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samedi, 11 février 2006

ISLAM-EUROPE: AU-DELA DES "CARICATURES"....

L’affaire des «caricatures» continue de provoquer des incidents diplomatiques, des manifestations, des agressions, des mots d’ordres de boycotte : les ambassadeurs danois et norvégiens quittent l’Iran et l’Indonésie à la suite de menaces…Des fonctionnaires et des experts européens qui gèrent sur le terrain le milliard d’euros accordé annuellement par l’Union européenne sont agressés, menacés, insultés…Et des manifestations, plus ou moins bien «encadrées», mais jamais spontanées continuent à faire des morts et des blessés…. Dans ce contexte de «guerre des civilisations» ou plutôt de «guerre des ignorances», il est logique que cette histoire de caricatures fasse  l’objet d’un débat au Parlement européen, cette semaine à Strasbourg. Intitulé le «droit à la liberté d'expression et au respect de la foi religieuse», ce débat sera ouvert par des déclarations du Conseil et de la Commission et ne comprendra, en principe, que des interventions des porte-parole des  groupes politiques.

 

Pas de surprise en perspective, si l’hémicycle ne devient pas lui-même un théâtre de provocations : Tout déjà n’a-t-il pas déjà  été dit ? Le président du Parlement européen, Josep Borrell, a rappelé dans un communiqué que «l'Union européenne défend les valeurs sur lesquelles elle repose». L'une d'entre elles, la liberté d'expression a ses limites en ce qui concerne «le respect des croyances religieuses et les sensibilités culturelles des autres». Dans le même temps, le président du Parlement a condamné énergiquement le recours et l'incitation à la violence «contre des biens et des personnes de l'Union européenne et l'instrumentalisation de ces publications en vue d'attiser des réactions violentes». Lors  de la dernière réunion à Bruxelles du bureau de l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne (APEM) qu'il préside également, Josep Borrell a déclaré : «Le dialogue, la coopération et le respect mutuel constituent les piliers de notre Alliance de civilisations et les seules voies à suivre pour combler les différences entre les parties». Il a souligné «l'importance de l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne en tant que ‘forum pour un dialogue constructif entre les parties’». Pour sa part, la présidente du Conseil de l’Union, Ursula Plassnik, a demandé à Javier Solana, Haut Représentant pour la politique étrangère et la sécurité commune, d’assister à la Conférence islamique, à Jeddah (Arabie Saoudite). Il devrait discuter avec l’Organisation de la Conférence islamique des moyens les plus adaptés pour réduire les tensions qui se sont manifestées un peu partout dans le monde islamique suite à la publication de caricatures du Prophète Mahomet dans certains journaux en Europe.

 

Le Chancelier fédéral autrichien et Président du Conseil de l'Union, Wolfgang Schüssel, s'est, quant à lui, déclaré «choqué» par les dessins diffusés sur la page d'accueil d'une organisation d'immigrés musulmans (Arab-European League) basée à Anvers, ainsi que par l'appel du journal iranien Hamshari en faveur de l'organisation «d'un soi-disant concours de caricatures sur le thème de l'Holocauste et ayant pour seul objectif de caricaturer la souffrance du peuple juif». «Je demande à ce que la spirale des provocations et offenses réciproques prenne fin. Ni les caricatures de Mahomet, ni la négation de l'Holocauste n'ont de place dans un monde où la cohabitation des cultures et des religions devrait être empreinte de respect», a déclaré Wolfgang Schüssel. Le Chancelier autrichien a d’autant plus regretté les caricatures négationnistes  publiées sur la page d'accueil du site de la Ligue arabo-européenne (Arab-European League, AEL), qu’elles ont été reprises par le quotidien conservateur autrichien Die Presse… Tout cela à un moment où les plus hautes autorités iraniennes  persistent à qualifier de «mythe» l’Holocauste et à réitérer leur volonté de «détruire Israël» en préparant ostensiblement de quoi fabriquer une bombe atomique…

 

«Nous ne recherchons pas le choc des cultures, mais la paix entre les différentes cultures. J'en appelle à la responsabilité de tous - hommes politiques, représentants des religions et médias - afin que tout soit mis en oeuvre pour que compréhension, respect et dialogue priment sur toute velléité de confrontation», a conclu le président en exercice l'Union.

