vendredi, 22 décembre 2006

GAUCHE SOCIALE ET LIBERTE DE LA PRESSE…



Mercredi 20 décembre 2006. Fin d’après-midi. Ségolène Royal rend visite aux salariés de l’Usine Suchard de Strasbourg. 123 emplois sont menacés depuis septembre par un plan social amorcé par Kraft Foods, la société mère. Prévenu à l’avance de cette arrivée, chaque média local y va de son petit coup de fil au service presse parisien du parti socialiste. Europeus avec. Boîte vocale saturée, aucun contact n’est permis. Rendez-vous donc devant l’usine. A l’entrée, le service d’ordre de l’entreprise nous laisse accéder au parvis. Depuis la veille au soir court la rumeur que la presse locale ne pourrait suivre Ségolène Royal au sein de l’entreprise. Une liste de journalistes «bienvenus» (les nationaux et l’AFP – comprendre ceux que la candidate connaît…) aurait été dressée par l’équipe de campagne de Ségolène. Conséquence, à charge pour les «locaux» de baser leurs articles et reportages sur le travail de leurs confrères parisiens. Bien qu’aberrante, la chose se confirme en partie sur place. Aucune accréditation ne nous est donnée. Pas même à France 3 Alsace, pourtant membre de la parisienne France Télévisions. Les représentants de la direction de l’entreprise affirment que des consignes leur auraient été données par l’équipe de la candidate. La fameuse liste existerait donc bel et bien.

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