« UN 11 SEPTEMBRE EST-IL POSSIBLE A BRUXELLES ? | Page d'accueil | L’ESTONIE RELANCE LA CONSTITUTION ET MARGINALISE UN PEU PLUS ENCORE LA FRANCE ET LES PAYS-BAS »
samedi, 22 avril 2006
CES FRANCS-MACONS QUI ME FONT HONTE
Existe-t-il une limite à l’insupportable ? A l’absurdité humaine ? De prime abord, cette question n’aurait jamais du me hanter aujourd’hui. Encore moins devant un faux-filet frites. Mais voilà, le déjeuner d’aujourd’hui restera de ce ceux qui peinent à être digérés, et qui laissent un goût amer dans la bouche. A l’origine, donc, un simple repas, organisé par le club de la presse de Strasbourg. Et un invité : Jean-Michel Quillardet, Grand Maître et Président du Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France. Bref, une personnalité et une institution qui avaient en toute logique de quoi mettre en appétit. Le faux-filet entamé, l’homme débutait son discours. Durée : le temps nécessaire à une rondelle de beurre persillé pour fondre sur une pièce de boeuf. Comprendre, un bon gros quart d’heure, sinon plus, de bons sentiments, teintés d’hommages à l’humanisme des Lumières, aux valeurs de tolérance et d’opposition à toute forme de fascisme et de totalitarisme. «Applause», diraient nos voisins britanniques. Reste que passé les grandes formules, peu de choses étaient dites sur l’Ordre et son fonctionnement, si ce n’est que la visite matinale au Camp du Struthof se voulait être un message aux relents de « plus jamais ça ». Re-applause. Evidemment.
Première question, celle d’une journaliste des Dernières Nouvelles d’Alsace : « Pourquoi M.X n’a-t-il pas pu venir au Struthof ? » Passionnant. Petite aparté avec ma voisine de table, également membre de ce quotidien régional : «Voilà pourquoi je n’ai pas envie de travailler pour vous. Si y exercer son métier de journaliste signifie poser de telles questions, ne vous demandez plus pourquoi vous perdez autant de lecteurs». En réponse, un sourire, mi-complice mi-gêné. La femme se dit être une exception au sein du groupe par sa liberté d’esprit. Souhaitons-lui de la garder. Quant à la réponse du Grand Maître, j’avoue honnêtement ne plus m’en souvenir. Mais qui s’en soucie vraiment. Vient alors mon tour. La question n’est pas non plus la plus originale qui soit mais peut avoir un intérêt : celui d’entrer dans le vif du sujet. « Tout ce discours sur l’humanisme, la tolérance est bien beau mais que faites-vous concrètement pour faire reculer les violences sociale, morale et physique? ». Passé cinq bonnes minutes d’insupportable langue de bois, Jean-Michel Quillardet répond enfin : sur le plan international, donner un vrai pouvoir de coercition à la Cour pénale internationale : beau projet, mais que l’on imagine mal les Francs-maçons faire avaler à Washington alors que nombre de chefs d’Etats s’y sont déjà cassé les dents. Sur le plan national, influencer l’exécutif et le législatif au moyen de rapports, notamment en ce qui concerne la défense de la laïcité. Et aussi, lutter contre le principe de discrimination positive, sans doute par les mêmes moyens. Un dernier point particulièrement louable. L’humoriste Mustapha El Atrassi l’avait d’ailleurs souligné avec raison quelques jours plus tôt dans le Grand Journal de Canal Plus : « Dans discrimination positive, il y a discrimination… » Peut-être serait-il bon de rappeler plus souvent cette évidence…
«Jusque là, tout va bien», redirait un des personnages de la Haine. L’Ordre marque des points. Mais voilà, à la troisième question, la machine se grippe. Le beurre persillé du faux-filet n’est plus qu’un bel et lointain souvenir. La faute à qui ? Au directeur du Planétarium de Strasbourg, qui dit intervenir «en tant que scientifique». Sa volonté ? Comprendre pourquoi une organisation qui se revendique des Lumières se cache autant dans l’ombre, qui plus est quand les idées qu’elle expose sont a priori louables. Réponse, en substance, de Jean-Michel Quillardet : « Le fait que je sois devant vous montre bien que nous ne sommes pas dans l’ombre, dans l’obscurantisme ». Amusant, personne n’avait utilisé ce dernier terme avant lui… Maintenant, s’il est pour la lumière, il s’oppose parallèlement à ce que soient divulgués l’identité des Francs-maçons. Du moins sans leur consentement. «Ceci fait partie de la sphère privée», au même titre que toute autre activité, sportive par exemple. Certes, mais, à bien y réfléchir, qu’en est-il quand cette sphère privée exerce, sous couvert d’anonymat, un réel pouvoir sur les décisions prises dans la sphère publique ? Au parlement, au gouvernement, dans les conseils régionaux, généraux, et autres mairies ? Jouer avec l’intérêt public n’est pas jouer au golf ou s’amouracher d’une quelconque passion sans incidence. A moins qu’il y ait une autre explication. Qu’il y ait deux catégories de personnes en ce bas monde. Le mot Ordre n’est d’ailleurs pas anodin : « Division de la société : classe », définit le Petit Robert. Exagération ? Non si l’on en croit le discours qui suit : car, ce qu’apprend à l’assemblée le Grand Maître, est qu’il existe deux types de personnes : les francs-maçons et les «profanes» ! La différence, ceux qui en sont parce qu’on les estime en capacité d’apporter une plus-value à la réflexion humaniste et sociale, et les autres. «Profane» : autre mot séduisant : « Qui est étranger à la religion, (…), qui n’est pas initié à un art, une science, une technique, un mode de vie, etc.. ». Par opposition, «un béotien, un ignorant».
A ce moment, le faux-filet frites commence à prendre une autre saveur. Bien moins agréable. Le pauvre ignorant que je suis redemande alors la parole. Prend le micro et pose pour quatrième question une équation a priori d’une rare simplicité à résoudre pour un homme d’une telle grandeur morale et intellectuelle : comment peut-on prôner l’égalité, la liberté et la fraternité, dont l’Ordre qu’il représente se fait le chantre, tout en divisant la société entre capables et incapables ? Comment défendre des valeurs d’humanisme et de tolérance sur de telles bases ? A quand, tant qu’on y est, la mise en place d’une société eugénique, rêvée en un temps pas si lointain par ceux que les Francs-maçons disent combattre ? Le médiateur, un journaliste, me rappelle à l’ordre, me demande de me taire. J’oubliais, l’Ordre est pour la libre expression, pour la démocratie… A écouter la réponse, j’ai tout faux, n’ai rien compris. Il n’est pas question d’être capable mais d’être considéré par ses (futurs) pairs comme capable. L’exemple pris est celui du rugby. Tout le monde n’est pas apte à entrer dans l’équipe ne serait-ce qu’en raison du fait que chacun ne dispose pas des mêmes arguments physiques ! Qui plus est, cette sélection est démocratique. Elle se fait par un vote, orchestré au moyen de boules blanches et noires. Ouf, le profane que je suis se voit rassuré. L’Ordre est beau, digne et porteur de noblesse d’esprit.
La salle ne s’y trompe d’ailleurs pas. Les francs-maçons présents - environ un tiers des convives - applaudissent le Grand maître. Les autres, pour la plupart des journalistes locaux, se taisent, comme à leur habitude, sans doute éblouis par tant de lumière. A moins qu’ils se disent en eux-mêmes, «surtout ne faisons pas de vagues». «Restons spectateurs et ne l’ouvrons pas». Qu’on les comprend. Comment résister au charme d’un tel raisonnement. D’ailleurs, pour peu qu’un article soit publié demain sur la venue de Jean-Michel Quillardet, nul doute que celui-ci mettra en valeur le bel humanisme de sa Loge, la beauté de son ouverture d’esprit. Au motif, de neutralité, d’objectivité journalistique. Une farce, peut-être bien plus insupportable encore que la pensée clanique du représentant du Grand-Orient, qui, rappelle un autre de ses membres, n’a rien d’une secte, sans que le mot ait été prononcé par une quelconque autre personne avant lui. Car s’il est difficile d’y entrer, il est facile d’en sortir… Une fois encore, un tiers de la salle, parmi lequel un élu socialiste, applaudit. Et puis, sachons-le aussi, l’Ordre n’a rien de messianique même s’il veut propager l’esprit de l’article 1 de la Constitution. Un bien bel article qui a, lui, au moins ceci de bon qu’il dit vouloir assurer l'égalité de tous les citoyens devant la loi, sans distinction d'origine, de race ou de religion. Mais c’est vrai, rien n’y est écrit sur l’égalité entre francs-maçons et profanes. Rien n’impose l’égalité entre capables et incapables. Entre la lumière de ces gens de l’ombre et l’obscurantisme de cette masse visible de pauvres citoyens. Exagération encore ? Pour dernière anecdote, alors que le débat n’avait pas encore commencé, un homme cherchait une place où s’asseoir. L’hôtesse lui proposa de rejoindre la table située à côté de lui. Réponse offusquée de l’homme : « Non, comprenez madame que je ne peux m’asseoir aux côtés de profanes » (sic !).
Quant à moi, ma décision était prise. Je décidais de quitter les lieux. De laisser ces nobles personnes entre gens d’un monde qui n’est pas le mien et qui, je l'espère, ne le sera jamais. D’aller prendre un café avec des personnes qui n’ont pour seule prétention que de vivre au mieux leur vie. Qui se fichent de savoir si leur épicier de quartier ou le garagiste du coin sont «capables». Qui en ont marre qu’on les prenne pour des veaux. Qui n’en peuvent plus de ne se voir proposer pour seule issue électorale que de départager démocrates sans programme et extrémistes aux trop nombreux programmes. Qui ne croient plus aux syndicats et ne se font aucune illusion sur le patronat. Qui ont pour Loge, celle de Grand Corps Malade ou de Diam’s. Ceux qui disent «Ma France à moi ne vit pas dans l'mensonge / Avec le coeur et la rage, à la lumière, pas dans l'ombre.» Ces profanes là, oui, ils sont mon monde. Dur, sévère, exaspéré, peut-être, mais honnête et sincère.
