La grande classe de la part du
Mouvement européen. Le non au TCE passé, n’impliquons surtout plus les citoyens dans la construction européenne. Si nous voulons avancer, adoptons un Traité institutionnel fonctionnel (à différencier, même si la nuance est faible, du mini-Traité de Nicolas Sarkozy, ratifiable… par voie parlementaire.
En une phrase,
Jacques Barrot, le vice-président de la Commission européenne, en charge des transports, a tout dit ou presque : «…et, je conseille vraiment la ratification parlementaire d’un tel traité, quitte ensuite à recourir au référendum pour d’autres grands traités - traité sur l’énergie, traité sur la sécurité, traité sur la défense. Mais, honnêtement, c’est vrai, je déconseille l’usage du référendum pour ces améliorations institutionnelles parce que nous ne pouvons pas, maintenant, nous mettre dans la situation ou des pays qui ont voté non revoteraient non et où, vraiment, on se retrouverait devant un blocage complet des institutions.» En d’autres termes, amis Français et Hollandais, parce que vous avez mal voté, vous serez désormais privés de vote ! Et après on se demande pourquoi les citoyens se désolidarisent de l’Union et de ses élites...
Commentaires
SARKO est représenté en Allemagne par l actrice Diana Frank, ayant jouée dans "LE CLOWN", un film d' action très riche en explosions:
http://www.clown-derfilm.de/
http://www.sarkozy.fr/video/index.php?intChannelId=19&intVideoId=582
http://www.diana-frank.info/
C est peut etre cela le reve europeen de la Droite extreme en France ?
Ecrit par : unionsbuerger | mercredi, 21 mars 2007
Jacques Barrot était invité à une conférence par le Mouvement Européen (entre autres) mais les paroles de l'intervenant n'engagent que lui.
Ecrit par : valery | mercredi, 21 mars 2007
Valéry,
Juste mais pour connaître un peu le ME j'ai tendance à penser que la position de Barrot n'y est pas vraiment minoritaire, ce qui est plutôt inquiétant. C'est là d'ailleurs, tel que je le perçois encore (maintenant je me trompe peut-être) l'un des clivages entre les Jeunes européens (branche jeune du ME et bien plus ouverts sur la question) et leurs aînés du ME. Disons que venant de Barrot, (officiellement un grand Européen...) j'aurais préféré entendre parler de référendum transnational européen où la majorité + 1 voix des Européens serait celle qui l'emporterait lors d'un scrutin. J'aurais également aimé entendre une réaction de l'assistance lors de la réponse de Barrot. Visiblement (mais tout n'est peut-être pas sur le film) ses propos n'ont pas choqué grand monde. Dommage.
Christophe
Ecrit par : christophe | mercredi, 21 mars 2007
C'est honteux. Mais ce qui est aussi honteux, c'est qu'après que le Peuple Fançais ait rejeté le référendum constitutionnel, et donc toutes ses annexes comprenant les traités antérieurs, des politiciens félons, tels Jacques Barrot, puissent encore sévir au nom (?) du Peuple Français. Quelle est la punition normale pour le lèse souveraineté du Peuple?
Ecrit par : alain | mercredi, 21 mars 2007
L enarchie francaise a perdu toute credibilté.
Revenons en a la solution préconisée par Joschka Fischer.
Ratification le meme jour par tous les citoyens europeens.
Ecrit par : leitkulturevolution | mercredi, 21 mars 2007
J'ai mis cette vidéo en ligne pour illustrer une question sur le blog de Margot Wallstrom (http://blogs.ec.europa.eu/blog_wallstrom/page/wallstrom?entry=berlin_declaration_constitution_plan_d#comments), Commissaire Européen à la communication où elle y indique que l'une des conclusions du plan D est que les citoyens veulent participer et se faire entendre. Je lui demande si les propos de Jacques Barrot sont un bon moyen d'entendre les citoyens.
En ce qui concerne les réactions du public (très réduit à ce moment là, c'était pendant la pause du midi), je confirme qu'il n'y en a pas eu et que Jacques Barrot est a pu passer immédiatement à la question suivante (Si ma mémoire est bonne, elle portait sur l'esperanto et les chemins de fer européens).
