autres. Et c'est bien là le problème. Peut-être serait-il déjà bon de commencer à l'échelle locale, à des municipales par exemple. Idéalement j'aimerai croire à des listes citoyennes regroupants des gens qualifiés qui mettraient au service de la ville leur expertise. Une ville comme Strasbourg a tenté l'expérience au dernières municipales avec la liste AIR. Je ne dis pas qu'ils auraient été bons, mais au moins avaient-ils des idées en terme d'aménagement du territoire, de développement urbanistique et économqiue, etc.. Mais voilà, si l'électorat apprécie ces initiatives (surtout quand elles sont les seules à apporter quelques idées dans le débat), le jour du vote venu, nombreux sont ceux qui préfèrent voter au final pour un parti établi. Pourquoi? Parce que ces partis sont identifiés, connus. Bref, voter pour une "marque politique" rassure. tant que ces barrières mentales existeront, rien ne changera. Les encouragements (voir les félicitations) seront là, bien sûr, mais les votes non. Changer de classe politique nécessite aussi un changement des réflexes électoraux. Mais là, ce n'est malheureusement pas gagné.
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | samedi, 10 décembre 2005
> Rajeunir le PAF ?
LIVE AND LET DIE
Il faut accepter de laisser mourir le monde ancien. Le "système vieux" tel un software boursouflé ne cesse de planter, on rajoute des patchs correctifs mais cela ne sert à rien. On nous propose le TCE comme une nouvelle version de windows : lourd, inutile, verouillé par les lobby. Il faudra accepter un jour de reformater le disque dur et installer un nouvel OS démocratique.
Linux c'est pas mal ;-)
IMAGINE
Imagine there's no countries,
It isn't hard to do,
Nothing to kill or die for,
No religion too,
Imagine all the people
living life in peace...
You may say Im a dreamer,
but Im not the only one,
I hope some day you'll join us,
in the world as one.
Ecrit par : ~laurent | samedi, 10 décembre 2005
Lech Walesa a felicite hier les francais sur canal plus d avoir dit non a la "Constitution europeenne", en obligeant tout le monde a repenser l avenir.
"reformater le disque dur et installer un nouvel OS démocratique"
la metaphore est belle car le taux d equipement en ordinateur augmente.
Mais recherchons des images encore plus simple a comprendre par tout le monde:
DROIT DE VOTE POUR TOUS LEUR EUROPEENS, POUR TOUTES LES ELECTIONS QUELQUE SOIT L ENDROIT , OU ILS HABITENT. > Cela ne changera quasiment rien dans les rapports de force politique, mais cela obligera les politiques a nous REPARLER D AVENIR au lieu de nous parler d histoire (coloniale) comme en France ou de redevenir "patriotes" allemands, donc anti-francais. A qu il serait bon que Sarcosy fassent de la propagande aux Hongrois pour s installer en France plutot qu en Autriche et que les partis de Mme Merkel et de Messieurs Schilly et Schröder redeviennent Kantien et se referent d abord a la Diginite de l Homme plutot que de livrer leur citoyens d origine arabe a la CIA pour interrogatoire et torture en Afgahnistan.
Ecrit par : unionsbuerger | samedi, 10 décembre 2005
Tout cela est d'une hypocrisie sans nom. Parce que l'Europe est vieillissante, exsangue, vous souhaiteriez faire rentrer des pays très peuplés, mais pauvres (Turquie) ou la main d'oeuvre coute 1/4 de ce qu'elle coute en France pour pouvoir payer vos retraites ou garder votre train de vie.
Ou sont donc passées les 'belles conceptions' de l'Europe solidaire, égalitaire pour tous ?
l'aveu est cuisant...une fois n'est pas coutume !
Ecrit par : atomic kiten | samedi, 10 décembre 2005
Réponse a Nonmacher concernant la TVA:
- Vous avez la mémoire très courte vous, voir même sélective ,quand ca vous arrange, pour défendre le Rosbeef avarié de l'Europe . Chirac n'a il pas défendu son programme en 2002 sur le thème de la baisse de la TVA des restaurateurs ? faites donc un petit exercise de mémoire .... je sais c'est dure , vous avez du mal ....mais l'effort paye toujours.