Christophe Nonnenmacher est journaliste
22:10 Publié dans CHRISTOPHE NONNENMACHER , SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (213) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://www.europeus.org/trackback/728921
Commentaires
Christophe,
Chez les maçons il y a à l'intérieur même de l'ordre deux cercles. Dont un, celui qui détient les pouvoirs, très resserré. Peut-être même Quillardet faisait-il allusion en second degré à ces deux cercles en distinguant les inités des profanes...
Mais bon, s'il n'y avait que les maçons comme rouages secrets du pouvoir, tiens "Le Siècle" par exemple, dont tout porterait à croire que cette "association" ne se serait pas auto-dissoute à la fin du XXème siècle comme prévu dans ses statuts. Tu aurais là une excellente enquête à mener, je pourrais même t'y aider. ;-)
Et dire que ceux-là même condamnent les codes sociaux...
Ecrit par : José@La e-Cité | dimanche, 23 avril 2006
Christophe,
Les commentaires sont-ils dorénavant modérés sur Europeus ? J'ai posté ici un commentaire un peu plus tôt mais il n'apparaît pas... Aurais-je fait une mauvaise manipulation ?
Ecrit par : José@La e-Cité | lundi, 24 avril 2006
Non, on a juste un petit bog qui, je l'espère, sera vite rétabli :-)
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | lundi, 24 avril 2006
Ah... un "journaliste" de plus qui tombe dans le panneau et croit que le Grand Orient de France (structure maçonnique dont M. Quillardet est dirigeant) représente à lui seul la réalité de ce qu'est la franc-maçonnerie en France et dans le monde.
Monsieur Nonnenmacher, pourquoi ne diriez-vous pas à vos lecteurs que ce M. Quillardet représente un courant de la franc-maçonnerie qui, en raclant les fonds de tiroir, rassemble environ 2% des francs-maçons du globe.
Une franc-maçonnerie qui "influence" les pouvoirs, politique ou économique, n'existe que dans les rêves de certains maçons, peu nombreux mais parfois bruyants - je vous l'accorde, et dans les fantasmes véhiculés par les dicours populistes comme le vôtre.
Ecrit par : Votre Nom | lundi, 24 avril 2006
Il ne faut pas oublier que même si Mr Jean-Michel Quillardet, Grand Maître et Président du Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France représente le Grand Orient de France, il ne parle pas au nom de tous les maçons et ce, même au sein de sa structure.
Ecrit par : anonyme | lundi, 24 avril 2006
Quel anti-maçonnisme primaire et poutant je suis membre de la Grande Loge de France consulter donc notre site gldf.org .
Que de tolérance chez vous, vous me faites penser à Guilaine Otteneimer critiquant les frères car elle a été blackboulé tout comme son compagnon.
Ecrit par : anonyme | lundi, 24 avril 2006
Votre Nom / Anonyme
Désolé, Votre Nom, que vous preniez ce texte pour du populisme, à moins que vous ne l'utilisiez dans son sens littéraire: "dépeindre avec réalisme la vie des gens du peuple". Alors oui, en ce sens, j'essaie de faire mon métier de journaliste. Ne pas taire certaines choses, certains discours qui, oui, m'effraient. Maintenant, Anonyme, on est d'accord sur ce point: le grand Orient ne représente pas toute la franc-maçonnerie. Toute la franc-maçonnerie n'est pas à rejeter. Le Grand Orient, à l'écouter, a d'ailleurs également des idées que je partage, comme écrit en début d'article. Qui ne les partagerait pas, d'ailleurs.
Mais, le discours tenu par Jean-Michel Quillardet m'effraie également pour les raisons expliquées dans le texte. Quillardet ne représente peut-être pas tous les francs-maçons mais il communique et de manière particulièrement contestable sur le fond. Peut-être que si d'autres francs-maçons, d'autres loges, parlaient à découvert, montraient au grand jour ce qu'ils font vraiment et ce qu'ils défendent, le discours de Quillardet en serait largement minimisé. Reste qu'en l'état, cet autre discours, je ne l'ai pas entendu ce jour là, ne l'ai pas vu et je ne sais pas qui devrait être mis derrière.
Certes, l'anonymat peut se comprendre en référence à Vichy, où de nombreux francs-maçons ont été persécutés, mais elle a aussi nombre d'inconvénients, notamment en terme de compréhension et de communication. Vous dites: "Une franc-maçonnerie qui "influence" les pouvoirs, politique ou économique, n'existe que dans les rêves de certains maçons, peu nombreux mais parfois bruyants". Ok, mais si tel est le cas, pourquoi encore avancer masqué? En référence à l'histoire? Par tradition? Cela me paraît mince comme argument et j'avoue que le "profane" que je suis est un brin perdu, comme beaucoup d'autres non initiés.
Que diriez-vous si, par exemple, les journalistes cachaient tous leur identité? Se refusaient à assumer leurs articles? Se cachaient tous derrière un faux nom? Si derrière les auteurs d'Europeus (dont certains sont peut-être francs-maçons, ce qui n'enlèverait rien à leurs compétences et ne les empêcherait nullement de défendre sur ce site leurs textes), se cachaient de simples pseudos? Quel crédit leur accorderiez-vous? Quelles questions vous poseriez-vous?
Le problème est que tant que cette question ne sera pas résolue, ceux qui avanceront à découvert, comme Jean-Michel Quillardet, seront ceux qui donneront une certaine image de la franc-maçonnerie (que vous dénoncez vous-même), vis-à-vis du public. En leur laissant le champ libre, qu'on le veuille ou non, l'ensemble de la franc-maçonnerie se verra coller cette image. A tort ou à raison, simplement parce que d'autres, certainement plus proches du terrain et plus soucieux d'égalité (je suppose) ne s'expriment pas. Ce n'est pas une critique de ma part mais un simple constat. Tant que Quillardet sera le seul à s'exprimer, la franc-maçonnerie se résumera à ses propos. Simplement parce qu'il avance à visage découvert. Et croyez-moi, j'aurais de très loin préféré entendre un autre discours ce jour là. Ce moment viendra peut-être un jour mais la balle n'est sur ce point pas dans mon camp...
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | lundi, 24 avril 2006
José,
Malheureusement, non, les profanes, ce jour-là étaient ce qui n'appartenaient à l'Ordre ou à une loge. Mais ce qui m'a plus que tout attristé était le décallage entre les valeurs humanistes prônées en début d'intervention et cette séparation de la société en deux classes, dont la métaphore sportive (le rugby) est assez exceptionnelle de ce point de vue. Sans doute parce qu'il est vrai que je ne connaîs que peu de choses sur la franc-maçonnerie. Que j'espérais en savoir un peu plus, voire être séduit par leur travail. Je l'ai écrit un peu plus haut, il est vrai que quelques francs maçons ne font pas toute l'institution. Mais comment avoir un regard différent, fondé sur une réalité vécue en tant que "profane" (ce mot me fascine...) quand tout est fait pour jouer la carte de l'opacité (à ne pas confondre avec obscurantisme). Là, est sans doute, comme évoqué plus haut une question essentielle à poser.
Quant au "Siècle", je ne les connais pas. Maintenant si tu as un début d'infos, on peut toujours essayer de chercher même si j'avoue avoir, après l'expérience de samedi midi, envie de passer à tout autre chose. L'égalité selon le Grand Orient + la montée de l'extrême gauche + les 34% de Français qui se disent proches d'au moins une partie des idées de Le Pen, cela fait beaucoup en peu de temps en ce qui me concerne...
Amitiés,
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | lundi, 24 avril 2006
Anonyme
Guilaine Ottenheimer? "Blackboulée". Et ensuite. Quel rapport avec moi. Je ne connais pas son histoire. Elle a visiblement écrit sur la franc-maçonnerie, et ensuite? A-t-elle voulu être franc-maçonne? Je n'en sais rien, et j'avoue ne m'intéresser que très peu à cette question. Quant à moi, j'ai l'illusion de croire qu'on peut faire avancer deux-trois petites choses, quelques idées à visage découvert. Prenez le CPE. Je ne sais honnêtement s'il était une bonne ou une mauvaise chose, en dehors d'une période d'essai qui me semblait assez ahurissante. Reste que plusieurs centaines de milliers de personnes s'y sont opposées, sans se cacher. Et on fait plier un gouvernement. Est-ce bien, absurde, quant aux conséquences? Je n'en sais rien. Maintenant, leur force aura certainement été d'être visibles et d'assumer publiquement leurs choix.
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | lundi, 24 avril 2006
Franc maçonnerie, réseaux de grandes écoles, une france à deux vitesses ?
Il y a une croyance qui voudrait que la gestion de la société doit être confiée a des spécialistes, a des élites éclairée, qui pensent que le référendum est dangereux (relire la réaction de bolkenstein interrogé justement sur le référendum). je dirais pourquoi pas ? cette théorie tient la route, car tous ne sont pas capables de prendre des décision, pourquoi pas, sauf que l'on voit un gros bug dans son fonctionnement actuel (sinon la France n'aurait pas tout ces problèmes)
La Franc-maçonnerie, comme tous ces réseaux occultes sont auto proclammé et se comportent en final comme une noblesse qui se transmets le pouvoir de génération en génération et vide la démocratie de son sens : pour le peuple et par le peuple devient pour les copains et par les copains.
La seule solution est la transparence, le fait de pouvoir controler a tout moment les mécanisme de décision de ceux qui agissent en mon nom dans la sphère publique, car sinon les meilleurs intention du monde seront poluées tôt ou tard par des ciniques qui agissent a visage couvert.
