jeudi, 16 novembre 2006

«LE PLOMBIER POLONAIS» FAIT LA FETE

medium_PAR_JEAN_QUATREMER.12.jpgLes eurodéputés polonais ne manquent pas d’humour. Ils ont invité hier, à Strasbourg, le «plombier polonais» à trinquer avec Charlie McCreevy, le commissaire européen chargé du marché intérieur, à l’occasion de l’adoption, en seconde lecture, de la directive «services», ex-Bolkestein. Il s’agissait évidemment du mannequin qui a servi de modèle aux affiches touristiques éditées par l’office du tourisme polonais se moquant du débat référendaire français…

Lire la suite

mercredi, 11 octobre 2006

AU SECOURS, BOLKESTEIN REVIENT!

medium_PAR_FRANCIS_WURTZ.2.jpg«Vous pouvez toujours amender ce texte, nous n'en tiendrons pas compte!»  Telle fut, en substance, la réponse des représentants du Conseil et de la Commission aux député-e-s de la «commission du marché intérieur» du Parlement européen qui viennent - timidement - de suggérer de modifier certaines dispositions de la dernière mouture du projet de «directive Bolkestein». Le fameux texte sur la libéralisation des services avait, suite à une impressionnante mobilisation sociale et politique, été délesté de ses passages les plus provocateurs - en particulier la référence directe au «principe du pays d'origine» - par le Parlement européen.  Son champ d'application avait également été réduit: par exemple, les «services sociaux» - tels le logement social - n'étaient plus concernés par la directive.  Enfin, le pouvoir de contrôle de la Commission européenne avait été un peu diminué par rapport au projet initial.

Lire la suite

jeudi, 07 septembre 2006

APRES LA DIRECTIVE SERVICES, UNE DIRECTICE SANTE ?

medium_LU-AILLEURS.46.jpg(Par VERONIQUE LEBLANC / Source : La Libre Belgique) Difficile d'empêcher un patient d'aller se faire soigner où bon lui semble, fut-ce de l'autre côté d'une frontière. Et le commissaire en charge de la Santé, Markos Kyprianou, en est bien d'accord, lui qui a déclaré mardi que «le Marché intérieur s'applique aux soins médicaux. Les gens peuvent y faire leur marché». Reste que pour avoir fait «l'emplette» d'une prothèse de hanche en 2003, en France, une citoyenne britannique s'est vue refuser par la sécurité sociale de son pays le remboursement des 5 800 euros qu'avaient coûtés les soins. Sûre de ses droits, cette patiente qui avait refusé d'attendre un an l'opération promise dans son pays d'origine s'est retournée vers la Cour européenne de justice et elle a obtenu gain de cause, en mai dernier.

Lire la suite

mercredi, 15 février 2006

EUROPE SOCIALE : GEBHARDT QUI ?! VOUS VOULEZ DIRE BOLKESTEIN, NON… ?

Après la première manifestation altermondialiste de samedi contre la «directive services», petit passage hier à celle organisée à l’initiative de la Confédération européenne des syndicats. Côté militants, toujours. L’idée (ou plutôt l’espoir) en savoir plus sur leurs motivations quant à l’opposition que nombre d’entre-eux affichent face aux travaux parlementaires en cours. Première surprise, chez les syndicalistes allemands de IG Metal l’information passe mal, très mal même, Peter avouant ne pas savoir que la directive Bolkestein avait été amendée au point d’en être en grande partie vidée de sa substance originelle. Forcément en de pareilles circonstances, rien ne peut lui sembler avoir avancé…

 

 

Seconde rencontre, Marcel et Charly, deux militants CFDT venus de l’Ardèche. Chez eux, le discours est plus nuancé, ballottés qu’ils semblent être entre leur crainte du tout libéralisme et le soutien apporté par leur syndicat et la Confédération européenne des syndicats aux amendements Gebhardt, qu’ils avouent en partie mal connaître. La question qui se pose à eux aujourd’hui ? Faut-il soutenir un texte certes imparfait mais qui permettrait de garantir un minimum de régulation sociale (possible d’améliorer progressivement) ou le dénoncer, quitte à prendre le risque de faire le jeu des tenants du libéralisme sauvage, qui ne manqueraient pas de se délecter de l’absence de tout cadre communautaire ?

 

 

Propos recueillis par Christophe Nonnenmacher

dimanche, 12 février 2006

ALAIN LEVOTE : «LA DIRECTIVE BOLKESTEIN VA PROFONDEMENT BOULVERSER LA GESTION DE NOS VILLES»

Bel exemple d’information de la part d’un élu. Bolkestein est toujours en vie, du moins sa directive, même « replâtrée ». Preuve en est, on fait encore travailler des Polonais à des tarifs avantageux en France ! La faute à Bolkestein et consorts donc. Seul bémol, Bolkestein et consorts n’y sont pour rien. La directive n’en est encore qu’au stade de projet. Quand le futur régit le présent…

 

Propos recueillis par Christophe Nonnenmacher

MICHEL ROUSSEAU : «IL NOUS FAUT UN CODE DU TRAVAIL EUROPEEN»

La clause du pays d’origine n’est plus. Mais bon, rien n’a changé quand on écoute Michel Rousseau, coordinateur des Marches européennes. «On ne sait pas en fait ce qui va vraiment sortir» du texte, explique-t-il. Seule certitude, selon, lui, on va vers un nivellement des codes du travail des différents Etats membres. Solution proposée, une homogénéisation de la législation du travail à l’échelle européenne. Reste à convaincre les Britanniques en grande partie hostiles au projet constituant pour ce motif…

 

 

Propos recueillis par Christophe Nonnenmacher