mardi, 20 février 2007
CARNET DE CAMPAGNE #4: CORINNE LEPAGE, POUR UN NEW DEAL ECOLOGIQUE
Rencontre vendredi avec Corinne Lepage, candidate écologiste aux présidentielles françaises de 2007. Au menu de l’entretien, les fameuses 500 signatures, l’emploi, les relations nord-sud, et cœur de la réflexion de la candidate, une volonté: mettre en œuvre un véritable «New Deal écologique». 305 propositions concrètes applicables à tous les niveaux de la société : médecine, finance, commerce, formation, etc… Rien n’y échappe. Simplement, peut-être, parce qu’en lieu et place de quelques mesurettes traditionnelles, la France et l’Europe auraient bien plus besoin aujourd’hui d’une mutation profonde de leurs façons de voir et de faire de la politique.
09:40 Publié dans CARNET DE CAMPAGNE, CHRISTOPHE NONNENMACHER, PODCAST, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, présidentielles, corinne lepage, écologie, christophe nonnenmacher, europeus.org









Commentaires
Vu depuis l'étranger, cette histoire des 500 signatures pour pouvoir se présenter aux élections semble vraiment étrange. Il paraît que JM Le Pen peine également à les obtenir. J'avoue que j'ai du mal à comprendre comment on peut demander aux candidats potentiels d'obtenir 500 signatures d'élus qui, par définition, sont des adversaires politiques. Cela revient à dire qu'on laisse le soin au pouvoir en place de choisir ses potentiels adversaires politiques. Est-ce qu'un si grand pays comme la France aurait peur des "petits", voir de la démocratie ? Avec de telles règles, la France s'enferme dans une politique d'antan et barre la route à toutes les forces politiques émergeantes, en les empêchant par ce biais d'émerger. Est-ce que la France y gagne vraiment quelque chose en se limitant aux éternels bras de fer entre deux formations qui se partagent le pouvoir depuis des décennies, sans pour autant avoir réussi à mettre le pays sur les rails du 21ème siècle ?
Ecrit par : Kai | mardi, 20 février 2007
Bonjour
Veuillez trouver ci dessous ma vision personnelle
Je peux comprendre votre surprise le principe de ces signatures est de filtrer les candidats afin de ne garder que ceux qui se representent reellement un avis de la population ou dont la candidature paraisse "serieuse". En effet, une crainte subsiste de voir fleurir des candidats qui ne participeraient à ces élections uniquemment dans le but d'obtenir les quelques 800000€ pour couvrir les frais de campagnes (en tous les cas c'est ce que j'ai entendu)
Il y a un autre point important vis à vis de ces signatures qui est en liaison avec ce qui s'est passé en 2002. En effet, en 2002, contre toutes attentes, Le Pen est passé au second tour devant le premier ministre sortant L. Jospin. Le plus surprenant est qu'en terme de nombre de voix reparties entre les sympathisant du parti de Jospin, et le nombre de voix réparties autour de la candidature de Le Pen, ou bien meme Chirac.
La gauche etait trop divisee, par trop de candidatures, pour pouvoir passer au second tour.
En ce moment, tel que je le perçois (je tiens à dire que je ne suis pas un expert de ce genre d'analyse), nous avons 4 candidats potentiellement au second tour:
- Sarkozy (Gauche)
- Royal (Droite)
- Le Pen (bien que meme s'il passait au second tour, il aurait peu de chances de gagner)
- Bayrou (Centre)
Bayrou, en etant au Centre s'il passait au second tour reunirait d'une part les centristes, d'autres part, les voix du parti principal perdant du premier tour - il lui reste tout de meme à passer le premier tour ce qui n'est pas gagné etant donné qu'il est le plus mal classé dans les sondages
Sarkozy/Segolene, peut effectivement donner lieu à un duel à peu pres equilibre (en tous les cas les sondages fluctuent)
LePen/ n'importe quel candidat, c'est l'autre candidat qui gagne.
Conclusions:
- Le PS n'a pas interet à donner des des signatures aux écologistes, PC, LO, LCR ou centristes - par contre De Villiers / Le Pen / Dupont aignan / Chasse Peche Tradition
- L'UDF, pas à Dupont Aignan,ni De Villiers - par contre PC/LO/LCR/Le Pen
- L'UMP, pas à Dupont Aignan, ni de Villiers, ni LePen...