La franc-maçonnerie française sent le renfermé, elle est au centre de ce système d'intérets qui tiera bientôt se révérence, en tout cas espérons le ...
PS : je remarque le grand courage de nos amis défenseur de la Franc maçonnerie. Christophe lui au moins n'a rien a cacher, c'est pour cela que je le respecte ... pour les autres il faudra attendre
Ecrit par : ~laurent | lundi, 24 avril 2006
Christophe,
"Le Siècle", club d'influence fondé en 1944 (officiellement en 1945) par Georges Bérard-Quélin (membre du Grand Orient de France mort en 1990), eut compté parmi ses membres, entre autres, Martine Aubry, Jean Peyrelevade, Jean-Claude Trichet, Christian Blanc mais aussi Serge July, les frères Attali, Anne Sinclair, Jean Gandois, Serge et Olivier Dassault. C'est une liste loin d'être exhaustive et certains des auteurs d'Europeus en ont même été membres, comme probablement aussi maçons.
Cependant je précise tout comme toi qu'il ne s'agit pas de jeter la suspicion sur telle ou telle organisation mais sur leurs objectifs réels. Je te rejoins entièrement pour exprimer la bonne question : si ces objectifs sont si nobles qu'ils veulent bien l'affirmer, pourquoi un tel culte du secret ? Pourquoi réunir en conclave des personnes détenant de tels pouvoirs si ce n'est pour en maîtriser tous les rouages ?
Quant à la montée de l'extrême gauche que tu mets en parallèle aussitôt avec la mansuétude des Français vis à vis des thèses du Front National, ça me semble pour ma part plutôt rassurant. En effet, si l'on considère que les Français ne font plus confiance dans les partis de pouvoir que l'on pourrait alors qualifier de "modérés", je trouve rassurant qu'ils se partagent entre les deux bords. Je ressens plutôt là une profonde désaffection pour ceux qui ont détenu ou détiennent le pouvoir. Il est à noter que ces extrêmes n'ont rien fait de majeur pouvant constituer cette attirance, ce qui confirmerait l'idée d'un rejet du "centre partisan" plutôt qu'un ralliement aux causes extrêmes. D'autre part il est évident que certains constats qui sont faits par ces partis sont éminemment vrais et sensés. Tous les Français d'en bas le savent pertinemment.
Je pourrais développer mais schématiquement l'extrême gauche est un parti de contestation alors que l'extrême droite est un parti thésard des constats. Dans ces registres là ils tiennent une place évidente et nécessaire tant les sujets de mécontentement sont nombreux mais ignorés par les ténors politiques.
Amicalement aussi, Christophe. ;-)
Ecrit par : José@La e-Cité | lundi, 24 avril 2006
Laurent,
Que dire si ce n'est que pour le coup, on est d'accord. L'exemple Bolkestein que tu mentionnes est d'ailleurs intéressant: d'un côté, ceux qui ont tout compris, de l'autre ce qui n'ont pas compris et ne comprendront sans doute jamais. On est pas loin de l'équipe de rugby... Ce raisonnement est intéressant sur le référendum constitutionnel. Question: ceux qui ont voté non ont-ils été incapables de comprendre pourquoi il fallait voter oui, ou ceux qui ont soutenu le oui - dont moi - n'ont pas été capables d'expliquer pourquoi il était si important de voter oui (et pourquoi, surtout, en terme de prospective) à ceux qui ont voté non (toi, par exemple)? Comme quoi, il ne suffit pas d'intégrer une équipe professionnelle de rugby pour gagner des titres face à ceux qui n'ont pas été jugés aptes à en faire partie... Reste que j'aurais aimé que cette question soit davantage posée, plutôt que de choisir pour option la politique de l'autruche...
José,
J'avoue ne pas pouvoir te suivre quand tu écris:
"Quant à la montée de l'extrême gauche que tu mets en parallèle aussitôt avec la mansuétude des Français vis à vis des thèses du Front National, ça me semble pour ma part plutôt rassurant. En effet, si l'on considère que les Français ne font plus confiance dans les partis de pouvoir que l'on pourrait alors qualifier de "modérés", je trouve rassurant qu'ils se partagent entre les deux bords. Je ressens plutôt là une profonde désaffection pour ceux qui ont détenu ou détiennent le pouvoir. Il est à noter que ces extrêmes n'ont rien fait de majeur pouvant constituer cette attirance, ce qui confirmerait l'idée d'un rejet du "centre partisan" plutôt qu'un ralliement aux causes extrêmes. D'autre part il est évident que certains constats qui sont faits par ces partis sont éminemment vrais et sensés. Tous les Français d'en bas le savent pertinemment."
Je n'y vois rien de rassurant mais bien plus une politique du pire. En fait, faute de politiques adaptées, de projets d'avenir, on en vient à rejeter le centre et à se tourner vers les extrêmes. Par défaut mais aussi, de plus en plus, par conviction. Excuse-moi mais cela fait froid dans le dos. Concrètement que dois-je faire en cas de second tour entre Le Pen et Besancenot? Je prends mon bulletin de vote Air France, ne partageant ni le projet d'une "France blanche" ni celle d'une "France prolétaire"? Je prends les armes? Je me tais de peur d'être fiché comme énemi de ma patrie? Je fais quoi? Alors, oui, j'exagère peut-être, mais sans doute pas tant que cela. A quoi riment les "projets" de ces deux extrêmes? A cristalliser les peurs sur les migrants ou les entrepreneurs? Génial, comme projet d'avenir...
Maintenant, c'est vrai on peut relativiser. pas plus tard qu'hier soir, un jeune marocain me confiait que, finalement, ce ne serait peut-être pas plus mal que Le Pen accède au pouvoir. Au moins ce serait fait. Ca pêterait un grand coup et on pourrait repartir ensuite sur de nouvelles bases. Reconstruire après le chaos. Mais doit-on vraiment en passer par là. N'y-at-il pas un seul type capable dans notre classe politique de nous redonner envie d'y croire et de faire en sorte que l'on sorte de ce mal être français? Sans avoir à courtiser les partis extrémistes comme le font de plus en plus ouvertement certains? Prends l'exemple du Canada. il n'y a pas si longtemps, ce pays était dans une siuation peu enviable. Aujourd'hui, non seulement il est montré par tous en exemple, mais il recrute 260.000 migrants par an! Pourquoi ne pas essayer de voir comment ce petit miracle s'est opéré et voir comment on pourrait s'en inspirer en France? N'est-ce pas plus porteur d'avenir que de se laisser aspirer par des thèses d'un autre temps? Voilà, ce que j'attends d'un candidat aux présidentielles. Pas simplement un mec qui souhaite kärchériser ou qui dise (même si son projet ne se résume pas qu'à cela - mais ça compte) si vous n'êtes pas content vous avez le droit de quitter le pays; une femme dont les idées semblent empruntées à Godot; ou de deux personnages extrêmes. Mince, est-ce si difficile d'avoir quelqu'un capable de rassembler tout un pays autour d'un projet d'avenir ?!
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | mardi, 25 avril 2006
José (suite)
Sinon, pour le "Siècle" j'avoue que tu m'apprends de choses :-) Mais peu importe, comme dit plus haut. Ce qui m'intéresse au sein d'Europeus est l'expertise et l'envie de débattre des personnes. Après, cela ne fait guère de différence à cette échelle, même si un peu de transparence ne ferait pas de mal...
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | mardi, 25 avril 2006
Christophe,
Ce que je voulais signifier c'est que je trouvais rassurant que ceux qui se détournent des partis de pouvoir se partagent entre les deux extrêmes et ne se tournent pas vers une seule pour en faire un parti majoritaire. Pour résumer, je trouve rassurant quelque part que l'équilibre soit respecté dans une telle situation délétère d'absence de projet politique qui me navre autant que toi.
Tu connais ma façon de penser et mes opinions, elles sont proches des tiennes même si nous avons pu avoir des positions divergentes sur le TECE. L'absence de projet politique, qui ne touche pas que la France mais tous les grands pays européens, est selon moi due essentiellement à l'impuissance du politique devant les mains-mises prises l'économie mais surtout la finance. Le cas Lassalle en est la parfaite illustration. Bien qu'ayant mon opinion à ce sujet, je ne cautionne ni ne condamne son action ici. Je ne fais que relater le fait que le politique est aujourd'hui impuissant face à ces situations parce que le pouvoir réel et effectif n'est plus entre les mains de ceux qui sont sont censés le détenir et pour qui l'on vote. Le modèle anglo-saxon qui nous est servi comme la bonne soupe qu'il nous faudrait avaler par les soi-disant libéraux de gauche comme de droite n'a pas empêché Peugeot de délocaliser totalement son usine vers l'Europe de l'est ni Rover de fermer.
Dans ce genre de situations, face à des partis de pouvoir qui ne proposent que de se plier aux lois d'un tel marché, comment ne pas comprendre que les Français se tournent vers ceux qui prétendent proposer une défense contre ces phénomènes ?
Une telle évolution, quoiqu'on en dise, n'est pas inéluctable. Il faudrait par contre adopter une politique ferme qui remettrait effectivement en cause des habitudes économiques que ne manqueraient pas de vouloir conserver les acteurs économiques et financiers. Il y a cependant une chose que nos politiques ne devraient pas oublier, surtout en se basant sur les lois mêmes du marché : le marché français de la consommation est conséquent et quelles que soient les conditions dans lesquelles on pourrait le contraindre il continuera de l'être tant que ses acteurs pourront y gagner de l'argent. La bonne attitude serait donc d'oser parler aux investisseurs comme on le fait aux êtres humains : la France, soit vous aimez y faire du profit et y exploiter le marché avec vos contributions sociales, soit vous la quittez. Ne nous leurrons pas, il y aura toujours autant de candidats pour venir faire des affaires... En exemples, ni Morales en Colombie ni Chavez au Venezuela n'ont fait fuir les multinationales, même américaines, et pourtant le marché potentiel est autrement plus attrayant chez nous.
