jeudi, 04 octobre 2007

EDITION, MEDIAS, INDEPENDANCE : CE QUE LES INDEPENDANTS EN PENSENT

15e20f6e5ae3981e2d869a3e215e22cd.jpgLa scène se passe il y a quelques jours de cela, à Strasbourg, dans le cadre des rencontres de la Bibliothèque idéale. André Schiffrin, Éric Hazan, Samuel Brussell, trois éditeurs fervents défenseurs de l’édition indépendante brossent un tableau peu réjouissant de l’édition et de la presse aujourd’hui.

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vendredi, 28 septembre 2007

RENE DE OBALDIA, FELLAG : RENCONTRE ENTRE PANAME ET ALGER

947cc78b6c04a56f9e3afa055cff78ab.jpgSoirée mémorable, mercredi soir, sous le chapiteau, avec l’écrivain et poète René de Obaldia. J’appréhendais la venue de cet auteur quasi-nonagénaire qui m’avait tant fasciné à l’âge de vingt ans, (je connaissais par cœur les premières pages de Tamerlan des cœurs). Le voir, l’esprit alerte, distillant son humour comme pour mieux se protéger, imitant Louis Jouvet et Michel Simon comme personne, fut un grand moment d’émotion, Je retrouvais le Obaldia que j’avais tant aimé.

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jeudi, 27 septembre 2007

JEAN-CLAUDE CARRIÈRE ET LES SIENS

b6f75649f624d023ecefb33bff5d1afd.jpgAmbiance estivale dimanche à Strasbourg pour la quatrième journée de la Bibliothèque idéale. Malgré un soleil généreux, la foule était au rendez-vous sous le chapiteau pour savourer en première partie les textes lus par Olivier Adam et Arnaud Cathrine mis en musique par Florent Marchet. Pour Olivier Adam, qui a quitté sa banlieue pour vivre près des bords de mer et des falaises, «l’écriture, c’est briser la vitre entre le monde et soi, se regarder à poil devant la glace, une lucidité, une mise en danger permanente. C’est un problème de survie dans un milieu hostile.»

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lundi, 24 septembre 2007

LITTERATURE: IRVIN YALOM OU L'OUBLI FRANCAIS RÉPARÉ PAR GALAADE

bb43c4b84e0df4a6406c9ead72dfa186.jpg«Irvin Yalom, vous êtes aux Etats-Unis considéré comme l’un des plus grands psychothérapeutes. Vous êtes aussi, dans le monde entier, un véritable écrivain. Et c’est dans vos livres que je vous ai rencontré la première fois. Je dirais plus, c’est même dans Et Nietzsche a pleuré, ce livre qui vient de paraître aux éditions Galaade...

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samedi, 22 septembre 2007

LETTRE DE NABILA –MARC LEVY, RACHIDA BRAKNI, AMNESTY ET DROITS DES FEMMES

9e5aca1f8f3594668511efb7d85fe79d.jpg«Si tu parles, tu meurs ; si tu te tais pas, tu meurs ; alors, dis et meurs». Cette phrase de Kateb Yacine était citée, hier, par Rachida Brakni pour illustrer la condition de la femme dans certains pays, qui est de plus en plus difficile et pénible. Elle a lu avec émotion un passage de la Lettre de Nabila, écrit par Marc Levy pour Amnesty International.

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vendredi, 21 septembre 2007

CULTURE : LA BIBLIOTHEQUE IDEALE RE-OUVRE SES PORTES

35453e163c8b73dd11e2ec09b9e790bd.jpg«Une bibliothèque idéale, c’est un rêve!  Une utopie! Bien entendu, elle n’existe pas. Chacun d’entre nous possède une bibliothèque idéale différente de celle de son voisin. Celle que nous avons à 30 ans, à 50 ans, à 70 ans n’est jamais la même. Des livres en sortent, d’autres font leur entrée, c’est une bibliothèque vivante qu’il faut faire vivre sans arrêt, sans arrêt... Donc il faut lire.», nous a dit avec conviction Bernard Pivot à la soirée inaugurale de La Bibliothèque idéale.