 

Liberté, responsabilité, respect : ces sont les trois pointes du triangle d’or de la sagesse et de la raison. Mais tout le monde n’a pas le même sens de la sagesse et de la raison et n’a pas les mêmes intérêts au triomphe de l’une et de l’autre… Et personne ne sait comment enrayer cette spirale internationale des provocations et des offenses réciproques. C’est psychosociologique, mais c’est aussi et surtout très politique…L’Europe a ses valeurs. Qui excluent la charia. Un constat s’impose, en l’état : les appels à la raison sont plus le fait de dirigeants de pays dits «occidentaux» et des organisations européennes  que de leaders de gouvernements dits arabo-musulmans. Ce sont des gouvernements qui, sous l’influence des Frères musulmans et des conseils islamiques, ont transformé cette affaire de presse un peu stupide en «Affaire(s) d’Etat(s)». Le gouvernement danois n’est heureusement pas responsable de ce que publie ou ne publie pas la presse danoise. Les régimes dans lesquels cette confusion se fait se nomment des «dictatures». Sur ce point là, aucune concession n’est possible. Il est intéressant de noter qu’au cours de la même session,  le Parlement européen va sans doute exiger que tout accord international signé par l’Union comporte un volet «droits de l’Homme» : la liberté de la presse, donc, d’informer, d’être informé, la liberté d’opinion et d’expression, en font partie… même si «liberté» doit toujours rimer avec «responsabilité».

 

Daniel Riot est journaliste

 

Pour replacer cette affaire des «caricatures» dans son contexte «historique», quelques rappels…

Commentaires

Mais, mon cher daniel, ne va-t-on pas simplement passer du mythe du choc des civilisations qui n'a jAmais existé à simplement un choc de valeurs ?????


Comme disait le savoisien Joseph de Maistre, que vous connaissez sans doute mieux de moi, filiation oblige, "Le glaive de la justice n'a pas de fourreau" et ici quoi qu'il arrive, la justice des religions est aveugle !

Ecrit par : Alsator | samedi, 11 février 2006

Cher Alsator, mes relatiosn avec de Maistre n'ont rien de filiales..Mais il, est vrai que c'est un auteur que je fréqente...Il m'est très utulie comme "feu rouge"... Un jour je raconterai peut-être cette ITW que j'ai faite avec un gand écrivain itaien qui avait nombre de livres de de Maistre sur sa table de travail ... L'intelligence n'a rien à voir aveoi ave les sausissons (que j'adore)...

Ecrit par : daniel | samedi, 11 février 2006

Bonjour, M. Riot.

Toute l'affaire des caricatures de Mahomet a été manipulée par les gouvernements arabo-musulmans. Mais elle a eu le mérite de révéler à la face de ceux qui en doutaient encore ce que cherchent à créer en France, patrie de Voltaire et de Rousseau, des hommes comme les représentants du CFCM, de l'UOIF et, bien sûr, du MRAP (je parle de ceux qui se sont ralliés à Mouloud Aounit et non des militants de cette association hostiles au tour que prend depuis quelques années cet organisme qui, soit-disant, milite contre le racisme et ne fait pourtant que l'exacerber.)

N'est-il pas inquiétant de voir l'abîme se creuser de plus en plus entre la base (de droite ou de gauche, peu importe) et les hommes politiques, pour ne rien dire des médias ? Je trouve en ce qui me concerne particulièrement choquant que les organismes de gauche qui n'ont pas hésité à vilipender l'article 4 de la loi du 23 février 2005 n'aient rien fait pour faire barrage aux intégristes religieux (musulmans bien sûr mais aussi juifs en la personne de M. Sitruk et de ses séides et bien entendu catholiques intégristes style "lefebvristes") en cette affaire.

En lieu et place, M. Strauss-Kahn, pour ne citer que lui, s'est déclaré "troublé" ... par la stratégie de campagne du couple Hollande-Royal. On est bien tristes pour lui mais enfin, disons les choses comme elles sont : la majeure partie des Français, de toutes sensibilités politiques, s'attendaient à autre chose de la part d'un homme qui se voit déjà en président de la Vème république ! Une fois de plus, c'est M. Sarkozy qui a remporté la manche en affirmant que, à l'excès de censure, il préférait l'excès de caricatures.

La France n'a de leçons à recevoir de personne en matière de politique religieuse. Et il est inadmissible et horriblement choquant de voir la gauche, qui porte (et c'est tout à son honneur, je tiens à le souligner) toute la responsabilité de la loi de 1905, se détourner de cette valeur qui fit sa gloire pour mettre un genou en terre devant des dictateurs religieux.

