samedi, 28 juillet 2007

FRANCE-LIBYE : BIENVENUE A TRUFFELAND

2f778941553e37e65fe0f775b48bff91.jpgDe deux choses l’une : soit j’affiche un profond agacement quant à la parodie de succès diplomatique remporté par la maison Sarkozy en Libye, soit je zappe. Un peu comme le mini-traité européen, sauveur – là encore – de la maison Europe. Franchement j’hésite. Juste comme ça. Non par regret que les infirmières bulgares et le médecin palestinien aient été libérés – au contraire – mais parce que – dirons-nous - j’ai un chouilla l’impression qu’on nous prend pour des truffes. Les Allemands, soit dit en passant, avec, comme l’indiquait récemment Unionsbuerger (oui, il lui arrive aussi de faire des commentaires exempts du terme «Leitkultur»!). Et l’air de rien,  le coup de sang «nucléaire», en partie lié au fait que Siemens est actionnaire d’Areva et aurait peut-être à ce titre eu droit à faire au moins valoir son avis, peut se comprendre…

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samedi, 19 août 2006

«L’EUROPE DES RESULTATS» OU LE VIDE DE LA PENSEE

medium_PAR_JEAN_QUATREMER.2.jpgAu lendemain du tremblement de terre provoqué par le «non» français puis néerlandais au projet de traité constitutionnel, les gouvernements et les institutions communautaires se sont retrouvés brutalement sans aucun projet. L’avenir s’est brutalement assombri, personne n’ayant anticipé un tel divorce entre les citoyens et le projet européen, même si les causes des échecs référendaires sont pour beaucoup à chercher dans des raisons qui n’ont pas grand chose à voir avec l’Europe. Pour réconcilier les citoyens et l’Europe, Jacques Chirac, grand responsable de ce plantage, a eu une idée qu’il a lancé à la fin de l’année 2005: «l’Europe des projets» pour démontrer au citoyen que l’Europe c’est du concret, du quotidien. José Manuel Durao Barroso, qui s’est empressé d’enterrer une Constitution dont il n’a jamais été un grand fan car elle réduisait l’influence du Portugal et se montrait un peu trop fédéraliste, a sauté sur ce séduisant concept en le requalifiant «d’Europe des résultats». Le président de la Commission, incapable de dessiner une voie de sortie à la crise sans précédent que connaît l’Union, a vu là un moyen de ne pas rouvrir de grande bataille théologique et de s’assurer une fin de mandat tranquille. A Helsinki, le 3 juillet dernier, il s’est fait martial : «Les six prochains mois sont l’occasion de montrer que lorsque nous parlons de ‘l’Europe des résultats’ nous sommes très sérieux». Et d’ajouter : «Cette présidence (finlandaise) aura la responsabilité de faire passer l’Europe de la réflexion à l’action».

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