mercredi, 07 novembre 2007

I WANT YOUR... EUROS

60895f8325e6fd75a0aee9fc1dc39462.jpgWhat does it mean when a fashion model refuses to be paid in US dollar but insists on being paid in Euros emphasizing that the US dollar is not a strong currency? To many probably nothing, but to bankers it raises a most likely huge, gigantic question mark. The Brazilian supermodel Gisele Bundchen has been for sometime avoiding US currency payments because of uncertainty over its strength.

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jeudi, 14 décembre 2006

BCE : LA BUNDESBANK S’EN PREND A LA CLASSE POLITIQUE FRANCAISE

medium_PAR_JEAN_QUATREMER.16.jpgAxel Weber, le président de la Buba et membre à ce titre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, a laissé éclater sa colère hier, à Hambourg, après les attaques des responsables français de ces dernières semaines contre la Banque centrale européenne. «Les attaques sur l’indépendance de la BCE et de l’Eurosystème venant des deux bords dans le cadre de la campagne présidentielle française sont irresponsables et ne doivent pas être négligés au même titre que des fanfaronnades typiques de campagnes électorales».

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dimanche, 10 décembre 2006

EURO : DUTREIL TACLE VILLEPIN, BRETON ET SARKOZY

medium_PAR_JEAN_QUATREMER.14.jpgVous ne connaissez sans doute pas Renaud Dutreil. C’est le ministre français des PME, du commerce et de l’artisanat : mais oui, ça existe, et c’est en France ! Cette semaine, sur France2, il a sévèrement taclé le Premier ministre, le ministre des finances et le ministre de l’intérieur, excusez du peu, qui, depuis quelques semaines, dénoncent les «ravages» de l’euro fort : «Nous ne devons pas larmoyer, pleurer, nous lamenter sur des choses qui nous échappent. Or aujourd’hui, nous ne maîtrisons pas l’évolution de l’euro» (1,33 dollar aujourd’hui).  Reprenant son souffle, il ajoute : «Je ne voudrais pas qu’une fois de plus la France se repose sur des illusions qu’à Paris on pourrait décider du sort du monde, qu’on pourrait manœuvrer le niveau de l’euro».

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lundi, 11 septembre 2006

EUROGROUPE : JUNCKER RESTE AUX COMMANDES

medium_PAR_JEAN_QUATREMER.3.jpgLe Premier ministre luxembourgeois et ministre des finances, le social-chrétien Jean-Claude Juncker, a été reconduit pour un second mandat de deux ans, c’est-à-dire jusqu’en janvier 2009, à la présidence de l’Eurogroupe, cette instance informelle regroupant les Etats membres de l’euro. La décision a été prise au cours de la réunion informelle des ministres des finances qui a eu lieu ce week-end à Helsinki, en Finlande. Les Européens reconnaissent ainsi la place éminente que joue au sein de l’Union le doyen du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement (il est membre de cette instance depuis janvier 1995). Surtout, les douze membres de la zone euro appliquent ainsi, sans bruit et de facto, l’une des innovations institutionnelles du projet de traité constitutionnel aujourd’hui défunt, qui prévoyait de stabiliser les présidences des différents Conseils des ministres. Des innovations qu’il faudra bien un jour ou l’autre introduire dans le fonctionnement de l’Union si l’on veut éviter sa lente paralysie.

 

Jean Quatremer est journaliste 

dimanche, 09 juillet 2006

USA, CHINE & EUROPE : LES FAUX MONNAYEURS

medium_PAR_LAURENT_BERVAS.2.jpgEn conclusion du film «Lord of War» qui narrait la vie d’un marchand d’armes incarné par «Nicolas Cage», le héro nous faisait remarquer qu’il n’était rien face aux plus grands «trafiquants d’armes» de la planète que sont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie, la France et la Chine, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu... Si ces pays sont des «trafiquants d’armes» notoires, on peut se risquer à dire que les plus grands faux monnayeurs de la planète s'appèlent Etats-Unis, Chine et Europe.

 

Les Etats-Unis ? Il est de notoriété publique que cet Etat est en faillite, que la dette américaine, financée par les capitaux étrangers donne le tournis à toute personne en mesure de faire des additions. Quelle est dès lors la vraie valeur du Dollar… ? Second pays, la Chine. Il est également de notoriété publique que les bilans des grandes banques chinoises sont gonflés de dettes non recouvrables dans des proportions hallucinantes - j'ai en tête l'exemple d'une banque nationale dont ce taux (officieux) est pratiquement de 40%, «explosant» depuis bien longtemps les fonds propres. Lorsque les banques étrangères se précipitent à l’image de la Société Générale, pour acheter des licences bancaires en Chine, cela fait immanquablement penser à l’achat des «fameuses» licences UMTS qui ont provoqué, il a quelques années (période de la bulle), la quasi faillite de France Telecom. Le Yuan est une fausse monnaie ? C'est tellement vrai que la Chine n’a rien trouvé de mieux que d’acheter des dollars en devenant avec le Japon, le premier possesseur de bons du trésor américain. Avec pour conséquence, une sorte d’équilibre de la terreur, tel un pistolet sur la tempe : «Tu touches à mon Yuan et je te Nike ton Dollar». Une fois encore : quelle est en ce cas la vraie valeur Yuan? L'Europe, enfin. Quelle est la solidité de l'Euro? Quelle est sa véritable valeur - au delà des critères de Maastricht (non respectés depuis longtemps) -, lorsque l’on sait que cette devise est elle aussi assise sur une montagne de dettes ?

 

Au final, un constat : nous avons sous les yeux tous les ingrédients d’une crise financière mondiale, où ce ne sera pas la Thaïlande ou l'Argentine mais une «grande nation» qui entraînera à n’en pas douter dans sa chute l'ensemble du système financier international. Laquelle ? Difficile à dire, tant cette réalité s’apparente à un jeu ou tout le monde se tient par la barbichette. Mais, osons un pronostic, tout comme pour la Coupe du monde, la France (avec son système politique et économique d'un autre temps) semble tenir la corde. Si elle chute, l’ensemble de la zone Euro pourrait suivre. De quoi peut-être bientôt chanter tous ensemble : «On est les champions, on est les champions». Mais doit-on vraiment en être fiers?

 

Laurent Bervas est entrepreneur

 

Sur le même sujet : A l’aube d’une crise économique épique, par Pierre Bilger