vendredi, 01 février 2008

"HEROES OF GAZA"

26e3672b623ff6aadf79ac9b279dd5ef.jpg"The heroes of Gaza .... have proven once again that no fortified wall can imprison the free spirit of humanity and no form of violence can subdue life."  These words were spoken by Ms Nurit Peled, an Israeli peace activist and Sakharov prize-winner, last Saturday in the middle of other demonstrators, both Palestinians and Israelis, at the gates of Gaza.

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mercredi, 11 octobre 2006

AU SECOURS, BOLKESTEIN REVIENT!

medium_PAR_FRANCIS_WURTZ.2.jpg«Vous pouvez toujours amender ce texte, nous n'en tiendrons pas compte!»  Telle fut, en substance, la réponse des représentants du Conseil et de la Commission aux député-e-s de la «commission du marché intérieur» du Parlement européen qui viennent - timidement - de suggérer de modifier certaines dispositions de la dernière mouture du projet de «directive Bolkestein». Le fameux texte sur la libéralisation des services avait, suite à une impressionnante mobilisation sociale et politique, été délesté de ses passages les plus provocateurs - en particulier la référence directe au «principe du pays d'origine» - par le Parlement européen.  Son champ d'application avait également été réduit: par exemple, les «services sociaux» - tels le logement social - n'étaient plus concernés par la directive.  Enfin, le pouvoir de contrôle de la Commission européenne avait été un peu diminué par rapport au projet initial.

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mercredi, 05 juillet 2006

L’UNION JOUE SA CREDIBILITE DANS LA CRISE ISRAELO-PALESTINIENNE

medium_PAR_FRANCIS_WURTZ.jpgLe caporal Gilad Shalit doit être libéré! Tout comme les 9000 prisonniers palestiniens en Israël - dont 128 femmes, 300 adolescents et 900 détenus sans jugement ! Ne nous leurrons pas. L'offensive de l'armée israélienne à Gaza et l'enlèvement - fait sans précédent - du tiers des ministres palestiniens, du Président du parlement et de nombreux députés du Hamas n'ont, pour ainsi dire, rien à voir avec la volonté de libérer ce soldat. Ces plans étaient prêts bien avant cette capture. Le gouvernement Olmert se saisit en fait de cette occasion pour tenter de faire franchir une étape décisive à une stratégie bien établie et désormais bien connue. En premier lieu, il s'agit de renverser le gouvernement palestinien, quitte à anéantir dans la foulée ce qui reste de l'Autorité palestinienne du Président Abbas. Ensuite, comme toujours, on déclarera qu'il n'existe plus d'interlocuteur palestinien pour négocier. La voie sera ainsi dégagée pour imposer unilatéralement les frontières d'Israël: regroupement des colonies en trois grands blocs plus faciles à défendre ; morcellement des territoires palestiniens et annexion de près de la moitié de la Cisjordanie, de la vallée du Jourdain et de Jérusalem-Est; poursuite de la construction du Mur. En un mot : un fait accompli tuant tout espoir d'un Etat palestinien digne de ce nom. Enfin, le chaos ainsi généré dans la société palestinienne permettra de justifier le recours durable à la force au nom de l'impératif de sécurité.Cette stratégie n'est pas seulement monstrueuse à l'égard du peuple palestinien. Elle risque de réserver des lendemains cauchemardesques au peuple israélien lui-même.

 

