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mercredi, 14 février 2007
L’EUROPE, TU L’AIMES OU TU LA QUITTES…?
Le tabou est définitivement tombé, on évoque désormais ouvertement l’idée d’une Union européenne sans la France. A commencer par Martin Schulz, le chef de file des socialistes au Parlement Européen, qui a déclaré que s'il y a un deuxième non après que toute l'Europe a essayé de trouver des compromis avec la France, il faudra poser la question de son appartenance à l'Union. De la même manière, Daniel Cohn-Bendit a récemment évoqué l’hypothèse que: les pays qui refuseraient la Constitution acceptée par la majorité des pays de l'Union devraient se prononcer s'ils veulent rester dans une Union unie par ce traité constitutionnel ou sortir de l'Union. S’agit-il d’un scénario catastrophe pour réveiller les consciences ou d’une hypothèse viable?
Face à cette déroute, peut-on pour autant imaginer l’Union sans la France? On entend déjà les européistes français s’écrier: «impensable, voyons: le membre fondateur, la locomotive de l’UE!» Impensable, vraiment? On ne peut ignorer le signal de mai 2005. On ne peut ignorer la possibilité que les Français n’aient plus le désir de faire partie de l’UE. On ne peut ignorer la potentialité d’un rejet français du prochain traité. On ne peut aussi ignorer le fait que rien ne soit irréversible. Face à la probabilité de ces hypothèses, il n’est pas illogique que la participation de la France dans l’Union puisse être remise en cause.
On peut continuer ainsi à jouer à se faire peur mais on va vite trouver que la France a grosso modo deux options. Dans un premier temps, la France et les Français pourraient tout à fait se résigner à cette Union a minima dont le but est la croissance économique de tous les Etats membres. Cela n’aurait d’ailleurs rien d’insultant. Dans ce cas, il faudra faire un gros travail de pédagogie. En effet tout le monde sait bien qu’une majorité des Français est hostile à l’idée même d’économie de marché. Pas de chance, les Français n’aiment pas la pédagogie non plus: on l’a vu durant le dernier référendum; ceux qui se targuaient d’avoir une approche « pédagogique » ont été perçus – à tord ou à raison – comme étant condescendants, provoquant l’effet inverse. Il faudra donc trouver autre chose.
Dans un deuxième temps, on pourra espérer que la France va préparer une riposte efficace pour contrecarrer la victoire britannique. Dans ce cas, il faudrait non seulement proposer des alternatives cohérentes mais aussi une stratégie d’alliance claire. Pour ce dernier point, c’est assez mal parti. Par exemple, le «mini-traité» de Nicolas Sarkozy avait été plutôt bien accueilli dans les cercles européens. Si bien accueilli que les Britanniques y semblaient même favorables. Cela semblait être un soutient de trop pour certains. Ainsi, Alain Lamassoure, l’un des conseillers de Nicolas Sarkozy sur l’UE, a décidé que le candidat à la présidentielle devait abandonner son «mini-traité» car le fait que la Grande-Bretagne ait accepté le principe de cette idée était «suspect». Singulière posture pour les champions de la «compétence». En effet, si on suit la logique des sarkozistes il faut que les propositions françaises soient rejetées par la Grande Bretagne pour que le projet soit bon? Est-ce vraiment avec ce genre de déclarations que les Français vont arriver à créer un consensus, condition sine qua non pour la signature d’un nouveau traité? La signature d’un «mini-traité» version Nicolas Sarkozy aurait été vue comme une victoire des Français contre les Britanniques. Une première occasion manquée, donc. Il se pourrait qu’il y en ait d’autres.
Thomas Lefebvre est étudiant doctorant à la Queen’s University of Belfast
10:12 Publié dans CONSTITUTION, THOMAS LEFEBVRE | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : europe, constitution, france, grande-bretagne, thomas lefebvre, europeus.org









Trackbacks
Best-of Février 2007
En ce mois de février, les bloggeurs ont été hyperactifs tant en quantité qu'en qualité. Pour pérenniser l'initiative prise le mois dernier, voici donc le best-of, partiel et partial pour le mois qui vient de s'écouler. Si vous pensez avoir raté que...