Par contre, aucun de nos ténors politiques n'a la trempe de le faire. Les Français se tournent donc vers ceux qui, bien que sous des formes différentes, prétendent qu'ils mettraient en place une telle politique. Ce que moi j'attends d'un candidat à la présidentielle c'est qu'il ose mettre en avant un tel programme et non une simple adpatation à un marché qui évolue plus vite que les politiques menées et qui par conséquence nécessitera toujours des pansements sur des jambes de bois sociales. Ce que j'attends c'est un programme qui contraigne le marché en France aux exigences de notre société de façon à se positionner en réel décisionnaire et non en victime de ses aléas. Après, peu m'importe qu'un tel candidat soit de droite ou de gauche même si j'ai une préférence. Peu m'importe qu'il s'agisse d'une eau de Royal arôme Besancenot ou d'un diabolo Dupont Aignan rondelle Bayrou. Mais si un tel candidat ne se positionnait pas de la sorte il faudrait alors envisager une coalition au centre comme l'ont fait les Allemands. Nos politiques n'y sont pas près ? Rien d'étonnant à ce que les Français se tournent alors vers les bords. Encore une fois, ce que je trouve rassurant c'est non pas qu'ils le fassent mais qu'ils se partagent assez équitablement les tendances.
Ecrit par : José@La e-Cité | mardi, 25 avril 2006
Que les francs maçons s'affichent et portent une étoile verte par exemple, les juifs une étoile jaune, les communistes une rouge, une bleue pour les catholiques....
Quand je vais chez mon boulanger, ou devant un juge, il est heureux que l'on ne sache pas s'il est juif, catholique ou franc maçon, non?
Les convictions philosophiques sont personnelles, n'est-il pas?
Ecrit par : Franck MASSON | mardi, 25 avril 2006
Franck,
Entre le crier sur tous les toits et s'en cacher il y a une énorme différence, n'est-ce pas ?
Ecrit par : José@La e-Cité | mardi, 25 avril 2006
Bonjour à tous,
Est ce que, dans ce monde qui n'est pas tres gai et dans lequel nous vivons, un peu d'espoir et d'ouverture d'Esprit ( en ecartant un peu les oeuilleres et en mettant de cote 5 petites minutes les préjugés et les "pret à penser" par exemple) ne permetraient pas une petite avancée de l'Humanisme sur l'oscurantisme de ce monde capitalo-merchandisé que l'ont nous sert tous les jours????
@+
Ecrit par : Syl | mardi, 25 avril 2006
Monsieur,
si vous souhaitez approfondir certaines questions, comme la discrétion symbolique nécessaire au fonctionnement du GODF, je me tiens à votre disposition.
Cordialement.
Laurent Delord
chargé des relations avec la presse au GODF.
01 45 23 74 31
Ecrit par : DELORD | mardi, 25 avril 2006
Ma réaction s'apputait sur plusieurs éléments: au Royaume dit Uni, une loi demande aux fonctionnaires, surtout par exemple les juges, de dévoiler leur appartenance à la F.M. ca ne marche pas, d'ailleurs.
Autre élément: pourquoi demander à u, Grand Maitre qui est F.M., et ne pas le faire pour l'évêque, le rabbin, le pasteur le plus ou moins grand mufti? L'étoile jaune a déjà existé.
Enfin, je pense et je lutte pour que la loi soit la même pour tous, sans différence d'appartenances.
Dans le beau pays très démocratique où il y a une REINE qui vient de fêter ses 80 ans, les agent(e)s de police peucent porter les signes distinctifs de leur religion. Ce qui fait que les Pakistanais musulmans refusent les PV mis par les Sikhs, et réciproquement, en disant que le PV est mis non pas par rapport à la loi mais par racisme....
Chaque franc maçon est libre, comme chaque catholique, musulman, juif, évangéliste, etc... de dire qu'il est franc maçon, ou catholique ou musulman ou juif ou évangéliste. Et ce n'est pas à un autre membre de son courant de pensée de révéler ce qu'il est. Il existe des petits signes discrets, aux boutonnières, ou auto collants sur les voitures..... pour ceux qui le désirent.
Aucun chrétien n'est obligé de mettre un auto collant sur la lunette arrière de sa voiture disant que Jésus nous aime. Aucun francmac n'a l'obligation de faire du racolage.
La première fois que je suis allé aux étatsunis d'amérique, le premier taxi que j'ai pris avait un compas et une équerre sur sa plaque d'immatriculation. Mais ce n'est pas pour autant que j'ai pu pénétrer dans un lieu maçonnique....
Bon, encore beaucoup de choses à dire, mais la liberté absolue de conscience inclut la liberté de penser. gageons que sans chasse aux Francs macs, plus nomnreux seront ceux qui s'afficheront.
Bonne journée
Ecrit par : Franck MASSON | mardi, 25 avril 2006
> Franck MASSON
Pour qui pratique les blog et internet, il semble évident que les réseaux de l'ombre font parti du passé. En effet, personnellement je préfére "faire affaire" et sympatiser avec quelqu'un qui n'a rien a cacher. C comme cela que j'ai "rencontré" christophe, josé, et nombre de personnes ces derniers temps. Les réunions en tablier, a l'abris des regards, ce n'est pas pour moi.
Que tu le veuilles ou non google est le grand inquisteur : il suffit de tapper le nom d'une personne pour être renseigné.
Alors ces réseaux de l'ombre se abttent aujourd'hui pour la survie. Les jeunes et ceux qui n'ont rien a cacher quittent le navire et il ne restera plus finalement que ceux qui ne peuvent survivre au grand jour ...
Ecrit par : ~laurent | mardi, 25 avril 2006
Franck,
Vous avez pu remarquer que ni Christophe ni moi-même n'avons fait de "chasse" à la Franc-maçonnerie. L'article de Chrsitophe s'appuie non pas sur le fait que M. Quillardet soit Grand Maître Franc-maçon mais sur la volonté de distinguer deux catégories de populations qui sont les initiés et les profanes. Cette pratique traduit évidemment un sentiment de supériorité quant à la perception de la marche du monde, c'est indéniable.
Ce sentiment n'existe toutefois pas que chez les Francs-maçons. On peut aussi le constater à la MENSA par exemple, ce qui m'en a éloigné définitivement.Je trouve encore plus déplorable ce dernier cas parce que les mensans ont le sentiment inique d'être "intellectuellement" et non "spirituellement" supérieurs. Là où on pourrait comprendre un degré d'évolution atteint par une "initiation" chez les maçons, il est inacceptable chez ceux qui ne font que disposer d'une caractéristique innée qui est la capacité intellectuelle,
C'est en vertu de tels agissements que nous sommes gênés. Ces sentiments de supériorité, ces cultes du secret, ces modes de fonctionnement en réseaux fermés et opaques se traduisent chez le commun des mortels par un ressenti discriminatoire. La sélection élitiste des membres de tels réseaux y contribue pleinement et c'est le plus regrettable. C'est un comportement clanique et, dans le cas du "Siècle" que j'ai cité, destiné à la maîtrise des rouages du pouvoir. Ces mêmes comportements observés dans la population lambda, jeune ou moins jeune, amènent de la part des medias ou de l'établissement politique des cris d'orfraie. Ce serait alors du "tribalisme", du communautarisme, des comportements opaques avec des codes secrets que l'on ne peut intégrer sans une appartenance sociale spécifique. Tout comme eux en fait mais là ça gêne parce qu'ils n'en connaîssent pas les usages.
On pourrait toutefois citer bien d'autres grandes organisations comme le groupe de Bilderberg, la Commisssion Trilatérale, etc. Cependant vous n'êtes pas sans ignorer que leurs membres sont très souvent les mêmes. On est donc bel et bien dans un fonctionnement qui consiste à rester entre soi, dans les mêmes cercles essentiellement composés de décisionnaires financiers et économiques. Comment voudriez-vous que réagisse la population d'en bas lorsqu'elle se fait tenir un discours comme celui de M. Quillardet mais que ses conditions de vie se dégradent à chaque exploit financier ? Quand verrons-nous ces cercles admettre en leur sein des chômeurs pauvres, par exemple, pour qu'eux aussi puissent comprendre la marche du monde et l'expliquer à leurs compagnons d'infortune ?
La discrimination pratiquée par ces cercles n'est ni raciale ni religieuse ni ethnique, c'est vrai et tout à leur honneur. Mais elle est financière, c'est la plus élitiste qui soit et en faire partie est la meilleure garantie de ne jamais rester sur le bord de la route. Alors que l'on propose au commun des mortels d'accentuer leur précarité pour soi-disant lui permettre de travailler, tout ce que recherchent ces décisionnaires c'est au contraire la plus grande stabilitité possible de leur situation et un réseau bien fourni en est le meilleur moyen.
Comment ne pas comprendre qu'il y ait forcément incompréhension ? Comment ne pas admettre que ceux qui sont à l'abri de tels cercles sont ignorants des conditions de vie de la majorité de la population ? Pourquoi toujours demander seulement à ces derniers de faire des efforts d'ouverture d'esprit ? Qui doit tendre la main si ce ne sont les "puissants" ?
Ce sont les réponses à ces questions que je ne vois quasiment jamais se concrétiser et c'est bien cela qui me gêne le plus. Vous pourrez bien me répondre qu'ils agissent sans ostentation, ce qui est vrai, mais c'est aussi le cas des autres.
