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jeudi, 25 janvier 2007
SEGOLENE ROYAL : OOPS I DID IT AGAIN !
Après Ségolène Royal au Sénégal – jouant à l’institutrice face à quelques journalistes chahuteurs -, Ségolène en Belgique – snobant la presse internationale lors de son passage à la Commission européenne -, Ségolène au Liban – accompagnée d’un traducteur qui semblait visiblement tout savoir traduire sauf l’essentiel -, Ségolène à Strasbourg – cherchant, via son équipe de campagne, à empêcher la presse locale d’exercer son métier -, Ségolène en Chine –toute de blanc vêtue quand bien même cette couleur serait-elle signe de deuil dans ce pays -, Ségolène au pays de Second Life – et de la luxure trash -, voici Ségolène au pays des caribous, ou presque. Car le tour de force de la Dame aura cette fois consisté à créer une nouvelle mini crise diplomatique sans même avoir eu à poser le pied sur le sol Canadien – sol qu’elle n’a d’ailleurs jamais foulé, au moins pour sa partie québécoise.
L’air de rien, la chose n’était pas gagnée d’avance. Seul, en fait, y était parvenu ces derniers temps Arnaud Montebourg, porte-parole de la Dame, évincé par celle-ci un mois durant pour avoir tenu des propos déplacés à l’attention de son compagnon François Hollande. A cette époque, le «jeune» loup socialiste vociférait contre nos voisins suisses, ces méchants riches qui nous volent… nos riches. Aujourd’hui, plus de second couteau. Juste Royal, expliquant à un journaliste, en marge d’une visite parisienne d’André Boisclair, chef du Parti Québecois, que nos deux pays partageaient «des valeurs communes, c'est-à-dire la liberté et la souveraineté du Québec» (sic !). De quoi certes flatter Boisclair mais aussi de provoquer l’ire du gouvernement d’Ottawa…
La réponse de Stephen Harper, Premier ministre canadien, ne s’est d’ailleurs pas faite attendre : «L'expérience montre qu'il est fortement inapproprié pour un dirigeant étranger d'interférer dans les affaires démocratiques d'un autre pays, s’est-il empressé de rétorquer à distance. Nous envisageons de célébrer le 400e anniversaire de la fondation du Canada à Québec avec le prochain président de la France. (Et) nous espérons que (celui-ci) montrera une compréhension de notre histoire commune, et le respect pour le Canada et les Canadiens que ce partenariat requiert». Comprendre : prions pour que les Français n’élisent pas une présidente socialiste à la blondeur diplomatique de plus en plus notoire, sinon embarrassante… Ou alors, autant remplacer - au moins provisoirement - la Marseillaise par le célèbre «Oops, I did dit again» de Britney Spears… Au moins, on saurait à quoi s’attendre…
Bon, bien sûr, la chose aurait sans doute pu/dû faire sourire. Etre prise avec plus de légèreté. Mais Royal n’en démord pas. Confirme ses propos et en rajoute, quitte à souffler sur les braises au lieu de gentiment creuser un trou et d’y plonger la tête, au moins le temps que l’orage passe : «Ce n'est pas à la France de dicter aux Québécois ou aux Canadiens ce qu'ils doivent faire. Ce que j'ai dit, et ce que je confirme, c'est que dans toute démocratie, le peuple qui vote est libre et souverain. Donc le peuple du Québec décidera librement de son destin lorsque le temps viendra, s’il est consulté», ajoutait-elle mercredi. Cela tombe bien, les référendums ne manquent pas sur le sujet outre-Atlantique. Mais bon, sans doute ce petit détail lui aura-t-il aussi échappé… tout comme le fait que la relation des Québécois au Canada n’est peut-être pas assimilable à celle des Palestiniens vis-à-vis d’Israël pour qui sait lire entre les lignes… ou qu’un chef de l’Etat est amené à devenir le premier garant de l’image international du pays qu’il dirige.
