samedi, 02 décembre 2006
FRANCE: BAYROU, LA VRAIE RUPTURE?
Ca y est. François Bayrou est à son tour «officiellement» candidat, après Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Son idée générique, dépasser les clivages gauche-droite et plus généralement sortir de la logique des boucs émissaires : «La division n’est pas seulement entre ces deux camps politiques, dit-il. La division a pénétré partout dans notre société, en recherche perpétuelle de boucs émissaires. Pour l’un, les coupables, ce sont les juges qui sont tantôt laxistes, tantôt trop rigoureux. Pour l’autre, ce sont les professeurs qui ont trop de temps libre et se font payer grassement leurs heures de cours particuliers par des sociétés cotées en bourse. Pour d’autres, ce sont les syndicats qui sont coupables. Pour d’autres, ce sont les fonctionnaires. Pour d’autres, ce sont les paysans qui polluent. Pour certains, ce sont les écologistes qui abusent. Pour d’autres, ce sont les musulmans qu’il faut cibler, pour d’autres, l’obsession c’est le lobby gay… Tout cela, cette recherche éperdue de boucs émissaires, c’est le signe d’un peuple qui va mal.»
Ca y est. François Bayrou est à son tour «officiellement» candidat, après Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Son idée générique, dépasser les clivages gauche-droite et plus généralement sortir de la logique des boucs émissaires : «La division n’est pas seulement entre ces deux camps politiques, dit-il. La division a pénétré partout dans notre société, en recherche perpétuelle de boucs émissaires. Pour l’un, les coupables, ce sont les juges qui sont tantôt laxistes, tantôt trop rigoureux. Pour l’autre, ce sont les professeurs qui ont trop de temps libre et se font payer grassement leurs heures de cours particuliers par des sociétés cotées en bourse. Pour d’autres, ce sont les syndicats qui sont coupables. Pour d’autres, ce sont les fonctionnaires. Pour d’autres, ce sont les paysans qui polluent. Pour certains, ce sont les écologistes qui abusent. Pour d’autres, ce sont les musulmans qu’il faut cibler, pour d’autres, l’obsession c’est le lobby gay… Tout cela, cette recherche éperdue de boucs émissaires, c’est le signe d’un peuple qui va mal.»
Alors Bayrou veut rassembler. L’idée n’est pas mauvaise, ni nouvelle. Nombreux, dans la population française, sont d’ailleurs ceux qui souhaitent qu’un jour il soit possible de réunir les «meilleurs» de chaque tendance autour d’un même projet. Bayrou veut donc que la France emprunte «un autre chemin», déjà expérimenté en Allemagne, en Autriche ou aux Pays-Bas. Mais aussi au sein même du Parlement européen, sous sa conduite, avec la création de l’ADLE, groupe parlementaire regroupant les élus de centre droit et gauche. Une «novation», l’air de rien, plutôt réussie. Un truc pas très français, en fait : une cohabitation voulue et non subie. Alors Bayrou utopiste ? A voir. Pour l’instant, l’homme continue son petit bonhomme de chemin pendant que les grands médias consacrent à nouveau toute leur attention sur Royal et Sarkozy, comme Tf1 semblerait le souhaiter, si l’on en croit les propos récemment confiés par le leader de l’UDF à John Paul Lepers… D’ici là, l’occasion pour nous de revenir sur l’interview de Bayrou réalisée par Nicolas Voisin et Julien Villacampa du Politic’Show (en en attendant d’autres) et de laisser, ci-après, le contenu de sa déclaration de candidature, faite aujourd’hui depuis Serres-Castet (Pyrénées-Atlantiques). Ne serait-ce que pour voir ce que Bayrou a vraiment dans le ventre.