Comment imaginer que d'un tel effondrement puissent émerger comme par miracle des dirigeants palestiniens dociles et une population consentante ? Qui sème le désespoir récolte la violence. L'expérience collective de la société palestinienne risque d'être que le fait d'avoir joué le jeu de la démocratie ne lui a apporté que du malheur supplémentaire. Et l'Union européenne face à un tel enjeu ? Va-t-elle laisser détruire les institutions palestiniennes qu'elle a, douze ans durant, contribué à construire ? Va-t-elle lâcher le Président palestinien en pleine tourmente, alors qu'il vient de réussir, avec le chef du gouvernement, ce que personne n'osait espérer : la conclusion d'un accord reconnaissant de fait Israël et ouvrant la voie à un gouvernement d'union nationale ? Ou va-t-elle avoir la volonté et le courage d'imprimer sa marque, en exigeant la libération des responsables du Hamas, en rétablissant une aide conséquente et une coopération active avec l'Autorité et le gouvernement palestiniens, et en parlant clair sur les obligations incombant à tout Etat sans exception en vertu du droit international et des Conventions de Genève ? Je pense que c'est sur ce terrain et maintenant que l'Europe va jouer une grande part de la crédibilité du projet euro-méditerranéen, et plus généralement de sa propre crédibilité comme acteur mondial.

 

Francis Wurtz est président du groupe parlementaire européen GUE/NGL

mardi, 04 avril 2006

DIRECTIVE BOLKESTEIN : NE BAISSONS PAS LA GARDE

Dans toute bataille, l'on a intérêt à évaluer correctement chaque étape. Il faut ni sous-estimer les points marqués - sans quoi on cultive le défaitisme - ni surestimer ce qu'on croit acquis - sous peine de préparer des désillusions. Dans le cas du projet de directive dite «Bolkestein», où en sommes-nous à cet égard ? Les points marqués par les opposants au texte initial en première lecture du Parlement sont indéniables. La suppression de la mention du «principe du pays d'origine» et l'aménagement de son application effective sont les reculs les plus emblématiques imposés aux purs et durs de l'Europe libérale. L'exclusion d'un certain nombre de domaines d'activité du champ d'application de la directive et l'attribution à l'Etat d'accueil d'un pouvoir de contrôle - même limité, conditionnel et difficilement praticable - ne sont pas non plus des éléments négligeables. Enfin, l'exclusion du droit du travail nous renvoie au droit en vigueur aujourd'hui. Nous examinerons à la loupe le nouveau texte de la Commission à cet égard. S'il apparaissait qu'elle tente de récupérer une partie du terrain qu'elle dû céder notamment s'octroyer un droit de contrôle a priori, il s'agirait d'une prétention, à nos yeux, inacceptable. S'il se vérifie que la Commission a intégré les exigences du Parlement dans sa nouvelle mouture du projet de directive, cela sera à la fois un nouveau signe du poids grandissant de notre assemblée dans le «triangle» institutionnel européen et, aussi, peut-être surtout, la confirmation de l'effet structurant de l'irruption des citoyens dans le débat européen, notamment depuis un certain 29 mai 2005... C'est vous dire si notre groupe n'a aucune propension à bouder ces évolutions.

Mais en tout état de cause, le résultat atteint à ce jour, a-t'il pour effet d'enrayer cet emballement de la concurrence entre les travailleurs contre lequel s'élèvent de plus en plus massivement nos concitoyennes et nos concitoyens? Voilà la vraie question et notre réponse est non ! Par delà les «exceptions» énoncées, la directive ainsi amendée conforte, en effet, des règles qui instituent un mode d'intégration fondé non plus sur l'harmonisation des législations mais sur la liberté du marché. L'Etat actuel et les tendances lourdes de l'«acquis communautaire» mériteraient à cet égard une attention renouvelée. Particulièrement à l'heure de l'élargissement de l'Union à des pays aux normes sociales alléchantes pour les dirigeants économiques et politiques obsédés par la «baisse des coûts» et la levée des «obstacles à la compétitivité» dans la fameuse «économie de marché ouverte où la concurrence est libre et non faussée» ! A quelles ruptures avec cette logique répressive sommes-nous prêts? A l'heure du grand débat ouvert sur l'avenir de l'Europe, voilà un enjeu central que je propose, particulièrement à gauche, de mettre en discussion.
 

mercredi, 15 mars 2006

EMPLOI : NON A LA STRATEGIE DE LISBONNE «JANUS»