Bruxelles met son bémol donc à ce qui donnerait un bol d'air aux restaurateurs et à l'emploi en France dans ce secteur en particulier ! Mais à quoi sert le président de la république en France si il ne peut bouger un pouce sans baisser son froc devant le parterre de la Commission ? a quoi bon aller voter pour les legislatives ? A quoi bon élire des représentants au niveau national ?
Bien sûr que la France doit sortir de l'Europe. C'est EVIDENT. Vous ne restez pas dans un sépulcre et une logique mortifère de rêverie à 2 balles pour mettre à l'aise vos idées d'Europe, d'Universalisme BIDON, quand le pays va droit dans le mur. C'est criminel !
Proposer quoi ? Mais c'est aux élus auxquels je donne le pouvoir en mettant un bulletin de vote dans l'Urne à le décider , à le conceptualiser pour moi. Cela se nomme la démocratie tout simplement cher ami. C'est un vieil héritage de 1789 il parait...
Il vous faut revoir les Institutions Françaises et la manière dont fonctionne notre pays depuis 1000 ans avant que de nous faire la leçon sur ce que vous ne maîtrisez manifestement pas : l'Europe ! - j'en veux pour preuve le raccourci sur le site propagandiste de la Commission que vous proposez. Si vous avez queque chose d'autre à proposer que ce torchon d'ineptie de l'organe executif de l'UE, nous somme prenneurs ...vraiment !
Ecrit par : atomic | samedi, 10 décembre 2005
> Atomic, UnionsBuerger et tous les autres
En lisant entre les ligne de ce que chacun écrit nous sommes tous impatient de mettre en pratique autre chose. J'aime particulièrement la conclusion d'atomic qui est de reconnaitre que tout commence avec la démocratie.
Nous n'avons pas aujourd'hui de fonctionnement réellement démocratique. Inventons effectivement ce parlement de l'Europe ouvert au citoyens, un parlement de 100 000 blogs (rédaction d'un article à venir), ensuite laisson la démocratie se faire ...
Ecrit par : ~laurent | samedi, 10 décembre 2005
Laurent,
Un parlement de 100000 blogs ? Et quelles seraient les règles démocratiques ? Ceux qui ont le plus d'audience ont le même pouvoir que ceux qui n'en ont pas ? Parce qu'alors, on retombe sur le même problème, DSK ou Juppé font bien partie des scores d'audience les plus élevés...
Et les pauvres, on leur fournit un blog aussi ? Les illettrés ? Qui représente les Roumains les plus pauvres, qui n'ont ni eau courante ni électricité ?
Ce n'est pas en augmentant indéfiniment le nombre de parlementaires que l'on construit une démocratie plus juste, c'est en augmentant sa représentativité. En France, par exemple, il y a 5 millions de chômeurs soit 12% grosso modo de la population. Il faudrait donc que 12 % des blogs français leur soient réservés en sachant bien que la plupart d'entre eux n'a pour seul objectif principal que de trouver un "quignon de pain" après le 15 du mois ? Tu les représenterais, toi ?
Tu baignes dans l'irréalisme, parfois... Si un blogueur comme toi ou Versac en venait à représenter ces pauvres, sa légitimité serait-elle supérieure à celle des parlementaires actuels ?
Sur l'Internet comme ailleurs rien n'est gratuit. Le gratuit n'est qu'une illusion. Qui financerait un tel fonctionnement ? N'es-tu pas en train de confondre exercice politique et liberté d'expression ? Les blogs et l'Internet ont constitué, c'est vrai, un espace de débat fantastique mais en faire un lieu de pouvoir reviendrait à faire tendre l'Internet vers la sphère politique actuelle : réseaux sécurisés, corporatismes, et langue de bois. Le Front National représente 18% des électeurs en France, auraient-ils 18 % des blogs ? Si tel était le cas pourquoi n'est-ce pas le cas aujourd'hui à l'Assemblée nationale ?