Pour conclure ce commentaire, ce que nous aimerions voir disparaître Christophe et moi, ce sont non pas ces cercles ou associations mais surtout leur sentiment de supériorité. Parce que supériorité va toujours de pair avec infériorité et se traduit bien trop souvent par du mépris et de l'abus de pouvoir déguisé derrière une soi-disant connaissance. Encore une fois, il est toutefois évident qu'il ne faut pas mettre tout le monde à la même enseigne, ni d'un coté ni de l'autre.
Quant à Grand Corps Malade, Christophe, il est vrai que nous ne pourrions qu'en recommander l'écoute à ces membres éminents de notre société. ;-)
Je souhaite aussi une excellente journée à toutes et à tous. :)
Ecrit par : José@La e-Cité | mardi, 25 avril 2006
Franck,
J'aurais envie de retenir de ce débat cette phrase que vous avez écrite: "gageons que sans chasse aux Francs macs, plus nombreux seront ceux qui s'afficheront." Ici, il est nullement question de partir à la chasse contre untel ou untel, juste d'essayer de comprendre. N'étant pas franc-maçon, je ne sais quelle part de réalité il y a vraiment au quotidien dans cette "chasse au sorcière", en 2006. Par contre - maintenant je me trompe peut-être - mais s'afficher - volontairement - (je suis également contre les étoiles..., vous l'aurez compris) pourrait à mon avis bien plus servir à chasser les fantasmes entourant la franc-maçonnerie.
Maintenant pour en revenir au Grand Orient, et outre le point déjà commenté sur la "division sociétale", quelque chose me gène (tout comme José, Laurent et de nombreux autres): Cette "invisibilité" franc-maçonique quand bien même les membres d'une loge, par exemple, chercheraient à peser sur le pouvoir excécutif ou législatif. Car, là, nous ne sommes plus dans le cadre de la spère privée. Cette action peut avoir un réel impacte sur des décisions politiques. Or, nul ne sait qui se cache derrière ces influenceurs. Que leur action soit positive ou négative sur le fond n'a d'ailleurs que peu d'importance. Le citoyen que je suis vote pour un parti, un élu, un programme. Pas pour un "cabinet secret" si vous me passez l'expression. Un exécutif est responsable devant ses élus. Devant qui sont responsables les francs-maçons souscieux d'interférer dans la sphère publique? Quand un cabinet de lobbying ou une association intervient dans la sphère publique, ses représentants et membres agissent à visage découvert et mettent en jeu leur responsabilité publique. Je ne sais pas si je me fais assez clair, mais pour résumer la chose, cette absence de transparence me paraît de ce point de vue en totale contradiction avec une démocratie moderne. Grand le conseil du culte musulman (pour reprendre le champ religieux auquel vous faisiez référence, on sait ce qu'il propose et qui propose. Cette différence est essentielle. Une fois encore, il n'est nullement question de coller une étoile à untel ou untel. Dans que l'impact d'une action individuelle ou collective relève de la sphère privée, je me fiche éperdument de savoir si une personne est franc-maçonne ou non. Par contre, quand les conséquences sont publiques et interagissent sur le quotidien d'une population, là se pose un problème de fond.
Laurent Delord,
Merci pour votre aimable proposition. Si j'y arrive encore aujourd'hui, je vous contacte dans l'après-midi. Sinon, demain.
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | mardi, 25 avril 2006
le G.O.D.F a pris contact avec vous il me semble! qu'attendez vous? vous voulez comme tous les journalistes qui font régulièrement des articles... vendre!.J'ai le désavantage de faire partie de votre corporation.En vous lisant j'ai honte! Quel manque de culture! nos Frères qui ont oeuvrés pour l'amélioration de notre société sont nombreux et pas forcément célèbres comme vous semblez le croire.En Franc-Maçonnerie il n'y a pas de médailles,ni d'honneurs (au sens de récompenses),nous ne sommes pas là pour ça .Notre seul secret l'initiation :Deviens ce que tu es!
Notre seul salaire,une tenue réussie.C'est un peu loin de vos investigations!
Ecrit par : Frere averse... | mardi, 25 avril 2006
Bonsoir,
Je suis franc-maçon depuis plus de 10 ans . J'ai lu avec intérêt votre article.
Cela fait des siècles que l'antimaçonnisme existe. Au fond l'antimaçonnisme est consubstantiel de la maçonnerie, comme l'antisémitisme du judaïsme. Tout juif vivant en diaspora sait qu'il sera tôt ou tard la cible de l'antisémitisme attendu que l'on lui reproche son altérité. Je parle d'expérience. S'il porte un nom identifiable l'attaque sera souvent moins sournoise. Lorsqu'il est assimilé il est un agent de l'extérieur, un agent infiltré. S'il est orthopraxe il est considéré comme agressif.
Vous ne parlez pas d'une chose pourtant centrale. Le processus initiatique est consubstantiel du secret. La maçonnerie est un ésotérisme, un ésotérisme biblique et plus exactement chrétien. En sa qualité d'ésotérisme il accepte dans ses rangs des hommes et des femmes de toutes confessions. Mais au fait pensez-vous que vous pourriez entrer dans un cercle de kabbalistes sans en faire partie ? Pourriez vous participer aux travaux de soufis sans en faire partie ? Avez vous la liste des kabbalistes et des soufis dans votre base de donnée ? Croyez vous que les soufis qui sont nos équivalents, dévoilent leur identité particulièrement au proche orient ? Croyez vous que l'on vous laisserait assister à une initiation chamanique ?
Pensez vous que vous auriez le droit de monter à la theba lire la torah dans une synagogue sans être membre d'une communauté ? Dans le domaine temporel, avez vous le droit d'assister à la réunion du bureau d'un parti politique, d'un syndicat ou d'une quelconque association.
Maintenant j’aimerais vos réponses sur ces quelques questions :
Qu'apporte la pratique du secret d'appartenance et du secret des rites aux adeptes des ésotérismes ?
Quel est le but des ordres ésotériques?
Quelle différence faites vous entre les adeptes et les institutions ?
Enfin je tiens tout de même à vous dire que la franc-maçonnerie spéculative existe depuis plus de 280 ans. Nous sommes vraiment des incapables. Comment se fait-il que la mouvance judéo-maçonnique ne domine pas le monde par son tentaculaire pouvoir depuis tant d’années ?
L’ennemi intérieur qui ourdit le complot dans l’arrière salle obscure et occulte est un phantasme qui nous est resservi depuis des siècles. Hélas votre phantasme ridicule et affligeant, ne poserait aucun problème, si ce n’est qu’il appelle implicitement à la peur de l’autre.
Continuez à avoir peur de votre ombre et à poursuivre de la chimère cela ne fait finalement que 280 ans que l’on accuse de tous les maux, prenez donc votre temps. Vous avez le reste de votre vie pour démontrer votre thèse. Mais je vous donne un clef herméneutique et ontologique qui vous aidera j’en suis sûr à faire la lumière. Le propre de la vérité et de se faire jour tôt ou tard ! Je crois que vous arrivez un peu en retard
Bien à vous et bonne chance !
Ecrit par : André Lacavire | mardi, 25 avril 2006
Frère Averse...,
Désolé pour mon manque de culture sur la franc-maçonnerie. Il est vrai que je dois être le seul en France dans ce cas là et que la chose est inexcusable tant le nombre d'informations vérifiées sur le sujet circulent...
Vous dites que les "frères" qui ont oeuvrés pour l'amélioration de la société ne sont pas tous célèbres. Et ensuite, qui vous a parlé de célébrité. Et puis, qu'ils soient célèbres ou non n'est pas la question, si vous avez un tant soit peu pris le temps de lire l'article et les commentaires. Enfin, vous parlez d'amélioration de la société: mais de quel droit des personnes dont on ne sait qui elles sont peuvent affirmer que ce qu'elles font permettra d'améliorer la société? Imaginons que je me réveille un jour, que je décide de transformer votre quotidien, sans me faire connaître de vous. Juste parce que j'ai décidé que j'estimais parce que c'était bon pour vous et que vous êtes, de mon point de vue, incapable de le faire tou seul. Comment réagiriez-vous? Bien? J'en doute. Si j'élis des représentants politique, c'est dans l'espoir qu'ils me représentent et défendent au mieux l'intérêt public. Ces gens seraient-ils trop stupides pour faire tout seuls comme des grands le travail pour lequel ils ont été mandatés, au point de devoir faire appel à des tierces personnes bienveillantes dont nul ne sait encore une fois qui elles sont?
Maintenant, vous dites, "vous voulez comme tous les journalistes qui font régulièrement des articles... vendre!" Pour rappel, l'esnembles des auteurs d'Europeus intervient à titre bénévole. Europeus est en accès libre et n'est financé par personne. Bref, même si cela pourra à priori vous surprendre, écrire sur Europeus n'a rien de rémunérateur. Nous n'avons même pas de médaille en chocolat, c'est pour vous dire... Plus sérieusement, les personnes qui interviennent sur Europeus n'ont pour la plupart pas grand chose à y gagner si ce n'est qu'elles partagent une même volonté: informer et débattre, second terme malheureusement très souvent absent des médias traditionnels. Si j'avais voulu faire un "coup" médiatique, croyez bien que j'aurais choisi un autre support, bien plus important en terme de lectorat et que je me serai fait (bien) payer pour un travail journalistique. Mais, encore au risque de vous surprendre, cela ne m'intéresse guère.
En ce qui concerne le GODF, leur chargé des relations avec la presse, m'a proposé d'échanger sur le sujet. Et ensuite. Il se propose de m'expliquer plus en avant la démarche de son institution. Pourquoi pas. C'est même plutôt un signe d'ouverture. On peut être en désaccord avec des personnes (cela arrive aussi entre auteurs d'Europeus) et accepter de discuter, d'échanger, de débattre, d'apprendre. Désolé que le le fait d'essayer de palier à mon inculture puisse vous heurter.