Christophe Nonnenmacher est journaliste
Bayrou et le TCE, par le Politic'Show
PoliTIC'Show #2 (7/13) > F. Bayrou
envoyé par politicshow
- Vidéo 1 > Introduction (7 minutes)
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- Vidéo 2 > Les livres (7 minutes)
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- Vidéo 3 > Ses débuts (14 minutes)
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- Vidéo 5 > Où est l'UDF ? (11 minutes)
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- Vidéo 6 > 2005 : La rupture (13 minutes)
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- Vidéo 7 > Le TCE et l'UDF (13 minutes)
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François Bayrou, 2 décembre 2006, déclaration de candidature aux élections présidentielles françaises de 2007 - Serres-Castet (Pyrénées-Atlantiques)
LA FRANCE DE TOUTES NOS FORCES
«Mes chers amis, Votre présence en cet instant est précieuse pour moi. Je vous ai invités en cet endroit que j’aime, où j’ai des racines, la place républicaine d’une mairie de village, dans les Pyrénées, un endroit à la fois beau et simple, pour vous dire ceci, qui m’engage, et qui va, pour beaucoup d’entre vous, vous engager aussi. Je suis candidat à la présidence de la République. Dans cinq mois, chacun des citoyens français, femmes et hommes, va choisir et décider. Ces cinq mois sont très importants pour notre pays. Ces femmes et ces hommes, je vais aller les voir, les rencontrer, sinon tous, du moins le plus possible, leur parler à la télévision et à la radio, sur internet, dans la presse écrite, pour les convaincre de ceci : il faut que la France prenne un autre chemin.
Pendant ces années, les gouvernants, perdus dans leurs querelles, n’ont eu ni la volonté ni le courage nécessaires. Mais ce sont les Français qui ont payé les pots cassés. Ce sont les Français qui sont au chômage. Deux millions d’entre eux, plus un million trois cents mille rmistes, plus les Ass et les minima sociaux divers, en tout quatre millions des nôtres. Ce sont les Français qui paient la dette. 1150 milliards d’euros, qui coûtent tous les mois à chaque Français au travail, tous les mois 200 € en moyenne. Ce sont les Français qui voient monter la violence. Nous avons des banlieues où la police ne peut plus entrer, avec des services publics disparus, et des générations détruites au point qu’elles en viennent à se glorifier de faire brûler des voitures, des commissariats, des bus. Et parfois, dans les bus, il y a des jeunes filles transformées en torche vivante. Et dans la cité de l’Ousse des Bois, il y a quelques mois, ce sont deux policiers qu’on a failli faire brûler. La couleur de la peau, comme la religion ou l’origine, est redevenue une obsession. Les noirs se sentent sous-estimés, et dans certains quartiers, ce sont les blancs qui se sentent mal vus. Les fins de mois sont de plus en plus difficiles et, des petites retraites jusqu’aux salaires moyens, personne n’arrive plus à joindre les deux bouts. Les chercheurs français prouvent qu’ils sont parmi les meilleurs du monde, mais c’est dans les laboratoires américains. Nous les avons formés, et ils les utilisent. Les créateurs d’entreprise qui ont réussi vont s’installer, les uns après les autres, en Belgique.
Tout cela, c’est la substance de la France qui s’en va. L’Europe qui était notre espoir est devenue notre découragement. Elle est sans inspiration, puisque l’inspiration ne peut venir que de la France. Voilà notre pays, et j’en passe, et j’en oublie. Voilà sa situation réelle. Chacune de ces crises est à elle seule immense. Chacune nécessiterait un immense effort national. Et nous, nous devons maintenant les affronter toutes ensemble. C’est pourquoi on ne peut plus continuer dans la guerre civile ridicule et sourde d’une moitié du pays contre l’autre. Chaque semaine, à l’Assemblée nationale, Voir la moitié de l’Assemblée, avec le doigt accusateur, qui hurle : « c’est la faute de la gauche ! ». Et voir l’autre moitié, avec la même violence, hurler : « c’est la faute de la droite ! », d’abord on se dit que c’est ridicule, et puis on éprouve un sentiment de honte… Ce sont, pour la plupart, des gens intelligents, ils se sont succédés au pouvoir, sans aucune interruption, depuis vingt-cinq ans. C’est la politique comme nous la faisons depuis cinquante ans qui les rend bêtes. On ne peut pas continuer comme cela. Je ne crois plus à cette guerre de la moitié de la France contre l’autre. Les uns vous disent qu’il faut d’urgence battre la droite pour que ça aille mieux. Les autres qu’il faut à tout prix préserver la France de la gauche. Et moi je dis : tout cela est vain. Ce n’est plus à l’échelle des problèmes. Ce n’est plus à l’échelle du temps.