Il ne faut pas oublier que l'Internet n'est qu'un moyen de communication même si c'est le plus rapide. À lui aussi s'applique la Loi et à lui aussi s'appliqueraient les codes électoraux...
Ecrit par : José | samedi, 10 décembre 2005
> Tu baignes dans l'irréalisme, parfois... Si un blogueur comme toi ou
> Versac en venait à représenter ces pauvres, sa légitimité serait-elle
> supérieure à celle des parlementaires actuels ?
Plus sérieusement, tu es chomeur, tu as un blog, ... donc on ne peut pas dire que ce système ne serait pas représentatif. Si on regarde la sociologie de l'assemblée nationale, on retrouve une tres tres mauvaise représentativité : des enarques, des habitant du 7eme arrondissement de paris, des médecins, ... et pas beaucoup de chomeurs breton du sud de la france ;-)
Donc toi perso tu préfère quoi ?
PS : je ressents comme un peu d'amertume qlq part, me trompe'je ?
Ecrit par : ~laurent | samedi, 10 décembre 2005
Laurent,
Non, non, mon ami Laurent je ne ressens pas d'amertume particulière (pas envers quelqu'un en tout cas) et à aucun moment je n'entendais mettre en cause la probité de ta personne ou celle de Versac. Mais il est des évidences qu'il ne faut pas oublier tout simplement parce que l'on n'y est pas soumis. Avoir le temps de bloguer sans se préoccuper de son avenir immédiat est et restera pour encore pas mal de temps un luxe. Regarde tes statistiques et dis-moi, quel est le pourcentage de tes visiteurs qui viennent de leur lieu de travail ?
Oui, je suis chômeur et j'ai un blog, c'est vrai mais pour combien de temps encore ? Lorsque mon compte en banque sera vide, et ça ne saurait tarder, je disparaitrai probablement de la scène parce que mon blog, comme les moyens techniques de l'alimenter, sa mise en oeuvre, son logiciel, la connexion internet ne sont pas gratuits. Si mon blog était l'exercice d'un pouvoir je perdrais alors ce pouvoir. Mon association ne représentera plus rien ni plus personne si elle ne dispose pas des fonds nécessaires pour vivre. Toutes les plateformes de blog (je n'y suis pas car je préfère mon indépendance) commencent par proposer du gratuit pour ensuite proposer des services payants permettant des services de mises en avant, de diffusion supplémentaires et donc là on ne propose plus des services supplémentaires de confort mais des services supplémentaires qui rendent le service gratuit initial obsolète. Demande à Loïc Le Meur ou regarde plus récemment ce qu'est devenu Over-Blog... Les inégalités sont donc bien là aussi. C'est en ce sens que j'écrivais que le gratuit n'est qu'une illusion. On retombe donc dans le schéma classique actuel qui veut que, même sur l'Internet, il y a des favorisés. Une démocratie par l'Internet à partir des blogs ne serait donc pas égalitaire.
Les idées sont partout, les opinions aussi mais le moyen de les diffuser reste toujours discriminatoire, c'est ainsi. Lorsque tu cites Wikipedia comme exemple de sagesse des foules, tu as en très grande partie raison mais tu n'intègres pas dans le succès de Wikipedia les moyens financiers conséquents qu'il faut pour permettre cette expression. Que ce soit par mécénat est remarquable, comme pour certaines distributions Linux mais ce n'est pas gratuit. Et c'est cela qui pose problème. Parce qu'à partir du moment où ce n'est pas gratuit, soit on est soumis à ses propres contraintes financières, soit au bon vouloir financier d'autres.