On peut appréhender non seulement 2007 quand on voit cela mais aussi l'avenir pour nos enfants. En ce qui me concerne, personne ne me dira jamais ce que je dois penser, écrire ou dire en matière de religion. Je crains fort que nous n'allions en effet vers un authentique et très violent choc des valeurs Occident-Moyen Orient dont la Syrie, l'Iran et la Palestine (sans oublier Israel) porteront la terrible responsabilité aux yeux de l'Histoire.

Cordialement.

MDV

Ecrit par : MDV | dimanche, 12 février 2006

Soyons sérieux!

La liberté s'arrête ou commence celle des autres. Une caricature bête et méchante ne vaut pas la peine de réagir, mais elle froisse quand même surtout lorsqu'apparait, sous prétexte de liberté d'expression, des schéma simplificateurs bien ancrés (Islam=terrorisme, pas de liberté d'expression, Charia = soumission des femmes, peines cruelles...).

Et surtout, si l'on avait réfléchi un peu au contexte politique actuel, on aurait évité de donner une arme puissante aux islamistes radicaux qui n'en demandaient pas tant. Si au lieu de se vautrer dans un complaisance envers le tout-critique on réfléchissait un peu que la meilleure lutte contre les extrémismes était l'éducation... on aurait de quoi s'occuper! Mais c'est du travail, en avons nous le courage?

Pour répondre au lecteur précédent, je pense que notre culture n'est 'menacée' que dans la mesure ou elle s'enferme dans ses rites et ses dogmes et oublie de regarder par dessus ses murailles. La connaissance d'autres culture est enrichissante, surtout si elle est poussée et même si on n'est pas d'accord sur tout!

Pour ma part, j'ai toujours travaillé en terre d'Islam, ce qui ne m'a pas sorti de mon "agnostisme d'éducation chrétienne", mais j'ai souvent apprécié la spiritualité de ceux que j'ai rencontré.

Cordialement,

Ecrit par : Lionel Seydoux | dimanche, 12 février 2006

Bonjour, M. Seydoux.

Les caricatures ont été publiées fin septembre 2005. Les imams danois intégristes qui ont entrepris une série de visites dans les pays arabes ont glissé parmi ces 12 dessins originellement peu offensants une caricature représentant leur propre prophète sous des traits porcins. S'il n'y a pas là désir arrêté de déclancher un conflit avec l'Occident, qu'est-ce que c'est, selon vous ?

Si je vous comprends bien, sous prétexte de la poudrière du Moyen-Orient, ici, en France, "on n'aurait plus le droit de se moquer de l'islam et du judaïsme ? "Notre liberté s'arrête où commence celle des autres", dites-vous. Vous estimez donc que ces malheureux entretenus dans l'ignorance par des gouvernants et des religieux arrivistes sont "libres" ?

Votre vison de la liberté n'est pas la mienne. Vous me permettrez de ne pas la partager.

Par contre, là où je suis entièrement d'accord avec vous, c'est quand vous écrivez :

"La connaissance d'autres culture est enrichissante, surtout si elle est poussée et même si on n'est pas d'accord sur tout!"

Il semble malheureusement que, dans ce cas-là, ce soient les pays de tradition arabo-musulmane qui ne sont pas d'accord avec vous. Ils viennent une fois de plus de le démontrer avec éclat et arrogance. Quant à moi, croyez bien que je ne demande qu'à partager avec tous ces gens-là non seulement mes opinions religieuses mais aussi ma laïcité et ma vénération pour cette liberté d'expression que défendit si bien un Voltaire.

Et je ne dois pas être la seule en France et en Occident à penser ainsi.

Cordialement aussi.