Pour donner une chance à la France, il faut prendre le meilleur et les meilleurs. Ce que nous avons à faire est si difficile qu’il faut une volonté ferme capable de fédérer un soutien large. Désormais, nous n’avons plus le temps de la querelle et de la guerre des camps. Nous n’avons plus le temps de continuer à nous invectiver, de défaire perpétuellement ce que les autres ont fait, avant qu’ils ne défassent à leur tour ce que vous allez faire. Il nous reste une chance, une seule : rassembler notre pays, fixer des objectifs raisonnables et républicains, nous regrouper et faire reculer, pas à pas, mètre par mètre, avec acharnement, les échecs et le déclin. Mais la division n’est pas seulement entre ces deux camps politiques. La division a pénétré partout dans notre société, en recherche perpétuelle de boucs émissaires. Pour l’un, les coupables, ce sont les juges qui sont tantôt laxistes, tantôt trop rigoureux. Pour l’autre, ce sont les professeurs qui ont trop de temps libre et se font payer grassement leurs heures de cours particuliers par des sociétés cotées en bourse. Pour d’autres, ce sont les syndicats qui sont coupables. Pour d’autres, ce sont les fonctionnaires. Pour d’autres, ce sont les paysans qui polluent. Pour certains, ce sont les écologistes qui abusent. Pour d’autres, ce sont les musulmans qu’il faut cibler, pour d’autres, l’obsession c’est le lobby gay… Tout cela, cette recherche éperdue de boucs émissaires, c’est le signe d’un peuple qui va mal. J’ai passé une partie de ma vie à réfléchir sur Henri IV. Si je l’ai tant aimé, ce n’est pas parce qu’il était béarnais, né dans le château que vous apercevez dans le lointain. Si je l’ai aimé, à quatre siècles de distance, c’est qu’il a voulu et accompli la réconciliation de son peuple, alors que tout conduisait à ce qu’il continue à se haïr.
L’esprit de rassemblement et de réconciliation, c’est ma conception de la fonction de chef d’État. C’est le plus urgent besoin de la France. Et il est des responsables publics qui le savent. Ce sont les maires, tous les jours, dans tous les villages de France. Si je suis élu, je nommerai au gouvernement une équipe pluraliste, équilibrée, des démocrates, femmes et hommes, venus de bords différents avec mission de mettre en œuvre le même projet républicain, et cela non pas malgré leurs différences, mais en s’appuyant sur leurs différences. Chacun gardera ses valeurs. Tant mieux ! Car on a besoin des valeurs des uns et des autres. L’esprit d’entreprendre, le goût de l’ordre, on les classe à droite ; la solidarité, l’égalité des droits, à gauche ; la tolérance, l’équilibre et l’équité, au centre. Nous avons besoin de toutes ces valeurs, en même temps. Et les écologistes ont raison de rappeler que nous sommes embarqués sur une petite planète, comme une Arche de Noé dans l’univers, et que nous sommes comptables de l’air qu’on y respire et des espèces, chacune des espèces, qui y sont embarquées, y compris la nôtre, l’espèce humaine à tête dure. Ces valeurs, il faut cesser de les regarder comme antagonistes, il faut se rendre compte qu’on a besoin de les faire vivre ensemble. Le temps des grandes querelles idéologiques, pour le moment, est derrière nous. D’autant plus que nous, peuple français, nous avons un modèle de société qui est lui-même en péril, notre modèle de société républicain : si nous voulons le sauver, il va falloir mener le combat. La pression du modèle matérialiste est immense et en face de ce modèle où l’argent est la valeur dominante, liberté, égalité, fraternité, cela ne pèse pas lourd. Mais je dois vous dire, pour que tout soit clair entre nous, que ce sont mes valeurs. Que je suis de ce côté là. Et que je ne suis pas près d’y renoncer.
