lundi, 30 avril 2007

LA FRANCE QUI TRAVAILLE NE VOTE PAS SARKOZY

medium_PAR_LAURENT_BERVAS.10.jpgUn sondage Ifop qui détaille les intentions de vote au second tour montre que Sarko va se faire élire par les plus de 65 ans.

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lundi, 23 avril 2007

L'ELECTION DE SARKOZY, VUE DU MAROC...

medium_PAR_LAURENT_BERVAS.9.jpgJe me permets de reprendre les mots de mon voisin Larbi au sujet de Nicolas Sarkozy : «...L’ex-ministre de l’intérieur a, durant cinq ans, fait de l’immigration et des immigrés un bouc émissaire de tous les maux de la France. Nicolas Sarkozy a manifesté énormément de mépris envers les banlieues françaises et les jeunes issus de l’immigration essayant de les opposer au reste de la France. Nicolas Sarkozy s’est toujours exprimé violemment et haineusement avec des propos indignes d’un ministre républicain : Kärcher, racaille, voyous etc…»


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mardi, 17 avril 2007

CASABLANCA: JOUER A LA MONDIALISATION A TROIS HEURES DE PARIS

medium_PAR_LAURENT_BERVAS.8.jpgLa mondialisation, autrefois réservée aux grandes entreprises, connaît, grâce à la démocratisation des moyens de communication, une accélération. Aujourd’hui, avec Skype, Easyjet et autre eBay, ce sont les PME qui entrent dans la course et qui veulent, elles aussi, «jouer à la mondialisation».

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dimanche, 15 avril 2007

LA GAUCHE FRANCAISE N'A D'EGAL QUE LE CONFORMISME POLITIQUE LE PLUS TRADITIONNEL

medium_PAR_LAURENT_BERVAS.7.jpgLes cadres du parti on visiblement du mal à digérer l’article de Michel Rocard dans le monde qui appelle à l’union entre les centriste et le PS. Trouvé chez Michel Moine :«La démarche de Michel Rocard n'est pas représentative de la moindre inclinaison des socialistes (je parle là de ceux qui peuvent en revendiquer l'appellation), vers une droite  dont le classicisme n'a d'égal que le conformisme politique le plus traditionnel.» Je me demande sur quelles données s’appuie Michel (Moine) pour affirmer que « La démarche de Michel Rocard n'est pas représentative de la moindre inclinaison des socialistes».

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dimanche, 18 février 2007

LES FRANÇAIS FERONT LA REVOLUTION… AILLEURS

medium_PAR_LAURENT_BERVAS.6.jpgBeaucoup pensent reconnaître dans la situation actuelle en France une période prérévolutionnaire. Les enfants de la bourgeoisie (ceux qui sortent des universités et des grandes écoles) ont toutes les raisons d'être mécontents et ce sont historiquement les «cadres» qui font réussir ces révolutions. Ces trentenaires financent des retraites qu'ils savent ne jamais pouvoir obtenir, ils sont exclus en grande partie de l'accès à la propriété (leurs salaires ne leurs permettent plus d'acheter ni à Paris ni pratiquement ailleurs en France) et sont absents des discours politiques. Alors si révolution il y a quelle forme prendra t'elle?

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mardi, 19 septembre 2006

LE MONDE EN 2031

medium_PAR_LAURENT_BERVAS.4.jpgGuy Sorman nous propose une petite fable, le monde dans 25 ans. Lisez, c'est drôle, intelligent bien que parfois angoissant. J'extraie le passage consacré à l'Europe : «... Non, l’Union européenne n’est pas devenue une puissance rivale des Etats-Unis. Elle a éclaté après le départ de la Grande-Bretagne, suivie en 2017 par l’Irlande, la Suède et les pays baltes. L’Espagne s’est tournée vers l’Amérique latine. En Allemagne, on se préoccupe avant tout du déclin démographique; la baisse de population, 100 000 citoyens en moins chaque année, rend le financement du grand âge aléatoire, alors même que l’espérance de vie des Allemands est de 110 ans (dont quinze années de dépendance totale). ...»