Vous dites faire partie de ma "corporation" même si ce mot n'a que peu de sens en ce qui me concerne (je n'ai pas davantage l'impression de faire partie d'une grande famille professionnelle que du monde dans lequel je vis, et j'avoue ne prêter que bien peu d'imprtance aux titres et autres reconnaissances sociales). Bref, j'en déduit donc que vous êtes journaliste, et qu'à ce titre, dans l'exercice de votre profession, vous essayer de comprendre deux trois petites choses du monde qui nous entoure. Que, par conséquent, vous êtes à l'écoute, ne refusez pas des informations complémentaires, des précisions. C'est ce que me propose le GODF, du moins ce que j'en ai compris. Si cela vous choque...
Voilà, pour le reste, qu'il y ait des francs-maçons ou autre "société" ou non en France m'importe peu. Par contre que dans cet exemple ou dans celui d'autres groupements, à partir du moment où leur action vise à peser sur le champ politique et législatif, oui, il me paraît simplement évident que la carte de la transparence doit être avancée. D'ailleurs, vous-même, dans le cadre de votre profession ne signez pas vos articles ou reportages "frère averse..." Sur ce point j'avoue assez aimer l'image du journaliste donneur de leçons avançant à visage masqué. Mais bon, c'est votre choix. Il n'est pas le mien, mais soit. Reste que là encore, une nouvelle question ne manquera pas d'intriguer nombre de lecteurs: qui est cet homme qui se dit journaliste (et qui à ce titre transmet des faits sur la place publique) qui refuse de dire qui il est. On parlait de "fantasmes" autour de la franc-maçonnerie et autres sociétés de ce type, dans les commentaires précédents: demandez-vous peut-être comment ils naissent. C'est la même chose en journalisme: quand vous citez une source, elle doit être identifiée. Elle peut certes être citée, en raison du contexte ou de la fonction de la personne, par le biais de la célèbre formule "sous couvert d'anonymat" et autres "selon un haut machin". Mais le journaliste doit au moins savoir qui est sa source et si elle est fiable. Doit essayer de la faire parler autant que possible à visage découvert. Cela crédibilise les propos de l'interviewé, le papier dans son ensemble et la profession. Maintenant, tout le monde pourrait demander l'anonymat, se cacher mais je doute sincèrement que le journalisme et la société dans laquelle nous vivons en ressortiraient grandis. Tout le monde balancerait sur tout le monde sans se sentir responsable de rien, parce que non identifiable. Vivre dans une telle société ne m'intéresse pas. Agir pour les autres (qui plus est sans leur consentement) non plus. Encore une fois, ce qui relève de la simple sphère privée ne m'intéresse pas: savoir, par exemple si un chef d'Etat a une fille cachée ou non m'indiffère. C'est sa vie et doit le rester. Par contre que quelqu'un dise vouloir influencer le champ politique sans l'assumer publiquement derrière me pose une fois encore un problème.
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | mardi, 25 avril 2006
André Lacavire,
Mais qui vous parle de complot, de domination de la la mouvance judéo-maçonnique et autres délires de ce genre? Pitié, revenez cinq minutes sur terre et relisez l'article et les commentaires qui suivent. Vous utilisez des termes que nul avant vous n'avait ici mentionnés.
Pour vos trois questions, j'avoue n'avoir même pas avoir envie d'y chercher une réponse. Mon but n'est pas de défendre une quelconque thèse ou d'écrire un ouvrage sur la franc-maçonnerie. Ma question, comme celle de nombreuses autres personnes, est à peu de choses près la même que celle du directeur du planétarium de Strasbourg: pourquoi des hommes et des femmes qui se revendiquent des Lumières se complaisent à avancer dans l'ombre. La chose peut peut-être vous sembler absurde mais généralement, lorsque l'on s'engage dans quelque chose, on en est fier. On a envie d'afficher ses idées. Ici, en l'occurence, la défense de la laïcité, notamment, si j'ai bien compris. Qu'y aurait-il de si effrayant à le dire ouvertement. J'ai beau tourner la chose dans tous les sens, je n'y vois rien de rationnel.
Qaunt aux kabbalistes et autres soufis qui seraient vos équivalents (pour le coup la chose n'est pas des plus rassurantes...) et ce qu'ils font au Proche-Orient regarde les populations de ces pays. Le fait est que la France est - à moins d'avoir manqué un épisode - fondée sur un système démocratique et prône des valeurs d'égalité et de transparence (ceci est également vrai au niveau européen si l'on en croit l'action du Parlement européen et du médiateur européen). Voilà ce qu'il en est, au moins sur le papier. Et il se trouve que je suis Français, Européen, et vivant en France et qu'à ce simple titre il me paraîtrait normal que ces valeurs soient respectées sur le territoire qui les a fait siennes.
Pour le reste, et notamment la communauté juive, croyez-moi, au moins à Strasbourg, elle est, pour l'avoir vécu, bien plus ouverte sur le monde extérieur que vous ne semblez le penser.
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | mardi, 25 avril 2006
Bonsoir,
Je suis heureux de votre réponse. Vous avez progressé dans votre reflexion. Il est vrai que vous n'avez pas cité litteralement "complot, de domination de la la mouvance judéo-maçonnique et autres délires de ce genre". Votre question est donc si je la comprend parfaitement pourquoi les maçons ne se dévoilent-ils pas ? Au risque de vous surprendre la question relève de la raison. Le but de la franc-maçonnerie n'est pas la défense de la laïcité. Que la maçonnerie soit laïque est une chose, (je ne saurais d'ailleurs que vous renvoyer à l'acception du mot) n'implique pas que le but ultime de la maçonnerie soit la défense unique des valeurs de la laîcité. Par ailleurs la devise de notre république n'est pas transparence, santé et sécurité, mais liberté égalité fraternité. La maçonnerie propose je vous le rappelle sans trahir le moindre secret de proposer à ses adepte une méthode d'amélioration individuelle basée sur l'exège symbolique des matériaux symboliques constitutif du temple de salomon, qui comme tel était consacré à YHVH.
Les créateurs de la maçonnerie spéculative prirent à dessein cette réference car elle admise par toutes les églises chrétiennes nonobstant leurs differences doctrinales. En excluant de ses travaux les discussions à caractère confessionnel et politique, elle appelait ses adeptes à dépasser les differences doctrinales et à se juger comme membre de la famille humaine au dela des differences d'apparences.
La démarche des fondateurs de l'ordre avait entre autre pour vocation de creer du lien entre des hommes qui differement seraient éternellement resté étrangers les uns aux autres.
Les maçons et les profanes sont égaux attendus qu'ils appartiennent tous deux à la famille humaine et aucun maçon digne de ce nom ne se considèrera jamais comme supérieur à un simple profane, si tel est le cas il n'aura rien retenu de son enseignement.
Vous analysez l'usage du terme profane d'une manière rigoureusement littérale puisque vous le sortez de son contexte rituelique. Je ne vous en fais pas reproche, mais je vous invite à vous documenter sur la maçonnerie avant de prendre la plume, attendu que tous les rituels maçonniques sont publiés, ainsi que tous les "secrets" la plupart des rituels sont d'ailleurs en ligne. Cherchez les dans google par exemple, il en va de même de beaucoup de travaux. Il n'y a de secret maçonnique, qu'un secret d'appartenance parfaitement compréhensible, et un secret initiatique relevant de l'experience intime mais qui n'a de secret que son nom.
Passons maintenant au secret d'appartenance et à la fierté d'être maçon. La fierté est -elle selon vous une vertu ou une vanité ? La question me semble déjà centrale dans votre réflexion. Avez-vous exploré et décrypté le concept que vous evoquez ? Dois-je être fier d'être maçon ? Je ne crois pas que le terme soit juste. Au pire puis-je être fier de mes actes de citoyen, ou d'homme, d'appatenance certainement pas. A quel titre ? Qui suis je pour m'affirmer fier de mon appartenance. En quoi mon appartenance constiturait elle une spécifité qui devrait me rendre fier ?
Enfin de manière plus prosaïque, pensez-vous dans le secret de votre conscience que si j'annonçais avec une banderolle mon appartenance je m'attirerai beaucoup d'amis ? En quoi mes actes doivent ils être jugés au travers de mes choix sprirituels. Un acte posé est meilleur ou pire parcequ'il est inspiré par tel ou tel choix spirituel ? En quoi les éléments intimes de la réflexions d'un individu sont-ils importants ?
En conclusion, je vous dirais que si vous êtes un provocateur, vous réagissez aussi à la provocation. J'ai volontairement réagi hors sujet car je voulais vous faire formuler votre question. Elle est d'une simplicité biblique. Allez donc chercher la réponse auprès des adeptes de la maçonnerie, ou dans les livres.
Au fond sans le savoir vous venez de faire votre premier travail maçonnique et de travail sur vous. Vous avez avoué ne pas avoir la réponse à une question et vous avez vous même répondu à la question que vous vous posiez ?
Je n'ai servi à rien d'autre qu'à vous renvoyer à vous même et à trouver par vous même vos propres réponses.
Au fait puisque vous avez cité Diams, et grand corps malade deux excellents artistes, pourquoi ne feriez vous pas la prochaine fois un article sur le prophétisme et sa forme moderne détenu par les artistes ?
Bien à vous
A.L
Ecrit par : André Lacavire | mardi, 25 avril 2006
Ce que je constate, à titre purement personnel et anecdotique, c'est que ce soit un journaliste, en l'occurrence Christophe Nonnenmacher, qui soit abordé par les initiés. Tant mieux pour lui mais pas pour moi.
Que représentent les gens comme moi pour de telles organisations ?
Quand serais-je donc invité à leurs réunions ? Oh pardon, je ne participe pas de ce genre de pouvoirs, n'est-ce pas ?