La démocratie, à mon sens, ne s'améliorera pas sur un élargissement du nombre de "parlementaires" s'ils sont soumis aux mêmes règles de fonctionnement qu'aujourd'hui mais en la représentativité des proportions réelles de la population. Tous les modes de fonctionnement actuels comme les modes d'expression sont élitistes et corporatistes, c'est un fait, qu'on le veuille ou non et c'est ainsi sauf pour la violence (cf les émeutes ou soulèvements populaires). C'est le cas des partis politiques, c'est le cas de la presse, c'est de plus en plus le cas des entreprises, etc. La démocratie n'est bien souvent là que comme un leurre. Les blogs sont devenus un "phénomène" mais comme pour d'autres "phénomènes" tels que la bulle internet, ils seront probablement victimes de leur succès. C'est en ce sens là que je ne les imagine pas comme un exercice du pouvoir mais comme un moyen d'expression. La différence est fondamentale parce que dans le premier cas, tu as la capacité de concentrer les moyens d'influence (ce qui n'est pas souhaitable bien que ce soit le cas actuellement) alors que dans l'autre tu as les moyens de refléter la diversité des opinions. Si les blogs devenaient un exercice du pouvoir, on en restreindrait l'accès drastiquement.
Tu sais pertinnement que nous avons des visions assez proches de ce que nous aimerions atteindre, que nous faisons les mêmes constats et que nous menons très souvent les mêmes "combats". Que nous divergions sur les moyens pour ce faire est sain. Cependant et nous le savons aussi, c'est le manque de fédération de tous ces mouvements qui ne permet pas l'expression politique de tous ces mouvements citoyens. Jusqu'à aujourd'hui cette expression est encore seulement publique et non politique. Concevoir un système politique est beaucoup plus ardu que concevoir un mode d'expression parce que le système politique et ses institutions doivent s'entériner sur la durée, sur plusieurs décennies. Aujourd'hui, nous sommes en période de révolutions technologiques permanentes. C'est un système instable et seuls les "accros" ou professionnels de la technologie peuvent suivre le mouvement. Selon moi, on ne peut pas bâtir un fonctionnement politique sur une telle base. Combien d'internautes consultent encore des sites statiques aujourd'hui ? Quel pourcentage de temps les blogueurs passent-ils à consulter autre chose que des blogs ?
Si les blogs viennent à être supplantés par une autre forme de technologie, qu'adviendra-t-il de ceux qui s'y seront mis sur le tard et qui auront déjà le plus grand mal à s'adapter à la technologie ?
Là où je veux en venir c'est que l'on ne peut pas bâtir un système réellement démocratique sur la technologie la plus à la pointe parce que par définition elle est instable. Linux est à la pointe et libre certes, mais quel pourcentage de foyers équipe-t-il en dehors des informaticiens ou passionnés ? La démocratie est intemporelle, universelle. L'expression démocratique consiste à donner les mêmes moyens à tous sinon elle est élitiste. Se battre pour démocratiser la technologie est un beau combat mais pour moi ce n'est pas de la politique mais de l'entreprenariat. Et avant de donner les moyens d'exercice démocratique au plus grand nombre, ce qu'il faut surtout c'est lui donner les moyens de comprendre les tenants et les aboutissants du système actuel pour en reconstruire un autre.
Pour ce faire il existe deux méthodes : soit l'on révolutionne violemment, soit l'on investit le système de l'intérieur pour en prendre les rênes. On ne révolutionne pas un système politique par la technologie, les autorités chinoises l'ont très bien compris. C'est, et ce sera toujours, du moins à court et moyen terme, dans les urnes qu'on changera quelque chose. Et on ira plus vite encore si on se porte candidat autrement que seulement devant son écran...
Par contre, et je concluerai comme cela, on a bel et bien besoin de toutes les bonnes volontés et de toutes les bonnes idées pour avancer dans ce beau projet. Et ça, la technologie peut évidemment nous aider à les diffuser.
Ecrit par : José | samedi, 10 décembre 2005
Le système politique dont tu parles je commence à le visualiser. Comme pour le noyau linux : il doit être robuste et portable. Ce noyau serait composé du système d'assemblée et du système monétaire. Le reste, comme pour linux, seraient bâti au dessus.
