mardi, 14 avril 2009
SANDRINE BELIER: «CELA FAIT 30 QUE L'ON PRONE LA POLITIQUE DU RECULER POUR MIEUX SAUTER. VOULONS-NOUS VRAIMENT POURSUIVRE DANS CETTE VOIE?»
(Par Eurojunkie) J’ai eu la chance de rencontrer Sandrine Bélier, candidate pour le Grand Est pour Europe-Ecologie. Sandrine vient de France Nature Environnement et on a évoqué ensemble la logique de ce rassemblement, sa marge de manoeuvre en tant que “non-encartée”, la croissance verte (bad), le développement écologique (good), le dissolution du capitalisme et l’avenir du Parlement européen à Strasbourg. C’est un peu long, mais l’avantage du web, c’est que l’on peut prendre notre temps et que l’on peut aller un peu plus loin. Il est peut-être plus facile de lire l’entretien en ouvrant cette page ici (pdf), sinon c’est en dessous.
Sandrine Bélier, quel est l’intérêt pour quelqu’un comme vous, issue de la société civile, de rejoindre Europe-Ecologie puisque, si élue, vous allez devoir rejoindre le groupe des Verts au Parlement européen et que vous allez devoir appliquer le Green Deal, le programme des Verts européens ? Ça n’aurait pas été plus simple de, tout simplement, s’encarter chez les Verts ?
L’idée d’Europe-Ecologie est de rassembler tous les écologistes, toute la famille écologiste. Depuis des années, on va tous dans le même sens, mais un peu chacun de notre côté. L’idée n’était pas de s’uniformiser et de rejoindre la structure légitime incarnée par les Verts français mais, au contraire, de s’appuyer sur nos différences et la complémentarité. Je ferais aussi remarquer que dans ce rassemblement on trouve d’autres forces politiques que les Verts dont celles réunies par exemple au sein de «Régions et Peuples Solidaires». Europe Ecologie ne se limite donc pas à une seule structure politique, c’est une nouvelle offre politique. Quant aux personnes issues d’ONGs, elles apportent des méthodes d’action différentes, avec Jean-Paul Besset de la Fondation Nicolas Hulot, Yannick Jadot de chez Greenpeace, José Bové qui représente le courant altermondialiste, et moi-même qui vient de France Nature Environnement (FNE). Ce que l’on a envie de porter collectivement et politiquement au sein d’Europe Ecologie c’est la nécessité de se rassembler au-delà des seuls politiques, pour faire face, ensemble, à l’urgence des crises écologiques, économiques, sociales et financières. Si nous ne nous sommes pas encartés c’est parce que la logique du rassemblement est justement de rassembler des personnes différentes, de ne pas gommer ces différences, mais, à l’inverse, de s’appuyer sur la complémentarité des uns et des autres et de faire de nos différences notre principale richesse. Face à ces crises, ce dont nous avons besoin est une réponse globale et intégrée avec une approche transversale.
Sur la construction du Green-Deal, maintenant, l’ensemble des Verts européens a appliqué la même logique au niveau européen que celle qui a conduit « Le contrat écologique pour l’Europe » d’Europe-Ecologie qui le décline au niveau français. Le Green-Deal a été élaboré de manière très très opérationnelle et met en avant les points de convergence sur la base d’un projet de société constituant la réponse à la crise. C’est un socle commun pour opérer une mutation écologique de l’économie en tenant compte de la manière dont chaque pays peut le mettre en œuvre à l’échelle européenne. Il a été accepté par tous. J’utilise le terme «accepter» parce qu’il ne faut pas non plus se leurrer: prenez par exemple les Verts de République Tchèque: ils n’ont pas exactement la même approche que les Verts irlandais ou les Verts britanniques, ou les Verts français. La raison est en grande partie culturelle. Et pour autant, il y a un programme commun européen : «le New Deal écologique », sur lequel nous nous sommes tous accordés, au-delà de nos différences; que nous avons repris et qui va être repris, même avec quelques infimes adaptations, par chacune des composantes nationales du groupe des Verts européens.
