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vendredi, 19 septembre 2008

DE LA DIFFICULTE D'ÊTRE ARTISTE FRANCOPHONE AU CANADA...



Une vidéo pleine d'humour mais profondément militante, postée par Culture en Péril, transférée via Martin Eric Racine, Québéquois expatrié en Finlande, membre d'Europeus.

Commentaires

Ce vidéo est rempli de clichés qui résument bien le fossé énorme entre anglophones et francophones.

Pour mettre les choses en contexte, Michel Rivard fut autrefois leader du groupe Beau Dommage, dont la chanson "la complainte du phoque en Alaska" fut un des plus grands succès.

- Le fonctionnaire l'appelle donc en début d'interview Mr.Dammage, pour finalement rectifier et l'appeler Mr.Beau Rivard. Erm... oui, bon, enfin, presque...

- La grimace énorme que Michel Rivard fait en se faisant rappeler que d'accepter des fonds du gouvernement canadien signifie également représenter les intérêts canadiens. Ça demeure une source de frictions puisque, du point de vue québécois, on va simplement récupérer un peu de nos impôt en bénéficiant des divers programmes du gouvernement fédéral, sans pour autant pouvoir se sentir canadien.

- La multitudes d'écarts de langage entre l'anglais et le français: susceptible qui devient sucer; phoque qui devient fuck, p'tite qui devient tit, affaire qui pour un anglophone signifie plutôt adultère, etc.

Et le pire, c'est que ce genre de malentendus tout cons sont effectivement ce qui empoisonne l'atmosphère et creuse plus à fond le fossé entre les deux solitudes.

Le reste des clichés dans la vidéo (homophobie, fanatisme religieux, portrait du premier ministre canadien devant un drapeau américain, etc.) ne sont qu'un exemple des conséquences de la montée d'un droite pro-américaine sur la scène du gouvernement fédéral, Stephen Harper étant, du point de vue de plusieurs, en passe de faire du Canada une province étatsunienne en bonne et due forme.

Ecrit par : Martin-Éric | dimanche, 21 septembre 2008

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