lundi, 22 octobre 2007

POLOGNE: JAROSLAW KACZYNSKI N'EST PLUS PREMIER MINISTRE

f355388eb2872f068e722a6aa6e19329.jpgC'est désormais officiel. Les  sondages, réalisés à la sortie des urnes par les instituts TNS OBOP et PBS, donnent les libéraux de la Plateforme civique (PO) de Donald Tusk grands vainqueurs: le PO recueillerait de 43,7% à 44,2% des voix. Le parti conservateur Droit et Justice (PiS) du Premier ministre Jaroslaw Kaczynski est crédité de 30,4% à 31,3 des voix.En troisième position, l'Alliance de centre-gauche (LiD), parrainée par l'ex-président Aleksander Kwasniewski, prend une claque avec seulement 12,2% à 13,3% des voix.

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samedi, 20 octobre 2007

CONSTITUTION EUROPEENNE: GORDON BROWN ET LA DEFENSE DES «INTERETS BRITANNIQUES»

c0c21354bf2bb0fe24d3d4f942d3a038.jpgLes journalistes de sa gracieuse majesté se sont amusés à faire un pari : combien de fois le Premier ministre prononcera-t-il les mots «défense des intérêts nationaux britanniques» au cours de sa conférence de presse finale, à Lisbonne? Les réponses allaient de cinq à vingt-cinq. Le résultat final, après comptage scrupuleux ? Vingt. Pas mal, non ? Il est vrai que Brown doit faire face à une violente offensive de la presse Murdoch qui a déclaré la guerre au traité de Lisbonne conclu dans la nuit de jeudi à vendredi en exigeant un référendum.

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samedi, 13 octobre 2007

L'ITALIE PRETE A MOURIR POUR UN EURODEPUTE DE PLUS...

c71190ca96db35db212be7e115e5521b.jpgLe Parlement européen a adopté, tout à l’heure, par 378 voix contre 154 (et 109 abstentions) la nouvelle répartition des sièges de députés entre les États membres. «60% des présents, 70% des exprimés, c’est une majorité incontestable», se réjouit Alain Lamassoure, l’un des deux rapporteurs de ce projet. Parmi les votes contre, la plupart des Italiens qui ont fait primer «l’intérêt national» sur les clivages politiques : ils n’acceptent pas de n’avoir plus que 72 sièges derrière la Grande-Bretagne (73) et la France (74). Résultat : ils se retrouvent aux côtés des Polonais du PIS, le parti des jumeaux Kaczynski, de l’extrême droite et des eurosceptiques, des conservateurs britanniques, de la moitié du groupe communiste. Curieusement, les conservateurs grecs ont aussi voté contre sans que personne ne comprenne pourquoi.

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jeudi, 06 septembre 2007

LA CAMPAGNE ELECTORALE POLONAISE FAIT IRRUPTION A BRUXELLES

2d2501a349939369675978043fff1bb0.jpgLe gouvernement des jumeaux Kaczynski s’est opposé ce matin, à l’occasion d’une réunion des vingt-sept ambassadeurs des États membres auprès de l’Union (COREPER), à la création d’une «journée européenne contre la peine de mort». Pour Varsovie, «il n’y a pas de nécessité de promouvoir la question de l’interdiction de la peine de mort, car une telle peine n’existe dans aucun pays européen», s’est justifié Robert Szaniawski, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. «Si quelqu’un veut discuter de la peine de mort, il devrait discuter, dans le même contexte de l’interdiction de l’euthanasie et de l’avortement»… La création de cette journée – qui aura lieu le 10 octobre — aurait dû être entérinée par les ministres de l’Intérieur et de la Justice lors de leur réunion du 18 septembre. «On peut encore espérer les ramener à la raison», espère un diplomate.

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samedi, 23 juin 2007

CONSTITUTION EUROPEENNE: QUATRE HEURES TRENTE DU MATIN, ALORS QUE LES CHEFS NEGOCIAIENT ENCORE ET TOUJOURS...

medium_thumb_PAR_JEAN_QUATREMER.27.4.jpgA 3h du matin, il s’avère finalement que les Polonais ne veulent plus du compromis sur le système de vote au sein du Conseil des ministres qu’ils avaient pourtant accepté à 23 heures 40…. Lech Kaczynski, le Président de la République polonaise, à la suite d’une réunion avec Nicolas Sarkozy, Jean-Claude Juncker, le premier ministre luxembourgeois, Tony Blair, le chef du gouvernement britannique, et les ministres des affaires étrangères français et espagnols, a finalement accepté le « paquet » qu’on lui proposait, après un ultime appel à son frère Jaroslaw, demeuré à Varsovie. En dépit du refus des diplomates de donner trop de précisions, il semble que la Pologne accepterait que le vote à la double majorité entre en vigueur à partir de 2014, en même temps que la réforme de la Commission.

