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dimanche, 23 avril 2006
L’ESTONIE RELANCE LA CONSTITUTION ET MARGINALISE UN PEU PLUS ENCORE LA FRANCE ET LES PAYS-BAS
La nouvelle est passée relativement inaperçue et c'est dommage : le 17 avril, l’Estonie a annoncé qu’elle ratifierait en mai prochain, par voie parlementaire, le projet de traité constitutionnel européen. Les deux autres Etats baltes, eux, l’ont déjà fait. L’Estonie deviendra ainsi le quatorzième Etat membre à approuver ce texte, rejeté seulement, jusqu’à présent, par la France et les Pays-Bas. La Finlande devrait suivre avant le début de sa présidence de l’Union qui débute le 1er juillet. Ce qui permettra d’atteindre le chiffre symbolique de quinze ratifications. Sept pays, dont la Grande-Bretagne et la Pologne, n’ont pas encore décidé s’ils poursuivraient ou non le processus de ratification: on peut le comprendre puisque ces Etats ont tous promis d'organiser un référendum, une voie bien plus périlleuse qu'un simple vote du Parlement.
L’Estonie est le premier pays à rompre la «période de réflexion» décrétée au lendemain du double «non» franco-néerlandais (les ratifications luxembourgeoise et belge étaient déjà trop avancées pour être interrompues). C’est un signal à la veille du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement du mois de juin qui doit faire le point sur la question constitutionnelle. Même si, pour entrer en vigueur, le traité doit être ratifié par les Vingt-cinq, la France et les Pays-Bas sont dans une position de plus en plus inconfortable puisqu’une forte majorité, des Etats et des peuples, estiment que ce texte leur convient.
Jean quatrmer est journaliste
00:36 Publié dans CONSTITUTION, JEAN QUATREMER | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Europe









Commentaires
Cher Monsieur,
DéLibérations est une association fondée il y a un an et réunissant des étudiants de tous les horizons universitaires autour d’une idée simple : faire vivre le débat politique en y intéressant tous les jeunes. C’est avec cette envie de participer activement à la vie de la cité que nous nous donnons l’ambition de développer une dynamique de débats et de confrontations des points de vue, sur des questions variées.
Aussi avons-nous déjà traité de nombreux thèmes comme la constitution européenne en avril 2005, l’environnement, la gestion de l’humanitaire et l’inégalité des chances. Pour plus d’informations, nous vous invitons à visiter notre site : www.deliberations.fr
L’an dernier, DéLibérations s’est beaucoup intéressée à des thèmes liés à l’Union européenne. Nous avons organisé de nombreux débats : « Les femmes et l’Europe », « l’Europe est-elle faite pour les jeunes ? » et « Existe-t-il une identité européenne ? ».
Le rejet par les Français et les Néerlandais du projet de Constitution européenne entraîne un processus consensuel de réflexion sur l’après – traité et l’avenir constitutionnel de l’Europe. Que va-t-il advenir de cette Constitution présentée comme indispensable à l’époque ? L’Europe prévoit-elle de donner la priorité à l’élargissement devant l’approfondissement ?
Fidèle à notre objectif de rapprocher les jeunes de la politique en les faisant participer au débat, nous souhaitons une interaction totale avec le public. Nous comptons sur les intervenants pour poser les bases essentielles d’une prise de conscience citoyenne. Vos connaissances du sujet et votre expérience du terrain nous donneront les éclairages utiles à une mobilisation de la nouvelle génération.
Le débat aura lieu le jeudi 11 mai à 19h30, à la Maison des Initiatives Etudiantes, 50 rue des Tournelles (Paris 3e). Nous serions heureux de vous accueillir dès 19h15 pour une rencontre avec les représentants de l’association.
Un animateur ouvrira le débat par un bref état des lieux sur le processus référendaire aujourd’hui. Les intervenants ne doivent pas nécessairement préparer un discours. Nous souhaitons avant tout, un véritable échange où chacun aura la liberté de s’exprimer.
Je me tiens à votre disposition pour toute information complémentaire sur le débat ou sur l'association.
En vous remerciant par avance de l'attention que vous voudrez bien apporter à ce mail et en espérant vivement que vous pourrez être disponible à cette date, je vous prie, Monsieur, d'agréer mes salutations respectueuses.
Cordialement,
Monsieur de Leusse
Ecrit par : de Leusse | lundi, 24 avril 2006
Ne melangeons pas les torchons avec les serviettes.
Les democrates francais et hollandais ont choisi librement.
Les allemand n ont pas ete consulte > www.mehr-demokratie.de.
Ce n est pas avec l esprit de Dictature des politiciens "patriotes" allemands que nous construirons l Europe citoyenne.
Ecrit par : Unionsbuerger | mercredi, 26 avril 2006
Unionsbuerger,
c'est clair, la France et les Pays-Bas ont voté NON et les Allemands auraient peut être fait pareil. Peut être pas. Il faut toutefois constater que la suite du NON en France et aux Pays-Bas n'est pas le débat passionnant qu'avaient annoncé les "nonistes", mais le nirvana européen. Le fait que d'autres ratifient encore ce traité, sachant qu'il ne sera jamais mis en oeuvre tel quel, ne fait que démontrer la détresse européenne actuelle. Est-ce que le processus de ratification est définitivement terminé ? Est-ce qu'il y a un espoir que quelqu'un revoit la copie (mais qui et avec quelle légitimation et dans quel cadre ?), ou est-ce un acte purement symbolique pour dire au monde qu'on est bon européen ? Lorsque le Luxembourg a voté par voie référendaire le OUI, ce OUI était un OUI pour le premier ministre qui avait attaché son devenir politique à cette décision.
Un moment donné, il ne suffit plus d'être "contre", mais il faut dire clairement "pour" quoi on se positionne. Et lorsque je me souviens de la diversité du NON en France, entre l'extrême droite (qui souhaite sortir la France de l'Europe), intégristes chrétiens de toute sorte, futés stratèges de la gauche qui pensaient pouvoir utiliser ce référendum à des fins purement personnelles, je ne sais toujours pas quelle Europe la France et les Pays-Bas souhaitent et le débat est trés timide - donc un bravo à Monsieur de Leusse. ll faut beaucoup plus de débats sur l'avenir européen et aujourd'hui, il ne suffit plus de dire qu'on est contre tout - c'est pas exactement constructif.
On attend toujours les propositions du NON. Ou est-ce que l'absence de propositions est la réponse ?
Ecrit par : Kai | jeudi, 27 avril 2006
Vous écrivez: "une forte majorité, des Etats et des peuples, estiment que ce texte leur convient."
FAUX !!!
En Finlande, seulement 1/4 de la population qui est favorable!!! Mais le pays va quand même ratifier.
Si les parlementaires français et hollandais avaient voté seuls, la constitution serait passée.
Le texte convient aux états, oui, mais pas aux peuples, en tout cas, là c'est beaucoup plus partagé.
Les Allemands auraient aussi probablement voté NON. Les Espagnols et les Luxembourgeois ont évidemment énormément profité de l'Union avec très peu de retombées négatives. La France en a profité également énormément, en tant que pays, mais avec aussi beaucoup de perdants qui pour une fois, ou une deuxième fois après Maastricht et ses 49% de NON tout de même, ont eu l'occasion d'exprimer leur souhaits pour une Europe plus démocratique.
Ecrit par : michel laurent | mercredi, 05 juillet 2006
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