Je vous laisse continuer de vous meme
Je Classerais personnellement les candidatures en 4 classes:
- Ceux qui pourraient passer le premier tour
- Les parties pouvant etre representés dans des gouvernements
- Les parties qui se presentent pour faire connaitre et defendre leurs idees
- Ceux qui ne devraient pas y etre
Le but des signatures à l'origine etait de se debarasser des 4ieme voire des 3ieme.
Le but des seconds est de faire valoir leur representativite dans le cadre de la creation d'un gouvernement d'union.
L'UMP et le PS sont suffisamment important pour ne pas nécessité un gouvernement d'union le tout etant de bien calculer son coup - c'est un embryon de bi partisme flagrant
Le but des 1er est de faire disparaitre les 2iemes trop proches d'eux, et de mettre en evidence les 2ieme proche des opposants. Idealement, avoir Le Pen au second tour, mais surtout pas Bayrou.
A partir de là les signatures des maires jouent le rôle du parti qu'ils servent, d'où l'importance des petits maires à ce jour
De ce que je viens de dire, je fais les suppositions suivantes, sur les presences au premier tour:
- De Villiers
- Le Pen
- Sarkozy
- Bayrou
- Laguiller
- Besancenot
- Des candidats de la troisieme categorie (ils representent un pourcentage faible)
éventuellement:
- Voynet - Les Verts à moins qu'ils negocient avec le PS en direct pour un poste au gouvernement
- C. Lepage - CAP21 à moins qu'ils negocient avec l'UDF en direct pour un poste au gouvernement
Ce qui me surprend au final c'est qu'u vu l'urgence ecologiste actuelle, les partis traditionnelement representants de l'ecologie, ont peu de chance d'etre representés aux élections...
Que pensez vous de l'analyse au global? Qu'ajouteriez vous ou corrigeriez vous?
Ecrit par : geronimo98 | mercredi, 21 février 2007
Geronimo,
Ce que j'en pense est assez simple. L'élection présidentielle est une rencontre entre des citoyens, un homme ou une femme dont la charge sera de diriger un pays. Que cette élection est directe. Qu'elle se passe entre les électeurs et cet homme et cette femme.
Or, en l'espèce, ce qui se passe, avec le quota de 500 signatures désormais rendues publiques (qui a signé et en faveur de qui), on ajoute à ce lien direct un barrage, un verrou complémentaire. Un filtre politique et partisan qui n'a pas à exister dans une telle perspective.
Le Front national a bon dos. On nous le ressort depuis des années pour la proportionnelle. maintenant, on nous le balance pour nous dire qui serait digne de se présenter aux présidentielles. Le résultat est assez simple: plus le temps passe, plus on favorise une logique clanique, de grands partis. Bref, tout l'inverse d'une démocratie vivante et sérieuse. Qu'un monarchiste, un écologiste, un libertaire, etc... ait par exemple envie de se présenter, pourquoi pas. Au nom de quoi devrait-il en être empêché? N'est-il pas citoyen français? N'a-t-il pas les mêmes droits qu'un candidat socialiste, ou UMP?
Imaginons par ailleurs qu'un Le Pen ou un Besancenot (deux personnes pour lesquelles j'avoue n'avoir guère de sympathie, n'étant pas un grand adepte des extrêmes...) ne puisse se présenter, faute de ces 500 signatures: qu'en penser sinonsinon que l'on aurait sans doute là 20% des suffrages généralement exprimés qui ne pourraient l'être! La chose me semblerait tout simplement ahurissante, proche d'une confiscation du pouvoir par les grands ensembles politiques.
Christophe
Ecrit par : christophe | mercredi, 21 février 2007
Géronimo,
je vois ça comme Christophe. Le système des 500 signatures revient dans les faits à une "pré-élection" dirigée par les grands partis dont dépendent les maires. De nos jours, les citoyens sont assez grands pour distinguer les candidats "sérieux" des candidats "pas sérieux". Et une démocratie digne de ce nom peut se permettre d'avoir des candidats qui dérangent. D'autres pays ont en fait l'expérience. Normalement, suite à une élection d'un candidat ou d'un groupe extrémiste, les électeurs réagissent à la prochaine échéance électorale. Il ne faut pas avoir peur - la vraie démocratie a un formidable pouvoir d'auto-épuration. Je ne cite que les exemples des partis d'extrême-droite élus dans plusieurs assemblées régionales en Allemagnes, où ils sont restés - exactement le temps d'un mandat. Une fois que les politiques de ces partis doivent (et peuvent!) s'exprimer publiquement, la question se règle toute seule.