La Commission a, en règle générale, le chic pour trouver des patronymes évocateurs pour ses programmes: Erasmus, Socrates, ... Eh bien, elle aurait pu appeler sa stratégie de Lisbonne «Janus», du nom de la célèbre divinité romaine habituellement représentée avec deux visages, l'un tourné vers l'avenir, l'autre vers le passé. Exactement comme l'agenda de Lisbonne. L'un des visages de cette stratégie pour la décennie 2000-2010, est avenant. Il évoque- je cite le texte des conclusions du Conseil européen de printemps 2005 - la nécessité d' «investir dans le capital humain (qui est) l'atout le plus important pour l'Europe». Il annonce «davantage d'emplois» et même le «plein emploi» ainsi que des «emplois de meilleure qualité». Il souligne l'importance de «la recherche, l'éducation, l'innovation» ainsi que d' «un tissu industriel solide sur l'ensemble (du) territoire» de l'Union. Il met en avant «l'objectif visant à mettre fin à la perte de diversité biologique d'ici 2010». Ce visage-là du Janus européen est tourné vers l'avenir. Il semble annoncer une telle ère de progrès social, économique et écologique qu'on a du mal, à première vue, à comprendre que la Commission considère qu' «il reste beaucoup à faire pour convaincre les citoyens que les réformes contribueront à l'avènement d'une prospérité accrue et partagée, et pour les y associer.»

 

C'est qu'il y a l'autre visage de la stratégie de Lisbonne, tourné, lui, vers les lancinantes obsessions libérales des dirigeants de l'Union. Je cite la dernière communication de la Commission: «nécessité d'améliorer l'attractivité de l'Europe aux yeux des milieux d'affaires»; «réforme des retraites, du secteur de la santé et du marché du travail»; «assainissement budgétaire»; «majorer l'âge effectif du départ à la retraite; accroître la productivité du travail»; «veiller à l'existence d'une véritable concurrence dans le domaine des services»; assurer «la promotion d'une concurrence accrue sur les marchés de l'électricité et du gaz»... La Commission attend même des syndicats qu'ils jouent «un rôle de démultiplicateur» de cette stratégie libérale et du Parlement qu'il se joigne à cet «effort de communication».

 

Eh bien, ne comptez ni sur moi ni sur le groupe parlementaire que je préside pour expliquer aux salariés allemands de la fonction publique qui se mobilisent contre l’allongement du temps de travail et la baisse des rémunérations, aux salariés italiens qui exigent une remise à plat de la «loi 30», cette machine à fabriquer de la précarité, aux jeunes français qui s’élèvent contre le projet d’un contrat de travail de deux ans permettant au patronat de licencier comme bon lui semble, aux femmes salariés britanniques qui s’opposent au projet d’allonger l’âge du départ à la retraite de 60 à 65 ans, aux salariés des nouveaux pays membres d’Europe centrale qui ne veulent pas que leur pays soit considéré comme une zone «low cost» et revendiquent leur droit au progrès social, ou encore à tous ceux qui s’opposent à la stratégie de compression des dépenses publiques et sociales menée sous l’égide du Pacte de stabilité - pour leur expliquer qu’ils se trompent, puisque la stratégie de Lisbonne prépare, contrairement aux apparences, leur bonheur.... En vérité, les deux volets de Lisbonne sont incompatibles. Il faut mettre en échec le second pour faire vivre le premier.

 

Francis Wurtz est président du groupe parlementaire européen GUE/NGL

jeudi, 16 février 2006

NOTRE OBJECTIF RESTE LE REJET DE LA DIRECTIVE BOLKESTEIN

C'est un compromis au rabais entre le Parti socialiste européen et la droite qui vient d'être majoritairement approuvé par le Parlement européen. A toutes les concessions déjà faites aux conservateurs dans les précédentes versions de ce compromis ont été ajoutés au dernier moment deux reculs de taille supplémentaires: le PSE a accepté de retirer de la liste des domaines exclus du champ d'application de la directive... «la politique sociale» et «la protection des consommateurs» après avoir déjà cédé sur l'exclusion des «services d'intérêt économique général» ! C'est, pour notre groupe, clairement inacceptable.

