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samedi, 26 août 2006

QUINZE ANS APRES SON ECLATEMENT, 51% DES RUSSES ESTIMENT QUE LE PARTI COMMUNISTE SOVIETIQUE A APPORTE PLUS DE BIEN QUE DE MAL

medium_LU-AILLEURS.25.jpg(Par ANDREI KOLESNIKOV / Source RIA Novosti) Il y a quinze ans, le 24 août 1991, Mikhaïl Gorbatchev démissionnait de son poste de secrétaire général du PCUS (Parti communiste de l'Union soviétique). L'histoire du parti des bolcheviks, qui de longues années durant avait géré un empire immense, avait pris fin avec celle de l'Union soviétique. Le sort du PCUS avait été prédéterminé dès le début de la perestroïka (restructuration), et ensuite, à partir de 1987, par le transfert progressif du pouvoir aux Soviets, c'est-à-dire aux structures parlementaires. Le parti avait «engendré» la perestroïka et la glasnost (transparence) et ces dernières l'avaient tué. L'abandon douloureux du stalinisme ouvert ou caché, les tentatives entreprises par Mikhaïl Gorbatchev pour trouver une véritable assise idéologique pour le PCUS dans les oeuvres de Vladimir Lénine, qu'il continuait de lire et de relire alors que le pays s'était débarrassé de facto du marxisme-léninisme, que la scission du parti était devenue patente en 1990 avec l'apparition de la «Plate-forme démocratique au sein du PCUS» et du Parti communiste orthodoxe et stalinien de Russie, n'avaient été que des jalons dans la voie «de la force qui dirige et oriente la société» menant à sa mort naturelle. Le PCUS était le fondement de l'URSS, son cerveau, son coeur, son épine dorsale: et en tant que parti il ne pouvait pas exister sans l'Etat, tout comme l'Etat ne pouvait exister sans lui. Leur coexistence avait été malheureuse et, comme dans un conte, ils étaient morts le même jour: la défaite des putschistes avait inévitablement entraîné la disparition de l'Union soviétique et la déliquescence du PCUS.


Mikhaïl Gorbatchev tenta de sauver le parti. La session plénière du Comité central des 25-26 juillet 1991, la dernière de l'histoire du PCUS, avait décidé de retravailler le nouveau programme du parti (dans une datcha d'Etat les intellectuels du parti avaient préparé cinq versions de ce document). Si l'on en juge d'après les suggestions concernant la structure du programme, sa composition et son contenu se distinguaient fort peu de ceux des traditionnels rapports d'activité du secrétaire général. Tout d'abord un «topo» sur la situation internationale: «Le caractère de la civilisation moderne. Le monde corrélatif uni». Après: l'évaluation du chemin parcouru: «La société soviétique: l'expérience historique, l'état actuel et les tendances du développement». Ensuite: les principes idéologiques de l'activité du parti. Cette tâche n'était pas des plus simples du moment que tout alentour bouillonnait et s'effondrait. Mais ceux qui piochaient dans la datcha d'Etat semblaient ne pas apercevoir ce qui se passait dans le pays, ce pays qui craquait aux coutures, ils proposaient de «formuler les rapports du parti vis-à-vis du marxisme, du legs léniniste, de cerner les composants historiquement conditionnés, transitoires et universels de cette doctrine... de révéler des approches méthodologiques de la compréhension du socialisme et du communisme... De dire ce qu'est le communisme, (la société de demain, le but du mouvement, un modèle idéal, une idéologie), à quelle stade de rapprochement (ou d'éloignement) nous nous trouvons par rapport à lui... de montrer ce qui différencie nos conceptions modernes... des points de vue énoncés au début du siècle où même il y a trente ans». (lire la suite)

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