Trackback par : De Lege Ferenda | vendredi, 02 mars 2007
Commentaires
L Allemagne doit d' abord commencer par respecter la Charte des Droits Fondamentaux avant de fixer d autres conditions.
Ecrit par : Chartaland | mercredi, 14 février 2007
depuis le refus du traité le débat s'est plutôt cristallisé en France entre les déçus du oui et les souverainistes, débat manichéen, peu constructif, qui a laissé pour compte les vrais partisans d'une Europe fédérale qui ont voté non parce qu'ils pensaient que le TCE tournait le dos à l'Europe fédérale.....Il est clair que la France n'imposera pas sa vision de l'Europe,la suffisance, l'arrogance de nos dirigeants aura eu raison de cette "stratégie"......
Est ce que pour autant "l'Europe....tu l'aimes ou tu la quittes" est une stratégie plus intelligente, j'en doute car elle ne peut qu'engendrer une crispation de l'ensemble de la Nation Française et renforcer l'Eurosepticisme y compris chez les partisans les plus ardents de l'europe fédérale....Si c'est un jeux, il est très dangereux et donne gages aux souverainistes....
Ecrit par : Thureau | mercredi, 14 février 2007
Pas de problème, sortons de cette Union Européenne sans projet, sans budget, sans politique et sans avenir.
Ecrit par : Jean-Pierre | mercredi, 14 février 2007
Comment peut-on dire : "Sortons de cette Union Européenne sans projet, sans budget, sans politique et sans avenir "? L'UE dispose de budgets, mène des projets, travaille sur une voie commune pour l'avenir et cherche, par le biais des discussions actuelles, une vraie définition de ce qu'est l'Europe. Certes, nos politiques devront faire mieux qu'actuellement, mais vouloir sortir de cette union est la négation de 2000 ans d'histoire européenne. Pendant 2000 ans, cette histoire européenne a été des plus sanglantes et ce, jusqu'à la moitié du siècle dernier. La paix en Europe est donc quelque chose d'assez nouveau et si on regarde bien, la paix en Europe n'existe que depuis la création de la CE.
On n'a vraiment rien compris à l'histoire ? L'Europe, ce n'est pas seulement le débat sur des systèmes économiques, mais également un projet de valeurs communes, initié par une génération qui avait encore vécu la (les) guerre(s). Vouloir faire cavalier seul dans le monde d'aujourd'hui relève soit de la mégalomanie, soit de l'ignorance des réalités du monde actuel.
Il suffit de penser une ou deux générations plus loin pour comprendre pourquoi nous devons léguer à nos générations futures une Europe qui fonctionne et qui sera solidaire. Cette solidarité est le seul garant de paix dans un monde qui devient de plus en plus dur et concurrentiel. Penser qu'on puisse faire face aux défis mondiaux de demain à la seule force du Roquefort, du vin de Bordeaux, du Festival de Cannes et de Renault, c'est vraiment arrogant...
Ecrit par : Kai | jeudi, 15 février 2007
Permettez deux remarques sur votre article.
1 – La question de savoir si les Britanniques sont les « vainqueurs » actuels de la construction européenne peut faire le délice de quelques intellectuels des deux côtés de la Manche, mais elle n’a aucun intérêt pratique. Les Britanniques n’ont jamais eu de vision de l’Europe. Depuis Churchill, leur politique a toujours été d’essayer d’empêcher l’union politique du continent et, à défaut, d’y participer tout en freinant le mouvement d’intégration de l’intérieur. Seuls Edward Heath, puis, plus récemment, Tony Blair, ont essayé de plaider chez eux qu’en prenant place dans la cabine de pilotage plutôt qu’en restant debout sur les freins dans le wagon de queue la Grande-Bretagne gagnerait à orienter l’Europe selon ses choix et ses intérêts, comme les Français et les Allemands ont su le faire par moments. Mais tous deux ont prêché dans le désert dans leur propre pays.
