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samedi, 23 septembre 2006
IMMIGRATION CLANDESTINE : MADRID ET L’UNION SE PREPARENT A DURCIR LES CONTROLES
(Par NOURI ZYAD / Source: Libération - Maroc) Lorsqu'une embarcation atteint les îles Canaries, elle a, en même temps, atteint le territoire où se situent Helsinki, Londres ou Paris. L’Espagne refuse d’agir seule face aux flux migratoires subsahariens. Une conférence qui sera organisée le 29 septembre à Madrid compte aller dans ce sens et impliquer davantage ses partenaires européens. Les pays de la rive Nord de la Méditerranée s’apprêtent à baisser leurs rideaux de fer face aux ressortissants africains entendant franchir illégalement leurs frontières maritimes. Ils comptent le faire de concert sur proposition espagnole. Madrid avait depuis fin août déclenché une opération diplomatique envers à la fois ses partenaires européens et les pays africains émetteurs d’immigrés clandestins. Pour se mettre d’accord sur le genre de mesures adéquates à prendre, ils organisent une rencontre le 29 septembre courant à Madrid, en Espagne qui réunira les ministres de l’Intérieur du Portugal, Espagne, France, Italie, Grèce, Chypre, Malte et Slovénie, sous le thème : «Contrôle des frontières maritimes sud de l'Europe face aux flux migratoires». (lire la suite)
Certes, le phénomène d’immigration illégale nécessite plus d’une réunion, mais le dispositif de préparation mis en place à Madrid, où est prévue cette réunion, fait montre d’une attitude pour le moins étriquée. L’Union européenne persiste à régler ce dossier sur le seul plan sécuritaire sans prendre en considération les autres composantes qui sont, comme d’habitude, jetées aux calendes grecques. D’ailleurs, l’objectif fixé de cette rencontre reste, comme l’a bien souligné l’agence Europapress, l’aboutissement à une brochure commune au sujet des moyens à mettre en œuvre pour parer aux flux migratoires que les ministres de l’Intérieur comptent soumettre, par la suite, aux chefs d'Etat des 25, lors du sommet de Lathi en Finlande, le 20 octobre prochain.
Toutefois, Madrid, qui n’entend pas sortir les mains vides de cette conférence, puisque se voyant davantage impliquée dans la défense du territoire européen, propose aussi la création d'un ''modèle intégré'' de gestion des frontières maritimes sud de l'Europe. L’Espagne entend ainsi impliquer tous les voisins et même l’UE pour qu’ils assument leurs responsabilités envers ce phénomène. Pour le gouvernement de Zapatero, ce n’est point légitime de laisser seule l’Espagne face à l’augmentation des flux migratoires. La fermeté de ton remarquée récemment dans le discours officiel espagnol trouve son origine dans la crise des embarcations qui s’acheminent vers les îles Canaries. «Lorsqu'une embarcation atteint les îles Canaries, elle a, en même temps, atteint le territoire où se situent Helsinki, Londres ou Paris, c'est-à-dire en territoire européen», avait, dans ce contexte, souligné Maria Teresa Fernandez de la Vega, l’un des hommes forts du gouvernement de Zapatero.
Ce que ni l’Espagne ni l’UE, et moins les pays africains ne peuvent arrêter, ce sont ces départs motivés à l’origine. Le reste, il y aura toujours des solutions de dernière minute qui permettent à ces «sans avenir» de fouler le sol européen. Des raisons historiques, il y en a : la longue et pénible période de colonisation, l’exploitation des ressources naturelles de ces pays, ainsi que le soutien accordé aux gouvernements despotes. Une véritable responsabilité directe des Européens et des puissances mondiales dans cette crise. Ensuite les raisons conjoncturelles : la poursuite de l’exploitation de leurs ressources naturelles à travers les multinationales, la poursuite du cautionnement des régimes despotiques, et le fait de se contenter du rôle de spectateur devant des crises de famine, de pauvreté accrue, de guerres civiles, de non développement et de politiques sauvages entraînant le surendettement des peuples et l’enrichissement des seigneurs d’Afrique. Tout cela ne peut que légitimer ces afflux vers les paradis confisqués.
10:52 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : immigration, afrique, europe, madrid, UE









Commentaires
03/10/2006
Beaucoup de réunions "euroméditerranéennes"ont lieu sur le sujet de l'immigration: par exemple celle de Rabat en juillet, très importante,malgré l'absence de l'Algérie, et celle qui est prévue à Tripoli fin novembre. Dans le même temps les réunions entre Etats Membres de l'UE se multiplient comme en témoigne l'article.
Ce qui me gêne c'est que la confusion règne toujours dans les politiques suivies ou annoncées, ce que les pays de transit (Algérie - Maroc - Libye) déplorent d'ailleurs, opinions publiques et dirigeants confondus, sans parvenir à se faire entendre.
Comme eux je crois qu'il faut, une bonne fois pour toutes, traiter séparément les deux problèmes récurrents posés par l'immigration: "La lutte contre l'immigration irrégulière" et la "régulation des flux migratoires".
Le premier est sécuritaire avec, dans les pays d'origine de transit et d'accueil: la gestion des contrôles frontaliers terre - air - mer - et la traque policière et judiciaire des profiteurs de l'immigration irrégulière; dans les seuls pays de transit et d'accueil: le traitement administratif des étrangers en situation irrégulière et leur éloignement.
Le second sujet est plus complexe, puisqu'il est d'essence humanitaire (droit d'asile et des réfugiés) économique (capacité d'accueil de travailleurs étrangers en Europe, co-développement dans les pays sources pour y retenir les candidats au départ) et aussi hautement diplomatique car les dirigeants des pays sources en Afrique subsaharienne ont une part de responsabilité dans l'état actuel de leur économie et le niveau de corruption de leurs administrations.
Autant les déclarations et les actions sont visibles dans le sécuritaire avec la multiplication des actions de coopération (j'y travaille), les signatures d'accords de réadmission,les fournitures de matériels sophistiqués, la création d'agences européenes spécialisées etc.. autant pour l'aide au développement les actions, voire même les stratégies européennes sont très peu lisibles.
Tant que durera cette mauvaise répartition de l'action de l'Europe et de ses Etats Membre, je pense qu'il y aura peu de progrès accomplis dans la résolution du problème de l'immigration clandestine.
Ecrit par : André BIZEUL | mardi, 03 octobre 2006
Beaucoup de réunions Euroméditéranéennes ont lieu sur les questions de migration clandestines:conférence "euroafrique" a rabat ,a tripolie ,en algérie etc..
ce qui me gêne c'est que a ces rencontres l'on n'associe pas les ong africaines qui luttes contre ce phénomène .nous pensons que por mieux lutter contre ce phénomène il serait utile de joidre ces ong au débat afin qu'elles fassent connaître les raisons réelles qui motivent ces jeunes et ce qu'il faut faire.il faut stratégie participartive pour une lutte éfficace.
Tant que les jeunes ne seront pas associés aux débats sur l'immi
gration il serait difficile de resolber ce phenomène.
Ecrit par : kouassi laurent | mercredi, 16 mai 2007
lespagne en a besoin beaucoup des travailleurs en toutes les demaine et les immigrantes clandistines circules libre et traville sans papier et sans couverture sanitaitre et pour pas fait une regulisation pour benificier les travailleurs et les sources des dargents -.
Ecrit par : hamadoune | jeudi, 22 novembre 2007
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