vendredi, 29 septembre 2006

LA TROISIEME VOIE ARABE AU LIBAN, ENTRE LA STRATEGIE DE WASHINGTON ET LES PROJETS DE L’IRAN

medium_LU-AILLEURS.72.jpg(Par MELHEM KARAM / Source : La revue du Liban – France / Liban) Les hommes politiques français parlent presque d’une même voix, de la perplexité de l’Administration américaine. Hubert Vedrine, ancien chef du Quai d’Orsay, observe la capitulation du président Bush face aux faucons de la guerre froide qui ont sorti brusquement de l’armoire de l’Histoire et fait reluire leur visage: Henri Kissinger, James Schlesinger, membre du Conseil de la politique défensive attaché au Pentagone, en plus de l’ancien président dudit conseil, Richard Bird, qui oeuvre en coordination avec Donald Rumsfeld, ministre de la Défense et le vice-président Dick Cheney. Le dénominateur commun entre les cinq, abstraction faite de leurs positions officielles, est leur tendance à utiliser la force à la place de l’action politique dans les relations avec les Arabes et les Asiatiques, en général, tout en considérant que le pétrole est le sang dont s’alimente la force. Ce n’est pas par hasard que le brain-trust de Bush a un background pétrolier, à commencer par le président lui-même et son vice-président, Dick Cheney dont la société Halliburton s’est illustrée par ses scandales; Condoleezza Rice, chef du Département d’Etat et certains de ses conseillers. Naturellement, les événements du 11 septembre 2001 et les séquelles qu’ils ont laissées sur le prestige américain, son modèle capitaliste et le nerf de sa puissance économique, ont attisé la tendance vers la force et la domination de la carte moyen-orientale en tant que mine de l’avenir. Ils en ont ébranlé les piliers, comme c’est le cas en Irak. (lire la suite)

jeudi, 07 septembre 2006

UNE FINUL RENFORCEE : ULTIME CHANCE POUR LA PAIX AU PROCHE-ORIENT ?

medium_PAR_EMMANUEL_DUPUY.4.jpgLa Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), créée en mars 1978 et qui était censée garantir - au Sud du Liban -, la «ligne bleue» séparant le Liban d’Israël et de la Syrie, est revenue dans l’actualité avec la résolution 1701, qui a péniblement mis fin à 34 jours de combats meurtriers entre le Hezbollah et Tsahal. Renforcée par des moyens militaires européens conséquents, notamment français et italiens, et des conditions d’engagement moins contraignantes, la FINUL est ainsi devenu un laboratoire, à la fois pour la Politique Européenne de Sécurité et de Défense (PESD) qui trouve là une mission digne des ambitions européennes en matière diplomatique et militaire, mais aussi pour les Nations Unies et le multilatéralisme, pour qui se joue sans doute un moment important pour sa crédibilité en matière de médiation et de résolution des conflits.

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vendredi, 01 septembre 2006

LIBAN : LA GUERRE FINIE, LES BOMBES TUENT TOUJOURS

medium_LU-AILLEURS.40.jpg(Par MOHAMED SALMAWY / Source : Al-Ahram – Egypte) Malgré une campagne massive d’information de l’armée libanaise et de l’Onu, les bombes à fragmentation israéliennes qui n’ont pas explosé font chaque jour de nouvelles victimes au Sud-Liban parmi les civils et notamment les enfants.

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jeudi, 31 août 2006

LA CRISE LIBANAISE AURA PERMIS A L’UNION EUROPEENE DE RETROUVER SA COHESION

medium_LU-AILLEURS.38.jpg(Par VLADIMIR SIMONOV, Source : RIA Novosti – Russie) Le seul résultat positif des 34 journées d'affrontements entre Israël et le Hezbollah pourrait peut-être bien être la disposition recouvrée des pays de l'Union européenne à appliquer une politique extérieure unie. A la différence de la guerre en Irak, le conflit au Liban a soudé l'Europe ce qui, vous en conviendrez, est assez inattendu. Les premiers groupes de militaires de pays européens arriveront dès cette semaine au Liban sud. Par la suite ils constitueront la moitié de ce que l'on appelle la FINUL-2, c'est-à-dire la Force intérimaire de l'ONU aux effectifs de 15.000 hommes. Selon le secrétariat de l'ONU, l'Italie et la France ont promis de fournir les plus gros contingents: 3.000 et 2.000 casques bleus respectivement. La Pologne, la Belgique, la Finlande et la Slovénie feront elles aussi un apport pour atteindre le chiffre prévu de 7.000 militaires européens.