Ecrit par : MDV | lundi, 13 février 2006

Affaire des caricatures
Entre liberté d’expression et hypocrisie
Finalement, c’est peut être aux musulmans de s’excuser de ne pas avoir été assez « modernes » et assez respectueux de la « liberté d’expression » après la publication de 12 caricatures très insultantes pour le Prophète de l’islam, Mohamed (QSSSL). A lire et à entendre les commentaires de certains hommes politiques occidentaux (italiens en particulier), journalistes et patrons de presse à propos des réactions dans les pays musulmans contre ces caricatures, il semble bien qu’il nous est demandé à nous de présenter nos excuses au « monde civilisé » qui, semble-t-il, a été offensé et offusqué par notre réaction «barbare et arriérée» ainsi que par notre «profonde ignorance» des principes de la liberté d’expression en vigueur dans l’Occident avancé et émancipé.
Si nous avons bien compris la leçon : insulter, exprimer son racisme, provoquer plus d’un milliard de musulmans, en caricaturant notamment le Prophète de l’Islam avec un turban en forme de bombe, cela s’appelle dans le jargon d’une certaine presse occidentale de la « Liberté d’expression ». Et crier sa condamnation des insultes cela s’appelle de l’ « Intégrisme ». La sacro-sainte liberté d’expression est menacée par les supposés fous d’Allah.
A ce niveau de l’appréciation des événements, il n’y a aucun dialogue possible avec ceux qui considèrent qu’insulter les autres constitue un droit inaliénable qui fait partie de leur liberté d’expression. Un principe fondamental, devenue une croyance indiscutable pour laquelle l’on se sent prêt à sacrifier pas mal de choses afin d’assurer sa sauvegarde face aux «forces extrémistes et obscurantistes» !
Non, il n’y a aucun dialogue possible avec ceux qui dénaturent la problématique en orientant le débat vers l’interdiction faite aux musulmans de représenter les prophètes (pas seulement Mohamed – QSSSL) au lieu d’avouer que les thèmes des caricatures sont une véritable offense aux croyances de plus d’un milliard de musulmans.
A défaut de pouvoir dialoguer, il est par contre possible de rappeler à certains médias occidentaux, épris de « liberté », que leur pratique de la « liberté d’expression » n’est pas si totale qu’ils le prétendent, et que bien des tabous subsistent et ne peuvent êtres abordés sous peine de disparaître complètement de la scène médiatique.
Il existe une infinité de sujets que les médias occidentaux ne peuvent ni aborder ni même se permettre d’ouvrir leurs colonnes à ceux qui osent défier l’ordre établi et taquiner certaines lignes rouges.
Dans un article, publié le 4 février 2006 dans The Independent et signé par le journaliste britannique M. Robert Fisk, il est rappellé que la liberté d’expression n’est pas illimitée en occident. Intitulé « Ne soyez pas dupes, ceci n'est pas une question de l'Islam contre la laïcité », l’article explique aux lecteurs britanniques la gravité d’avoir caricaturé le Prophète de l’Islam, et démontre le degré d’hypocrisie des médias occidentaux qui se sont offusqués de la réaction des musulmans contre les caricatures. Pour lui, les caricatures « n’avaient d’autre but que de provoquer » et qu’elles étaient « si outrageuses, qu’elles ont provoqué une réaction ».
L’auteur rappelle aussi comment il y a « plus d’une décennie » un film appelé « La dernière tentation du Christ » de Martin Scorsese a choqué les chrétiens du monde entier et provoqué une vague de réprobation au point où des salles cinéma ont été incendiées à Paris ( 01 mort officiellement) et dans d’autres villes du monde.
A propos de la leçon de « liberté d’expression » donnée au monde musulman, Robert Fisk se dit étonné de la réaction de l’Union Européenne qui « clame pompeusement qu’elle ne peut contrôler la liberté d’expression et la liberté de la presse ». Pour les besoins de la démonstration, Robert Fisk va plus loin en expliquant que les journaux auraient été traités d’anti-sémites si les caricatures montraient un rabbin avec une kippa en forme de bombe sur la tête.
« En outre, explique-t-il encore, dans quelques nations européennes – comme la France (loi Gayssot, ndlr), l’Allemagne et l'Autriche - il est interdit par la force de la loi de nier des actes de génocide. En France, par exemple, il est illégal de dire que l'holocauste juif ou arménien ne se sont pas produits ».
Robert Fisk estime en conclusion que les pays occidentaux ne peuvent pas continuer à « exercer des restrictions politiques pour prévenir des écrits révisionnistes relatifs à l’holocauste, et évoquer en même temps la laïcité lorsque les musulmans s’opposent à nos provocantes et insultantes images du Prophète ».