Quelle est votre marge de manœuvre en tant que «non-encartée» au sein d’Europe-Ecologie ?
Bien réelle, dans la mesure où l’on construit les choses ensemble avec une campagne citoyenne, c’est ce qui fait notre richesse. Cette méthode fait partie des choses qui m’ont conduite à passer le pas politique. Je viens d’un mouvement citoyen organisé en fédération - le rassemblement est dans la même logique qu’à France Nature Environnement - qui s’appuie sur des associations de terrain. A Europe-Ecologie, on a mis en place le réseau social, commencé la campagne très-très tôt, lancé les comités locaux, les appels à projets. Les choses remontent du terrain et les axes programmatiques ont été mis en discussion au sein même des comités locaux. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’au sein du Rassemblement, nous avons construit notre programme en prenant en compte toutes les échelles de territoires : des discussions au niveau européen avec tous les Verts européens aux discussions, essentielles, de terrain local, avec les militants et tous ceux qui ont rejoint ce Rassemblement, fruit du partage, de la mise en commun, de toutes nos expériences et expertises. Ainsi, notre programme commun national fait le lien entre le local et l’Europe.
La croissance-verte, ça marche comment ?
Je ne suis pas adepte du terme «croissance verte» dans la mesure où je le trouve un peu connoté. Aujourd’hui, quand on dit que l’on veut une croissance verte, cela signifie que l’on se refuse à changer de paradigme; que l’on reste sur la même logique que celle en place depuis des années: celle du système capitaliste, du «faut croître, faut croître, faut croître…». On en a vu les limites tant en termes d’exploitation humaine, car on en vient à oublier les valeurs humanistes, que d’exploitation de la nature dont on tire les matières premières. Il faut considérer que la planète sur laquelle nous vivons est limitée quant à ses ressources: on ne peut dès lors pas soutenir à l’extrême une logique de croissance. Quand on parle de croissance verte, j’ai le sentiment que l’on entend pas cela, que l’on s’y refuse obstinément, et que l’on ne cherche en rien à s’écarter du dogme de la logique productiviste et consumériste, qu’au mieux on peint le système avec un peu de peinture verte pour donner l’illusion que les impacts sont un peu moins importants. Je vous donne un exemple: les transports. Comment fonctionnerait une croissance verte en matière de transports? Cela supposerait d’avoir des véhicules qui soient moins émetteurs de CO2. Mais si l’on reste dans une logique de croissance… on va en produire plus pour qu’il y en ait plus qui soient mis en circulation…. Cette logique, ce mode de pensée, écarte toute perspective de mise en place d’une véritable politique de mobilité collective qui aurait pourtant l’immense avantage d’être moins «impactante» pour l’environnement. C’est cela qui me gène dans la notion de «croissance verte» à laquelle je préfère le terme «développement écologique». Alors bien sûr, on pourra toujours dire que «croissance» et «développement» c’est la même chose. Et pourtant non! Il y a une image que j’aime bien, c’est celle qui se rapporte à l’humain : vous êtes d’abord un enfant qui croît, qui grandit, puis vient un jour où votre période de croissance s’achève, vous ne grandirez plus matériellement parlant, vous êtes à l’état adulte. Alors vous pouvez passer à une phase de développement immatériel, intellectuel, culturel, sentimental. On ne dit pas d’un adulte qui croît intellectuellement, on dit qu’il se développe, on ne parle pas de croissance culturelle ou émotionnelle, on parle de développement culturel et émotionnel. C’est pour cela que je préfère le terme de «développement écologique» qui ne présuppose pas une logique du plus et toujours plus matérialiste.