 

Le 2ème commentaire (de Julien Boyreau) pourrait être le mien : «Effrayantes prédictions où, pour vous, les acteurs historiques restent les Etats : et si, en 2031, nous étions allés voir derrière l'Etat-nation social démocratique ? Façonnés par les révolutions technologiques, un groupe d'hommes aura-t-il décidé d'organiser sa vie sans le recours à une structure gouvernementale ? Les mouvements de sécession individuelle n'auront ils pas été tenté? A voir votre monde, en étant un tant soit peu libéral, il ne reste plus qu'à s'exiler sur une autre planète ;)»

 

Laurent Bervas est entrepreneur 

dimanche, 09 juillet 2006

USA, CHINE & EUROPE : LES FAUX MONNAYEURS

medium_PAR_LAURENT_BERVAS.2.jpgEn conclusion du film «Lord of War» qui narrait la vie d’un marchand d’armes incarné par «Nicolas Cage», le héro nous faisait remarquer qu’il n’était rien face aux plus grands «trafiquants d’armes» de la planète que sont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie, la France et la Chine, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu... Si ces pays sont des «trafiquants d’armes» notoires, on peut se risquer à dire que les plus grands faux monnayeurs de la planète s'appèlent Etats-Unis, Chine et Europe.

 

Les Etats-Unis ? Il est de notoriété publique que cet Etat est en faillite, que la dette américaine, financée par les capitaux étrangers donne le tournis à toute personne en mesure de faire des additions. Quelle est dès lors la vraie valeur du Dollar… ? Second pays, la Chine. Il est également de notoriété publique que les bilans des grandes banques chinoises sont gonflés de dettes non recouvrables dans des proportions hallucinantes - j'ai en tête l'exemple d'une banque nationale dont ce taux (officieux) est pratiquement de 40%, «explosant» depuis bien longtemps les fonds propres. Lorsque les banques étrangères se précipitent à l’image de la Société Générale, pour acheter des licences bancaires en Chine, cela fait immanquablement penser à l’achat des «fameuses» licences UMTS qui ont provoqué, il a quelques années (période de la bulle), la quasi faillite de France Telecom. Le Yuan est une fausse monnaie ? C'est tellement vrai que la Chine n’a rien trouvé de mieux que d’acheter des dollars en devenant avec le Japon, le premier possesseur de bons du trésor américain. Avec pour conséquence, une sorte d’équilibre de la terreur, tel un pistolet sur la tempe : «Tu touches à mon Yuan et je te Nike ton Dollar». Une fois encore : quelle est en ce cas la vraie valeur Yuan? L'Europe, enfin. Quelle est la solidité de l'Euro? Quelle est sa véritable valeur - au delà des critères de Maastricht (non respectés depuis longtemps) -, lorsque l’on sait que cette devise est elle aussi assise sur une montagne de dettes ?

 

Au final, un constat : nous avons sous les yeux tous les ingrédients d’une crise financière mondiale, où ce ne sera pas la Thaïlande ou l'Argentine mais une «grande nation» qui entraînera à n’en pas douter dans sa chute l'ensemble du système financier international. Laquelle ? Difficile à dire, tant cette réalité s’apparente à un jeu ou tout le monde se tient par la barbichette. Mais, osons un pronostic, tout comme pour la Coupe du monde, la France (avec son système politique et économique d'un autre temps) semble tenir la corde. Si elle chute, l’ensemble de la zone Euro pourrait suivre. De quoi peut-être bientôt chanter tous ensemble : «On est les champions, on est les champions». Mais doit-on vraiment en être fiers?

 

Laurent Bervas est entrepreneur

 

Sur le même sujet : A l’aube d’une crise économique épique, par Pierre Bilger

lundi, 26 juin 2006

MAROC : UNE REVOLUTION NON DITE...

medium_PAR_LAURENT_BERVAS.jpgLa chose n’est peut-être pas apparente pour qui vit au nord de la Méditerranée, mais le Maroc vit une révolution : économique sociale et sociétale. Et n’en doutons pas, bientôt politique. Il bascule à grande vitesse d'une société «féodale» vers une société moderne. Particularité première ? Cette révolution est le fait même de son leader, le Roi Mohamed VI. Loin de la Révolution française qui eut besoin de sang et de guillotines pour se faire, le monarque prend ici le soin de la porter lui même et d’amener son régime vers une monarchie de type constitutionnel. Bien sûr, celui-ci contrôle encore tout, au-delà même de la police, de l'armée et de la diplomatie. Bien sûr, il a également pris soin de placer à la tête des médias et des instances économiques des «amis du Palais». Mais un vent nouveau n’en souffle pas moins sur son royaume.