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lundi, 18 juin 2007

FAUT-IL MOURIR POUR LA CONSTITUTION ?

medium_thumb_PAR_JEAN_QUATREMER.27.2.jpgLa Pologne semble bien décidée à s’opposer coûte que coûte, lors du Conseil européen de jeudi et vendredi, à l’adoption du système de vote à la double majorité au sein du Conseil des ministres. Ni Nicolas Sarkozy, qui s’est rendu à Varsovie, jeudi, ni Angela Merkel, qui a reçu le Président polonais, samedi, n’ont réussi à infléchir la détermination des jumeaux Kaczynski qui dirigent le pays. Vendredi, la Diète polonaise a voté par 317 voix contre 35 et 23 abstentions une motion de soutien – déposée par l’opposition libérale de la Plate-forme civique- à cette ligne dure : «la Diète est convaincue que le nouveau traité européen devrait être un compromis qui renforce l’Union ou la rend plus efficace, et qui assure à la Pologne une position importante conforme à son potentiel».

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mercredi, 16 mai 2007

LES JUGES RAPPELLENT A LA POLOGNE QU'ELLE EST UN ETAT DE DROIT

medium_PAR_JEAN_QUATREMER.33.jpgLa Cour constitutionnelle polonaise a, vendredi, invalidé en grande partie la loi dite de «lustration» en refusant qu’elle s’applique à des personnes non titulaires d’un mandat public, tels les journalistes ou les enseignants. Pour les juges suprêmes, «l’Etat doit respecter les droits de l’homme et ne pas recourir à la vengeance (…) Dans sa lutte contre les reliquats du système totalitaire, l’Etat doit respecter les principes de l’Etat de droit, sinon ce pays ne vaut pas mieux qu’un régime totalitaire». Jerzy Stepien, le président de la Cour, a ensuite précisé que Bronislaw Geremek resterait député européen : «un élu au suffrage universel ne peut pas perdre son mandat pour avoir refusé de remplir la déclaration de collaboration». Les jumeaux Kaczynski n’ont cependant pas dit leur dernier mot : «l’affaire n’est pas close, c’est tout ce que je peux dire pour l’instant», a ainsi déclaré Lech, le Président de la République qui a promis de faire adopter une nouvelle loi en cas de verdict défavorable.

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jeudi, 10 mai 2007

POUR LA POLOGNE, BRONISLAW GEREMEK N’EST PLUS DEPUTE EUROPEEN

medium_PAR_JEAN_QUATREMER.32.jpg«Pour moi, la situation est claire», a affirmé lors d’une conférence de presse Ludwik Dorn, le président de la Diète polonaise : le cofondateur du syndicat Solidarité, figure incontestée de l’opposition au régime communiste, ancien ministre des affaires étrangères, a perdu son mandat d’eurodéputé en refusant de signer une déclaration certifiant qu’il n’a jamais collaboré avec les services secrets communistes. Le site Internet du Parlement polonais a, en effet, publié, mardi, une étude juridique aux termes de laquelle «l’absence de la déclaration de Bronislaw Geremek dans les délais requis a pour conséquence l’extinction de son mandat de député au Parlement européen». «Mais comme cette affaire a pris une dimension internationale, il faut agir de manière à ce que personne n’ait de doutes que tout a été fait conformément à la loi», a néanmoins concédé Dorn. En clair, les autorités polonaises vont attendre l’avis du Parlement européen qui devrait rapidement saisir sa commission des affaires juridiques.

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mercredi, 09 mai 2007

LA POLOGNE CONFISQUE A BRONISLAW GEREMEK SON MANDAT D’EURODEPUTE

medium_LU-AILLEURS.104.jpg(Source : Radio Normandie – Suisse) L'ancien chef de la diplomatie polonaise Bronislaw Geremek a perdu son mandat d'eurodéputé pour avoir refusé de se soumettre à une nouvelle loi sur la décommunisation dans son pays, selon une expertise juridique publiée mardi sur le site internet de la Diète. «L'absence de la déclaration de Bronislaw Geremek dans les délais requis a pour conséquence l'extinction de son mandat de député au Parlement Européen», ont conclu les experts juridiques de la Diète.

 

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lundi, 02 avril 2007

LA POLOGNE OU LE COMPLEXE DE CALIMERO

medium_thumb_PAR_JEAN_QUATREMER.27.jpgLa négociation d’un nouveau traité destiné à remplacer la défunte Constitution européenne s’annonce pour le moins ardue. La Pologne des jumeaux Kaczynski a annoncé, hier, qu’elle ne signerait en aucun cas un texte qui reprendrait le système de vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil des ministres contenu dans le projet rejeté par la France et les Pays-Bas. Il était prévu qu’une loi européenne serait adoptée si elle réunissait 55% des Etats membres représentant au moins 65% de la population. Il s’agissait de la disposition clef de la Constitution qui visait uniquement, non pas à choisir un système économique et social comme l’ont cru les Français, mais à faciliter la prise de décision dans une Union élargie et à redonner du poids aux grands pays (Allemagne, France, Grande-Bretagne et Italie) face à la théorie de petits –voire micros- Etats.

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