Il y a peu encore, nul n’aurait imaginé qu’une personne plus ballotte que Lionel Jospin puisse se prendre plus encore les pieds dans les tapis diplomatiques que l’ancien premier ministre socialiste ne l’avait lui-même fait. C’était visiblement sans compter sans celle qui après avoir affiché ses distances avec Mitterrand en revendique aujourd’hui pleinement l’héritage, un certain talent en moins…
Mais sur le plan franco-français, les propos «royalistes» peuvent également surprendre. Non pas qu’on ne puisse se lier de sympathie pour la «cause» québécoise, mais transposés à l’échelle hexagonale, les propos de la Dame ne manqueraient certainement pas de faire quelque bruit au sein de son propre camp. Juste pour l’exemple, imaginez la réaction d’un Jean-Pierre Chevènement, chantre du souverainisme et de l’Etat unitaire, si Ségolène venait à déclarer sa flamme à la «liberté» des peuples corse, basque, breton ou alsacien, pour ne citer qu’eux. Le tout face à cette méchante France non respectueuse des identités «nationales» et non plus simplement «régionales». Certes Chevènement peut avoir un certain humour, mais aux limites toutefois bien définies.
Quid, également, si un chef d’Etat étranger venait à tenir un tel discours en France ? Royal applaudirait-elle des deux mains ou s’en offusquerait-elle ? Allez, histoire voir ce qu’en pense vraiment la candidate, une question en cas d’accession au poste suprême : Acceptera-t-elle, à l’instar de ce qui s’est fait en Allemagne, en Autriche, en Espagne, aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni, que la France ratifie – enfin – ne serait-ce que la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires du Conseil de l’Europe. Non, parce qu’à ce moment-là, peut-être sera-t-elle en mesure de s’autoriser (seulement) quelques conseils à des Canadiens, pour la petite histoire, bien plus avancés que les Français eux-mêmes dans ce domaine…
Christophe Nonnenmacher est journaliste
08:35 Publié dans 55e FBG ST HONORE , CHRISTOPHE NONNENMACHER , POLITIQUE , RELATIONS TRANSATLANTIQUES | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : canada, québec, ségolène royal, stephen harper, chevènement, christophe nonnenmacher, europeus.org
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Commentaires
L'on peut y rajouter également depuis ce matin la méconnaissance totale de notre outil de défense (ndlr : au sujet du nombre de SNLE en dotation dans la marine française, suite à une question d'un journaliste de RMC), ce qui, pour une potentielle Chef des Armées est assez impardonnable...
Ed
Ecrit par : Emmanuel DUPUY | jeudi, 25 janvier 2007
Mais si tout celà était calculé : elle a bien des collaborateurs qui lui font des fiches ? Je note que sur tous les dossiers où une bourde est faite, elle maintiens sa ligne (Iran, Quebec..). Ou bien c'est de l'entêtement, ou bien une stratégie ? Dans les 2 cas préoccupant pour quelqu'un qui aspire à la magistrature suprême.
Cordialement,
Catherine
Ecrit par : Catherine Guibourg | jeudi, 25 janvier 2007
Les soi-disant faux pas diplomatiques de Mme Royal la rendent plutôt sympathique. Pour bien des gens en 2007, les filtres a saveur diplomatique qu'utilisent les politiques français lorsqu'ils s'adressent au reste du monde, procèdent de l'hypocrisie et ils font rire car si faciles à détecter. Bill Clinton aux États-Unis, Jean Chrétien au Canada et d'autres sûrement, dans des pays occidentaux, à l'aise avec leur image, ont connu des taux de popularité sans précédents auprès de leurs compatriotes et ils étaient pourtant des "gaffeurs" invétérés en matière de diplomatie. Tous deux ont été porteurs de paix et de prospérité. L'actuel premier ministre canadien , Stephen Harper, a été indisposé par les propos de Mme Royal sur l'indépendance du Québec? C'est tant mieux. Voilà un être particulièrement impopulaire, grand ami de George Bush et qui, lorsque devant les caméras il accompagne à l'école son enfant de 8 ans, lui serre la main au lieu de l'embrasser. Ça c'est un vrai faux pas diplomatique. La France devrait commencer à s'intéresser davantage aux qualités de coeur de ses élus. Elle a l'occasion de passer à la modernité politique en élisant une femme, qui plus est, une jolie femme qui projette une image favorable de la France qui en a tellement besoin.
Ecrit par : Jean-Pierre Kerten | jeudi, 25 janvier 2007
Je ne trouve pas ses faux-pas si sympathiques que ça et surtout, ils donnent à la candidate une très mauvaise image.
