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jeudi, 31 août 2006

LA CRISE LIBANAISE AURA PERMIS A L’UNION EUROPEENE DE RETROUVER SA COHESION

medium_LU-AILLEURS.38.jpg(Par VLADIMIR SIMONOV, Source : RIA Novosti – Russie) Le seul résultat positif des 34 journées d'affrontements entre Israël et le Hezbollah pourrait peut-être bien être la disposition recouvrée des pays de l'Union européenne à appliquer une politique extérieure unie. A la différence de la guerre en Irak, le conflit au Liban a soudé l'Europe ce qui, vous en conviendrez, est assez inattendu. Les premiers groupes de militaires de pays européens arriveront dès cette semaine au Liban sud. Par la suite ils constitueront la moitié de ce que l'on appelle la FINUL-2, c'est-à-dire la Force intérimaire de l'ONU aux effectifs de 15.000 hommes. Selon le secrétariat de l'ONU, l'Italie et la France ont promis de fournir les plus gros contingents: 3.000 et 2.000 casques bleus respectivement. La Pologne, la Belgique, la Finlande et la Slovénie feront elles aussi un apport pour atteindre le chiffre prévu de 7.000 militaires européens.


L'Union européenne doit être applaudie pour avoir suscité un élan enthousiaste unanime chez ses membres. Il y a deux semaines encore, personne n'aurait cru la chose possible. A la fin du mois de juillet, lorsque les affrontements entre Israël et les milices du Hezbollah avaient pris l'aspect d'une nouvelle guerre proche-orientale, les dirigeants de l'UE avaient plongé dans une stupeur étrange. Par la suite cette oisiveté avait peu à peu évolué en souci d'abandonner l'initiative aux Etats-Unis pour ne pas à avoir à prendre de décisions autonomes.

 

Ces jours-là les pays de l'UE s'étaient comportés à la manière du stéréotype irakien. La Grande-Bretagne avait regagné le giron des Etats-Unis, appuyant ceux-ci dans leur volonté de mettre à la disposition d'Israël une fenêtre chronologique pour essayer de détruire l'infrastructure militaire du Hezbollah. La France, au contraire, s'était solidarisée avec les Etats qui réclamaient un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel. Dans l'ensemble les événements au Liban ont mis à rude épreuve les espoirs de l'UE que ses membres sont capables d'avancer dans le sillage d'une politique plus ou moins commune en ce qui concerne les relations internationales et la sécurité. Aujourd'hui un soupir de soulagement peut-être poussé à Bruxelles: oui, ils en sont capables. (lire la suite)

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