En ce qui concerne l'orientation des débats, ceux auxquels j'ai assisté étaient ouverts et équilibrés. J'ai notamment suivi le débat sur la démocratie où je craignais de nous voir asséner un énième discours sur la merveilleuse démocratie européenne torpillée par les méchants nonistes. Ca a plutôt été l'inverse avec des intervenants décrivant l'Europe comme une démocratie "Canada dry" (ça a le goût de démocratie, ça ressemble à la démocratie, ça a la couleur de la démocratie mais ça n'est pas une démocratie), des échanges sur la démocratie participative versus représentative et la participation des associations européennes à la construction européenne. Etant parti le midi (juste après avoir enregistré ces propos de Barrot), je n'ai pas vu le compte-rendu du soir et si quelqu'un a un lien le décrivant, cela m'intéresse. Vous pouvez voir une vidéo sur le sujet sur http://www.eurosduvillage.com/REPORTAGE-video-Les-premiers-Etats.html.
Ecrit par : Laurent_k | jeudi, 22 mars 2007
Laurent,
Merci pour les précisions. Les conclusions m'intriguent également: en fait je serais curieux de voir si elles sont réellement critiques ou non, notamment en ce qui concerne la démocratie "Canada dry" qui, malheureusement, est une réalité (Guillaume K, Mathieu C, si vous m'entendez...). Pour s'en souvenir il suffit de se replonger à peine quelques années en arrière et de demander aux Irlandais ce qu'ils en pensent...
Concernant Margot, deux choses:
- la première, amusante (ou presque): "Moderator" aurait-il oublié de répondre à ta question? Que la Commission me rassure, ce n'est qu'un oubli, involontaire..., non?
- la seconde, cette prise de conscience dont je ne sait encore s'il faut en rire ou en pleurer tant elle n'est pas suivie d'actes: "For me, the EP debate was an occasion to demonstrate that we have listened to people and drawn policy conclusions from the period of reflection. It was a very important decision to launch Plan D: it has advanced the policy debate on Europe and has let more fresh air into the policy-making in the EU. National parliaments have become involved, transparency initiatives have been launched and many more consultations held. This must be just the beginning. One thing is very clear to me from the meetings and events I have attended and from the feedback here on my blog – citizens want to participate and have their voices heard."
leitkulturevolution / Unionsbuerger (je suppose que les deux pseudos renvoient à la même personne),
"Revenons en a la solution préconisée par Joschka Fischer. Ratification le meme jour par tous les citoyens europeens.": j'en rêve comme beaucoup. Pour rejoindre ce que j'écrivais à Laurent K, j'aimerais assez que Margot se batte (en l'occurence contre les Etats et l'Etat français en particulier, qui bloque sur ce point) pour que cela soit possible. C'est vrai, cela demanderait un peu de courage politique, dont celui de ne pas forcément aller dans le sens de ces mêmes Etats qui sont derrière la nomination de la Commission. Mais sans doute cela n'a-t-il aucun rapport. POur ceux qui en ont l'envie, ils peuvent toujours demander à Margot sur son blog mais de là à ce que "Moderator" réponde...
Christophe
Ecrit par : christophe | jeudi, 22 mars 2007
Si on veut faire naître vraiment une conscience Européenne, il faut soumettre le Prochain traité constitutionnel à référendum dans l'ensemble des pays de l'UE, le même jour évidemment et respecter la règle de la majorité.....Si certains pays, certains peuples n'acceptent pas cette règle et bien qu'ils se retirent de l'Europe....
Ecrit par : Dan | jeudi, 22 mars 2007
J'ajouterais qu'il faut que ceux qui écrivent le traité constitutionnel soient élus.
Ecrit par : Laurent_k | jeudi, 22 mars 2007
@ Dan tout a fait d accord.
voila les reponses de Bayrou sur le sujet:
http://www.youtube.com/watch?v=0cfluKSUC94&mode=user&search=
Ecrit par : unionsbuerger | jeudi, 22 mars 2007
Rien de tel qu'un bon livre tout récent pour répondre ou pour le moins réfléchir .
Je vous propse cette analyse que je viens de faire pour le ME-F et Alsace .
Ancien journaliste et néanmoins professeur honoraire , encore invité par des Universités Américaines en dépit de mes 67 ans, je vous propose ma réflexion par livre interposé .
Après tout c'est un témoignage comme un autre . Antoine Spohr.
(Cinquante ans d’ Europe) par Sylvie Goulard
Sylvie Goulard est désormais à la tête du Mouvement Européen France à l’issue d’un débat interne constructif où elle l’a emporté sur son plus connu prédécesseur et ancien ministre méritant, Pierre Moscovici.
Son dernier livre « Le coq et la Perle » n’était pas encore paru mais sans doute la position qu’elle y adopte aura-t-elle contribué à son succès.
La nouvelle et jeune présidente, en énarque et enseignante à Sciences-po et au Collège de Bruges, procède avec la méthode et les techniques universitaires, recourant à une riche et féconde documentation . Dans une langue élégante et vivante, ni de bois ni de coton elle nous offre tour à tour une page de la construction européenne, un réquisitoire sans concession et un plaidoyer encourageant.