L'image de quelqu'un qui ne connaît pas ses dossiers, ça encore ça pourrait passer, on n'apprend pas tout en quelques jours. Mais en plus, ce qui inquiète c'est qu'elle ne semble pas entourée de gens bien capables de l'aider... ou alors ils lui donnent des fiches bourrées d'erreurs pour qu'elle se plante !
Face à un Sarkozy bien préparé et probablement bien conseillé, m'est avis qu'elle va avoir du mal à sortir la tête de l'eau, les derniers sondages le montrent.
JF
Ecrit par : Breizhmaine | jeudi, 25 janvier 2007
Pourquoi parler de bourde au Canada. Ne s agit il pas plutot de rappeler la politique gaulliste envers le Quebec libre ?
D un point de vue gaulliste, on peut critiquer ses declarations pro-israelienne , mais en tout cas depuis qu elle a ete recçu a Jerusalem, les avions de chasse israeliens ne menacent plus le contingent Francais ni la marine allemande.
Ecrit par : unionsbuerger.de | jeudi, 25 janvier 2007
On assiste en ce moment à la même campagne de lynchage qu'avait subi en son temps Edith Cresson. Campagne de lynchage basées en outre sur des fausses bourdes. Où est la bourde lorsque Ségolène ne fait que redire la ligne qui est celle de la France depuis 60 ans vis à vis du Québec... Si encore elle avait parlé d'indépendance... Mais elle a juste évoqué la "souveraineté et la liberté" du Québec. Quant aux sous-marins je ne vois même pas ni l'intérêt d'une telle question ni la polémique sur la réponse erronée. La politique de défense doit être globale, et si de l'Etat est le chef des armées ce n'est pas pour autant lui qui suit au jour le jour le budget de la défense, il y a un ministère pour çà. Surtout que c'était la seule erreur dans une interview par ailleurs excellente... Arrêtons les polémiques vaines et le pillonnage de Ségolène, seule prétendante moderne, volontaire et authentique à l'Elysée, qui ne pratique ni la langue de bois ni le double langage contrairement aux autres... Suivez mon regard.
Ecrit par : Etienne | jeudi, 25 janvier 2007
@ tous (plus simple ;-))
Catherine, mon sentiment est assez proche du votre: "inquiétant" de la partde quelqu'un qui brigue le poste de chef de l'Etat. Etienne, il ne s'agit pas là d'une campagne de lynchage. Que le/la prétendante soit de droite ou de gauche m'importe peu. Par contre ce que je remarque est que le/la chef de l'Etat est aussi le chef des armées et est en charge de notre diplomatie. Et là, oui, entourée comme elle n'est (ou ne l'est pas...) Ségolène Royal m'effraie de plus en plus: au rythme où l'on va, autant lâcher un chien dans un jeu de quilles... Il est très bien de savoir que l'on aura un ministre de la défense, des affaires étrangères mais juste une question: qui les nomme dans les faits (au moins tant qu'il existe une majorité présidentielle?). Qui définit les grands axes de la poltique française...? Voilà pourquoi l'accumulation de bourdes "royalistes" m'inquiète. Ne parlons même pas de l'absence totale de vision européenne de Ségolène Royal... Sur ce point je ne peux que rejoindre Emmanuel, Catherine et Breizhmaine.
Jean-Pierre. Que Harper soit proche de Bush explique sans doute la rapidité de sa réaction, et sa "violence". Mais cela n'excuse en rien les bévues de Royal. A moins qu'il s'agisse d'une stratégie "royaliste", pour reprendre les termes de Catherine, mais là encore, cela me fait plus frémir qu'autre chose. Quant aux "qualités de coeur" de Royal, permettez-moi d'en douter. Croire que l'on arrive à ce niveau politique grâce à un grand coeur me fait gentillement sourire. Et puis quand bien même, vote-t-on pour un(e) président(e) au motif qu'il embrasserait ses enfants ou parce qu'il/elle a quelque chose de concret à proposer pour nous faire avancer? Je ne connais pas personnellement Harper mais le fait qu'il sert la main à son fils au lieu de l'embrasser n'influerait pas plus que cela dans mon jugement en tant qu'électeur. D'autant plus que cela n'en dit pas grand chose sur l'amour qu'il porte à son enfant. Combien d'enfants sont maltraités en privé et câlinés en public... Peut-être serait-il bon un jour de ne pas uniquement juger sur les apparences.