Reconstruire la République affaiblie, réimplanter l’État là où ça va mal dans la société française, notamment dans les banlieues, équilibrer les finances publiques qui sont à bout de souffle, soutenir l’esprit d’entreprise, l’esprit de création, l’esprit de recherche, sortir de l’exclusion le million trois cent mille Rmistes en leur offrant non seulement un chèque de survie mais une activité, faire respecter et progresser l’école républicaine et non pas la mépriser, faire respecter et mieux armer la justice de notre pays, permettre aux femmes de mieux vivre leur vie multiple, combattre la solitude et la violence qui nous minent, reprendre à la base l’idéal européen, tout cela c’est un effort immense. Cet effort ne peut être conduit avec succès que par des volontés républicaines qui acceptent de travailler ensemble. Et elles ne travailleront ensemble qu’autour d’un président ayant reçu pour les fédérer un mandat du peuple. Personne ne résiste à la décision clairement exprimée du peuple souverain.
Le peuple donne mandat au président et le président organise le gouvernement nouveau et la majorité nouvelle. Voilà la clé de cette élection. Voilà la clé de ce changement d’ère politique. C’est une constante dans notre histoire. Chaque fois que la France a voulu se redresser, c’est cette voie qu’elle a choisie. C’est ce qu’a imposé Charles de Gaulle à la Libération et en 1958. C’est ce qu’ont voulu Pierre Mendès-France, Valéry Giscard d’Estaing, Raymond Barre, Michel Rocard et Jacques Delors. Ne croyez pas que ce mouvement soit seulement français et que la France quand elle l’entreprendra sera pionnière et isolée. Mes chers amis, partout autour de nous, les peuples, contre tous les pronostics, imposent ce choix à des gouvernants rétifs. Cela vient de se produire, vous le savez, dans le plus grand pays de l’Union européenne, chez nos voisins allemands. Cela vient de se produire en Autriche, cela vient de se produire aux Pays-Bas. Cela se produira en France. Bien sûr, c’est un peu plus difficile en France, en raison de nos institutions verrouillées. Mais nous allons les déverrouiller. C’est un mouvement des temps ! Les peuples ont compris plus vite que leurs dirigeants que le temps du simplisme est révolu. Que le monde est complexe. Que la société éclate en archipels, tous différents, chacun avec sa logique, ne comprenant pas les autres, et qu’il faut beaucoup de compréhension, beaucoup de tolérance, pour les rassembler et les faire vivre ensemble. Les peuples l’ont compris parce qu’ils le vivent et d’abord dans leur famille. C’est pourquoi ils disent à leurs dirigeants : s’il vous plaît, montrez-nous l’exemple. C’est cet exemple que j’ai choisi d’incarner, aidé par votre soutien et votre amitié, aidé par la magnifique équipe qui m’entoure, et aidé par les miens.
La France n’a pas seulement besoin d’un changement de visages ou de génération. Elle a besoin de changer de logique. Elle a besoin de temps nouveaux. Nombreux sont ceux qui disent : nous aimons la France de toutes nos forces. Aujourd’hui elle a besoin de toutes nos forces. Je m’engage et nous nous engageons à les réunir pour servir notre peuple et notre pays.»
13:35 Publié dans CHRISTOPHE NONNENMACHER, PODCAST, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, candidature, udf, discours, politique, france, présidentielles









Commentaires
> "... J’ai passé une partie de ma vie à réfléchir ..."
On a surtout besoin d'hommes et de femmes qui réflechissent et surtout agissent. Bayrou parle bien, Bayrou est intelligent, c'est un homme de lettres mais est t'il un bon leader ?
Ecrit par : ~laurent | samedi, 02 décembre 2006
Laurent,
Aucune idée. Mais en même temps, vu d'où l'on part... Un truc qui serait assez intéressant à faire (en même temps il faut vouloir mais je crois que cela vaudrait le coup qu'on le fasse ici, quitte à le faire à plusieurs - pourquoi pas via un wiki) serait de lister les propositions dans plusieurs domaines (environnement, éducation, politique étrangère, europe) de nos candidats définitifs et de les mettre les unes en face des autres, voire réfléchir à leur réalisme. Cela pourrait être "amusant" et au moins être utile en terme d'outil de vote. Après, savoir si une personne est un leader ou non... seule la pratique de la fonction présidentielle saura véritablement le montrer. Qu'en penserais-tu? Si certains sont tentés par ce projet, on peut essayer de mettre cela en place après les fêtes.