Ou autrement demandé : en quoi un maire est-il plus qualifié qu'un citoyen pour déterminer si un candidat est sérieux ? Et dans la mesure où la signature dépend dans la pratique d'une directive du parti, est-ce vraiment démocratique que les élus en place peuvent choisir leurs futurs adversaires politiques ? Je vous donne entièrement raison, Géronimo, ce système ne favorise que les deux grands groupes populaires et empêche par le même biais l'émergence de nouvelles forces politiques qui permettraient de moderniser la 5ème République...
Pour le reste - je mets 5 € sur un deuxième tour Sarko - Beyrou....
Ecrit par : Kai | mercredi, 21 février 2007
Kai et a Christophe,
Je suis en, leger, desaccord: quand on voit la situation actuelle en Italie avec la demission de Prodi on peut se poser la question de savoir si c'est vraiment necessaire d'avoir tant de partis et de candidats. D'accord, l'ecremage va se faire au moment des legislatives en France, mais quid de l'introduction de la proportionelle a l'AN (projet Bayrou)? La proportionelle cela veut dire des alliances, cela veut dire que les citoyens n'elisent pas des politiques sur leurs programmes mais sur la synthese de ces alliances qui donnent toujours une place disproportionnee aux petits partis. C'est donc l'arnaque pour tous car aucun parti n'est responsable des bilans de gvt puisque c'est la responsabilite de l'"alliance."
Et ce que fait Mme Lepage, sans vouloir la vexer, c'est plus une campagne de type "groupe de pression", Mme Lepage n'ayant pas l'ambition de devenir Presidente. Mme Lepage semblant faire cette campagne juste pour "exister" politiquement.
Ecrit par : Thomas Lefebvre | jeudi, 22 février 2007
Thomas,
dans la grande majorité des pays européens, on constate que la politique se construit de manière plus moderne, plus flexible dans des systèmes proportionnels. Dans un monde qui change très rapidement, on a besoin de systèmes politiques permettant de refléter ces changements, par exemple au niveau écologique. Je crois qu'on peut faire confiance aux électeurs qui sauront trancher. Il est vrai que la proportionnelle génère souvent des situations qui nécessitent la mise en oeuvre de coalitions etc. - mais en quoi cela pose un problème ? La société d'aujourd'hui est également très diversifiée, ce qui peut se traduire par des coalitions. De plus, la proportionnelle crée un véritable rôle pour l'opposition dans la vie politique quotidienne. Je pense qu'il serait temps de ne plus voir le monde en noir et blanc, comme le font les systèmes aux Etats-Unis, en Angleterre et en France. Il y a bien plus de forces dans toutes les sociétés qui aimeraient participer au débat politique qui, heureusement, ne se réduit pas à des Star'Ac politiques comme on le voit actuellement dans la campagne en France.
Il est vrai que pour beaucoup de gens, la polarité droite-gauche est rassurante, puisqu'on a grandi comme ça. Il y avait la droite et la gauche. Il y avait les Russes (les méchants) et nous (les bons). Mais le monde a bien évolué depuis.
Dans le système actuel, aucun nouveau parti ne peut percer. Ce qui arrange forcément les affaires des grands partis traditionnels qui, accessoirement, nous apportent la preuve depuis au moins trois décennies qu'ils sont incapables de diriger le pays vers le 21ème siècle. A moins que quelqu'un pense réellement que les problèmes de nos sociétés d'aujourd'hui puissent être résolus seuls par un PS ou par une UMP. Je me permettrai alors la question, pourquoi ils ne le font pas depuis 30 ans, puisqu'ils se partagent le pouvoir en alternance.
Les Allemands en ont eu marre de ce débat orwellien en se donnant un gouvernement d'un certain consensus national, forçant la CDU et le SPD dans une grande coalition, qui certes n'est pas facile à gérer, mais qui reflète le souhait des citoyns (lire : "mettez-vous ensemble et apportez-nous des solutions - aujourd'hui, il faut des efforts communs et on a marre de vos jeux de pouvoir !"). Du coup, les débats politiques en Allemagne se concentrent davantage sur les sujets politiques et moins sur des questions idéologiques.