Prenons Royal au mot: une personnalité politique doit être jugée sur ses actes. Pour l'instant, ce que j'en vois concernant Ségolène ne m'amuse même plus mais m'inquiète plutôt. La Chine, le Canada, l'Usine Suchard, SL, etc.. sont des faits concrets. De deux choses l'une: soit elle n'est visiblement pas taillée pour la fonction qu'elle brigue, soit elle est très mal entourée, ce qui n'est dans ces deux cas pas pour me rassurer.
Christophe
Ecrit par : christophe | jeudi, 25 janvier 2007
Unionsbuerger (désolé pour l'oubli),
Ségolène chantre du gaullisme... Mouais... En même temps, pourquoi pas, Sarkozy recycle bien Jean Jaurès...
Christophe
Ecrit par : christophe | jeudi, 25 janvier 2007
Christophe, Harper est proche de Bush car il partage les mêmes idées que Georges W en matière de religion, de terrorisme, et surtout de pétrole. L'ouest canadien, région d'où est originaire Harper est assis sur la 2 eme réserve de pétrole au monde. Bush disait hier dans son discours du " state of the union" qu'il voulait réduire la dépendance des américains en regard du pétrole du Moyen Orient . Bush veut le pétrole canadien et Harper est prêt à quintupler la production canadienne. Le seul obstacle politique c'est que cette production fera exploser les émissions de gaz à effet de serre. Pas étonnant que Bush n'ait pas signé Kyoto et que Harper ait renié la signature du Canada... Qu'importe, rien n'est tout à fait blanc ou noir et Ségolène , comme les autres politiques, est certainement dépendante de la corruption de bien des gens dans son entourage alors qu'elle gravit les échelons. C'est le lot de toute la classe politique, a fortiori en France. Mais j'ai le sentiment que rien que le fait qu'une femme puisse accéder à la présidence en France c'est une grande opportunité que doit saisir la France qui, après tout, se fend depuis longtemps de la Marianne comme messagère de ses valeurs. C'est aussi l'opinion égoiste d'un étranger qui préfère regarder sur TV5 une femme intelligente et belle faire quelques gaffes, plutôt
qu'un autre acteur de série B qui sort d'une poupée russe. Cela dit, comme Sarkozi n'accroche pas ici, on le connaît peu et c'est probablement quelqu'un de très bien, mais qui aurait un seul défaut, celui de n"être pas une femme. :)
Ecrit par : Jean-Pierre Kerten | jeudi, 25 janvier 2007
j'ai beau etre pro-sarkozy, le Quebec de segolene ne me choque pas .
irresponsable , vraiment ?
mais enfin , est-ce si dangereusement irresponsable de proclamer son attachement sentimental à l'idée d'un Quebec libre ? Où sont les ambassades en feu ? où sont nos ponts aeriens de rapatriement pour expats éplorés ?
Elle n'engage qu'elle, apres tout .
Et meme, si elle était présidente, si vraiment elle pensait qu'un coup de pouce Royal pouvait avoir un effet papillon, il me semble que l'amitié franco-quebecoise serait bien faible et bien fragile si elle ne valait pas une petite brouille, voire une "brouillette" , voir un simple message AFP de la la part du PM canadien.
Et si jamais cette phrase française déclenchait un appel d'air vers la liberté quebecoise, les grincheux seraient ridicules de lui faire porter le chapeau à elle toute seule. Elle n'a pas ce pouvoir .
Ecrit par : mathias jalon | jeudi, 25 janvier 2007
Jean-Pierre,
Sur la possibilité qu'une femme accède à la plus haute fonction de l'Etat en France, j'en serai le premier ravi. Mais le simple fait d'être femme ne suffit pas non plus. POur le coup, je préfère encore avoir un homme compétent (ce qui n'est pas non plus gagné...) qu'une femme à la politique très flue, sinon inquiétante.
Christophe
Ecrit par : christophe | vendredi, 26 janvier 2007
Mathias,
Que Ségolène Royal essaie de faire entendre la voix de la francophonie est plutôt une bonne chose. Mais avant de s'immiscer dans les affaires intérieures d'un pays, au moins prend t-on généralement un peu le soin d'essayer de le comprendre... Qui plus est, j'avoue être assez perplexe sur le bien fondé de la France à donner la moindre leçon à un quelqconque autre pays en matière de reconnaissance des identités régionales ou nationales.