Un constat d’abord : les pères fondateurs dont les mânes sont abondamment et judicieusement invoquées, ont créé une Europe qu’ils voulaient « communautaire » solidaire et non « inter-gouvernementale » soumise à la prégnante « raison d’Etat » que la diplomatie relaye à l’accoutumé .
Bien qu’on puisse imaginer les Monnet, Schuman, Spaak et bien d’autres bâtisseurs d’ Europe laissant remonter leur déception, Sylvie Goulard ne s’abandonne pas à la nostalgie pas plus qu’à une stérile confrontation des « Anciens » et des « Modernes « . De Conseil de l’Europe
en CECA, de la CEE à l’UE ; des « pères fondateurs » si efficaces en dépit parfois d’une fécondante et audacieuse naïveté à l’actuel dispositif institutionnel d’après Maastricht, Amsterdan ou Nice..souvent vilipendé injustement par les tenants d’un nationalisme qui veut ignorer la menace d’un déclin qui se profile inexorablement…la construction européenne continue tant bien que mal , cahin-caha au risque constant de verser dans l’ornière…
Les Anciens ont poli la perle, les modernes la laissent dans l’écrin sur la commode et spéculent en la caressant de temps en temps sans songer à la monter sur une ambitieuse parure.
L’auteur accuse : la volonté politique des dirigeants nationaux leur fait défaut, préoccupés qu’ils sont par leurs problèmes « locaux » pourtant comparables dans toute l’Union, face au Monde en pleine réorganisation économico-politique . Et de montrer a contrario ce que les Institutions permettent quand elles sont crédibles parce que clairement identifiables à l’extérieur ( Commission, Commissaire, Banque Centrale….)
On lui objectera peut-être que cela n’est pas perçu comme cela par les citoyens, à l’intérieur . A qui la faute ? Sans mauvaise foi, on le sait : c’est l’absence de vision communautaire et le « nombrilisme » qui poussent souvent à faire de l’Europe le bouc émissaire des échecs nationaux et l’alibi au repli nationaliste .
Parmi les accusés la France est dans le premier box : si la perle communautaire y a été trouvée, depuis notre pays « a davantage joué un rôle de frein que d’accélérateur » ( Maurice Faure). Les exemples ne manquent pas, du rejet de la CED en 1954, des réticences françaises lors des discussions préalables au traité de Rome, « la chaise vide » de 1965, la méfiance récurente de Valéry Giscard d’Estaing et de François Mitterrand, pourtant tous deux Européens convaincus et actifs, à l’égard de la Commission etc .. jusqu’au rejet du Traité de Constitution Européenne. Il faut y ajouter une diplomatie française jalouse et méfiante envers la liberté…à l’image d’une « nation affolée d’égalité»( Tocqueville). Le grief qui pourrait résumer le réquisitoire dénonce une certaine mentalité d’ailleurs assez paradoxale :les eurosceptiques français placent leur espoir dans l’Europe. Leurs écrits, leurs communications, leurs discours regorgent de références à l’Europe.
Enfin et c’est plus réjouissant, il reste de « chantiers à ouvrir » pour faire rebondir l’Europe. En premier lieu martèle Sylvie Goulard la démocratie doit être prise au sérieux et il faut dépasser les multiples déclarations solennelles réaffirmant sans cesse des valeurs et des ambitions sans engagement à produire des résultats tangibles . ( L’auteur au moment où elle nous livre sa réflexion ne connaît évidemment pas la déclaration de Berlin du 25 mars).
Au-dessus d’une Europe « terre à terre », il est une Europe qui « a soif d’idéal », de sens et qui ne peut se complaire dans un bilan trop maigre de 15 années d’Europe intergouvernementale.
Reste la question de l’Identité que l’auteur n’esquive pas.
Quelques citations glanées dans le livre où elles sont scrupuleusement référencées, peuvent l’éclairer à loisir.
Paul-Henri Spaak, socialiste agnostique : « Nous sommes les hommes d’une même civilisation qui s’appelle la civilisation chrétienne ».
Elie Barnabi, historien, ancien ambassadeur d’Israël à Paris, qui se dit ni chrétien, ni croyant : « On n’échappera pas à l’Histoire en la niant….Le résultat c’est que l’Europe est sûrement une réalité économique, peut-être un projet politique mais pas une entité culturelle….Or pour moi, c’est une évidence d’ historien : l’Europe est divisée en cultures, en langues mais repose sur un substrat de civilisation commune . ……Le refus de reconnaître les racines chrétiennes est consternant … » et on est loin des propos du Général de Gaulle qui évoquait une « Europe de chrétiens de race blanche ».