Le manque de participation citoyenne dans le débat politique se traduit d'ailleurs dans la rue, dans des grèves, dans des actions incivilité. Quand on ne peut pas s'exprimer autrement, on passe par là. Lorsqu'il y avait les émeutes à Paris, une équipe de télé allemande est allé dans les quartiers chauds de Berlin en demandant pourquoi il n'y avait pas de casse là-bas. La réponse, donné par des jeunes devant leur centre socio-culturel, était: "On a deux sièges dans le conseil du quartier, on a des budgets pour nos activités socio-culturelles et on peut participer activement à la vie de la cité. On ne va pas casser des projets auxquels nous contribuons tous les jours." Une plus grande participation démocratique dans les affaires politiques quotidiennes ne genère pas que du trouble...
Ecrit par : Kai | jeudi, 22 février 2007
Kai,
"on constate que la politique se construit de manière plus moderne, plus flexible dans des systèmes proportionnels" Je ne suis pas sur que ce soit le cas dans l'Italie d'aujourd'hui. Plus serieusement, oui, on trouve des coalitions modernes comme la "coalition arc-en-ciel" des annees 1990 Irlande. Le probleme que j'ai avec les coalitions est leur manque d'harmonie voir d'autorite. Cela peut paraitre ringard mais lorsque l'on voit qu'il suffit qu'un petit parti qui ne represente presque rien en pourcentage de la population puisse faire exploser un gouvernement comme en Italie, cela m'inquiete.
Est-ce que les Allemands ont vraiment voulu une coalition? Je croyais que la moitie des Allemands voulait une majorite CDU tandis que l'autre moitie voulait une majorite SPD (en arrondissant les angles bien sur.) Est-ce que les electeurs SPD ont vraiment voulu elire Mme Merkel a la Chancelerie? J'en doute. Alors, ok, ca marche tant bien que mal. Mais il a fallu attendre combien de semaines pour avoir un gouvernement? On perd tout de meme un max de temps en palabres et en negociations au lieu de "get on with the job" comme diraient les anglophones. Et je ne parle meme pas de la relation avec les Landers.
Et puis ces coalitions: elles sont discutees SANS le peuple, dans le secret, dans des couloirs, avec des clauses, des pactes que personne ne connait. Cela n'a donc rien de moderne et de mon humble point de vue, c'est profondement anti-democratique.
J'ai aussi peur que ces "coalitions nationales" encouragent le "tous pourris" et la perception du "bonnet blanc/blanc bonnet." Qu'importe que les electeurs votent: la "coalition nationale" va arriver au pouvoir avec Sarko/Sego Merkel/Schroder interchangeables.
Des gens comme Mme Lepage ont tout a fait leur place dans le debat democratique, dans des think-tanks, dans des groupes de pressions (la meme chose apres tout). Dans une campagne presidentielle en tant que candidate? Bof, j'en doute.
Ecrit par : Thomas Lefebvre | jeudi, 22 février 2007
Thomas,
il est vrai que j'ai peu d'arguments pour vendre la "stabilité politique" en Italie... et je ne ferai pas. En même temps, il est vrai que les Allemands ont perdu du temps dans la mise en oeuvre de la Grande Coalition qui, je le concède, n'était peut être pas le souhait le plus cher aux Allemands. En même temps, je trouve plus sympa qu'un pays soit gouverné par l'ensemble des forces politiques qui représentent une vraie majorité des votes exprimés au lieu de me retrouver avec des dirigeants qui totalisent une approbation aux alentours de 13 à 20 % dans la population, comme c'était le cas pour Chirac ou Bush.
En même temps, la perte de temps dans la formation de gouvernements n'existe pas qu'en Allemagne. En France, lorsque les politiques se mettent en campagne, la vie politique est totalement paralysée pendant ce temps là. Ensuite, tu prends le temps qu'un nouvel élu passe à caser ses copains dans les positions clé, c'est pas très efficace non plus. Combien de fois j'ai entendu la phase en France "vous comprenez bien, là, nous sommes en campagne, on s'exprimera après les élections..." - et non, je ne comprends pas qu'une campagne électorale (qui de plus dure beaucoup plus longtemps en France qu'ailleurs) soit une raison de ne plus faire de la politique.
Et je ne suis pas non plus d'accord avec ton "fatalisme" : "Qu'importe que les electeurs votent: la "coalition nationale" va arriver au pouvoir avec Sarko/Sego Merkel/Schroder interchangeables" - l'Allemagne vient de vivre des périodes où autant les centristes du FDP que les Verts ont participé pendant quelques années aux différents gouvernements nationaux, un garde-fou pour le SPD et la CDU, sans parler de leurs nombreux élus dans les assemblées des Länder. L'arrivée des Verts dans les années 80, avec un certain Joschka Fischer qui prêtait serment en basket, a fait le plus grand bien à la démocratie allemande. Une telle évolution est exclue par le système électoral en France ou aux Etats-Unis. Que gagne la France en excluant des représentants de petits partis (et le terme "petit" - lorsque tu toalises 5 % des votes, cela fait un sacré nombre d'électeurs, ce ne sont pas que quelques personnes qui dérangent le mainstream...) ?