La question qui se pose à nous aujourd’hui n’est pas de proposer une Europe « française » ou « franco-allemande » ou « des pères fondateurs » face à l’Europe britannique, qui n’existe pas, mais d’inventer l’Europe du XXIe siècle dont le continent a besoin et de la rendre attractive à nos propres compatriotes. Nous devons le faire, non pas en franco-français, mais avec tous ceux de nos partenaires qui partagent cet objectif. Les Anglais seront bien entendu les bienvenus, s’ils sont prêts à avoir les deux pieds dedans, au lieu de rester un pied dedans et un pied dehors.
2 – L’allusion que j’ai faite lors d’un colloque à Bruxelles sur les réactions anglaises à l’expression de « mini-traité » était évidemment faite sur le ton de la plaisanterie, comme l’a compris l’auditoire. L’humour est un point commun que nous avons heureusement avec les Anglais – et c’est d’ailleurs une des raisons majeures d’essayer de les garder avec nous.
Nous n’employons plus le terme de « mini-traité », qui n’est pas compris de nos partenaires continentaux, mais celui de « traité ordinaire » ou « traité simplifié », qu’ils acceptent plus volontiers. Mais le contenu que nous proposons n’a pas changé. Et à la date d’aujourd’hui, je n’ai lu ni entendu nulle part de proposition plus crédible sur le plan juridique comme sur le plan politique pour relancer la dynamique européenne avant la prochaine décennie.
Alain Lamassoure
Député européen
Ecrit par : Alain Lamassoure, député européen | jeudi, 15 février 2007
Bonjour à tous et merci pour vos remarques,
Chartaland,
Peut-être, mais euh, et le rapport avec sujet? Et si vous nous en disiez un peu plus?
Thureau,
"les vrais partisans d'une Europe fédérale qui ont voté non parce qu'ils pensaient que le TCE tournait le dos à l'Europe fédérale"
Alors la, vous m'apprenez quelque chose: je ne savais pas que des fédéralistes avaient voté contre le TCE. Quelle Europe voulez-vous, via quelles méthodes ?
Jean-Pierre,
C'est évidemment votre droit de vouloir sortir la France de l'UE. Mais si je comprends bien, votre position résulte que, selon vous, l'Europe actuelle est "sans projet, sans budget, sans politique et sans avenir." Donc, quel projet, quel budget, quelle politique et quel avenir voulez-vous doter l'Europe?
Kai,
On est d'accord.
Mr Lamassoure,
Merci pour votre message. Même si le fait de savoir "qui a gagné la construction de l'UE" n'est qu'une question anecdotique, pardonnez-moi de la trouver passionnante. Sur le fait que les Britanniques n'aient pas de vision, au contraire, j'ai l'impression qu'une partie du "New Labour" et des "Lib/Dems" ainsi que de quelques personnalités conservatrices comme Ken Clarke ont des ambitions pour l'UE. En particulier via le défunt groupe de pression "Britain in Europe" et maintenant via "Policy-Network." Je vous renvoie par exemple à ce lien:
http://www.progressive-governance.net/events/events.aspx?year=2007&id=376
Même Gordon Brown affirme régulièrement que "only Britain can save Europe" montrant bien l'ambition du Chancelier sur l'UE et il ne fait pas mystère de ses intentions pour réformer l’UE avec des recettes « New Labour ». Je suis donc en, léger, désaccord avec vous: il existe bien une vision britannique de l'Europe même s'il est discrète. Elle est portée par des hauts fonctionnaires et par des membres influents des différents partis.
Je suis complètement passé à coté de l'humour de votre remarque sur le fait que"la Grande-Bretagne ait accepté le principe [du mini-traité] (...) était «suspect»". Sincèrement, après avoir lu la dépêche Reuters sur l’Express.fr, je vous croyais très sérieux. Autant pour moi, je fais donc amende honorable quant à ma mauvaise interprétation.