En effet, de quelle « liberté d’expression » s’agit-il quand des historiens sont systématiquement poursuivis en justice lorsqu’ils tentent de vérifier l’authenticité de tout ce qui a été dit en ce qui concerne l’holocauste ?
Ce qui demeure par contre certain, c’est que le journal danois qui a publié les caricatures ainsi que d’autres de ses confrères européens qui l’ont relayé par « esprit de solidarité », se sont payés un sacré coup de pub qui leur a permis, par la même occasion, d’augmenter exponentiellement leurs ventes et leurs bénéfices. Comme cela a été le cas pour Charlie Hebdo qui a vu ses ventes atteindre 500.000 exemplaires grâce au numéro dans lequel ont été publiées quelques unes de ces caricatures. Quel bel «esprit d’opportunisme et de mercantilisme» de la part de ces grands et nobles chantres de la «liberté d’expression» !
Pour le directeur de Charlie Hebdo, M. Philippe Val, « la reproduction de ces dessins avait pour but de manifester notre solidarité au directeur limogé du journal France-Soir » qui s’était, lui aussi, empressé d’exprimer sa «solidarité» avec le journal danois dans l’espoir de tenter de se sortir du marasme financier dans lequel baignait depuis un certain temps déjà le France-Soir.
Casser du musulman de nos jours est devenu banal et normal … mais pour les plus malins ça peut rapporter gros aussi et à tous les coups! Au mieux, c’est la santé financière qui s’améliore, au pire, c’est la notoriété et les projos ! Que du bénéfice net !!!
Bien plus, M. Val nie toute provocation. Pour lui, la provocation « a commencé bien avant la publication de ces fameux dessins, c’est-à-dire lors des attentats de New York en septembre 2001 puis ceux de Madrid et ainsi que ceux qui ont eu lieu dans d’autres villes du monde » . Et si l’on remontait un peu plus loin M. Val ? Les croisades, la reconquista, la colonisation, la torture, les massacres, le pétrole, la Palestine, l’Irak ….etc… ?
L’étonnant dans cette affaire c’est que ce sont ces mêmes défenseurs de l’intouchable liberté d’expression qui n’ont pas hésité à provoquer un lynchage médiatique contre des gens comme l’Abbé Pierre (1996) et Dieudonné (un humoriste, désormais quasiment interdit de presse et de télévision) après un sketch caricaturant (sic!) un colon juif extrémiste. Même la politique génocidaire de Sharon contre les palestiniens n’est pas critiquable.
Au moment où le racisme anti-musulman devient un racisme « honorable » et l’islamophobie un fait normal (à l’exemple d’Oriana Falaci), quiconque est interdit de critiquer l’Etat d’Israël, sous peine d’être accusé de judéophobie ou d’anti-sémitisme, ce qui a valu à la chaîne Al-Manar du Hezbollah libanais d’être bannie de diffusion en Europe.
Par contre, diffuser les images de l’assassinat en direct d’un enfant palestinien, comme l’a fait France 2 durant la 2e Intifada en montrant le petit Mohamed Dourra âgé à peine de 10 ans, mourir en direct sous les balles de soldats israéliens, c’est faire de la «désinformation» car le cameraman français devait aussi prendre en compte la «détresse» du pauvre soldat israélien !
Interdire la diffusion d’un documentaire sur le massacre commis par l’armée israélienne dans le camp de Jénine en Palestine occupée c’est faire preuve d’une « grande lucidité » et de « responsabilité éditoriale ».
Interdire la publication du rapport de l’Union Européenne « lourdes critiques contre l’activité coloniale israélienne à Jérusalem-Est et tout autour de la ville », c’est aussi faire preuve d’une grande « objectivité » dans le traitement du conflit du Moyen-Orient.
C’est cela la « liberté d’expression » drapée du sceau de « l’universel » avec laquelle nous devons faire. C’est la loi du plus fort … jusqu’à ce qu’il en soit autrement.
En attendant, nous vous prions de bien vouloir accepter nos excuses … faut pas trop nous en vouloir, nous sommes si sauvages, si obscurantistes, si ignorants … nous sommes désolés de vous avoir … offensé !!!

Ecrit par : simba | jeudi, 16 février 2006

Arrêtons de nous coucher face à un islam en guerre contre notre civilisation.

Nous lâchons tout au nom de l'appeasement et celà ne peut que rappeler trop notre lâcheté passée, cause de 60 millions de morts.

Pas un rappel d'ambassadeur, pas une protestation officielle en réponse au sac de nos ambassades par les fous d'allah-la-bombe.

Nous allons être islamisé jusqu'au trognon et ne l'aurons pas volé

Ecrit par : Bernard | vendredi, 24 février 2006

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