« IMMIGRATION «CHOISIE» OU FUITE ORGANISEE DES CERVEAUX? | Page d'accueil | PENDANT QUE LES FRANCAIS SE REGARDENT LE NOMBRIL, LES DEFENSEURS DE LA LANGUE ALLEMANDE CHERCHENT A RENFORCER LEUR INFLUENCE SUR LA SCENE EUROPEENE »
jeudi, 30 mars 2006
POLITIQUE ENERGETIQUE COMMUNE, LE GAG
Après la PAC, la PEC ? Pas sûr, du moins pas tout de suite. Certes, les Européens sont conscients du défi énergétique commun auquel ils sont confrontés : les réserves pétrolières s'épuisent à grande vitesse, le monde vit depuis 3 ans un nouveau choc pétrolier, le cours de l'or noir a quadruplé depuis le début du millénaire et cela ne fait que commencer. La guerre gazière entre la Russie et l'Ukraine a rappelé aux 25 la dure réalité : l'Union européenne dépend pour la moitié de son approvisionnement en énergie du reste du monde et est donc soumise aux aléas de la géopolitique mondiale. Que Moscou décide d'interrompre ses livraisons de gaz à Kiev et voilà que la moitié des pays de l'Union subit des problèmes d'approvisionnement en plein hiver ! D'où l'ébauche d'une politique énergétique commune à l'occasion du traditionnel Conseil européen de printemps qui a réuni dans la capitale communautaire les 25 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union les 23 et 24 mars derniers. Au coeur de cette stratégie européenne, deux idées clefs : créer un véritable marché européen de l'énergie reposant sur une coordination des politiques nationales, s'adresser d’«une seule voix» à nos principaux fournisseurs et en particulier à la Russie, l'Algérie et la Norvège qui fourniront à l'horizon 2030 80 % du gaz consommé au sein de l'Union contre 50 % seulement aujourd'hui. Seulement voilà, les moyens ne sont pas à la hauteur des ambitions.
A quoi bon un marché européen de l'énergie si, comme les Allemands, on n'est pas prêt à donner plus de compétences à l'Union en matière énergétique, si comme les Français et les Espagnols, on pense plus à créer des champions nationaux que de véritables géants européens ? Et puis, comment parler d'une seule voix sur un sujet aussi vital que l'énergie au coeur des relations entre puissances sans se doter d'une véritable politique étrangère commune ? L'autre question fondamentale restée sans réponse, c'est le contenu de cette politique : quelle stratégie d'approvisionnement, quelle place pour le nucléaire et les énergies renouvelables, quels investissements en matière de recherche et développement ? Pour parler franchement, les Européens ne sont pas encore prêts y à répondre. La question nucléaire reste tabou dans nombre de pays européens - même si le débat est ouvert à nouveau en Allemagne, en Italie ou en Finlande - et surtout personne n'est prêt à mettre un centime d'euro de plus dans le budget communautaire. D'un point de vue médical, cela s'appelle de la schizophrénie. Il faudra sans doute un autre choc, peut-être une OPA du russe GAZPROM ou d'un géant chinois sur Total ou British Petroleum pour que les Européens mettent enfin leurs actes en conformité avec leurs paroles.
Guillaume Klossa est président d'EuropaNova
12:04 Publié dans ECONOMIE, GUILLAUME KLOSSA | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Europe









Trackbacks
Nationalisation
Ainsi donc, notre compagnie nationale Total a été nationalisée. Le Président de la République a pris sa décision, au regard des profits gigantesques réalisés par l'entreprise, sur le dos des citoyens, grace à des contrats dont elle reconnait elle-même...
Trackback par : [ Blog de Michel Moine - Maire et Conseiller Général d'Aubusson (Creuse) ] | mercredi, 03 mai 2006
Commentaires
L ancien Chancellier Schroeder touche maintenant 500.000 euros par an pour son activite de Lobbying a la tete de la nouvelle filiale Gazprom.
Peut-on dire que le gouvernement allemand parle au nom des Allemands ? dans un pays ou 50 PC des electeurs ne vont plus voter et dans un pays et ou les grands partis CDU et SPD ont tellement peur d une veritable discussion democratique, qu ils s allient afin d etouffer tout conflit.
Ecrit par : unionsbuerger | jeudi, 30 mars 2006
Schröder ne se satisfait pas de Gazprom, il travaille pour les Hedgefonds qu il voulait interdire lorsqu il etait chancellier.
