mardi, 08 avril 2008

LA MEDITERRANEE EN PARTAGE

716d38e930fc10142c86eb6138ea492c.jpgL’idée de créer une «Union pour la Méditerranée», est chère au Président de la République. En plusieurs occasions, notamment avec nos partenaires allemands encore tout récemment à Hanovre et au cours du Conseil Euromed du jeudi 11 mars, il a été mis en évidence combien la forme de ce projet nécessitait une explication de texte approfondie, afin de ne pas compliquer davantage un empilement déjà dense d’espaces de dialogue, de partenariats, d’associations et de politiques de voisinages solidement ancrés dans l’espace méditerranéen…

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vendredi, 16 novembre 2007

EUROPE & POLITIQUE ETRANGERE : UNE OCCASION LOUPEE DE PLUS DE L’OUVRIR…

64681e2aa255f039fd8670a03ed319c6.jpgA force de ne pas prendre suffisamment position là où l’urgence de la situation l’impose, l’Europe n’a jamais autant bien correspondu à l’image de «géant de papier» que beaucoup se font d’elle. L’actualité internationale, au Pakistan, en Birmanie, en Géorgie ne manque pourtant pas d’occasions pour elle d’affirmer sa propre vision des relations internationales…

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mercredi, 16 mai 2007

NICOLAS SARKOZY ACCEDE A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE, MAIS L’HISTOIRE RESTE A FAIRE

medium_PAR_EMMANUEL_DUPUY.8.jpgLa victoire de Nicolas Sarkozy est nette, son ampleur  indiscutable : souhaitons donc bonne chance au nouveau président, conformément à la tradition républicaine, et espérons sincèrement qu’il réussisse à guérir les maux dont la société française souffre. Même guère convaincus par la thérapie qu’il compte mettre en œuvre, restons cependant conscients que son échec aurait des conséquences redoutables dont nous ne pourrions nous réjouir. Mais au-delà de la victoire d'une droite unie et décomplexée  - tant sur ses alliances que sur ses connivences idéologiques sur sa droite -, il faut craindre que Nicolas Sarkozy, qui a annoncé clairement la couleur (critique de Mai 68, remise en cause des régimes spéciaux des retraites ou du contrat de travail, réhabilitation de l’autorité et de «l’ordre», suppression des droits de succession, mise en place d’un bouclier fiscal de 50% qui revient à  supprimer l’ISF, réduction du nombre de fonctionnaires, ratification du TCE par voie parlementaire, etc) ne confirme ses penchants pour le clivage de la société française  : la potion amère promise (libéralisme, atlantisme, dérive sécuritaire, communautarisme) sera ainsi administrée à un peuple français qui a sans doute été subjugué par l’habileté et le professionnalisme dont Nicolas Sarkozy a su faire preuve dans cette campagne et qu’il faut avec fair-play lui reconnaître.

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mercredi, 21 février 2007

L’ALTER AMERIQUE EN MARCHE

medium_PAR_EMMANUEL_DUPUY.7.jpgLa confrontation bipolaire avait fait de Cuba et des maquis révolutionnaires latino-américains les avants postes de Moscou face à Washington. Cette dualité avait trouvé son paroxysme lors de la crise des missiles en 1962. Près d’un demi-siècle plus tard, les fils spirituels de Castro se nomment Hugo Chavez, Daniel Ortega, Evo Morales, Rafael Correa, chefs d’Etat désormais unis par un anti-américanisme revendiqué. Bien que plus modérés dans leur critique vis-à-vis des velléités libérales nord-américaines, les présidents brésilien Lus Ignacio Lula da Silva, chilien Michelle Bachelet et argentin Nestor Kirchner les rejoignent dans leur combat pour une autre Amérique…

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mercredi, 18 octobre 2006

LA FRANCE ET L’EUROPE NE PEUVENT PLUS FERMER LES YEUX SUR LE DARFOUR

medium_PAR_EMMANUEL_DUPUY.6.jpg(Par EMMANUEL DUPUY et MAHOR CHICHE) Au Darfour l’enfer brûle toujours. Ni les accords de paix, ni le renforcement des contingents de l’Union Africaine (1), ni le vote d’une énième résolution onusienne n’ont mis fin au drame humanitaire qui s'y déroule. Depuis février 2003, les milices Janjawids, alliées du régime islamiste de Khartoum, s'appuient sur les tribus musulmanes «arabes», pour massacrer les tribus musulmanes «africaines» contestataires de l'ouest du Soudan. Le conflit du Darfour a déjà fait plus de 300 000 morts, 3 millions de réfugiés et de déplacés et privé 500 000 personnes de l’aide internationale.

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jeudi, 07 septembre 2006

UNE FINUL RENFORCEE : ULTIME CHANCE POUR LA PAIX AU PROCHE-ORIENT ?

medium_PAR_EMMANUEL_DUPUY.4.jpgLa Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), créée en mars 1978 et qui était censée garantir - au Sud du Liban -, la «ligne bleue» séparant le Liban d’Israël et de la Syrie, est revenue dans l’actualité avec la résolution 1701, qui a péniblement mis fin à 34 jours de combats meurtriers entre le Hezbollah et Tsahal. Renforcée par des moyens militaires européens conséquents, notamment français et italiens, et des conditions d’engagement moins contraignantes, la FINUL est ainsi devenu un laboratoire, à la fois pour la Politique Européenne de Sécurité et de Défense (PESD) qui trouve là une mission digne des ambitions européennes en matière diplomatique et militaire, mais aussi pour les Nations Unies et le multilatéralisme, pour qui se joue sans doute un moment important pour sa crédibilité en matière de médiation et de résolution des conflits.

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samedi, 26 août 2006

OU ETIEZ-VOUS DU TEMPS DU DARFOUR ?

medium_PAR_EMMANUEL_DUPUY.3.jpgMalgré une timide évocation par le président de la République lors de ses vœux du 14-Juillet, on continue de mourir au Darfour, dans l’indifférence générale. Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, n’hésitait pas à décrire le drame qui se joue au Darfour comme étant “l’enfer sur terre”. Les victimes de cet été sont venues s’ajouter aux 300 000 morts et aux 2,5 millions de déplacés depuis que, 2003, les milices janjaweeds, proches du gouvernement de Khartoum commencèrent à semer la terreur dans cette région désertique, grande comme la France, située à l’ouest du Soudan et habitée par une population nomade non arabe, mais riche d’un pétrole de plus en plus convoité. Nous ne pourrons ainsi pas décemment dire que nous ne savions pas, quand nos forces stationnées à Djibouti, au Tchad et en Centrafrique, interceptent quotidiennement les messages de l’aviation soudanaise, complice des massacres commis en son nom par ces milices, toujours armées par Khartoum, malgré un embargo sur les armes et des sanctions économiques imposées par les Nations unies. Une intervention serait en tout cas techniquement possible…

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