vendredi, 29 septembre 2006

JOSPIN II, LA VOIE DE NON RETOUR

medium_PICTO_55e_FAUBOURG_SAINT-HONORE.10.jpg(Par CHRISTOPHE NONNENMACHER / Source: Le Républicain, 55e Faubourg Saint-Honoré n°10 - Mali) «Pays de merde !» Cette phrase, les Guignols de l’Info l’ont attribuée il y a quatre ans de cela à Lionel Jospin. Du moins à sa marionnette. Privé par les électeurs de second tour des présidentielles le 21 avril 2002 au soir, l’ancien Premier ministre n’a jamais digéré l’affront électoral. La gauche derrière la droite, passe encore. Mais la gauche reléguée derrière l’extrême droite, non. Blessé, Jospin prit alors ses cliques et ses claques sans demander son dû. Promis, on ne l’y reprendrait plus. Adieu monde (politique) cruel. Direction l’île de Ré. Au dialogue avec ses congénères, Lionel préférait celui avec les mouettes et les bulots.

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vendredi, 01 septembre 2006

CHANGEMENT D'ERE

medium_PICTO_55e_FAUBOURG_SAINT-HONORE.3.jpg(Par CHRISTOPHE NONNENMACHER / Source: 55e Faubourg Saint-Honoré, Le Républicain - Mali) Avant-hier matin. Petit-déjeuner en ville. Face à mon café et mon croissant, un élu local, avec lequel j’avais pris rendez-vous deux jours plus tôt. L’une de ces traditionnelles rencontres informelles entre journalistes et politiques. Mon intérêt ? Garder le contact, recueillir quelques informations «off the record», pour peu qu’il ait envie de se livrer. Le sien, tenter de me faire rejoindre une association fédéraliste «apolitique» européenne dont il est membre. Me convaincre d’y apporter mon «expertise» sur les questions communautaires. Echec. Prêcher devant un parterre d’Européens convaincus ne m’attire guère. Rejoindre un cercle de militants encore moins. A quoi bon ? Quel intérêt en terme de débat ? L’exercice y est tout aussi difficile que de convaincre sa propre mère que l’on est le plus beau, le plus doué ou je ne sais quoi encore. A notre table, une tierce personne. Un «blogueur militant», lui aussi fédéraliste mais dont l’approche rejoint la mienne. Les réunions entre «mêmes-pensants», il en est aussi revenu. Ce qui intéresse notre blogueur est de confronter ses idées, d’ouvrir le débat à des personnes étrangères aux petits cercles européens. Nous échangeons entre-nous, laissant – je dois l’avouer - assez impoliment de côté notre élu du jour. Les thèmes abordés : les blogs, le wiki et autre BarCamps. Autant de mots quelque peu complexes pour notre élu qui, bon gré mal gré, cherche à reprendre pied : «Ce que vous dites m’intéresse au plus haut point. J’envisage moi-même de créer un site web... Mais pas un blog, qui demande trop d’implication. Comprenez-moi, je n’ai ni le temps ni l’envie de répondre à des gens». Stupéfait, je me retiens par courtoisie de lui suggérer de changer de métier. Comment peut-on vouloir faire de la politique et refuser le débat ?

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mardi, 04 juillet 2006

CHASSE-CROISE ESTIVAL

medium_PAR_CHRISTOPHE_NONNENMACHER.3.jpgChassé-croisé estival. Cette expression, les JT nous la resservent chaque été. Tel un événement majeur. Car, oui, la chose n’est pas banale : rendez-vous compte, des gens partent encore en vacances malgré un pouvoir d’achat sans cesse en perte de vitesse. Heureusement, nos vieux sont encore là pour peupler ou repeupler nos villes. Lionel Jospin en tête, qui profite du creux estival pour quitter l’Ile de Ré. Pour fuir ces méchants électeurs vacanciers qu’il s’était promis de ne plus fréquenter en 2002, mais auxquels, il annonce depuis un Paris déserté qu’il repartirait bien pour un deuxième tour, pour peu qu’il passe encore le premier... Jacques Chirac, ensuite, qui semble hésiter à prendre sa retraite. Comme si le fameux «demandez des chichis» lui était adressé. En même temps, l’été a ceci de terrible qu’il fait chaud et que faute d’hydratation, nos vieux ne sont pas à l’abri d’un malaise physique ou mental. Quelle autre explication ? Une surdose médicamenteuse ? Impossible : Ian Ullrich et consorts ont tout pris. La grippe aviaire, dont on ne parle plus, alors ? Impossible au vu de la santé du Coq français, magicien d’un soir contre le Brésil, que l’on aimerait tellement, côté allemand, retrouver en finale de la Coupe du Monde. Alors quoi ? En fait, nul ne le sait vraiment. L’arrogance, l’impossibilité de comprendre que plus personne ne veut d’eux ? La volonté de croire que la petite phrase de Thierry Henri – «Nous ne sommes pas des chiffons» - leur était destinée ? Qui sait. Heureusement que quelques amours de vacances sont encore là pour nous divertir : Nico et Cécilia vivent une nouvelle idylle. Ségo et François se marient. Enfin de la belle politique ! «Douce France», chantait Trénet. Pour peu que l’on prenne soin de la quitter quelques jours durant pour prendre un bain de fraîcheur physique et mentale. De rejoindre, par exemple, outre-Rhin, Zidane et sa bande. D’autres «vieux», certes, mais qui savent encore faire rêver et passer la main…

 

Christophe Nonnenmacher est journaliste