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lundi, 28 août 2006

LE HEZBOLLAH CHERCHE-T-IL A SE POSER EN CONCURRENT DE L’ETAT LIBANAIS?

medium_LU-AILLEURS.30.jpg(Par MICHEL TOUMA / Source : L’Orient-Le Jour) Deux semaines, jour pour jour, après la cessation des hostilités entre Israël et le Hezbollah, la trêve reste précaire. Le maintien du blocus aérien et maritime imposé par l’État hébreu ainsi que les premiers flottements dans la mise sur pied de la « Finul II » ont laissé le pays quelque peu figé dans une situation d’équilibre instable. Mais la décision prise jeudi dernier par le président Jacques Chirac de porter à 2 000 militaires les effectifs du contingent français de Casques bleus, de même que le pas décisif qu’a franchi, le lendemain, l’Union européenne en se décidant à être l’épine dorsale de la force Onusienne ont incontestablement redonné une salutaire lueur d’espoir aux Libanais : l’espoir que la résolution 1701 soit un réel rouleau compresseur balayant sur son passage toute réticence ou velléité d’obstruction susceptible de torpiller ou d’entraver le rétablissement d’une paix civile au Liban.

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lundi, 21 août 2006

ISRAEL: OUTRECUIDANCE SANS LIMITE

medium_LU-AILLEURS.15.jpg(Par TAYEB BELGHICHE / Source: El Watan) Israël n’en finit pas de défier l’humanité, de jouer les hors-la-loi, les fiers-à-bras avec une rare outrecuidance. La résolution 1701 sur le Liban, à peine adoptée, il vient de la violer et personne ne dit mot, ni Kofi Annan, ni les cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Il vient d’envoyer un commando à Baalbek dans le but d’enlever un haut responsable du Hezbollah. Il a échoué lamentablement. C’est la première fois depuis leur confrontation avec les Arabes que les Israéliens essuient un échec dans une opération de ce genre. Il fallait s’attendre à ce qu’ils osent un acte spectaculaire dans l’espoir de redorer un blason plus que terni. En effet, Tsahal a été humilié au Liban par les guérilleros du Hezbollah qui l’ont obligé pour la deuxième fois en six ans à se retirer d’un champ de bataille sans condition.

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dimanche, 20 août 2006

LIBAN : LA PATRIE CA SE MERITE

medium_LU-AILLEURS.11.jpg(Par M.A.-K. / Source : La revue du Liban) Oui, c’est la guerre, mais la vie continue. Telle semble être la devise de pas mal de Libanais qui, comme si de rien n’était, se la coulent douce. Déstabilisés les premiers jours par cette guerre soudaine que nul ne voyait poindre à l’horizon, certains ont vite repris le cours normal de la vie de tous les jours. Suivant de loin les nouvelles, ils sont comme détachés, déconnectés, presque à des années-lumière de cette réa-lité meurtrière qui, pourtant, déchire leur propre pays. D’une hypocrisie, superficialité ou naïveté écœurantes,- il est souvent très difficile de faire la distinction!- ils semblent indifférents, voire fermés à la souffrance des autres. Pour eux, pas question de rater les vacances à cause d’un conflit qui, somme toute, ne les concerne pas! Ils ont le droit de vivre en paix et entendent en profiter au maximum. Beyrouth et le littoral devenus une région à risques? Qu’à cela ne tienne! Ceux qui n’ont pas plié bagages et ont choisi de rester, se sont rabattus sur les zones épargnées. Direction: les hôtels et lieux de villégiature du Mont-Liban, le Metn en particu-lier. En un rien de temps, Broummana, Beit-Méry, Faraya, Faqra et autres localités affichaient complet. Après tout, qui dit que les hauteurs manquent d’attraits! Madame pourrait ainsi bronzer en toute quiétude, discuter chiffons et fringues à longueur de journée afin d’oublier le malheur qui s’est abattu sur elle depuis que la bonne, une Philippine a été éva-cuée! De leur côté, les noctambules, majoritairement des jeunes, ne se privent pas de fun, puisque la vie de nuit trépidante bat aussi son plein. Les moins timorés d’entre eux, font sans cesse la navette entre leurs nouveaux lieux de résidence et la capitale où les bars et boîtes de nuit très prisés, ont rouvert leurs portes après quelques jours de fermeture forcée. Comme, par exemple, à Gemmayzé, à quelques kilomètres de la banlieue-sud de Beyrouth bombardée quotidiennement, depuis le début du conflit. Excepté le léger tremblement de terre ressenti à chaque fois qu’une pluie de missiles s’abat sur la région, rien ne laisse supposer que de l’autre côté de Beyrouth, la guerre fait rage. Pour ces jeunes, en temps de guerre comme en temps de paix, il n’y a rien de honteux à s’amuser et à faire la fête.

