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vendredi, 25 août 2006

LA MAITRISE DES POTENTIELS HYDRIQUES EST D’ORES ET DEJA UN FORMIDABLE ENJEU GEOSTRATEGIQUE

medium_LU-AILLEURS.23.jpg(Par AMINE LOFTI / Source : El Watan) L’avenir de la planète est conditionné par la question de l’eau. Une question sur laquelle la communauté internationale n’en finit pas de se pencher, comme en témoigne la rencontre internationale qui vient d’être consacrée à ce thème crucial. L’état des lieux n’incite pas à l’optimisme, car si les ressources hydriques existent à l’échelle du globe terrestre, elles sont insuffisamment et mal réparties. Le continent africain est à cet égard fortement démuni. Les populations, éprouvées par la sécheresse, véritable calamité naturelle pour nombre de pays, sont confrontées à des problèmes de survie. On mesure toute la disparité attachée à cette situation dramatique lorsqu’on sait que cette ressource précieuse n’est pas rare partout. Un Américain utilise près de six cents litres d’eau par jour, alors que la consommation moyenne en Europe est de trois cents litres par jour et par habitant.


La disproportion apparaît lorsqu’on sait qu’il n’y a au mieux que vingt litres d’eau par jour pour un Africain. Les besoins sont immenses et les moyens bien insuffisants. L’agriculture, en Afrique, est utilisatrice de quantités phénoménales d’eau. Un maigre espace de blé, en Europe, exige des milliers de mètres cubes. Que dire pour des pays du Sahel, ou de régions enclavées, qui ne disposent pas de budgets indispensables pour développer une technologie de captation des eaux. La technique, relativement coûteuse, du dessalement n’est pas à la portée de tous les pays. Les Etats du pourtour méditerranéen, à l’instar notamment de l’Algérie, ont, certes, des arguments pour faire face à ce défi de l’autosuffisance en ressources hydriques dans ses dimensions humaine, économique, voire aussi politique. (lire la suite)

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