 

Le texte adopté n'est pas à la hauteur des impressionnantes mobilisations qui se sont multipliées en Europe contre la directive. Certes, la référence explicite au «principe du pays d'origine» disparaît du projet. Mais la Commission européenne a rappelé dès mardi dernier les «jurisprudences de la Cour européenne de Justice» sur lesquelles elle compte s'appuyer. De fait, même en l'absence de cette formulation dans le texte adopté, celui-ci laisse, à bien des égards, à la Cour de Justice, le dernier mot. Les améliorations arrachées figurent avant tout dans l'énumération des domaines auxquels la directive ne devrait pas s'appliquer: notre groupe s'est inscrit de façon constructive dans l'établissement de cette liste d'exclusions, avançant de nombreuses propositions et votant pour toutes celles venant des autres groupes de gauche. Cela étant, nous ne voulons pas d'une directive qui continue de faire de la mise en concurrence la règle, et de la sauvegarde des acquis des exceptions à justifier au cas par cas. Notre groupe a la conviction d'être en phase avec les attentes de millions d'Européens et d'Européennes en ayant proposé un amendement de rejet pur et simple de la directive Bolkestein. Les Verts ont fait de même et une minorité non négligeable de députés socialistes s'est ralliée à cette position. A nos yeux, cela doit avoir valeur d'engagement pour les batailles à venir.

 

Car, fort heureusement, le bras de fer avec la Commission et le Conseil des Ministres européens ne s'arrête pas là ! Pendant des mois, jusqu'au vote final du Parlement européen, débats publics et mobilisations sociales doivent se poursuivre et même s'intensifier. Comme il l'a fait depuis le début, le groupe de la Gauche Unitaire Européenne-Gauche Verte Nordique se tiendra en permanence aux côtés des acteurs sociaux dans toute leur diversité. Notre objectif demeure le rejet de la directive.

 

Francis Wurtz est président du groupe parlementaire de la Gauche Unitaire Européenne-Gauche Verte Nordique

jeudi, 13 janvier 2005

DIRE NON A LA CONSTITUTION N'EST PAS DIRE NON A L'EUROPE

Le rapport Corbett - Méndez de Vigo (adopté hier) se concentre de façon quasi exclusive sur un certain nombre de dispositions nouvelles par rapport aux traités actuels, telles que le remplacement de la présidence tournante par une présidence plus stable de deux ans et demi, la création d'un poste de ministre des affaires étrangères sans communautariser pour autant la PESC, le renforcement des compétences du Parlement, le droit accordé aux parlements nationaux d'interpeller la Commission s'ils estiment qu'elle a outrepassé ses prérogatives, ou encore la possibilité offerte à un million de citoyens de proposer à la Commission de présenter un projet de loi sur tel ou tel sujet. Si le texte soumis à la ratification des citoyens ou des parlements se limitait effectivement à ce type d'articles, un grand nombre de membres de mon groupe - pas tous, mais un grand nombre d'entre eux, et je compterais parmi ceux-là - ne s'opposeraient pas au projet de traité constitutionnel. Car nous sommes pour l'Europe, et tout ce qui concourt à sa démocratisation et à son bon fonctionnement mérite, à notre avis, un examen favorable. Nous ne sommes pas du genre «UKIP»! Il y a, selon nous, un grand besoin d'Europe dans ce monde globalisé! Mais de quelles orientations et de quelles structures européennes avons-nous besoin: voilà la question!