Et ce «développement écologique», ça marche comment avec le capitalisme ? Je pose la question car je n’ai pas vraiment l’impression d’entendre la même chose quand j’écoute Daniel-Cohn Bendit et José Bové sur le sujet. José Bové affirme que le capitalisme n’est pas compatible avec l’écologie alors que Daniel Cohn-Bendit affirme qu’il faut adapter le capitalisme à l’écologie…
Ils disent la même chose avec des mots différents. La manière dont s’est développé le capitalisme du tout argent, où la seule valeur qui fait foi c’est le prix que l’on peut mettre à toute chose, ou tout se négocie, est une logique du «toujours plus». En raccourci, le capitalisme tel qu’il existe ou est pratiqué aujourd’hui, est en l’état incompatible avec un projet de société de développement qui soit viable et durable. Les Indiens ont un proverbe, que je trouve très juste, très parlant sur ce point, et qu’il ne serait pas inintéressant de méditer: «Le jour où il n’y aura plus d’arbres, le jour où il n’y aura plus d’eau, le jour où l’air ne sera plus respirable, l’homme comprendra enfin que l’argent ne se mange pas».
Donc, quelle est l’alternative ? Que fait-on ? Est-ce qu’on adapte le capitalisme tout en restant dans une logique sociale-démocrate, où l’on produit pour taxer, pour financer les écoles, les hôpitaux, etc.. ou est-ce que, purement et simplement, on abroge le capitalisme?
Il faut changer de système, il faut une mutation totale. Le projet de conversion de l’économie par l’écologie suppose de changer un grand nombre de paradigmes. Notamment celui d’un système fondé sur la taxation du travail. Depuis des années, via la taxe professionnelle, la taxe sur les salaires, l’impôt sur le revenu, c’est la valeur travail qui est taxée. Durant le Grenelle, on avait discuté de l’hypothèse de substituer au système de taxation de la valeur «travail» un système de taxe sur les matières premières, sur la pollution atmosphérique, avec une taxe carbone et la contribution climat-énergie. Changer de paradigme suppose aussi que les services publics et d’intérêts généraux, au niveau européen, fassent l’objet de régulations strictes et soient pris en charge politiquement. Qui peut sérieusement imaginer qu’il existe une cohérence, un réel bienfait à libéraliser la santé, la culture, l’éducation?
Et la Poste, vous ne la mentionnez pas: faut-il la libéraliser ?
La question s’était posée il y a dix-quinze ans et on est arrivé à un système mixte : tout ce qui était transport de marchandises pouvait être libéralisé mais on a considéré que, par contre, tout ce qui était service postal de courriers relevait du service public. Quand on parlait alors de la libéralisation de la Poste, Internet n’en était pas à son stade d’avancement actuel. On pourrait aujourd’hui se poser à nouveau la question de la libéralisation de la poste, mais de quelle poste parlerait-on : le service bancaire ? Le service de proximité et dont le rôle social est si important dans certaines zones rurales ? Le service postal ? Vous envoyez encore des cartes postales de vacances ou bien vous envoyez des mails ? En quinze ans, le monde a changé à une vitesse incroyable, les systèmes se sont emballés, toute une économie parallèle s’est mise en place, notamment de dématérialisation dans le domaine de la production de savoir, sans que les politiques au pouvoir ne se rendent même compte.
Et pour en revenir de manière générale à la question de la fin du capitalisme, la crise financière et économique que nous traversons aujourd’hui démontre s’il en était encore besoin que ce système, tel qu’il est, a atteint ses limites, qu’il est mort. Prenez l’industrie automobile qui se trouve aujourd’hui dans une situation similaire à celle de l’industrie sidérurgique quelques années en arrière. Cette industrie est telle un accidenté grave, plongé dans le coma et dont on ne sait pas s’il lui sera vraiment possible de se réveiller. Alors bien sûr, on peut s’acharner, prendre des micro-mesures chirurgicales ou démultiplier les mêmes traitements qui n’ont jamais marché en trente ans, mais à quoi cela sert-il vraiment? Au mieux, certains se diront que cette politique permettra de récolter quelques voix aux élections, mais dans la pratique, dans le quotidien des gens, un peu d’honnêteté et de courage permettrait de reconnaître que les mesures aujourd’hui prises par le gouvernement ne changeront rien: cela fait trente ans que l’on prône la politique du reculer pour mieux sauter. Est-ce vraiment cela que l’on veut? Est-ce cela une politique visionnaire et responsable…? Nous devons être honnêtes avec nous-mêmes et avec les citoyens: ces méthodes ne fonctionnent pas, n’en déplaise à certains politiques qui préfèrent pratiquer la politique de l’autruche au dépend de l’intérêt collectif. Ayons le courage de le dire et de nous tourner vers de nouvelles réponses.