Un article de la Sueddeutsche sur le sujet:
http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/artikel/746/71675/
Ecrit par : Unionsbuerger | jeudi, 30 mars 2006
Nouveaute dans le scandale Schröder:
Le gouvernement de Schröder a cautionne un emprunt de 1 Mrd d Euros pour Gazprom.
Il est donc bien normal qu il touche maitenant 500.000 Euros par ans de Gazprom. Est ce meme assez pour le service rendu par un Chancellier de la Republique Federale d Allemagne en exercice ?
http://www.spiegel.de/wirtschaft/0,1518,409063,00.html
Ecrit par : Unionsbuerger | vendredi, 31 mars 2006
Retombees judiciaires pour Gerhard Schröder
Gerhard Schröder avait reussi a interdire par refere a Guido Westerwelle, Chef des Liberaux, de mettre en doute son honnetete. La nouvelle de la caution de l Etat allemand pour la construction du Pipeline met le juge charge de l affaire de diffamation dans l embarras.
Affaire a suivre...
Ecrit par : Unionsbuerger | samedi, 01 avril 2006
Schröder se defend en disant qu il ne savait rien d une caution de l Etat Allemand pour un credit d' 1 Mrd Euros !
A partir de quelle somme le Chancellier aurait du etre tenu au courant ?
Est ce que nos dirigeants nationaux ne s occupent plus que des dizaines ou des centaines de milliard d Euros ? et laissent le soin a leurs collaborateurs de s occuper des unites de milliards d Euros ?
http://www.spiegel.de/wirtschaft/0,1518,409082,00.html
Ecrit par : Unionsbuerger | samedi, 01 avril 2006
Je suis assez d'accord avec l'analyse de Guillaume Klossa. Mais, quand on voit les positions de départ des États membres, peut-on vraiment s'étonner qu'ils n'aients pas été capables de faire tout le chemin vers une politique énergétique commune en deux jours de rencontre au sommet ? Comme je l'ai écrit dans mon introduction à la revue de presse paneuropéenne rédigée par des étudiants du Collège d'Europe de Natolin, une hirondelle ne fait pas le printemps. Le livre vert de la Commission a au moins le mérite de lancer le débat dans nos différents pays.
Pour en savoir plus, découvrez cette rubrique, disponible en français et en allemand sur le site d'ARTE.
FR http://www.arte-tv.com/arte-bruges
DE http://www.arte-tv.com/arte-brugge
Ecrit par : Claire Poinsignon | lundi, 03 avril 2006
Sur la corruption de l ancien chancellier allemand, un article de liberation ce matin:
http://www.liberation.fr/page.php?Article=371940
Aujourd hui on attend le jugement du proces en diffamation intente par Schröder contre Westerwelle, le chef du parti liberal.
Ecrit par : Unionsbuerger | lundi, 03 avril 2006
On parle maintenant d une commission parlementaire sur les agissements de l ancien chancellier Schröder:
http://www.heute.de/ZDFheute/inhalt/15/0,3672,3920271,00.html
Ecrit par : Unionsbuerger | lundi, 03 avril 2006
L ancien Chancellier vient der gagner son proces en diffamation contre chef de l opposition liberale Westerwelle.
http://www.spiegel.de/politik/deutschland/0,1518,409520,00.html
A partir de maintenant, Westerwelle n a plus le droit de critiquer l ancien Chancellier allemand sous peine d une amende 250.000 euros ou d une peine de de 6 mois de prison .
Ecrit par : Unionsbuerger | lundi, 03 avril 2006
lhttp://www.sueddeutsche.de/,polm3/deutschland/artikel/241/73168/
encore une source celle de la sueddeutsche qui a sorti le scandale Schroeder ce week end, ce qui n a pas empeche le Juge de Hambourg de prendre parti pour Schroeder, puisqu il est vrai, que le nouveau president du Conseil D administration pour le Gazeoduc na pas physiquement signer la commande, lorsqu il etait encore chancellier allemand.
DONC IL N Y A PAS CORRUPTION. cqfd: Ainsi va la politique en Allemagne.
Si les hommes politiques francais faisaient la meme chose, cela simplifierait grandement la discussion.
Ecrit par : Unionsbuerger | lundi, 03 avril 2006
Ecrire un commentaire