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mardi, 14 décembre 2004

L'HERITAGE CULTUREL TURC EST BIEN PLUS ENRACINE EN EUROPE QU'ON NE LE PENSE

par_jm_steinlein_copier.6.jpgLe 6 décembre, vous ne l’avez sans doute pas remarqué, sauf si vous vous appelez Nicolas, c’était le Jour de la Saint-Nicolas. Que vient faire cet évêque né en Asie Mineure dans une chronique européenne ? Comment se fait-il qu’il ait été vénéré dans toute l’Europe jusqu’à devenir le saint patron de la Lorraine ? Avec plusieurs casquettes – ou plutôt plusieurs mitres - , il est le patron des navigateurs… et des enfants. Même s’il a été détrôné au profit du Père Noël, on le fête aujourd’hui encore dans de nombreux pays, en Grèce, en Italie, en Suisse, dans les Flandres, en Belgique, aux Pays-Bas, en Autriche, et en Alsace-Lorraine…

Voici donc un Saint européen venu de la Turquie… cet Etat dont personne ne s'accorde aujourd'hui à dire s'il peut ou non faire partie de l'Union ? Rassurez-vous, je ne vais pas parler de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Je préfère vous raconter « mon » histoire avec ce Saint. J’avais quatre ans, j’étais venu passer quelques jours chez ma grand-mère dans un village vosgien, du côté du Donon. Je n’avais jamais entendu parler de Saint Nicolas ni de ce Père Fouettard qui l’accompagnait dans la nuit du 5 au 6 décembre. Les enfants du quartier s’étaient réunis dans la seule pièce chaude de la maison pour attendre sa venue. Aujourd’hui, je serais bien incapable de vous dire comment était vêtu Saint Nicolas, en revanche j’ai un souvenir très précis du Père Fouettard, de sa hotte remplie de verges et de fouets, et son image est restée longtemps gravée dans ma mémoire. Était-ce parce qu’il m’avait dépossédé de ma toupie, une superbe toupie qui émettait le son de sirène quand elle tournait. J’ai su plus tard que la responsable de cet acte barbare n’était autre que ma grand-mère qui lui avait confié que je n’avais pas été obéissant et qu’il fallait me punir de cette façon. Le lendemain, la bourrique qui accompagnait Saint Nicolas finissait de me traumatiser pour des années : son apparition derrière les vitres de la porte de la cuisine m’avait terrorisé à un tel point que longtemps, je ne quittai plus ma mère, la suivant partout et lui tenant la jupe.

Ce souvenir lorrain allait se répéter une seconde fois, cinquante ans plus tard… en Autriche, dans la région de Salzbourg, où j’allais revivre la même scène : Saint Nicolas, accompagné de personnages diaboliques et malfaisants, les Krampus, venait rendre visite dans chaque maison aux enfants tremblant de peur. Le Saint posait des questions sur le catéchisme et les forces maléfiques cornues et poilues tentaient de forcer la porte ou de passer par les fenêtres. D’autres étranges créatures rôdaient : la Mort, des Hommes de paille, des animaux, tout un bestiaire inquiétant qui finissait par rentrer en force, à faire irruption dans la pièce, renverser chaises, bibelots et table devant les enfants terrorisés. Je n’avais pas besoin de cette catharsis pour chasser ce traumatisme de jeunesse, mais j’étais heureux de le vivre une seconde fois. Un retour à l’enfance. Dans un autre pays, mais dans la même Europe. Je me suis souvent demandé si mon intérêt pour le masque et les coutumes européennes, ce besoin d’aller d’un pays à l’autre à la recherche des traditions n’était pas né à un moment bien précis, dans la nuit du 5 au 6 décembre, dans un village vosgien, le jour de la Saint-Nicolas.