Justement, Europe-Ecologie propose un «Bruxelles de l’emploi» pour sortir de la crise. Mais n’est-ce pas une solution de facilité que de proposer une méthode plutôt que des réponses?
Non! Nous proposons des solutions on ne peut plus concrètes à la crise de l’emploi, via une méthode de mutation de l’économie par l’écologie. Prenez pour exemple l’Allemagne: 300.000 emplois y ont été créés en dix ans avec le développement des énergies renouvelables. Ce chiffre peut être aujourd’hui évalué à 500.000 grâce à la dynamique actuelle. A l’échelle européenne, en cinq ans, il est possible de créer dix millions d’emplois sur des secteurs qui sont non-délocalisables, respectueux de l’environnement. Non seulement dans les énergies renouvelables mais aussi dans le redéploiement de l’agriculture bio, pour ne citer que ces deux exemples. Il n’y a pas si longtemps encore, on nous disait que tout cela n’était pas viable: or, désormais, des études américaines et suisses démontrent par exemple que l’on peut nourrir le monde avec l’agriculture bio. Autre exemple: lors du Grenelle de l’environnement, nous nous sommes tous accordés, représentants du patronat et syndicats salariés compris, sur l’intérêt de développer le secteur de l’isolation et des économies d’énergie : lancer dès maintenant un grand chantier de rénovation de l’ensemble des bâtiments publics se traduirait par la création de milliers emplois nouveaux. Troisième exemple: la conversion de certaines entreprises rattachées au secteur de l’industrie automobile: je pense notamment ici au cas d’une entreprise de carrosserie en Gironde qui s’est récemment reconvertie avec succès dans la construction de pâles d’éoliennes. Ces mesures, qui plus est associées à une réduction du temps de travail à l’échelle européenne, permettront trois choses: 1) de faire face à la crise écologique, 2) de répondre à la crise économique et 3) d’assurer un avenir à l’ensemble des salariés du secteur automobile et de l’ensemble des personnes aujourd’hui touchées par le chômage. Le Bruxelles de l’emploi est tout cela à la fois: les réponses et la méthode; des solutions concrètes, pour certaines existant déjà et sur lesquelles on peut s’appuyer; et réunir politiques, entrepreneurs, syndicats nationaux et européens pour mettre sur la table ces propositions et obtenir un consensus de manière à ce que cette politique là ne soit pas mise en œuvre d’ici cinq ans mais sous six mois au maximum, pour avoir un plan de développement écologique viable et durable.
Autre dossier, de nombreux écologistes critiquent le fait que le Parlement européen soit à la fois situé à Bruxelles et à Strasbourg, la logique voulant que l’on ait un seul siège situé à Bruxelles histoire d’être proche des autres institutions et de réduire l’emprunte écologique. Vous qui êtes Strasbourgeoise, quelle est votre position?
Non seulement il n’existe pas de réponse toute faite à cette question mais celle-ci ne viendra pas dans les deux ou trois ans. C’est un premier point, honnête, à prendre en compte. Au-delà de la question de la localisation se pose ensuite la question de la manière dont s’organisent les institutions européennes. Le Parlement a un rôle de contrôle de la Commission. Partant de là, le fait que le Parlement siège, même pour partie, dans la même ville que la Commission et le Conseil n’est pas totalement dénué de sens.
Votre avis?