Ecrit par : Thomas Lefebvre | jeudi, 15 février 2007
Mais oui , il faut vous réveiller, des "Européens" on voter non au traité, quel pourcentage, c'est difficile à dire, curieusement ça n'a pas intéressé grand monde et ce n'est pas parce que les souverainistes s'y sont opposés que cela a donné un "brevet de fédéralisme" au TCE...L'élargissement à tout va de l'Europe a sonné le glas de l'Europe fédérale....C'est en tout cas mon opinion....Vous m'autorisez à penser ça...?....Merci....Quelle Europe je veux, et bien celle dont on parle de plus en plus, celle du noyau dur fédéral, via quelle méthode, je suis modeste quand je vois tous les "spécialistes" qui se sont "planté" sur le TCE......ça dépendra sans doute d'une double volonté, celle de la classe politique Allemande et celle de la classe politique Française.....
Ecrit par : thureau | jeudi, 15 février 2007
Thureau,
Alors, ok, des federalistes ont vote non au TCE. Votre position semble presque proche de la position "maximaliste" belge: integration avant elargissement (je me trompe?) Alors, si vous etes pour cette Europe Federale; qui devra en faire partie? Vous parlez d'une volonte entre la classe politique Fr et Ger. Euh, ca nous fait deux pays et ca reste un poil vague pour la methode, non? De plus, deux pays ne font pas l'Europe. Meme une Europe noyau. Alors on fait comment avec le RU, l'Irlande etc... qui ne veulent pas de cette Europe federale et qui font partie de l'UE (sans compter les PECO). Pensez-vous qu'en ayant vote contre le TCE, vous avez rendu votre objectif d'Europe federal plus accessible? (Ce n'est pas une attaque, juste de la curiosite.)
Ecrit par : Thomas Lefebvre | jeudi, 15 février 2007
Je ne prends pas vos propos comme une attaque....
Vous le dîtes vous même, un certain nombre de pays ne veulent pas de l'Europe fédérale, donc il ne faut pas s'étonner que certains fédéralistes n'aient pas voté pour le TCE.......
Les Allemands ont à plusieurs reprises tendu la main aux autorités Françaises pour aller vers le fédéralisme, à chaque fois les Français ont accusé une fin de non recevoir....
Il n'est pas complètement stupide de penser qu'un jour, les Français seront dans de meilleurs dispositions, même si, il faut le reconnaître, les Allemands se sont un peu éloignés de nous ces temps ci....
Je pense, peut être à tord, que cette entente Franco-Allemande peut être la "colonne vertébrale de ce futur noyau dur, encore une fois , je suis simple citoyen, la méthode dépendra d'une volonté de part et d'autre, je ne sais pas lire dans le mar de café....
Deux pays ne font pas l'Europe, c'est vrai, mais Allemagne et France formeraient quand même un ensemble fédéral de près de 150 millions d'habitants, ce n'est pas neutre auquel viendraient sans doute ce joindre la Belgique, le Luxembourg....portant l'ensemble à près de 200millions d'habitants.....
Personnellement je péfère une Europe fédérale à quatre, cinq voir 6 pays qu'un grand ensemble mou, la fameuse Europe des Marchés.....
En votant pour le TCE, on aurait en faite "gelé" cette Europe d'un grand marché.....Pour très longtemps......
Avec l'élargissement à tout va et le refus du TCE les responsables Européens sont au pied du mur.....
D'ores et déja, les dirigeants Polonais et Tchèques veulent s'opposer à tout nouveau traité ou constitution, si on avait organisé un référendum sur le TCE en Pologne, le non l'aurait sans doute emporté....Tout ça veut dire que le TCE nous préparait une Europe complètement hétéroclite, sans unité et surtout sans aucun idéal prête à se déchirer au moindre évènement important comme lors de l'affaire d'Irak.....Ce n'est pas un certain "habillage" du traité qui aurait changé grand chose en l'absence d'une véritable politique étrangère unique Européenne et soutenue par quelle défense....?
Pour résumer, il nous faut une Europe à deux cercles, dans ces conditions l'ahésion de nouveau pays à ce qui serait le deuxième cercle ne pose plus de problèmes aigus, notamment pour des pays comme la Turquie......