Le système d'assemblée commence a être palpable avec les blog. Le système monétaire (cela va te plaire) placerait la variable humaine comme centre. Mais on reparlera bientôt, car cela se rapproche (ou intégre ton système de RME) : un systéme éthique dans ses fondement et "ultra libéral" aus dessus, une sorte de fusion entre le capitalisme et le communisme.
Je pense que le reset du système (monétaire) est une option (qui pourrait se produire sans que la souhaite) qui permet d'envisager de faire table rase du passé et de rebatir sur du neuf. Il est intéressant d'en débattre aujourd'hui pour être éventuellement prêt au cas ou
Ecrit par : ~laurent | samedi, 10 décembre 2005
Laurent,
Le système politique ne peut se fonder que sur la base du système existant. Dans l'évolution démocratique la limite (au sens mathématique) à atteindre est la démocratie directe. Il faut donc concevoir un système qui se place entre les deux. Si l'on reste raisonnable sans se perdre dans les rêves de l'utopie le système représentatif n'est pas si mauvais mais actuellement il souffre de deux énormes défauts : il n'est plus représentatif et plus contrôlable parce que quasiment autarcique. L'étape raisonnable que l'on peut espérer avec beaucoup de bonnes volontés est la suivante : une démocratie représentative consultative. C'est à dire que les élus, représentants, devraient soumettre les décisions concernant la vie quotidienne de leurs administrés à consultation populaire. Cette consultation n'aurait pas de caractère impératif (parce que parfois certaines décisions ne se révèlent justes qu'après leur application) mais par contre ces consultaions doivent être transparentes et publiques de façon à pouvoir "tracer" le comprtement de l'élu. Une amélioration supplémentaire consisterait en une consultation d'approbation à mi-mandat, elle non plus n'aurait pas de caractère impératif mais permettrait aussi d'évaluer le sentiment général. Sur un mandat municipal, cela permettrait déjà de tirer une sorte de bilan "politique populaire" de l'activité et de l'engagement de l'élu. Ceci devrait permettre une transparence de politique et de renforcer la capacité de sanction des électeurs à la prochaine élection sans enlever à l'élu la capacité d'exprimer ses grandes orientations. Par contre il serait tenu d'informer ses administrés sur l'évolution de son programme.
C'est toujours un sujet sur lequel je planche pour mon association...
Ecrit par : José | samedi, 10 décembre 2005
> josé
> Dans l'évolution démocratique la limite (au sens mathématique) à atteindre
> est la démocratie directe.
Les grec défendaient l'idée que la politique n'était pas l'affaire des profesionnels. Comment concilier cela avec le fait que les problème sont plus complexe a traiter ? Ni démocratie directe (qui ne marche pas) ni système actuel. On appel celà "extreme démocratie" sur le modèle du développement de logiciel ou le processus démocratique est pris en charge de manière directe par les citoyen, en nombre suffisant pour se partager la tâche. Les outils à développer doivent être robustes et simple d'accès.
Pour ce revenir a ce que tu dis entre 570 député français et 40 millions de français on trouve 100 000 blogs. Mais comme je disais on en reparle dans quelques jours ...
Quand au présuposé que le système doit préserver le système actuel, je le voudrai bien. Seulement ou que je regarde je le vois se fissurer à grande vitesse ... il faut aller vite avant qu'il ne soit trop tard : inventer le système d'après. Si la réforme était possible elle aurait déjà eut lieu !
Ecrit par : ~laurent | samedi, 10 décembre 2005
Laurent,
La bonne question à poser, c'est pourquoi un mec tel que moi ne s'est pas encore tourné vers l'action violente dans le système actuel... Alors lorsque ça aura lieu, on fera quoi ?
Qui destituera-t-on ? Tu sais, Laurent, tu me parlais d'amertume... Moi je ne parle pas d'amertume mais de colère, alors on fait quoi pour la contenir cette colère ?