Christophe
Ecrit par : christophe | samedi, 02 décembre 2006
bof ... juste que le bon candidat est peut être celui qui fera le moins de "promesses". Je repense au référendum européen et son catalogue de "promesses" de 600 pages que pratiquement personne n'a vraiment lu ou compris.
Il faut faire des propositions simples qui n'ont pas besoin d'un wiki pour être comprises par les Français. Peut être que Ségolène a déjà fait la seule proposition (qu'elle incarne) qui sera compris par les français "avec moi ce sera différent". C'est peut être peu, mais ce sera peut être suffisant pour faire la différence.
Ecrit par : ~laurent | samedi, 02 décembre 2006
Laurent,
J'espère que cette seule promesse de Ségolène ne suffira pas. Un peu juste comme projet sur cinq ans...
Non, l'idée du wiki était de se mettre à plusieurs, auteurs et lecteurs par exemple pour voir ce que chacun de nos candidats nous propose. histoire de savoir un peu pour qui et quoi on risque de voter. Disons que c'était une idée en passant ;-)
Christophe
Ecrit par : christophe | samedi, 02 décembre 2006
Je suis disponible si vous décidiez de monter un wiki, dans la mesure de mon temps bien évidemment. Je pourrais fournir l'hébergement et la mise en oeuvre.
Ecrit par : José@La e-Cité | lundi, 04 décembre 2006
Cool :-)
Merci José
Ecrit par : christophe | lundi, 04 décembre 2006
Christophe,
Ma plateforme, La e-Cité, intègre déjà cette possibilité. C'est en partie pour ces fonctionnalités que j'ai choisi ExpressionEngine. :) D'autre part, étant le traducteur d'ExpressionEngine, je peux bénéficier de conditions particulières. Ainsi, même si pour une raison ou une autre, il faut se détacher de La e-Cité, rien n'empêche de monter quelque chose d'indépendant. Je pourrais disposer d'une licence pour ce faire. Si le projet tient la route et que d'autres peuvent prendre en charge avec moi la gestion d'un tel site, je suis prêt à l'assumer, tant financièrement (par mon association, mon entreprise ou personnellement) que techniquement (pour la mise en oeuvre initiale et en partie pour la suite).
Je reste toutefois persuadé que La e-Cité est une plateforme idéale pour ce genre d'initiatives.
Ecrit par : José@La e-Cité | lundi, 04 décembre 2006
Au fait, petite précision. Je rencontre un problème d'ordinateur à la maison. Il faudrait donc communiquer avec moi provisoirement sur l'adresse que j'utilise sur les blogs, c'est à dire :
Djiddy.Pibbee AT gmail.com
Ecrit par : José@La e-Cité | lundi, 04 décembre 2006
François BAYROU est un homme tout à fait intéressant, dans la période qui est la nôtre.
Il est intelligent -nul ne peut en douter- et il est capable d'apporter sa différence. Il a des idées nouvelles, oui, qui sortent des sentiers battus, mais il a aussi du bon sens et des idées bien concrètes.
Il est capable d'innover, mais sans renier certaines valeurs traditionnelles dont beaucoup se sont affanchis un peu trop légèrement.
Il défend les valeurs familiales et morales, ouf. J'espère donc qu'il est contre le mariage homosexuel et l'homoparentalité, et contre la garde alternée.
C'est pour avoir renié toutes ces valeurs que nous vivons aujourd'hui cette barbarie civilisée. C'est parce qu'il n'y a plus de couple parental, que les pères n'exercent plus leur rôle masculin et viril (valorisant, autorité, discipline), parce que les femmes sont castratrices, que nos enfants et adolescents sont en perte d'identité, en quête de sens, qu'il y a de plus en plus d'homosexuels, de violences, etc...