 

Sur le plan économique, les politiques d’inspiration libérales menées à travers tout le pays - et en premier milieu dans les grandes villes -, font ressembler à s’y méprendre le Maroc à un immense chantier à ciel ouvert, via notamment un programme de modernisation des infrastructures, du développement du tourisme, et des accords de libre échange passés avec les Etats-Unis et l’Union européenne. Du côté des médias et de la liberté d’expression, les choses évoluent dans un sens positif, si l’on en croit Reda Benjelloun, grand reporter sur la chaîne 2M, pour lequel «il n'y a plus de tabous» et «tout peut être dit». Même critiquer de manière violente le roi comme ne manque pas de le faire régulièrement le journal Telquel. De quoi laisser penser qu’existe désormais une volonté de laisser s'exprimer et se construire une presse d'opinion, première étape nécessaire à une vie démocratique. Sur le plan social, la reconnaissance – réussie - des droits de la femme constitue elle aussi une véritable révolution dans un pays musulman. Celle des mentalités pendra du temps, mais la loi, par la volonté du roi, a déjà inscrit ces nouvelles libertés dans la société marocaine. A l’échelle politique, enfin, si l’on peut encore regretter, comme beaucoup de d’amis marocains, que tout se fasse encore par la volonté d'un homme et non du peuple, ne doutons pas que la révolution est inscrite dans les prévisions.

 

Mohamed VI a la volonté de régner mais il sait aussi que la révolution se fera, avec ou sans lui. Alors autant en être l’initiateur… avant -  prochaine étape, si le succès est au rendez-vous - de transmettre au peuple une partie de sa souveraineté. En définitive, et même si la chose ne peut être officiellement dite - la chose remettant en question un ordre ancien (une féodalité) qui, si la guerre était déclarée, ne manquerait pas de se défendre –, le Maroc vit indéniablement un tournant de son histoire. Une révolution profonde mais de velours. Si les promesses économiques sont tenues et profitable aux Marocains à brève échéance, le pays connaîtra à n'en pas douter une belle et prometteuse période. Sous le regard du publique, le monarque funambule sait qu’il a entamé traversée sans véritable retour. Tous, ici l’espèrent paisible. Tous retiennent leur souffle. Avec un espoir : que les mers ne seront cette fois pas capricieuses comme elles ont par le passé pu l’être avec d’autres.

 

Laurent Bervas est entrepreneur français au Maroc

dimanche, 05 mars 2006

NOTRE AVENIR PASSE PAR L’EUROPE ET L’AFRIQUE

Si les semaines se suivent et ne se ressemblent pas toujours depuis mon installation au Maroc, un sentiment se fait à l’inverse chaque jour qui passe un peu plus récurent. Celui-ci tient en une phrase : l’Europe et l’Afrique sont tous deux au niveau politique et économique de territoires «émergeants» ou tout est possible. En Afrique, «Emergence» est le nom du plan de développement pour le Maroc, imaginé par le Cabinet Mc Kinsey, et axé sur une politique économique tournée vers l’avenir faite d’un savant dosage entre respect des équilibres (économiques, politiques et sociologiques) traditionnels et politique libérale volontariste. Le Maroc bénéficie aujourd’hui d’une conjonction heureuse qui fait dire à certains que tous les espoirs y sont permis, Mohamed VI apportant à ce «rêve», à tout juste 42 ans, la vision et la stabilité. Si, comme il est permis de le penser, ce modèle de développement réussit, cet Etat méditerrané pourrait très rapidement s’apparenter à une sorte de laboratoire de l'Afrique, à même de servir d'exemple aux autre pays du continent. Déjà, nombre d’infrastructures y sortent de terre (voies terrestres et aériennes) et le territoire marocain s’avère être une source de nombreuses opportunités pour qui souhaite entreprendre. Les Français et autres Européens ne devraient, d’ailleurs, pas trop attendre, Américains et Chinois ne s’étant pour leur part pas fait prier pour investir massivement dans la région.

 

A l’instar de l’Afrique et du Maroc, L’Europe a également son «émergence». Pour une raison somme toute assez simple : après l’échec du Traité constituant, tout y est possible, le meilleur comme le pire (relire à ce sujet Europe : le huitième mois du monde). Le choix dont nous disposons aujourd’hui n’est guère plus complexe : d’un côté, le chaos fondé sur la politique de l’autruche et le refus de proposer des alternatives sociales, économiques et politiques au système actuellement en place ; d’un autre, un «autre chose» qu’il importe vite de définir et de promouvoir. Cet autre chose aurait comme premier objectif de repenser la manière même de concevoir la démocratie, non plus seulement à l’échelle d’un Etat mais aussi et surtout d’un continent. Notre chance est que ce territoire (politique) est également en friche : les hommes politiques (notamment français) l'ont déserté. Ils ont fuit le champs de bataille dès l'annonce de l'échec du référendum du 29 mai 2005. De deux choses l’une, soit ce vide se comblera soit via une solution extrême du type repli national auquel il est difficile de croire, soit par ce fameux «autre chose», aux antipodes du «système vieux». Nul ne sait encore ce que sera cet «autre choses» mais il sera à n’en pas douter proche d’une démocratie 2.0. Déjà, la jeunesse du monde entier se synchronise, en Europe, en Afrique, en Amérique, en Asie, en Inde, au rythme des réseaux électroniques. Ces jeunes hommes et femmes investissent aujourd'hui les cyber-cafés de Cracovie, de Casablanca, de Bangalore, de Shangaï. Ils utilisent google, msn, qui connectent leurs modes de pensée. Les nouvelles technologies sont au centre du monde d'aujourd'hui et de demain, et ce sont eux qui en ont désormais les clefs. Un jour, dans pas si longtemps, cette «jeunesse» fera danser le monde au son de rythmes Afro-cubains et, à ce moment là, le «système vieux» peinera à suivre. Certains me traitent de démagogue, d’utopiste, de rêveur, je leur dis, «rendez-vous dans 10 ans». Aux autres je leur dit, le monde change, il nous appartient maintenant que ce soit dans le bon sens

