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mardi, 09 octobre 2007
LA CCI DE STRASBOURG OFFICIALISE SON IMPLANTATION SUR SECOND LIFE
C’est officiel. Le bruit courrait déjà depuis quelques temps. Déjà, au printemps dernier, à l’occasion de la présentation de l’île du Baden Wurtemberg à la MFG de Stuttgart, un bruissement s’était fait sentir. La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Strasbourg, vitrine économique de la capitale parlementaire de l’Union, disait-on, songeait activement à s’implanter sur Second life, monde virtuel en 3D sur lequel un nombre croissant d’entreprises tentent l’aventure de l’expérimentation web 3.0. Car l’enjeu est de taille, certains (Cisco, Mozilla, IBM, etc..) promettant à cette interface – du moins ce type d’interfaces – un rôle incontournable pour les années à venir. Mieux, pour la plupart des grands noms du secteur, il ne fait nul doute que le web de demain sera en trois dimensions ou ne sera pas. De quoi, susciter au moins l’intérêt de la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin qui devrait être la première institution du genre en France à se lancer dans l’aventure.Deux îles ont ainsi été achetées à cet effet (Strasbourg et Bas-Rhin islands), chacune d’une superficie de 65.000m2. Un appel d’offres en termes de construction et d’animation a été lancé et est en cours de dépouillement (réponse dans la semaine, ndlr). Le tout pour une ouverture au public programmée pour le courant du mois de novembre. Responsable du département TIC de la CCI, Jean-Marc Kolb explique que la première île – l’île Strasbourg – sera entièrement dédiée à la CCI : «elle nous permettra d’expérimenter en interne et servira aussi de vitrine pour certaines de nos activités. Je pense notamment à l’aéroport international de Strasbourg-Entzheim, au pôle formation de la CCI, aux conférences et autres congrès que nous organisons».
L’île Bas-Rhin, pour sa part, se rapprochera du concept de pépinière d’entreprises bas-rhinoises souhaitant se familiariser avec les univers 3D. «Nous avons lancé un appel à projets en ce sens. Ce que nous attendons des entreprises candidates à l’implantation est de venir avec des objectifs, en termes d’expérimentation de fonctionnalités B to C ou B to B, d’interaction avec leurs clients. Il peut aussi s’agir de tester des concepts de réunions virtuelles, d’interaction avec d’autres entreprises du secteur».
Sur le plan pratique, l’entreprise choisie, se verra octroyer une parcelle pour six mois, avec possibilité de se voir mettre à disposition des bâtiments «basics». A charge pour elle de faire appel à des «builders» si elle veut un espace architectural personnalisé. Au bout d’un semestre deux possibilités : soit l’entreprise estime que l’opération n’est pas concluante et se retire de Second life, soit, au contraire, elle poursuit l’expérimentation en s’implant «définitivement» dans cet univers. «L’objectif, précise Jean-Marc Kolb, est qu’au bout de 5-6 mois, une entreprise puisse dire qu’elle a ou non intérêt à poursuivre l’aventure. De là elle part en solo sur une île, ou continue à profiter de la synergie inter entreprises de la CCI en nous louant du terrain (cette fois payant) - ce qui suscite de notre part de nouvelles acquisitions d’îles, amenées à être collées aux deux premières.».
Reste, ajoute, Jean-Marc Kolb, «que SL n’est que SL. J’entends par là qu’il est un produit exclusif appartenant à une société privée. Il n’est donc pas question pour nous de demander aux entreprises partenaires de faire des investissements massifs chez Linden (la société détentrice des droits, ndlr). L’idée que nous avons est plus d’aider les entreprises à apprivoiser, à se familiariser avec les mondes virtuels et 3D, sachant qu’il n’est pas improbable que des mondes en accès libre –cette fois – viennent à se développer dans les prochaines années.»
Christophe Nonnenmacher est journaliste & cofondateur d'europeus.org
14:05 Publié dans CHRISTOPHE NONNENMACHER, ECONOMIE, SECOND LIFE | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : second life, sl, secondlife, strasbourg, commerce, christophe nonnenmacher, europeus.org









Commentaires
Il faut tester Second Life pour pouvoir apprivoiser le 3 D, en cela, la CCI a entièrement raison !
Ecrit par : SecondAlsace | mardi, 09 octobre 2007
C'est clair, tant qu'il n'y aura pas d'alternative libre, c'est douteux d'aller chez Linden.
En tout cas moi je ne payerai pas pour ça!
Ecrit par : Xavier | mercredi, 10 octobre 2007
Xavier,
Circuler, découvrir, explorer, dialoguer, échanger sur Second Life ne nécessite pas d'argent (virtuel ou réel). Un séjour n'est donc pas interdit ;-)
Christophe
Ecrit par : christophe | mercredi, 10 octobre 2007
"Innover et Expérimenter" : les entreprises ne doivent-elles pas le faire pour être compétitives? Attendre des années une gratuité du support, puis négocier une main d'oeuvre à bas prix, n'est-ce pas un choix dangereux?
Dans quelques années les enjeux du WEB 3D profiterons au pionniers, pour le moment américains...
Ecrit par : Christophe L | vendredi, 12 octobre 2007
De la Nasa à Peugeot, les entreprises s'y retrouvent et les avatars aussi, mais c'est clair que nous en sommes là où était le net en 1995 !
Ecrit par : Second Alsace | mercredi, 17 octobre 2007
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