Autre point, les contradictions "royalistes": comment peut-on encourager la dislocation d'un Etat étranger quand on s'entoure soi-même sur le plan intérieur de personnes réputées pour leur doctrine "unitariste" sur le plan national. En même temps, on le sait, la cohérence n'est pas le point fort de Royal. L'Europe en est un bon exemple...
Christophe
Ecrit par : christophe | vendredi, 26 janvier 2007
Faut-il vraiment que cette femme vous dérange pour tomber dans des polémiques aussi basses ?
Les exclus, les bas salaires et les classes moyennes en france ont des soucis plus importants que la souveraineté du Québec, non ?
Et rien ne vous choque chez Sarko ?
Tant de parti-pris m'inciterai plutôt à voter Royal.
Où est l'analyse que l'on attend sur le fond de la part de journalistes ?
Cessez d'exploitez les poubelles, vous allez finir par sentir mauvais !
Ecrit par : Michel | vendredi, 26 janvier 2007
Michel,
Contrairement à ce que vous pouvez penser, on parle ici justement de faits. Dois-je vous rappeler (j'en doute, vous les connaissez certainement aussi bien que moi) les rôles et fonctions du chef de l'Etat? Quant aux classes moyennes françaises, parlons-en, j'en fais également partie, quand bien même cela vous surprendrait-il. Que leur propose pour l'instant Ségolène Royal? l'interdiction des licenciements de complaisance et un emploi qualifié et bien rémunéré à tout nouveau diplômé. Comment peut-on être contre? Maintenant, une chose: comment compte-t-elle s'y prendre??? Non, parce que l'air de rien, "interdiction des licenciements de complaisance" ne signifie ni plus ni moins que d'interdire tout licenciement au sein d'une entreprise faisant des bénéfices. Autant dire, plus simplement, interdire toute possibilité de licencier en France, l'essence même d'une entreprise étant de faire des bénéfices. Mais bon, sans doute n'y-t-il aucune démagogie dans ce type de propositions... Juste une dernière chose: si vous lisez attentivement europeus, vous verrez également que Royal n'est pas la seule candidate à laisser sceptique de nombreux auteurs électeurs...Et si vous me demandez mon avis personnel sur cette campagne, il est à ce jour assez simple: que l'on se place à droite ou à gauche, on est plutôt mal barré...Bref, désolé de ne pas partager votre engouement, "royaliste" ou autre.
Christophe
Ecrit par : christophe | vendredi, 26 janvier 2007
Que penser des prétendues gaffes de S.Royal au regard des discours préparés et muris de N. Sarkosy. En Chine alors N°2 du gouvernement , une attaque délibéré du Chef de l'Etat Français, aux E.U une attaque frontale de la politique étrangère de la France depuis 30 ans auprès d'un public dont les penchants Bushistes sont connus. En Espagne une altercation directe avec le PM Zapatero lui reprochant sa politique d'emigration (en Espagne). Au E.U encore critiquant directement le gouvernement et la société russe par rapport à la société américaine (2 000 000 de prisonniers en 2006, 0.7% de la pop. En France nous aurions 420 000 prisonniers avec un même taux contre 60 000 actuellement). Le point n'est pas même de savoir s'il a raison ou tort. On parle à peine de ses "gaffes" qui sont sur le fond beaucoup dommageables pour la France. Pourquoi ? Parce que les conseillers de SARKOSY ne sont pas des pro des Relations Internationales, de l'Economie ou de quelques sujet réellement de fond mais des pro de la com et avec 80% des médias pro Sarkosy, forcement cela fonctionne bien. Enfin un certain temps... Son ami Berlusconi (ils ne cachent pas leur proximité) a finalement perdu. Comme le Oui à la constitution européenne en France...
Nicolas.
Ecrit par : Nicolas Romanée | samedi, 27 janvier 2007
Nicolas,
Personne n'a dit que Sarkozy était plus rassurant. Pour mémoire, je vous redonne la fin de mon précédent commentaire: "Et si vous me demandez mon avis personnel sur cette campagne, il est à ce jour assez simple: que l'on se place à droite ou à gauche, on est plutôt mal barré...Bref, désolé de ne pas partager votre engouement, "royaliste" ou autre."
