« LES FAUCONS DE LA LIBERTE DU KURDISTAN OU LES SANGLIERS DU DESESPOIR | Page d'accueil | BLOG ET POLITIQUE : AU-DELA DES MOTS (I) »

mardi, 05 septembre 2006

LES PRÉSIDENTIABLES FRANÇAIS INTÉGRENT UNE ÉTAPE BRUXELLOISE DANS LEUR CAMPAGNE

medium_LU-AILLEURS.43.jpg(Sources : Agence Reuters / déniché par Hajnalka) L'Union européenne est devenue une étape incontournable dans la campagne électorale française, qui emmènera en une semaine à Bruxelles deux des principaux présidentiables, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Les favoris des sondages à droite comme à gauche se succéderont dans la capitale belge à quelques jours d'intervalle pour laisser leurs marques sur un terrain ravagé par le "non" français à la Constitution européenne du 29 mai 2005. Le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP ouvrira le bal jeudi par une véritable visite d'Etat de deux jours. Il rencontrera le Premier ministre belge Guy Verhofstadt, son homologue Patrick Dewael, puis les Français de Bruxelles avant de dîner avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, pour une première journée chargée. Le lendemain, il verra l'Allemand Hans-Gert Pöttering, le chef du groupe conservateur du Parlement européen, avant de rencontrer le commissaire européen Franco Frattini, chargé de la Justice, de la Liberté et de la Sécurité. Clou de la visite: Sarkozy prononcera devant la Fondation Les Amis de l'Europe et la Fondation Robert Schuman un discours-programme sur sa vision de l'Europe. Le programme de Royal, qui écrase ses rivaux socialistes dans les sondages, sera plus succint, puisqu'elle se contente - pour l'instant - de rencontrer Barroso le 13 septembre.


Cet intérêt porté à l'UE par les favoris d'une élection présidentielle française est totalement inédit par rapport au passé ou aux hommes politiques allemands, qui ont depuis longtemps intégré une étape bruxelloise dans leur campagne. Jamais un candidat déclaré aussi bien placé n'avait jugé bon jusqu'à présent de faire un détour par Bruxelles, souvent utilisé comme un bouc émissaire commode en politique intérieure. "La France étant un pays indispensable à la construction européenne, c'est un bon signe que des hommes et des femmes politiques s'engagent dans le débat européen", a déclaré à Reuters le porte-parole de Barroso, Johannes Laitenberger, qui rappelle toutefois la neutralité politique de l'UE. Le "non" français à la Constitution est passé par là. (lire la suite)

Ecrire un commentaire