A titre personnel, étant strasbourgeoise, je dois avouer mon attachement au Parlement européen à Strasbourg. Disposer d’un siège unique n’a rien d’insensé sur le plan économique et écologique, mais je crois que c’est à l’ensemble des députés européens de décider du lieu où ils pensent qu’il est le mieux de siéger. Le problème purement factuel qui se pose aujourd’hui à nous est que les institutions strasbourgeoises ne fonctionnent en moyenne qu’une semaine par mois. Ne pourrait-on pas s’accorder sur un mode de fonctionnement à plein temps? S’il était possible que Strasbourg devienne une des capitales européennes à temps plein, je pense qu’elle verrait son statut grandi. Après reste à savoir de quelles institutions nous parlerions? S’agirait-il du Parlement, du Conseil…? Serait-ce, comme proposé par Daniel Cohn-Bendit, une université européenne, différente de celle de Florence en ce sens qu’il s’agirait là d’un véritable pôle de recherche et de compétences, fonctionnant sur la base de cycles de trois ans favorisant dès lors la domiciliation de chercheurs issus de toute l’Europe, avec les retombées intellectuelles, médiatiques et économiques qui s’y rattacheraient? Si l’on regarde la chose avec honnêteté et lucidité, la question est beaucoup plus complexe qu’il y paraît et ne peut être tranchée par un simple «pour» ou «contre». Sortons un peu de la politique binaire et marketing des partis traditionnels et demandons-nous vraiment ce que nous voulons et pourquoi. L’Europe, la politique, la démocratie y gagneraient en sens et en adhésion.
Crédits photo: Xavier Cantat
Sandrine Bélier annoncera ce soir (20h) la composition de la liste Grand Est, à l'occasion du meeting national de Besançon (Grand Kurzaal). Seront également présents: Daniel Cohn-Bendit, tête de liste Ile de France, Cécile Duflot, porte-parole nationale du Rassemblement, secrétaire nationale des Verts, Pierre Jonckheer, député Européen (Belgique), Pascal Durand, porte-parole national du Rassemblement , Jacques Muller, second de liste et sénateur-maire de Wattwiller, Claude Mercier, candidat pour la Franche-Comté
07:10 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : europe, sandrine bélier, besançon, europeecologie









Commentaires
Miss Bélier croit avoir des solutions à tous les grands problèmes, en réalité elle n'en a pas plus que d'autres. Ne pourrait-elle pas faire des interviews moins longues. Qu'est-ce qu'elle est idéologue ! Serait-elle enseignante française ? oui, sûrement...
Ecrit par : gamelin | mardi, 14 avril 2009
@ Gamelin,
Je vous l'accorde, une candidate qui préfère expliquer, proposer, prendre le temps de le faire, plutôt que de faire de simples effets de manche... Je peux concevoir que cette nouvelle génération de candidats, qui plus est issus de la société civile, change de l'ordinaire. Pour ma part, j'y vois plutôt un bien.
Christophe
Ecrit par : christophe | mardi, 14 avril 2009
Parmi les innombrables articles politiques qui reprennent 2 ou 3 phrases polémiques, sans jamais parler du fond, cet exhaustif entretien m'a fait plutôt plaisir à lire ! En effet, vous n'avez pas pris le temps de lire l'interview, puisque Sandrine Bélier, comme il est écrit, travaillait auparavant pour France Nature Environnement. C'est un plaisir pour beaucoup de lecteurs de médire avant de lire. Mais tant pis, je me suis régalée, je suis contente qu'une associative se lance dans ces élections, elle a déjà une bonne connaissance des politiciens et de leurs façons de faire, elle en sera encore meilleure ! Le programme d'Europe Ecologie m'a vraiment convaincue, c'est plus que jamais d'une conversion sociale et écologique de notre économie dont nous avons besoin ! notre système productiviste et néo-libéral nous a mis maintenant dans le mur, je crois au Bruxelles de l'emploi, qui nous assure demain et après-demain !
Ecrit par : Enilec | mardi, 14 avril 2009
Madame n' a pas encore compris que ce qui compte c'est le rapport de Force. VOTER POUR LE FRONT DE GAUCHE.
Ecrit par : twitter | mercredi, 15 avril 2009
Sacré twitter, toujours le mot pour rire..... des grands mots mais rien derrière...
Ecrit par : foot | mercredi, 15 avril 2009
@ foot: +1 ;-)
Christophe
Ecrit par : christophe | jeudi, 16 avril 2009
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