François BAYROU est ambitieux, oui, mais avec un réel idéal collectif.
Moi qui ne votait plus depuis longtemps, je vais voter pour lui.
Et non pas pour Ségolène ROYAL, alors que j'aurais bien été tentée... parce qu'elle est une femme. Mais elle a surtout un esprit de revanche du fait de son histoire personnelle, d'une part ; d'autre part, elle est favorable à l'homoparentalité. C'est donc qu'elle n'a rien compris aux besoins essentiels d'un enfant. Et çà c'est grave.
Même les animaux (femelles) savent -d'instinct il est vrai- ce qui est nécessaire et indispensable au petit. L'oisillon -depuis la nuit des temps et encore en 2006- a besoin pour grandir et accéder à la maturité : d'un nid sécurisant (protégé par le mâle) et d'une mère nourricière (qui va chercher les insectes et donne la becquée).
Nous les humains, grâce aux discours stupides de nos "élites" et parce que nous avons perdu tout libre-arbitre, oublié le "bien-penser", faisont des enfants sans foyer, sans famille, sans père, sans modèles (du masculin et du féminin) et sans repères éducatifs. On voit ce que cela donne.
Depuis trop longtemps, à cause de ces "élites", scientifiques et médecins à côté de la plaque, nous ne cessibs de déroger aux LOIS de la NATURE, qui règlent pourtant tout le VIVANT.
Cordialement,
Jocelyne Tartarin - Astrologue - Nevers
Ecrit par : TARTARIN Jocelyne | mardi, 05 décembre 2006
Jocelyne,
si je suis d'accord avec certains de vos points, si je suis d'accord que nous devons nous occuper bien plus de nos enfants, cela ne devrait pas donner lieu à un tel discours contre l'homosexualité. Je ne prêche pas pour ma propre paroisse, je nourris aussi mon oisillon (qui volera bientôt par ses propres ailes...), mais je trouve insupportable de coller tous les torts du monde aux homosexuels et aux homoparents. Combien de vos mâles bien viriles maltraitent leurs enfants ? Combien de femmes se font battre par ces mâles ? Votre discours me fait penser aux déclarations du ÖDP en Allemagne, un "parti" qui cache des positions limite fascistes derrière une attitude très écolo et des "lois naturelles" assez floues.
Que vous votiez Beyrou, cela vous engage. Que vous ne votiez pas Ségo (malgré le fait qu'elle soit une femme !), cela vous engage. Je vous rappelle quand même que la féminité n'est pas en soi une valeur politique (tout comme la virilité...). Quelques exemples ? Les douces Margaret Thatcher, Golda Meir, Condolezza Rice... Mais laissez tranquilles les homosexuels - et soyons contents de ne pas évoluer dans une société de Talibans qui eux aussi, prétendent suivre les lois de la nature. Il faut essayer de vivre dans la pluralité et dans la tolérance d'autrui. Autrement, un jour, les homosexuels devront à nouveau porter une étoile rose. Et je n'ose imaginer que vous souhaitez vraiment en arriver là.
Respectueusement
Kai
Ecrit par : Kai | mardi, 05 décembre 2006
bouh les discours de "chapelle", bravo pour Bayrou qui dénonce le dualisme ambiant (le noir et le blanc, le bon et le méchant). Oui la vie est complexe, oui il faut du changement. Moi aussi j'ai parfois honte en voyant ces pseudos débats ou chacun se renvoie la balle en dénonçant forcément la responsabilité de l'autre camp, tout en se gargarisant de ses pseudos réussites. A quand des hommes (femmes) politiques responsables et "mûr(e)s", capables de voir plus loin que le seul bout de leurs ambitions....
Bravo pour les critiques de Kai, je partage, d'autant que j'adore la "souplesse" et la "féminité" de Condolezza Rice.
Ecrit par : coco | vendredi, 08 décembre 2006
Bravo Jocelyne entierement d'accord avec toi. Avec françois Bayrou ou pas, c'est exactement ce que je pense.
Ecrit par : Marcus | mardi, 09 octobre 2007
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