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vendredi, 28 septembre 2007

RENE DE OBALDIA, FELLAG : RENCONTRE ENTRE PANAME ET ALGER

947cc78b6c04a56f9e3afa055cff78ab.jpgSoirée mémorable, mercredi soir, sous le chapiteau, avec l’écrivain et poète René de Obaldia. J’appréhendais la venue de cet auteur quasi-nonagénaire qui m’avait tant fasciné à l’âge de vingt ans, (je connaissais par cœur les premières pages de Tamerlan des cœurs). Le voir, l’esprit alerte, distillant son humour comme pour mieux se protéger, imitant Louis Jouvet et Michel Simon comme personne, fut un grand moment d’émotion, Je retrouvais le Obaldia que j’avais tant aimé.


2315488cd169a6d726bbbc911595c06a.jpgCe dramaturge né à Hongkong d’une mère française et d’un père panaméen n’a jamais aimé gloser sur son œuvre. Si on lui fait remarquer qu’il n’a jamais été un écrivain engagé mais dégagé, il répond que la condition humaine, le sentiment tragique de la vie, l’intemporel l’intéressent infiniment plus que le temporel.La cruauté de l’homme ne l’a jamais laissé indifférent et s’il décrit Tamerlan comme un être sanguinaire, c’est pour montrer que cette cruauté a toujours été présente au cours des siècles.

Pour conclure, reprenons les mots de l’animateur : «René de Obaldia est ‘un panaméen qui ne s’est jamais laissé canaliser’, ‘un Panaméen de Paname et de partout’, un Panaméen qui méritait bien ce coup de chapeau strasbourgeois, un grand homme vert et un centenaire devenu immortel».

Dire des choses graves en faisant sourire, c’est aussi ce que fait l’humoriste et écrivain Fellag quand il raconte l’histoire de son pays, l’Algérie, gangrené par la peur. La comédienne Marianne Épin lut quelques extraits de l’Allumeur de rêves berbères, puis Bruno Ricci proposa une lecture de Comment réussir un bon petit couscous, «un livre prétexte pour parler des hommes, des femmes de France, d'Algérie». Pour l'auteur de Djurdjurassique bled, le rire n'est pas une arme, c'est un plaisir, une façon de regarder le monde, de projeter ses valeurs.
 

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