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mardi, 04 juillet 2006

CHASSE-CROISE ESTIVAL

medium_PAR_CHRISTOPHE_NONNENMACHER.3.jpgChassé-croisé estival. Cette expression, les JT nous la resservent chaque été. Tel un événement majeur. Car, oui, la chose n’est pas banale : rendez-vous compte, des gens partent encore en vacances malgré un pouvoir d’achat sans cesse en perte de vitesse. Heureusement, nos vieux sont encore là pour peupler ou repeupler nos villes. Lionel Jospin en tête, qui profite du creux estival pour quitter l’Ile de Ré. Pour fuir ces méchants électeurs vacanciers qu’il s’était promis de ne plus fréquenter en 2002, mais auxquels, il annonce depuis un Paris déserté qu’il repartirait bien pour un deuxième tour, pour peu qu’il passe encore le premier... Jacques Chirac, ensuite, qui semble hésiter à prendre sa retraite. Comme si le fameux «demandez des chichis» lui était adressé. En même temps, l’été a ceci de terrible qu’il fait chaud et que faute d’hydratation, nos vieux ne sont pas à l’abri d’un malaise physique ou mental. Quelle autre explication ? Une surdose médicamenteuse ? Impossible : Ian Ullrich et consorts ont tout pris. La grippe aviaire, dont on ne parle plus, alors ? Impossible au vu de la santé du Coq français, magicien d’un soir contre le Brésil, que l’on aimerait tellement, côté allemand, retrouver en finale de la Coupe du Monde. Alors quoi ? En fait, nul ne le sait vraiment. L’arrogance, l’impossibilité de comprendre que plus personne ne veut d’eux ? La volonté de croire que la petite phrase de Thierry Henri – «Nous ne sommes pas des chiffons» - leur était destinée ? Qui sait. Heureusement que quelques amours de vacances sont encore là pour nous divertir : Nico et Cécilia vivent une nouvelle idylle. Ségo et François se marient. Enfin de la belle politique ! «Douce France», chantait Trénet. Pour peu que l’on prenne soin de la quitter quelques jours durant pour prendre un bain de fraîcheur physique et mentale. De rejoindre, par exemple, outre-Rhin, Zidane et sa bande. D’autres «vieux», certes, mais qui savent encore faire rêver et passer la main…

 

Christophe Nonnenmacher est journaliste

 

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