 

Laurent Bervas est entrepreneur

samedi, 07 janvier 2006

POUR UNE EUROPE SOCIALE ET ULTRA LIBERALE

On oppose souvent Europe sociale et Europe libérale (terme auquel on accole souvent le préfix « Ultra » et qui est devenu (en France) comme un gros mot). Ne s’agit t’il pas d’une opposition factice entretenue par certaines de nos élites nationales par calcul, paresse de pensée ou tout simplement par ignorance ? Les opposer n’est ce regarder le monde avec de vielle lunettes : n’avons-nous pas besoin d’une Europe sociale ET d’une Europe libérale. Le premier mensonge des certains « libéraux » est de faire croire que l’Europe ne serait qu’un marché. L’Europe est bien née d’une vision humaniste sur les ruines de la seconde Guerre mondiale mais si l’Europe a commencé par être « Economique » (Europe de l’acier, puis CEE),  ce n’est que par pragmatisme car les multinationales étaient les premières à pouvoir donner corps à cette Europe. Mais le projet Européen est avant tout « social » et le «marché» n’a jamais été un but mais un moyen. Il s’agit d’offrir à nos enfants un monde meilleur d’où la guerre entre les peuples (d’Europe) serait exclue. Le second mensonge de camp « social » serait de faire croire que les multinationales sont les ennemis (de l’Europe). Elle ont au contraire fait un énorme travail pour créer cet esprit Européen : Prada, Guicci, Airbus et tous « logos » unifie en quelque sorte l’espace mentale des citoyens Européen. Que je sois à Paris, à Barcelone ou a Madrid je baigne dans un univers de marques « globales ». On peut dire que les multinationales ont un impacte très positif sur l’esprit Européen et elles sont d’ailleurs aujourd’hui les premières gagnantes de ce marché commun. Mais leur victoire ne saurait faire oublier que l’Europe « sociale » (1) est bien le but de ce projet.

 

Alors pourquoi l’Europe semble ne pas fonctionner ? « La terrible vérité » comme le dirait Alain Lefèbvre c’est que nous vivons souvent dans une illusion de concurrence (comme on peut parler d’illusion démocratique), l’Europe libérale n’existe que pour "les petits" (2). Des exemples ? Les opérateurs de téléphonie mobile, Bouygues télécoms, SFR et Orange viennent d’être condamnés à une lourde amende pour entente illicite au détriment des consommateurs. Si les banques françaises affiches aujourd’hui des performances boursières indécentes c’est bien au détriment des particuliers et des petites entreprises. Enfin pourquoi Total a racheté son concurrent Elf en France si ce n’est pour s’offrir une situation de quasi monopole ? Ce dont l’Europe et la France souffrent c'est d’un manque de concurrence, d’un manque de libéralisme. Alors l’Europe à laquelle je crois doit être sociale « à la base » car son but est bien l’amélioration du bien être pour le plus grand nombre et vraiment libérale « au dessus », car le libéralisme (qui n’a pas besoin d’être « ultra ») est un moteur de création de richesses efficace. Il me semble qu’il faudrait réfléchir à un nouveau contrat sociale et écologique à la fois solide et durable inscrit dans la loi (le TCE 2.0 ?). Une fois que notre avenir (en tant que communauté humaine) sera assuré il sera temps de laisser s’exprimer les forces (créatives) du marché. Alors lorsqu’on me demande de choisir entre fromage « ou » désert, j’ai du mal à résister : pour moi c’est fromage « et » dessert.

 

PS : comme je sors de table, je me permets de vous souhaiter une bonne année :-)

 

Laurent Bervas est entrepreneur

 

1) par abus de langage (et un peu par provocation) j’ai préféré le terme « social » à « humaniste ». Mais je pense qu’avoir comme but de proposer aux habitant de notre pays d’avoir une vie descente ne fait pas de mois un communiste ou un illuminé mais simplement quelqu’un de sensé.
2) les PME et les salariés des grands groupe.

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