Je crois qu'il ne suffit plus de dire "il faut que ça change" (quoi, au juste ?), tout en ajoutant, "mais il ne faut surtout pas toucher au système qui fait barrage à tout changement". C'est vrai - quand on a que deux ou trois candidats, on tranche plus facilement que quand il y en a 12. Mais les citoyens, seraient-ils trop bêtes pour choisir parmi 12 candidats, ou 10 ou 18 ?
Aujourd'hui, j'entends beaucoup d'amis de gauche qui me disent "cela me brise le coeur, mais je ne peux pas voter PS cette fois" - la preuve que le paysage des partis politiques en France est déjà trop étoffé ? Reste à mentionner que François Bayrou a introduit en 2003 une proposition de loi sur la proportionnelle (en formulant modestement que la proposition visait à introduire "une dose de proportionnelle"). Malheureusement, aucune suite n'a été donnée, car les grands partis n'ont pas "réussi" à établir une commission dans les délais. Honni soit qui mal y pense...
Ecrit par : Kai | jeudi, 22 février 2007
Kai,
Sur "l'interchangeabilite" tu te souviens de la couv' de Paris-Match avec Hollande et Sarkozy pour le "Oui" au TCE? Moi je trouvais cela plutot bien mais mes amis a ma gauche ont ete ecoeures: ils ont vu cela comme la confirmation du "blanc-bonnet/bonnet-blanc." Le resultat a ete catastrophique pour Hollande (curieusement pas pour Sarkozy.) Alors, oui, j'aimerais bien croire qu'une Union nationale soit la solution. J'ai simplement l'impression que les electeurs ne s'y retrouveraient pas (j'espere me tromper): en politique on a besoin d'un ennemi pour gagner.
On est d'accord sur plein de choses, en particulier sur le fait que l'alliance SPD/Verts a ete une bonne chose pour l'Allemagne (du moins au debut). Mais ce n'etait pas une union nationale (la CDU a mange son pain noir.) On est aussi d'accord sur le fait que la campagne arrete la France soit grotesque (est-ce vraiment lie au bipartisme et comment fait-on campagne en Allemagne quand on est au pouvoir?)
Sur Bayrou/Union Nationale, je vais soumettre une note a Europeus qui va repondre a tes remarques.
Ecrit par : Thomas Lefebvre | jeudi, 22 février 2007
Bonjour,
Ce système des 500 signatures à collecter auprès d'une certaine catégorie d'élus est un non-sens qui arrange les maires. En effet, à part quelques exceptions, ils s'accomodent bien de la situation en ce sens qu'ils disent : j'ai été élu en tant qu'apolitique, mes concitoyens ne comprendraient pas que j'accorde mon visa à X ou Y. D'autres, plus retors, vous répondent, j'ai déjà parrainé alors que vous savez que c'est faux. Le système est conçu pour les partis importants, les autres étant considérés comme secondaires et donc n'ayant pas droit au chapitre. C'est un système de pensée unique à deux têtes qui en fait vous entraînent dans une spirale où seulement deux solutions vous sont offertes. Qui ose encore parler de démocratie, de pluralisme, de consensus, d'union nationale ?
La politique ne doit pas être l'apanage des hommes politiques mais du peuple. Encore faut-il que celui-ci soit conscient de sa responsabilité en la matière.
Ecrit par : gokio99 | lundi, 26 février 2007
gokio99,
On est d'accord sur le concept de modèle conçu pour les grands partis politiques.
Christophe
Ecrit par : christophe | lundi, 26 février 2007
1 comptez vous reconnaitre le pluralisme therapeutique & les medecines non conventionnelles coe l'a recommande le parlement européén ? 2 dans cette optique, allez vous instaurer la liberte d'exercice pr le medecin coe pr le malade, à l'instar des autres européens? 3 comptez vous transferer à la justice ordinaire le pouvoir juridictionnel de l'ordre des medecins qui condamne des praticiens pr avoir sauve des malades? 4 sommes nous libres de prendre en main notre santé?
Ecrit par : noder | mercredi, 21 mars 2007
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