Pour autant, il ne s’agit surtout pas pour l’auteur, de nier l’apport fondamental et plus que millénaire du judaïsme, de la pensée grecque, l’héritage de Rome, de la Renaissance, de la Réforme, des Lumières,de la Révolution … et les contributions plus récentes venues d’autres continents…
Alors que faut-il faire ?
Après son brillant exposé de l’Histoire de la construction européenne, des griefs qu’elle fait à la méthode trop attentiste des « intergouvernementaux » mais aussi des suggestions constructives qu’elle y développe, Sylvie Goulard emprunte sa conclusion et sa réponse aux propos d’un « père fondateur », Jean Monnet , qui, peu avant sa mort , à la même question répondait : « continuer, continuer, continuer » .
Antoine Spohr .
Ecrit par : Spohr | jeudi, 29 mars 2007
Le 30 Mars 2007
Message aux jeunes d’Europe
Vous rentrez de Rome, du sommet de la jeunesse.
Vous y avez exprimé haut et fort votre volonté d’agir pour faire une EUROPE transparente, capable de vous diriger vers un Idéal de Vie qui guidera votre Mission dans notre monde.
Voici le secret qui révèle comment s’engager corps et âme dans cette voie suprême.
« Le monde entier a besoin d’Europe.
En qualité de chrétiens et d'Européens, astreignons-nous à cette nouvelle et grande tâche.
Pour cela, l'Europe a besoin avant tout d’unité interne et profonde.
Il faut créer une mentalité européenne, une conscience européenne.
L'Europe n'est pas seulement une entité géographique, une presqu’île prolongeant le continent asiatique, elle doit aussi devenir une unité, elle doit cesser d’être une mosaïque de peuples juxtaposés au hasard.
Nous devons sauver l'Europe, la fortifier intérieurement, non pas seulement dans son propre intérêt, mais encore dans l'intérêt de l'humanité.
Il faut voir clairement le but final, c’est à dire l'Europe,
mais encore la manière et la méthode suivant lesquelles l'Europe doit être créée.
Qu'est ce que créer l'Europe, unir l'Europe ?
Avant tout, ceci : renoncer aux séparatismes, à la politique de clocher, tout subordonner à l'intérêt commun des États associés.
La solidarité humaine est désormais parvenue au stade de l’union entre les États qui, comme une loi naturelle nouvellement découverte, s’impose à nos diplomates et hommes d'Etat, en particulier pour les États européens.
Si, en Europe, nos peuples ne se rapprochent pas spirituellement, l’Europe est vouée à la maladie et à la décadence progressive.
Si nous continuons à nous disputer, à gaspiller inutilement notre force et notre temps en discussions, nous, les Européens, nous perdrons rapidement toute influence sur les destinées du monde et cesserons de disposer positivement de notre destinée.
Ce serait là trahir nos propres peuples, trahir notre vocation d’Européens.
L'Europe n'est donc pas une aventure, c’est au contraire, un salut, un devoir ».
Robert Schuman
(Extrait de l'un de ses discours aux "Journées de profession de foi occidentale" à Augsbourg, juillet 1955)
Voilà le secret du Fondateur qui est resté toujours jeune et qu’il faut dévoiler autour de nous. L’Europe n’a pas besoin de grands palabres pour réussir sa mutation.
Ensemble, agissons avec, comme idéal, son « Idée Europe », pour un avenir prometteur.
Un centre de formation ouvrira prochainement en continu dans le camp de Sandbostel qui est un haut lieu de mémoire de la 2ème guerre, situé entre Brême et Hambourg. Les jeunes volontaires de tous les pays d’Europe sont invités à s’y rendre nombreux. Ils y apprendront le secret de l’Idée Europe de Robert Schuman, celui qui a conçu l’Europe pour qu’elle devienne belle, humaine, fraternelle, vivante et prospère ! Se renseigner à : PRO EUROPA – F - 53000 LAVAL – 128 quai d'Avesnières-
T. 0033 (0)2 43 67 16 57 – Site Internet : http://www.pro-europa.info
Le Président : bernard.le-godais@tiscali.fr
Ecrit par : Pro-Europa | vendredi, 30 mars 2007
Soit il s'agit d'une nouvelle constitution et alors il faut un référendum européen soit il s'agit d'un mini-traité avec quelques réformettes institutionnelles et une ratigifaction parlementaire suffit.