Ecrit par : thureau | jeudi, 15 février 2007
Thureau,
Alors là, j'ai dû mal à vous suivre: l'UE multivitesse avec la Fr/Ger/Benelux comme Etats noyaux ne va fonctionner qu'en plus d'une UE pré-existante. Là où je veux en venir, c'est que l'Europe noyau ne pourrait détruire cette Europe des marchés. L'Europe noyau ne pourrait exister sans l'Europe des marchés. Et sur une PESD/PESC plus efficace à six, peut-être, mais une PESD/PESC serait moins influente à six qu'une, même molle, PESD/PESC à 27.
Les dirigeants européens sont au pied du mur et c'est l'inverse de ce que vous vouliez qui se produit: on va vers moins de PESC, vers moins de PESD, vers plus "Europe des marchés" et moins "Europe politique" et je ne vois aucune volonté de la part de Bel/Lux/Ger/Fr de créer une nouvelle avant-garde européenne.
Prouvez-moi que j'ai tord.
Ecrit par : Thomas Lefebvre | jeudi, 15 février 2007
Que dire de plus, Si l'Europe des marchés vous satisfait et bien tant mieux pour vous si elle réussi.....
En tant que citoyen et surtout citoyen Européen, j'apporterai ma caution, bien modeste d'électeur, à ceux qui veulent construire l'Europe fédérale.....
on peut se rejoindre sur un point, l'avenir de l'Europe fédérale n'est pas le plus facile à concrétiser.....C'est plus facile de concevoir une Europe ou l'on vient à la soupe et ou on fait des affaires....C'est vrai, je vous l'accorde....Le problème c'est, que cette vision de l'Europe contient en elle même, les germes de sa propre destruction, les peuples n'y adhèrent pas, car contrairement à ce qu'on a laissé croire, un référendum dans tous les pays nous aurait permis de montrer l'ampleur de l'Eurosepticisme, la montée du national- populisme n'est pas la conséquence du rejet du TCE mais cette façon molle de faire l'europe depuis des années....depuis sa création sous l'impulsion d'idéalistes, l'Europe n'a jamais trouvé de 2ème souffle......Les idéalistes ont laissé la place aux affairistes et aux technocrates....On aura l'Europe qu'on mérite
C'est finalement cette avenir qui nous dira qui avait raison, qui avait tord......
Ecrit par : thureau | jeudi, 15 février 2007
Thureau,
Je ne dis pas que l'Europe des marchés me satisfait, je pense simplement qu'une Europe noyau (noyautée?) ne va pas détruire cette Europe des marchés qu'on le veuille ou non.
"Le problème c'est, que cette vision de l'Europe contient en elle même, les germes de sa propre destruction" Hmm, ça me rappelle mes camarades du PCF: "les germes de l'autodestruction du capitalisme sont à trouver dans le capitalisme lui-même." Plus sérieusement je suis d'accord avec vous: l'UE a un reel problème de légitimité populaire. En quoi une Europe fédérale serait plus populaire?
Ecrit par : Thomas Lefebvre | vendredi, 16 février 2007
Dans mon esprit la vocation du noyau dur n'est pas de détruire l'europe des marchés, elle est la pour ceux qui veulent s'en contenter, qui peut le plus peut le moins, au non de quoi empêcherait on des pays qui veulent se fédérer de le faire, ce n'est même pas contraire au principe de l'Europe tel qu'elle se construit aujourd'hui.....
Quand à vos amis communistes, il savent de quoi ils parlent, le système communiste, s'est lui aussi autodétruit.....
Maintenant si l'Europe d'aujourd'hui a un problème de légitimité populaire et que demain l'Europe fédérale aussi, je crois qu'on est mal parti et il faut mieux mettre la clef sous la porte tout de suite....
Majoritairement je pense que les gens veulent l'EUROPE, soyons lucide, il y a des variantes, des visions différentes, une grande partie de la réponse est entre les mains des élites Nationales, même la légitimité populaire....Il faudrait dire à ces "élites" qu'ils ne peuvent pas avoir le beurre et l'argent du beurre et que si demain ils veulent faire l'Europe, il faudra bien qu'ils cèdent la plus grande partie de leur pouvoir.....LA EST LE PLUS GROS PROBLEME.....
Ecrit par : thureau | samedi, 17 février 2007
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