Laïcité à l’école : quels sont les signes religieux interdits ?

Depuis les années 1980, le port ostensible des signes religieux dans les écoles laïques provoque des polémiques en France, mettant ainsi en blanque la liberté de culte et la laïcité de l’état. Mais il faut encore attendre les années 2003, sous la présidence de Jean Chirac, avant que la commission Stasi se penche véritablement sur la question. Cette dernière a formulé des propositions spécifiques sur l’interdiction du port des insignes religieux dans les écoles, collèges et lycées. Découvrez dans ces articles les principaux signes religieux concernés.

La voile islamique

En février 2024 déjà, un projet de loi sur le port ostensible des signes religieux à l’école a été voté à l’Assemblée nationale suivie d’un vote conforme du sénat. Plusieurs insignes ont été indexés, et parmi eux tous, le voile est le meilleur exemple. Cela concerne explicitement :

  • Le hidjab ;
  • Le tchador ;
  • Le Khiyar et autres.

En effet, les partisans de cette loi qui interdit de porter ostensiblement les signes de son appartenance religieuse estiment que la neutralité religieuse de l’élève est une condition nécessaire au bon déroulement des cours. Pour eux, l’école ne doit pas servir de cadre aux affrontements interreligieux. Toutefois, les restrictions permettent aux élèves d’exprimer leur liberté de culte en portant des signes discrets se rapportant à celui-ci.

De l’autre côté, les pourfendeurs de la loi remarquent que cette dernière fait une interprétation erronée de la séparation de la religion de l’état, confondant laïcité et neutralité. Ils estiment que le port de la voile musulmane en tant qu’expression religieuse à l’école était compatible avec la laïcité, et que l’exclure ne trouverait justification que quand il s’agit d’une menace pour l’ordre dans l’école ou pour le bon déroulement des cours.

La kippa

La Kippa est un petit bonnet circulaire qui ne couvre que le sommet du crâne. Dans la culture juive, elle est une coiffure identitaire portée par les vrais pratiquants. La loi sur le port ostentatoire des signes religieux interdit le port de Kippa et autres chapeaux.

En effet, le champ d’application est clairement limité aux élèves du primaire et du secondaire. Les parents d’élèves n’en sont pas concernés et peuvent porter le Kippa à l’intérieur des établissements. Il en est de même pour adultes en formation, si leur formation se déroule au sein d’une école ou d’un lycée.

Les grandes croix chrétiennes

Il s’agit notamment des croix catholiques et orthodoxes trop grandes, de nature à faire la propagande de leur culte. La loi interdit leur port dans les établissements publics, sans toutefois refuser celles qu’on peut dissimuler ou qui ne sont pas trop larges.

En effet, tout comme la kippa et le voile, le port des croix chrétiennes et orthodoxes est interdit dans les écoles, collèges et lycées publics et même pendant les cours de sport au gymnase. Le non-respect de cette disposition peut entraîner des sanctions disciplinaires pouvant aller à l’exclusion si l’élève persiste dans le refus d’enlever son signe religieux.

Le dastaar et le bandana

En 2007, soit trois ans après l’entrée en vigueur de loi sur l’interdiction du port ostentatoire des signes religieux dans les écoles, collèges et lycées, le Conseil d’État a statué que la loi s’étend également aux signes et tenues démontrant l’appartenance à une religion. Ainsi, le dastaar (turban qui sert aux sikhs de cacher leurs cheveux) et le bandana ont été également interdits de port. Ainsi, un lycéen sikh du nom de Bikramijt a été exclu de son lycée pour avoir refusé d’enlever son turban. Dans la même foulée, de nombreuses autres collégiennes et Française ont été exclues de leur établissement pour port de jupes ou de robes trop longues. Par ailleurs, vous pouvez visiter ce lien pour savoir davantage sur le sujet.

A propos de l'auteur: Marc

Je suis l'un des contributeur du journal l'Europe & Us. J'espère que vous apprécierez mes articles !