Ecrit par : José@La e-Cité | mardi, 25 avril 2006
Réponse à josé
Il existe des conférences publiques dans toutes les obédiences .Renseignez- vous sur les sites officiels de ces dernières ,appelez nous, nous sommes dans l'annuaire( étonnant pour des gens de l'ombre!),c'est pourtant simple! Quand à mon confrère posez vous les questions suivantes:
qui a abolit l'esclavage,qui a crée la croix rouge,pourquoi il existe un planning familial,... et vous aurez un
début de réponse de l'engagement dans la cité de mes Biens Aimés Frères.
la Franç-Maçonnerie ,pour moi, répond à un questionnement,est la religion de l'Amour et s'attache aux perfectionnement de l'humanité .C'est ma dernière interventions ,ici, tant que vous n'aurez pas fait la démarche de faire votre métier, c'est à dire informer en toute objectivitè et avec des sources fiables.
Ecrit par : Frère averse | mercredi, 26 avril 2006
Messieurs les journalistes,
je suis vos échanges avec le plus grand intérêt, il témoigne du "malentendu" dont fait l'objet la Franc-maçonnerie.
Je me tiens à votre entière disposition pour tenter de répondre à toutes vos attentes concernant le GODF et vous invite à m'adresser vos adresses mail afin de vous faire parvenir nos communiqués.
Vous pouvez aussi vous rendre sur le site www.godf.org ou vous trouverez de nombreuses heures de vidéo qui montrent ce qui ce passe au GODF.
Cordialement.
L. Delord
chargé des relations avec la presse au GODF.
relation.presse@godf.org
01 45 23 74 31
Ecrit par : DELORD | mercredi, 26 avril 2006
Bonjour,
La déclaration obligatoire d'appartenance à la franc-maçonnerie pour les fonctionnaires aujourd'hui et pour tous les citoyens demain, désolé mais je suis contre, cela ma rappelle trop l'époque de Vichy, de ce que j'en ai lu et de ce que l'on m'a raconté. Mais, je pense que les francs-maons auraient tout à gagner à faire ce travail de dévoilement de leur appartenance, travail individuel, non obligatoire, à la façon de ceux qui viennent témoigner de leur foi, de leur expérience, et de leur amour. L'enjeu est de taille car il est difficile de s'affirmer franc-maçon car c'est devoir faire face à beaucoup d'embûches que ce soit dans le milieu professionnel, milieu familial et même maçonnique. Difficile en effet de se dire franc-maçon sans être automatiquement placé dans le camps des intrigueurs ou dans celui des prétentieux et des élites.. Quant à moi, maçon depuis une quinzaine d'années, je préfère me placer dans le camps des homme en recherche permanente et des amoureux de la liberté. Finalement, l'avis des autres sur mes choix personnels m'importent peu.
Philippe Benhamou
auteur de "La Franc-maçonnerie pour les Nuls" Ed. First
Ecrit par : Philippe BENHAMOU | mercredi, 26 avril 2006
Frère averse,
Il y a quelque chose que vous n'avez pas compris je crois. Je ne suis pas journaliste du tout mais simple citoyen. Je participe bénévolement à Europeus et j'y exprime mes opinions sous la forme d'articles ou de commentaires, je n'ai donc pas la prétention de faire de l'information. Bien que je me fixe pour critère de tâcher de vérifier mes sources avant de publier des articles à caractère factuel je n'en ai nullement l'obligation. Je suis donc un lambda.
Toutefois, même si vous passez outre que je ne sois pas journaliste, qu'ai-je écrit dans mes commentaires de faux, de subjectif et qui relèverait de mauvaises sources ? N'avez-vous pas l'impression que c'est vous qui agissez sans discernement dans ce cas d'espèce ?
Si ce dont vous me taxez concerne "Le Siècle", je tiens mes sources à votre disposition dès que vous m'aurez indiqué ce qui serait faux dans ce que j'ai écrit.
Je répète toutefois, à votre attention ainsi qu'à celle de Laurent Delord que je remercie pour sa disponibilité, que je ne suis nullement journaliste !
Ecrit par : José@La e-Cité | mercredi, 26 avril 2006
André Lacavire,
Heureux de vous entendre dire que l'ai progressé :-) Quant à la devise française le fait qu'elle prenne en compte la liberté, l'égalité et la fraternité n'enlève rien au fait que notre société moderne appelle à davantage de transparence. Alors certes, ce dernier terme n'est pas écrit dans le marbre mais il n'en dépeint pas moins un réalité.
José,
Rassure-toi, je n'ai pas plus envie dêtre franc-maçon aujourd'hui qu'hier. Si, un jour, je décide de m'engager, ce sera au sein d'une association dont tout un chacun aura, s'il le souhaite accès à la liste des membres :-) J'ai peut-être tort sur ce point mais je crois plus à l'efficacité d'une action quand elle est menée au grand jour. Mais bon, là encore, tout est question d'approche.
Philippe BENHAMOU,
Je l'ai déjà dit, il n'est pas question de demander ici à ce que tout franc-maçon dévoile son identité. Par contre cela me semblerait encore une fois (au moins pour les porteurs de projet), de le faire quant il s'agit d'une action menée, par exemple, dans le champs législatif.
Quant au paragraphe "L'enjeu est de taille car il est difficile de s'affirmer franc-maçon car c'est devoir faire face à beaucoup d'embûches que ce soit dans le milieu professionnel, milieu familial et même maçonnique. Difficile en effet de se dire franc-maçon sans être automatiquement placé dans le camps des intrigueurs ou dans celui des prétentieux et des élites..", mon sentiment (peut-être infondé) est que nombre d'incompréhensions viennent justement de ce culte du secret.
Sur le "camp des prétentieux et des élites" le problème, dans le cas du déjeuner dont j'ai rapporté le contenu dans l'article plus haut, le fait est que ce sentiment a été très clairement donné. J'en reviens à l'exemple de l'équipe de rugby. C'est là un des vrais enjeux de la franc-maçonnerie, du moins tel que je le perçois de l'extérieur. Faut-il laisser uniquement la parole à des gens prônant ces valeurs ou les francs-maçons qui se disent bien plus ouverts et égalitaires doivent-ils également prendre la parole. Reste que pour cela, faut-il encore sortir de l'ombre. Bref, cela ressemble à s'y méprendre à l'histoire du chien qui se mord la queue.
En tout cas, lire votre livre m'aidera certainement à comprendre deux-trois petites choses.
Frère Averse...
Ou devrais-je dire cher collègue masqué: vous dites "...tant que vous n'aurez pas fait la démarche de faire votre métier, c'est à dire informer en toute objectivitè et avec des sources fiables.". L'objectivité dans une chronique est de rapporter des faits réels. Quant aux sources fiables, le pensais certainement très naïvement que le Grand Maître en était une sur la franc-maçonnerie. Ses propos sont réels, ceux des intervenants aussi. Maintenant, si la réalité n'est pas fiable... Mais, je n'en doute pas, vous êtes sans doute un très grand professionnel dans votre domaine.
Laurent Delord,
Je jetterai un coup d'oeil plus approfondi dans l'après-midi sur ces vidéos. Pour l'adresse mail, elle est en bas du site, dans la colonne de gauche.
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | mercredi, 26 avril 2006
Wow, cool, on se croyerait en plein milieu de "Da Vinci Code" ! De kabbalistes ! Des chamanes ! Des signes étranges ! Super ! Et dans ce film, il y a les bons (qui doivent se cacher, car tout le monde leur veut du mal, ce qui pourrait les empêcher de tirer clandestinement les ficelles du pouvoir) et il y a les mauvais (ben, ceux qui ne font pas partie des bons, quoi). Et les clandestins, ce sont des gens vraiment bien, puisqu'ils ont aboli l'esclavage. Cool. Dans la mesure où les sociétés ont légèrement évolué depuis l'époque de l'esclavage, il serait peut être temps de passer à un nouveau sujet ?
Ils me font penser aux scientologues. Toujours vite dans les affirmations d'être poursuivis (la "chasse" aux FM ressemble à celle dont se plaignent les scientologues...). La même recherche d'influencer la politique, la culture, la société. De bons chrétiens, les deux. Pour un "profane" comme moi, difficile de s'y retrouver et de les distinguer, tellement la chasse au pouvoir se passe dans l'obscurité... mais toujours pour la bonne cause. On n'a qu'à le croire.
Avant de passer au chapitre suivant, constatons toutefois que l'ensemble des organisations si bien pensantes et tellement importantes n'ont pas réussi à rendre nos sociétés plus humaines, plus tolérantes, plus accueillantes. En somme, nous ne font que discuter d'une association (très ancienne, d'accord, n'ayant pas réussi en 280 ans de rendre ce monde meilleur) qui fonctionne de manière un peu archaique.
Mais dans le fond, ce sont des gens comme toi et moi ! Tiens, prenons leurs signes de reconnaissance : les francs-maçons, comme les jeunes des cités, se reconnaissent à des accolades bien distinctes. Gimme five ! Les jeunes des cités seraient donc beaucoup plus proches des francs-maçons qu'on ne le pense... Je crois que ce qu'ont exprimé la plupart des francs-maçons ici est absolument juste : il ne faut pas sur-estimer cette association qui dans le fond, est comme de nombreuses autres associations: un lieu de rencontre entre pairs. Un peu comme les Lions, les Rotary, d'autres associations et finalement, comme les jeunes de cités...
Ecrit par : Kai | mercredi, 26 avril 2006
Communiqué du Grand Orient de France
Paris le 25 avril 2006
Hommage aux 500 Francs-maçons du Grand Orient de France victimes du nazisme et du régime de Vichy.
Cérémonie publique du 29 avril 2006 à 12 heures
au mur du souvenir du hall Cadet
(siège du Grand Orient de France au 16 rue Cadet - 75009 Paris)
Le Grand Orient de France rendra hommage aux Franc-Maçons déportés, fusillés et qui se sont engagés dans la résistance. Au cours de la seconde guerre mondiale, 500 Francs-maçons du Grand Orient de France ont perdu leur vie pour avoir défendu les principes républicains imprescriptibles.
