vendredi, 19 octobre 2007

CONSTITUTION EUROPEENNE: ACCORD SUR LE TRAITE DE LISBONNE

60d147832642b4fb759ae12645393388.jpg Dès 23 heures (minuit à Paris), il est apparu que l'accord était à portée de main: un Nicolas Sarkozy plus agité que jamais, selon l'un des participants à la réunion, a, en début de soirée, pris à part, en compagnie de Jean-Claude Juncker, le Premier ministre luxembourgeois, la Pologne et l'Italie, les deux pays qui avaient encore des exigences particulières, pour en terminer au plus vite. Après une négociation d'une heure, les quatre hommes sont allés informer leurs partenaires du résultat des négociations. 


A l'issue du dîner des chefs d'Etat et de gouvernement, vers minuit (une heure à Paris), l'accord était bouclé. Le «traité de Lisbonne» sera donc signé le 13 décembre prochain, «ce qui n'est pas une bonne date, mais nous n'avons pas protesté», comme l'a raconté Lech Kaczynski, le Président polonais. De fait, il s'agit de la date anniversaire du coup d'Etat militaire du général Jaruzelski en 1981...

 

Varsovie a obtenu que le compromis de Ioannina, qui permet à un groupe d'Etats mis de justesse en minorité de demander une poursuite de la discussion, soit intégré dans un protocole, comme cela était prévisible (voir ici). Mais elle n'a pu arracher aucune concession supplémentaire. En particulier, les Etats pourront décider à tout instant, à la majorité simple, de procéder au vote. L''Italie, elle, s'est ridiculisé en montrant que la seule chose qui lui importait était bien d'arracher un parlementaire supplémentaire: le nombre total d'europutés passera donc à 751, mais le député qui présidera la séance du Parlement européen perdra son droit de vote afin que le nombre de 750 députés votant soit respecté. L'Italie  se hissera ainsi au niveau de la Grande-Bretagne, avec 73 sièges. Dès que Romano Prodi, le Président du Conseil italien a obtenu ce siège, ses nobles revendications sur la nécessité de compter les «citoyens» et non les résidents se sont évaporées comme neige au soleil...

 

Jean Quatremer est journaliste

Commentaires

Ca me paraît être une information importante pour l'Europe qui va lui permettre de sortir du bloquage : or personne ici n'en parle sur ce blog prétendument "européen", on préfère faire de la polémique politicienne en tapant sur Sarkozy et l'UMP alors que c'est un succès diplomatique pour la France.

Ecrit par : Stéphane | lundi, 22 octobre 2007

Stéphane,

Jusqu'à preuve du contraire la France fait encore partie de l'Europe et son actualité a donc sa place sur Europeus. Quant à la "constitution", preuve qu'elle est abordée, l'article de Jean. Reste sur le fond que l'on peut une fois encore s'étonner (au moins sur la forme...) de deux choses: 1/ la place encore accordée à cette information par les médias français (notamment télévisés... désespérant). 2/ de l'absence de toute consultation populaire sur le sujet des institutions. On nous parle d'Europe, on essaie de nous la vendre mais on la fait dans son coin... Est-ce si compliqué d'imaginer un référendum européen transnational sur la question??? Là, peut-être, aurions-nous pu parler de "victoire". A défaut, on continue d'aller droit dans le mur (et Sarkozy n'en est de loin pas le seul responsable).

Christophe

Ecrit par : christophe | lundi, 22 octobre 2007

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