Toi ? Christophe ou Daniel ? Elle est où votre colère ?
Tu sais, Laurent, crois-tu sincèrement que j'hésiterais à me révolter contre ceux qui ont des richesses qui suffiraient à donner à manger à nos pauvres ?
Bien sûr que je suis en colère, y compris contre ceux qui prétendent inventer un système où seuls ceux qui sont installés confortablement peuvent attendre le bon vouloir des institutions. Cela fait des années que je dis que notre système est instable, qu'il ne saurait tarder à imploser... Les blogs ne sont qu'un moyen d'entériner ce processus. Ce que je demande c'est que se constituent des organes représentatitfs de ceux qui n'ont rien ou si peu et ce que je constate c'est que ceux qui ont s'en désintéresent parce que ça dessert leurs idées...
Moi je me bats pour ceux qui ont moins que moi... Jusqu'à quand ? Seuls ceux qui ont réellement envie de démocratie le diront, pas toutes nos élucubrations qui ne donnent à manger à personne...
Ecrit par : José | samedi, 10 décembre 2005
José,
Où est ma colère? Nulle part je pense. C'est bien là tout le problème. A la différence de Laurent, je ne crois pas aux révolutions. Elle ne servent qu'à remplacer des hommes par d'autres hommes qui auront un moment ou à un autre à faire face aux mêmes "raisons d'Etat". Pas plus tard qu'hier soir, on m'a demandé d'être directeur de campagne pour les prochaines municipales. Le candidat est intéressant, il semble avoir des idées et n'est affilié à aucun parti. Tout devarit me pousser à dire oui. Le seul truc est que j'ai déjà vécu cette situation avant de passer de l'autre côté du miroir et que tu as beau avoir le meilleur candidat, le meilleur programme (un truc de fonds avec un vrai projet), les électeurs gardent toujours au final leurs réflexes partisans. C'est tellement plus commode. S'il y aurait des choses à changer dans la classe politique, dans le lien entre citoyens et politiques, oui, mille fois oui. Mais si les politiques doivent changer, les électeurs aussi. A eux aussi de prendre le risque de voter pour quelqu'un qui n'est pas rattaché à une formation politique traditionnelle. Et là, ce n'est pas gagné, malgré tout ce que l'on peut en dire. A l'échelle locale, fais le test: que demandent la plupart des gens? Une vision d'avenir? Parfois, oui. Mais le plus gros du temps des trucs aussi passionnants que la remise en état d'un pavé déplacé dans le trottoir, le déplacement d'un container à verre, un contact pour faciliter l'entrée du petit dernier à la crèche, etc.. Bref, rien qui ne me donne envie de dire oui. De la colère, je n'en n'ai (malheureusement) pas ou plus. Mon humeur du moment: juste une grosse fatigue de voir des gens parfois incompétents s'accrocher, d'autres beugler sans avoir la moindre idée, ou d'autres encore avoir des idées mais refuser de les défendre au moins à leur échelle. Plus simplement le sentiment de vivre dans un grand cirque qu'il est plus soutenable de regarder avec un minimum de recul, d'autant que, comme tu le sais, je n'ai pas l'âme d'un militant. Maintenant, je vois mal comment on évitera un grand clash social et civil dans les prochaines années. Reste à savoir pour en faire quoi. C'est en fait là ce qui m'inquiète le plus.
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | samedi, 10 décembre 2005
Christophe,
Je sais bien qui tu es et ce pour quoi tu te bats ici. Je sais bien que tu cherches à ta manière à éviter le clash cicvil que tu évoques mais je sais bien aussi que ton rôle, que je ne conteste pas, sera d'en être l'observateur.
Mais moi ce que je sais, c'est que j'ai de plus en plus de mal à tenir les gens qui subissent les contrecoups de notre société. J'ai de plus en plus de mal à faire en sorte qu'ils partent vers les extrêmes et je le vis tous les jours avec les adolescents...