Lors de cette cérémonie publique, Jean-Michel Quillardet, Grand Maître du Grand Orient de France, Président du Conseil de l'Ordre, et Monsieur Bertrand Delanoë, Maire de Paris, exprimeront leur détermination face à "la bête immonde" toujours prête à renaître.
Cette cérémonie aura lieu en présence d'une délégation du Conseil de l'Ordre du Grand Orient de France, de Monsieur Jean Moreau Président du Cercle Mémoire et Vigilance, de Monsieur Alain Kremenetzk, conservateur du Musée de Drancy et Directeur de l'Europe de la Mémoire .
Les républicains, les humanistes et les journalistes sont conviés à cette cérémonie.
GRAND ORIENT DE FRANCE
16, rue Cadet 75009 Paris
relation.presse@godf.org
01 45 23 74 31
Ecrit par : DELORD | mercredi, 26 avril 2006
> kai
yep yep yep : give me five ... T ... trops fort :D
Ecrit par : ~laurent | mercredi, 26 avril 2006
Bonjour,
Je vous passe pour info un exemple de législation prônant la transparence totale. Elle fut en effet établie par un démocrate ! Je vous laisse deviner lequel.
Bien à vous.
AL
art. 1er. Sont dissous de plein droit, à dater de la promulgation de la présente loi:
1° Toute association, tout groupement de fait, dont l'activité s'exerce, même partiellement, de façon clandestine ou secrète;
2° Toute association, tout groupement de fait dont les affiliés s'imposent d'une manière quelconque l'obligation de cacher à l'autorité publique, même partiellement, les manifestations de leur activité;
3° Toute association, tout groupement de fait qui refuse ou néglige de faire connaître à l'autorité publique, après en avoir été requis, ses statuts et règlements, son organisation intérieure, sa hiérarchie, la liste de ses membres avec l'indication des charges qu'ils occupent, l'objet de ses réunions, ou qui fournit intentionnellement sur ces sujets des renseignements faux ou incomplets.
Le solde du produit de la liquidation sera versé, à Paris, à l'administration générale de l'assistance publique, dans les autres localités, au bureau de bienfaisance de la commune intéressée.
art. 4. Sera puni d'un emprisonnement de six mois à un an et d'une amende de seize à cinq mille francs quiconque aura participé au maintien ou à la reconstitution directe ou indirecte des associations ou groupements dissous. Les peines prévues à l'art. 42 du code pénal pourront, en outre, être prononcées par le tribunal.
Si le coupable est un étranger, le tribunal devra, en outre, prononcer l'interdiction du territoire français.
art. 5. Nul ne peut être fonctionnaire, agent de l'Etat, des départements, communes, établissements publics, colonies, pays de protectorat et territoires sous mandat français, nul ne peut être employé par un concessionnaire de service public ou dans une entreprise subventionnée par l'Etat ou par l'une des collectivités publiques ci-dessus désignées:
1° S'il ne déclare sur l'honneur, soit ne jamais avoir appartenu à l'une des organisations définies à l'art. 1er, soit avoir rompu toute attache avec elle;
2° S'il ne prend l'engagement d'honneur de ne jamais adhérer à une telle organisation, au cas où elle viendrait à se reconstituer.
La déclaration et l'engagement prévus par le présent article sont constatés par écrit.
Quiconque aura fait une fausse déclaration sera déclaré démissionnaire d'office et puni des peines prévues à l'art. 4.
Quiconque aura manqué à l'engagement prévu par le deuxième paragraphe ci-dessus sera relevé de ses fonctions et la peine sera portée au double.
art. 6. Le présent décret, applicable à l'Algérie, aux colonies, pays de protectorat, et territoires sous mandat français, sera publié au Journal Officiel et exécuté comme loi de l'Etat.
Ecrit par : André Lacavire | mercredi, 26 avril 2006
Kai,
Ravi de te relire. ;-)
Nous sommes de nouveau sur la même longueur d'ondes quant à une vision globale des comportements sociaux. Je me cite à partir d'un commentaire précédent :
"Ces mêmes comportements observés dans la population lambda, jeune ou moins jeune, amènent de la part des medias ou de l'établissement politique des cris d'orfraie. Ce serait alors du "tribalisme", du communautarisme, des comportements opaques avec des codes secrets que l'on ne peut intégrer sans une appartenance sociale spécifique. Tout comme eux en fait mais là ça gêne parce qu'ils n'en connaîssent pas les usages."
Ecrit par : José@La e-Cité | mercredi, 26 avril 2006
André Lacavire
Pétain, Laval, la Loi du 13 août 1940, dont a également souffert le Rotary, pour ne citer que lui? C'est une réalité mais qui vous parle de cela aujourd'hui. Il ne faut pas tout mélanger. Il y a une nette différence entre délation et totalitarisme, et transparence. Je l'ai déjà dit plus haut, nul ne demande ici à ce que les maçons portent une étoile jaune...
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | jeudi, 27 avril 2006
A lire également, sur un autre sujet, mais pas forcément si éloigné, pour ceux à qui ne voient pas l'intérêt de la transparence:
"La Cour européenne des droits de l’homme donne raison au journaliste qui a dévoilé le rapport Jagmetti sur les avoirs des victimes de l’Holocauste et consacre le travail de recherche.": http://www.24heures.ch/vqhome/archives_2006/avril06/liberte_presse_260406.html
Je doute pour le coup que la CEDH s'inscrive dans une logique pétainiste...
Christophe
Ecrit par : christophe Nonnenmacher | jeudi, 27 avril 2006
Communiqué du Grand Orient de France
Paris le 26 avril 2006
Les Francs-maçons du Grand Orient de France rendent hommage aux Martyrs
de la Commune de Paris.
Rassemblement public du 1er mai 2006 à 10 heures au Cimetière du Père-Lachaise.
(entrée principale, Boulevard Ménilmontant, Paris XXème
Cet hommage aux Martyrs de la Commune aura en 2006 un relief particulier car il se situe dans le prolongement du centenaire de la Loi de 1905. Il convient de rappeler que la Commune de Paris avait, 34 ans auparavant, décrété la Séparation des Églises et de l’État.
Le cortège se rendra à pied, par le Chemin des Acacias, au Mur des Fédérés.
Le Grand Maître et Président du Conseil de l’Ordre, Jean-Michel Quillardet, déposera trois gerbes : la première sur la tombe du passé G∴M∴ Serge Béhar, la seconde sur le Cénotaphe de Victor Schoelcher, la troisième au Mur des Fédérés.
Les Francs-maçonnes et les Francs-maçons sont invités à porter leurs décors.
Les républicains, les humanistes et les journalistes sont conviés à cette cérémonie traditionnelle.
GRAND ORIENT DE FRANCE
16, rue Cadet 75009 Paris
relation.presse@godf.org
01 45 23 74 31
Ecrit par : DELORD | jeudi, 27 avril 2006
José, Laurent,
plaisir tout à fait partagé... :-)
Je pense qu'une fois de plus, nous sommes dans un conflit de générations et de compréhension. Ceux qui estiment que Diams et Grand Corps Malade dessinent une image juste de la France d'aujourd'hui auront du mal à prendre au sérieux de gens qui se mettent en tablier pour leurs réunions et pour qui la pire des choses est de se faire "blackbouler". Je connais plein de gens qui aimeraient bien de faire "blackbouler" si leur vie était à peu près acceptable sinon. Le "vivre-ensemble" que nous pronons tous ne fonctionnera pas par l'exclusion, par la clandestinité et par des prises de pouvoir dans les coulisses, mais par la transparence et l'ouverture vers autrui.
En tout cas, je n'arrive pas à adhérer à cette image d'éternelles victimes qu'ils essayent de se donner et ce, malgré tout le respect que j'ai pour les personnes qui ont été enlevés, tués, torturés pour leurs convictions. Plein d'autres gens ont été dans le mme cas, également des gens qui, dans la perception des FM, ne font certainement pas partie de "capables", comme la communauté gay, tsigane, les syndicalistes, les communistes, les socio-démocrates, les voisins dénoncés etc. . La communauté gay a choisi une toute autre approche qui est le contraire de l'obscurité - le "coming out". Personnellement, je trouve cette démarche plus courageuse et finalement, les relations entre la communauté gay et le reste de la société se sont sensiblement améliorées depuis.
Mais bon, que chacun devienne heureux à sa façon...
Ecrit par : Kai | jeudi, 27 avril 2006
Bonjour,
Je viens de lire l'article (très lisible) de Christophe Nonnenmacher et les commentaires qui on été publiés. Je remarque pour ma part qu'il est toujours impressionnant de constater l'engouement, de moi et vous, citoyens de France, d'Europe et d'ailleurs, dès que l'on évoque ou qu'on touche des associations ou parti politique. Ce qui me donne du baume au cœur c'est qu'il y est débat, à partir de 42 commentaires on peut parler de débat.
"Ces francs-maçons qui me font honte" le ton est sévère et généraliste malheureusement. Le stéréotypage est de facto une intolérance. Simple constatation étymologique.
Tout est question de femmes et d'hommes, de personnes physiques. De milieu dans lequel l'on évolue. Peut-être que la rencontre de Christophe Nonnenmacher avec Jean-Michel Quillardet aurait été en-tête à tête l'article aurait été différent ou peut-être pas. Cependant il est important de ne pas stigmatiser les Francs-maçons, les joueurs de golf et les joueurs de rugby.
Il est important de rendre hommage, mais je pense qu'il est encore plus important de travailler pour les générations futures et de leur préparer un cadre d'ouverture emprunt de tolérance et de projets constructifs.
Voila j'ai mis exactement 18 minutes à écrire ce commentaire soit 37 personnes mortes du sida, 1250 enfants de moins d