Ecrit par : valery | samedi, 31 mars 2007
Hmm, pas sûr que ce soit si simple Valéry. Va expliquer la nuance aux citoyens... Bon courage. Tout ce qu'ils y verrot (et on pourra difficilement les en blâmer) est que l'on esssaie de passer outre leur vote. On a déjà eu une parodie démocratique lors du référendum irlandais, évitons d'en ajouter une nouvelle. Non, si texte il doit y avoir, il doit être l'oeuvre d'une constituante (par contre bon courage pour rendre satisfaisante sa composition auprès du plus grand nombre...) et ratifié le même jour par l'ensemble des électeurs européens avec pour "vainqueur" le camp qui aura obtenu la moitié des voix +1. mais bon, pour cela faudrait-il encore que la l'Etat français notammet le veuille...
Christophe
Ecrit par : christophe | samedi, 31 mars 2007
Et comme on a mal voté, mon fils ne pourra pas apprendre l'allemand en LV2 en 4ème l'an prochain. Quitte à faire l'Europe sans les européens, supprimons aussi les comités de jumelages. Merci M. Robien.
En lisant le discours de Robert Schuman plus haut, j'ai pensé au sketch du spam des Monty Python, et je comprends qu'au bout de dix ans le grand Charles ait parlé des cabris.
Et en plus, il aurait un secret, Robert Schuman ! Et pour se renseigner, c'est à Laval. Je défie quiconque de démontrer que cet extrait de discours n'aurait pas pu être prononcé par Pierre Laval, justement. C'est bien pour ça qu'il est creux.
Ecrit par : isidore | dimanche, 01 avril 2007
Isidore,
"Et comme on a mal voté, mon fils ne pourra pas apprendre l'allemand en LV2 en 4ème l'an prochain" Quel rapport? J'ai dû râter un épisode...
Christophe
Ecrit par : christophe | dimanche, 01 avril 2007
Christophe,
Le rapport, le voici : ceux qui ont milité pour le TCE sont les mêmes qui suppriment les postes dans l'enseignement public. Si chaque français n'a pas la possibilité d'apprendre l'allemand (ou l'espagnol ou l'italien) en deuxième langue, c'est une régression par rapport aux quarante dernières années. Si on me dit que je n'ai qu'à mettre mes enfants dans le privé, je réponds que l'Europe ne va pas apporter la paix de cette manière.
Nous sommes habitués à ce qu'il n'y ait aucun rapport entre les votes populaires et les actions gouvernementales qui leur succèdent; si le gouvernement considère que les citoyens sont contre l'Europe et qu'à ce titre il vaut mieux cesser de leur enseigner les langues européennes, c'est grave.
Le projet de dépistage des délinquants en première année de maternelle était déjà le signe que le fascisme est de retour. Nous aurons peut-être un président dont le nom rime avec nazi.
Ecrit par : isidore | dimanche, 01 avril 2007
Isidore,
Sur l'enseignement, disons que j'ai sans dute une vue faussée les choses dans la mesure où j'habite une région où l'anormalité tend de plus en plus à ne pas avoir de classes bilingues que l'inverse. On aura mis le temps mais ça vient et c'est heureux. Mais il est vrai que se donner les moyens d'une bonne politique scolaire ne serait pas du luxe. J'ai pour ma part eu la chance de passer un semestre en lycée anglais. Certes, moins de matières étaient enseignées mais je retiens une chose plutôt positive: en langue étrangère, nous disposions de trois profs: grammaire, littérature et conversation. Ceci devrait à mon sens être une base. Je n'oublie pas non plus que la dernière réforme proposée en France en matière d'éducation nationale (Fillon) faisait la part bien plus belle aux langues que ce qui est en vigueur aujourd'hui. Celle-ci a été rejetée en bloc par les syndicats enseignants. Le rejet ne concernait peut-être pas ce volet mais le résultat est le même. Quant au dépistage, no comment: sans arriver aux mêmes comparaisons historiques, la chose m'a également fait froid dans le dos.
Christophe
Ecrit par : christophe | lundi, 02 avril 2007
Christophe,
La réforme Fillon a surtout été rejetée par les élèves. Et si elle semblait prometteuse pour l'apprentissage des langues, c'était pour les enfants qui n'auraient pas été envoyés en apprentissage tout court à 14 ans.
Je comprends quand vous dites que là où vous vivez, votre vue est faussée. Il faut venir de l' "intérieur" pour être effaré à la vue de bonnes sœurs en uniforme enseignant à l'école publique.
Ecrit par : isidore | lundi, 02 avril 2007
Isidore,
"de bonnes sœurs en uniforme enseignant à l'école publique" Cad?
Christophe
Ecrit par : christophe | lundi, 02 avril 2007
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