Tu te souviens comme moi avoir été tenté jeune vers ce genre de mouvements. Tu sais aussi qu'en mûrissant on en est revenu vers des réflexions plus constructives. Aujourd'hui le phénomène s'inverse, c'est à dire que les ados trouvent nos exercices trop mûrs et qu'ils se tournent vers des mouvements destructeurs... Comment je peux faire pour les en dissuader ?
J'ai essayé de faire en sorte que mais personne ne me croit... J'ai essayé d'interpeller les députés et les responsables mais on me prend pour un illuminé... Oui, je sais que je ne suis pas le seul... Mais combien de tempàs tiendrai-je ? Comme toi ? J'ai eu le tort de croire en le bon vouloir de la société comme j'ai le tort de croire que c'est avec des gens comme nous que le monde évoluera... Alors bien sûr que je suis en colère Christophe et pas contre toi mais contre tous ceux qui assietent au phénomène et qui ne demandent qu'une chose c'est que cela explose en espèrant se repaître des dégâts collatéraux...
Les émeutes de banlieues n'ont rien amené si ce n'est contenir cette colère par un couvre-feu...
Et moi, pendant ce temps je continue à expliquer à nos ados que la violence n'est pas la bonne solution...
Jusqu'à quand ?
Allez zou, il faut me pardonner ces mouvements d'humeur... Je ne sais plus quoi faire parce que je ne sais plus quoi leur dire, à eux... Mais ça me passera.
Demain je saurai leur expliquer qu'on aura essayé.
Ecrit par : José | samedi, 10 décembre 2005
PS; lorsque j'ai écrit te souvenir avoir été tenté par ce genre de mouvements je pensais à notre instinct naturel adolescent de rébellion... Ce n'est pas clair dans ce que j'ai écrit.
Ecrit par : José | samedi, 10 décembre 2005
José,
Tu l'as dit je ne suis et ne serai qu'un observateur. Maintenant, j'avoue ne pas trop voir comment éviter le clash et quel dialogue tenir à ceux qui sont au bord de franchir la ligne jaune. Tout comme je ne peux me réjouir d'entendre des appels à la révolution. Si elle doit avoir lieu, je me fais aucune illusion. Ce n'est certainement pas le citoyen lambda qui en profitera. Quant au qualificatif 'd'illuminé', cela ne me surprend pas. Prends l'exemple de la constitution. Quelques années en arrière, de grands débats avaient été menés en France. toute la classe politique y avait participé. Chouette se disait-on, nos élus vont dialoguer avec le bon peuple. La classe politique en était sincèrement fière. A ceci prêt que le dialogue ne fut à chaque fois qu'un triste monologue d'1H50 avec, pour la forme, 10 petites minutes consacrées à des questions réponses avec le "public". Tu avais beau leur dire à l'époque que cette façon de faire était absurde et contre-productive mais il te regardaient de haut en t'expliquant que ta remarque était absurde: le simple fait d'avoir un gentil public signifiait pour eux avoir établi un dialogue démocratique et citoyen. Aujourd'hui c'est pareil. un élu se pointe chez madame Michaux, voit deux-trois de ses copines et a tout pigé des problèmes d'un quartier. En plus il est persuadé d'être super proche des gens. Top.
Christophe
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | dimanche, 11 décembre 2005
Christophe,
Nous savons tous deux être d'accord là dessus... ;-)
Ecrit par : José | dimanche, 11 décembre 2005
> José
(j'arrive avec un peu de repard)
Colère ? Je n'en ai pas. La colère est une mauvaise réponse quelque soit le problème. Comme christophe, moi et beaucoup d'autre nous avons appris a dépasser cette colère et commençons à agir (sinon nous ne serions pas là a dialoguer un samedi soir sur ces sujets).
Révolution ? je ne suis pas un promoteur de la révolution. Disons que je ne suis dans cette affaire qu'un scientifique qui ne dit que le prochain tremblement de terre risque d'être violent (ou en revient à la colère). La révolution va avoir lieu, rendons la moins violente.