Ce dont nous avons besoin est d'orientations et de structures permettant de maîtriser, à l'échelle de l'Union, les marchés financiers, au lieu de les subir de plein fouet comme aujourd'hui. C'est possible, dès lors qu'on accepte de mobiliser de puissants leviers tels que la Banque centrale, la fiscalité sur le capital ou de grands pôles publics, d'édicter des règles visant à responsabiliser les entreprises sur les plans social, environnemental, démocratique, éthique, et d'orienter les crédits ainsi dégagés vers de grandes priorités politiques, publiquement débattues, démocratiquement établies et périodiquement évaluées. L'Europe est, à cet égard, le niveau pertinent pour relever des défis qu'un seul pays aurait, de nos jours, beaucoup de mal à affronter, du fait de la mondialisation. Nous avons besoin, pour cette raison même, d'orientations et de structures permettant d'inverser la tendance à l'éloignement des principaux centres de décision, de reconquérir la souveraineté populaire et le pouvoir de faire des choix politiques, au lieu de courber l'échine devant les "lois du marché" quitte à nourrir le fatalisme - cet ennemi mortel de la démocratie. Pour atteindre de tels objectifs aussi, l'Europe est un niveau pertinent. C'est à cette échelle qu'il convient de promouvoir des droits d'information et d'intervention des salariés, des citoyens, des élus et des institutions publiques qui soient de nature à faire reculer effectivement la puissance arrogante de ceux qui ont tendance à se considérer comme les féodaux des temps modernes.

Enfin, s'il est un rôle que, par excellence, on est en droit d'attendre de l'Europe qu'elle l'assume pleinement, c'est celui d'acteur mondial responsable, c'est à dire déterminé à user de son poids pour faire émerger d'autres règles dans les relations internationales. Quelle influence salutaire pourrait avoir, par exemple, le choix européen de bannir explicitement tout recours à la guerre comme moyen de régler les problèmes du monde, pour faire prévaloir, du Moyen Orient au Caucase, la force de la politique sur la politique de la force, ou bien le choix de conclure des alliances Europe-Sud jusque dans les institutions financières ou commerciales internationales, visant à faire reculer la logique meurtrière de la guerre économique, ou encore le choix d'affirmer vis à vis des Etats-Unis, certes, la volonté d'établir avec cette grande nation, comme avec d'autres, le partenariat le plus ambitieux possible, mais dans le cadre d'une totale indépendance politique et stratégique! Si vous nourrissez des ambitions pour l'Europe - nous rétorqueront peut-être certains d'entre vous -, pourquoi vous opposer à ce projet de Constitution? Précisément parce que ce texte reprend, pour les pérenniser solennellement et durablement, des dispositions accumulées, notamment depuis le traité de Maastricht, qui constituent autant de verrous à la mise en oeuvre, même partielle, d'un tel projet européen. Je pense en particulier au principe-clé de «l'économie de marché ouverte où la concurrence est libre», au statut et à la mission on ne peut plus libérale de la BCE, au pouvoir discrétionnaire de la Commission en matière de concurrence, ou encore à la subordination explicite de toute politique européenne de sécurité et de défense à la politique décidée dans le cadre de l’Otan.

A ces dispositions anciennes s'ajoutent de nouvelles, élargissant encore le fossé qui sépare la conception de l'Europe qui se fait de celle que je viens d'évoquer. Le projet de traité constitutionnel comporte ainsi un article qui incite, dans l'esprit de feu l'Accord multilatéral sur les investissements, à la «suppression des restrictions aux investissements étrangers directs», ou d'autres, gravement ambigus, relatifs au brevetage du vivant ou encore à la diversité culturelle. Dans tous ces domaines, nous avons besoin, non d'une campagne de propagande fuyant toute contradiction, mais d'une évaluation franche, publique et pluraliste de l'expérience vécue tout au long de ces dernières années et qui a conduit à une crise de confiance entre les citoyens et les institutions européennes. Le rapport de nos collègues Corbett et Méndez de Vigo, quant à lui, ne souffle mot de toute cette partie du projet de traité constitutionnel, consacrée aux politiques et au fonctionnement de l'Union - une partie qui représente pourtant les deux tiers de l'ensemble du texte! Voilà pourquoi nous nous sommes opposés à ce rapport comme nous nous opposerons au projet de traité constitutionnel lui-même. Mais - je le souligne- notre «non», à beaucoup d'entre nous, est ouvert sur l'alternative. C'est un «non» européen!

Par Francis Wurtz - président du groupe parlementaire européen de la Gauche unitaire GUE/NGL