Christophe
Ecrit par : christophe | samedi, 27 janvier 2007
L'ego de Ségo ne cesse d'enfler.
Une preuve de plus dans le billet éponyme d'hier sur le blog www.thedino.org
Bisous,
Ecrit par : libellule | mardi, 30 janvier 2007
Bonsoir, je suis extremment surpris de la réaction de se sois-disant journaliste si peu cultivé qui se permet de donner des cours de politique.
Jacques Chirac 1995 soutient les "souverainistes" en pleine campagne Canadienne.
Pas une remarque de notre sois-disant journaliste. Pour qui roule-t-il ?
Il a le droit d'être Sarkosyste de fond mais au moinsqu'il se déclare. Cela n'est plus un scandale. 90% des média français sont Sarkosystes : Le Figaro, Le Monde (MINC), Le Nouvel Obs, Le Parisien, Ouest France... En au fait ce n'est pas la faute des journalistes, ils obeïssentà leur boss qui est de la grande famille.
Pauvres journalistes qui pensent garder leur mouvements en soutenant un candidat qui n'aime la presse que soumise.
Je vous souhaite que Sarkosy perde ces élections sinon même vos blogs ne seront plus accessibles (sauf si vous défendez la parole officielle.)
Sur le fond, nous sommes tristes de cette échéance mais plus pour vous que pour nous.
Dans un café, dans une entreprise, chez des amis la parole est libre. Plus dans votre monde.
Bon courage.
Nicolas
Ecrit par : Nicolas Romanée | jeudi, 01 février 2007
Nicolas,
Pensez ce que vous voulez. Si vous vous sentez assailli de toute part par des journalistes sarkozystes, libre à vous. Tout ce ue je puis vous dire est qu'en tant que pseudo-journaliste (engagez-vous pour sauvez cette profession... je ne doute pas que vous la sauverez et saurez nous expliquer comment faire notre job) je n'ai pas à dire à untel ou à untel ce qu'il doit voter. Chacun est libre de voter pour qui il veut. Si vous aviez également pris le temps de regarder de plus près Europeus, vous auriez également vu que Sarkozy n'est pas moins épargné que Royal. Non pas pour le plaisir d'égratigner nos chères candidats mais simplement parce que cette campagne est d'une rare médiocrité: dernier exemple en date, l'affaire des RG... Mais bon, cela doit faire, je suppose, partie du petit manuel du petit militant de gauche (oude droite - c'est selon) que de crier au scandale dès que quelqu'un ne va pas dans votre sens... Par ailleurs, un article n'est pas non plus une encyclopédie: si vous avez quelque chose à ajouter en terme de débat, les commentaires sont faits pour. Quant à la liberté de la presse version Ségolène, pour l'avoir expérimenter avec d'autres de mes confrères, je ne peux que vous dire qu'elle n'est pas mieux lotie avec notre belle et charmante candidate. Alors après, pour qui je roule? Très simplement pour ma pomme comme tout électeur qui aura à mettre un bulletin dans l'urne et qui se demande encore pour qui il va voter. Et au rythme où c'est parti, j'avoue franchement ne pas avoir la moindre idée de quel bulletin je mettrai dans l'urne... Mais bon, on aura peut-être une bonne surprise à gauche: Royal devrait bientôt nous sortir un programme (je suppose avec des idées et le mode d'emploi pour les mettre en oeuvre). Maintenant, oui, c'est vrai, au point où on en est, j'aimerais autant que l'on "nationalise" notre voisin belge Dehaene. Quitte à être dans un no man's land politique, au moins arriverait-on avec lui à en sourire... Au moins quelques semaines, ce qui serait déjà ça de pris.
Christophe
Ecrit par : christophe | jeudi, 01 février 2007
SEGO: "Vive le [PORTO RICO] libre" akin-moment?
Did you see this amazing SEGOLENE ROYAL endorsement during her voyage to Harvard University ?
Will you comment about this in an article and/or in your website?
http://jcdurbant.blog.lemonde.fr/2008/03/13/royal-attention-une-independance-peut-en-cacher-bien-d%e2%80%99autres-segolene-goes-to-harvard%e2%80%a6-and-calls-for-puerto-rico%e2%80%99s-independence/
Ecrit par : A. | vendredi, 21 mars 2008