Nous (chritophe, josé, moi et tous les hommes de bonne volonté) savons maintenant que nous n'avons pas le choix que de se serrer les coudes et d'avancer ensemble. C'est clair ça fout parfois les pétoche de regarder en face le désastre annoncé mais il faut dépasser cette colère cette peur. Nous sommes en quelques sortes de vigies et notre role est de faire avancer la caravane vers des zones plus calmes, plus prospère ... je pense que l'on a pas le choix.
Ecrit par : ~laurent | dimanche, 11 décembre 2005
Laurent,
C'est, je crains, le rôle qui nous attend : adoucir cette révolution... Pourtant, je sais aussi avoir averti nombre de fois de la situation pré-révolutionnaire dans laquelle nous sommes. Allez zou, vite, vite, que l'on change de système. ;-)
Ecrit par : José | dimanche, 11 décembre 2005
Qu'il est bon de retrouver cet espace de démocratie européenne, où la pertinence de l'analyse renvoie au grand silence des médias traditionnels. Sans doute parce que tout système est conservateur par essence, pour se préserver.
A nous de prendre le pouvoir, par le leadership et la mise en place de nouveaux réseaux. Notre classe d'age, large de trenta à quinqa en passant par quadra, possède un avantage "structurel" sur les fossiles aux manettes : la maîtrise de l'anglais et des NTIC. A nous de nous servir de cet atout majeur pour créer et développer de nouveaux réseaux visant la réforme avec l'utilisation de l'intelligence collective.
A nous de lier et relier encore et encore, ces consciences éveillées que nous sommes (et ne nous sommes pas bien nombreux) pour faire émerger une nouvelle gouvernance
Il n'y a pas à dire "nous devons prendre un virage" : prenons "le virage". Ici et maintenant. Bifurquons, transformons, maintenant. Par nos choix, nos actes, les chemins que nous créerons. Il faut continuer de penser, évidemment. Et s'appliquer à bien penser. Mais aujourd'hui le véritable enjeu n'est plus là : il est d'agir la pensée.
Ce blog et ces articles y particpent sans nul doute. Merci.
Ecrit par : Héloïm | dimanche, 11 décembre 2005
Heloïm,
merci :-)
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | dimanche, 11 décembre 2005
> Christope
Champagne :) ... avant de prendre le virage ;-)
Ecrit par : ~laurent | dimanche, 11 décembre 2005
Et bien comme quoi un petit coup de colère peut avoir bien des effets...
Je ne bois pas de champagne, moi... Je peux avoir un pastis ? ;-)
Ecrit par : José | dimanche, 11 décembre 2005
> José
sert toi ... de toute façon c'est christophe qui rince, moi je prends quelques gateaux salé et des olives ;-)
Au fait tu le publie quand ton article sur le Revenu Minimum d'Existence ? J'ai un article lié qui concerne la banque éthique qui devrait parler de la même chose :
"Un système vertueux et stable doit incorporer une boucle de correction sociale dans ses fondements. Ce ne sont pas le travail des entreprises que de faire du social. L’état central semble incapable de la prendre en charge (ça semble ne pas marcher), on en revient à la banque."
"Une banque centrale (mondiale ?) qui emetterait une monnaie dont l'actif (la contre valeur) serait un mix de capital "humain" et de capital "physique", par exemple l'immobilier serait ..."
Ecrit par : ~laurent | dimanche, 11 décembre 2005
Laurent,
Mon article est déjà en ligne mais sur une des sections de mon association et non sur mon blog personnel, c'est joignable ici : http://intra-muros.laecite.org/index.php/intramuros/suite/supprimer_le_chmage_ma_proposition_le_rec_ou_revenu_dexistence_collective/
Tu sais, Laurent, le site de mon association est autrement plus vaste que mon simple blog personnel. ;-)
Ecrit par : José | dimanche, 11 décembre 2005
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