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LIBAN : A GAUCHE EN SORTANT DE LA

medium_LU-AILLEURS.10.jpg(Par FIFI ABOU DIB / Source : L’Orient – Le Jour) Dans une livraison récente d’un magazine féminin, Alexandre Jardin, à qui l’on demandait ce qu’il ferait de ses vacances, a répondu qu’il s’exercerait à être gaucher. Alexandre Jardin trouve en effet que la vie n’apporte pas d’expériences suffisamment stimulantes pour l’esprit. Utiliser ses facultés occultes, travailler sa part sinistre, sa main gauche, son pied gauche, son œil gauche, son oreille gauche et tout ce qui relève du lobe droit du cerveau, voilà qui lui permettrait d’accéder à une nouvelle dimension de l’intelligence. Pour ma part, côté vacances, je n’avais rien prévu de spectaculaire. Je n’avais aucun projet pour mon cerveau, aucune ambition pour mon intelligence. Comme vous, un certain 12 juillet, alors que je me rendais à mon travail, des tirs de joie et les menaces qui s’en sont suivies m’ont tout de suite permis de comprendre que la terre nous serait bientôt retirée de sous les pieds. Un jour comme les autres. Un lendemain comme on ne l’aurait jamais imaginé, même dans nos pires cauchemars. Après des semaines de destruction, d’horreurs inhumaines, d’images funestes, de spéculations angoissées, de questions sans réponses, des semaines où nous fûmes réduits à la plus imbécile des occupations : survivre, acheter des vivres, faire la queue pour l’essence, voilà qu’on nous dit : c’est fini.

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LIBAN : LE DROIT DES QUEBECOIS DE DIRE NON

medium_LU-AILLEURS.8.jpg(Par MATHIEU ROBERT-PERRON / Source : La Voix Populaire) Faut-il être gêné de dire Non à cette guerre qui fait rage au Liban depuis près d’un mois déjà ? Peut-on simplement remettre en question l’offensive musclée d’Israël dans le Sud du Liban et déplorer la perte de centaines de victimes chez les civils, parmi lesquels un grand nombre d’enfants innocents ? Cette semaine, des chroniqueurs du National Post et de La Presse ont jugé sévèrement les politiciens qui ont pris part à la marche pour la paix au Liban. André Boisclair et Gilles Duceppe, notamment, participaient à cette marche tenue à Montréal. Barbara Kay, du National Post, est allée beaucoup trop loin en affirmant que les deux leaders souverainistes sont des politiciens «sans foi ni loi qui ont dirigé une manifestation pro-terroriste.» Allons donc, il y a des limites à écrire que militer pour la paix au Liban signifie donner son appui au Hezbollah! Les Québécois, comme la plupart de leurs politiciens, n’ont pas vraiment pris position contre Israël dans le conflit qui les oppose au Hezbollah. Ils souhaitent seulement un règlement rapide dans le conflit et un minimum de victimes chez les civils, tant au Liban qu’en Israël.

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LIBAN : ESPERANCES ET FANTOMES

medium_LU-AILLEURS.9.jpg(Par ISSA GORAIEB / Source : L’Orient – Le Jour) Après les terribles scènes de mort et de dévastation des dernières semaines, d’autres images fortes, bien plus réconfortantes, sont venues stimuler enfin les esprits des Libanais. À peine entré en vigueur, l’arrêt des combats c’était, pour commencer, la ruée vers le Sud de centaines de milliers de citoyens qui avaient fui l’enfer. Transcendant l’affliction du deuil et la tristesse de la ruine, c’est de l’exubérance, de la joie, une allégresse plus forte que l’adversité, qu’il y avait dans l’air. Que tant de souffrances n’aient pas provoqué un vaste mouvement de contestation, n’aient guère entamé la fidélité des hommes et des femmes du Sud au Hezbollah est bien sûr remarquable. À l’ennemi qui ne leur a ménagé pourtant ni les bombes ni les tracts de propagande, ils ont montré avec éclat en effet à quel point peut être contre-productif un terrorisme d’État décliné sous sa forme la plus barbare. Le crime ne paie pas ? Les crimes de guerre encore moins.

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