lundi, 02 avril 2007

TOUS PREMIER MINISTRE?

medium_thumb_PAR_CHRISTOPHE_NONNENMACHER.40.jpgIl y a quelques semaines de cela, lors d’un trajet en voiture, un ami, bien calé au fond de son siège conducteur, me lançait un «tu n’as rien remarqué d’étrange dans cette campagne présidentielle?». «D’étrange ? Disons que j’entends beaucoup de promesses démagogiques, de contre-vérités, de retournements de vestes aussi, sans parler de certaines formules de campagne dont je ne sais plus vraiment s’il faut en rire ou en pleurer. Mais d’étrange…» «Ce qui est étrange est que l’on n’a, si tu regardes les choses de plus près, que des candidats au poste de Premier ministre. Aucun(e) à celui de président(e). Pas un ne parle de politique étrangère, de défense, or ce sont les deux premiers champs de compétence du chef de l’Etat français ! Avoue que c’est tout de même ahurissant !»

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mercredi, 14 février 2007

BAYROU COINCE ENTRE SARKOZY ET ROYAL

medium_PAR_JEAN_QUATREMER.25.jpgLundi soir, François Bayrou était à Strasbourg pour parler d’Europe, comme je le raconte dans mon papier paru dans Libération. Il était temps que le candidat de l’UDF se prononce solennellement sur la crise ouverte par le double «non» franco-néerlandais et sur ses idées pour relancer la construction européenne alors qu’il espère bien être élu Président de la République dans deux mois. Son discours, très européen, a pêché par son timing : il arrive très tard, bien après les propositions de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal.

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lundi, 22 janvier 2007

NICOLAS HULOT HORS COURSE, QU’ONT A PROPOSER LES VERTS ?



Soyons honnête. Il y a encore quelques mois de cela, Yann Wehrling ne m’inspirait pas grand-chose. Peu médiatisé, peu charismatique, presque réservé, caché également derrière les Voynet et autres Noël Mamère, l’ancien secrétaire national des Verts se distinguait plus par son côté fantomatique que par son aura. Puis vint un premier article paru dans un groupe de presse pour lequel je travaille. Le sujet l’Eurodistrict. Première surprise, Yann Wehrling avait des choses à proposer. Au moins suffisamment pour avoir envie d’en savoir plus sur le personnage. Un petit séjour en sa compagnie et celle de Dominique Voynet à Fribourg (Allemagne), finira de me convaincre de creuser le sujet. Rendez-vous fut donc pris fin décembre à Strasbourg, sur une péniche amarrée dans le quartier de la Krutenau.

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vendredi, 29 septembre 2006

JOSPIN II, LA VOIE DE NON RETOUR

medium_PICTO_55e_FAUBOURG_SAINT-HONORE.10.jpg(Par CHRISTOPHE NONNENMACHER / Source: Le Républicain, 55e Faubourg Saint-Honoré n°10 - Mali) «Pays de merde !» Cette phrase, les Guignols de l’Info l’ont attribuée il y a quatre ans de cela à Lionel Jospin. Du moins à sa marionnette. Privé par les électeurs de second tour des présidentielles le 21 avril 2002 au soir, l’ancien Premier ministre n’a jamais digéré l’affront électoral. La gauche derrière la droite, passe encore. Mais la gauche reléguée derrière l’extrême droite, non. Blessé, Jospin prit alors ses cliques et ses claques sans demander son dû. Promis, on ne l’y reprendrait plus. Adieu monde (politique) cruel. Direction l’île de Ré. Au dialogue avec ses congénères, Lionel préférait celui avec les mouettes et les bulots.

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vendredi, 22 septembre 2006

PRESIDENTIELLE RUSSE : QUATRE HOMMES EN TETE A 18 MOIS DU SCRUTIN

medium_LU-AILLEURS.63.jpg(Par ANDREI KOLESNIKOV / Source: RIA Novosti) L'automne, début traditionnel des saisons politiques en Russie, commence cette année sous le signe des législatives qui auront lieu dans un an et seront suivies d'une présidentielle quelques mois plus tard. En fait, il marque le début de la campagne présidentielle qui risque d'être rapidement avortée pour les candidats qui ne sauront jauger les possibilités de l'un ou l'autre concurrent, apparemment favori ou outsider. Il est donc temps de comparer les cotes de popularité des principaux hommes politiques et les degrés de confiance dont ils jouissent auprès de la population. A l'heure actuelle, il est déjà plus ou moins évident que le chef de l'Etat n'acceptera pas de modifier la Constitution pour briguer un troisième mandat. Cette situation est étrangement gênante pour une partie considérable des élus russes qui seront obligés de miser sur d'autres leaders en tâchant de ne pas se tromper, car le successeur "officiel" n'a pas encore été annoncé nommément. En renonçant à négliger la Constitution, Vladimir Poutine brise l'habituel tableau électoral: car si les élections se déroulaient aujourd'hui et que le président en exercice était parmi les candidats, il serait soutenu par 50% des électeurs, selon la fondation "Opinion publique" (FOM). Ses concurrents les plus proches - le populiste Vladimir Jirinovski et le communiste Guennadi Ziouganov - pourraient recueillir 5% des suffrages chacun et le premier vice-premier ministre Dmitri Medvedev, qui passe pour un des candidats à la succession de Poutine, n'en obtiendrait que 2%. La situation change quand les sociologues excluent Poutine de leur questionnaire. (lire la suite)

vendredi, 08 septembre 2006

BLOG ET POLITIQUE : AU-DELA DES MOTS (II)

medium_PICTO_55e_FAUBOURG_SAINT-HONORE.6.jpgPar CHRISTOPHE NONNENMACHER / 55e Faubourg Saint-Honoré n°5, Le Républicain - Mali) Mardi. Discussion téléphonique avec John Paul Lepers, blogueur et ancien reporter politique pour Canal Plus. Une question simple : son point de vue sur la présence des blogueurs aux universités d’été. Sur leur couverture de la campagne présidentielle. Un blogueur peut-il être aussi indépendant qu’il l’affirme ? N’y a-t-il pas risque d’instrumentalisation de la blogosphère par les partis politiques ? J’en reviens à mon dernier questionnement, publié quelques heures auparavant dans les colonnes du Républicain : si les responsables en communication des différentes machines politiques prennent autant soin à rappeler qu’ils n’attendent pas d’un blogueur le même travail que d’un journaliste, est-ce simplement pour «préserver» la susceptibilité des professionnels de l’information ou cela va-t-il plus loin ? Que doit-on comprendre au travers de la petite phrase lancée au blogueur Vinvin par Nicolas Sarkozy ? Que veut dire, «politiquement», ce «j’ai besoin de vous» ? (lire la suite)

mardi, 05 septembre 2006

LES PRÉSIDENTIABLES FRANÇAIS INTÉGRENT UNE ÉTAPE BRUXELLOISE DANS LEUR CAMPAGNE

medium_LU-AILLEURS.43.jpg(Sources : Agence Reuters / déniché par Hajnalka) L'Union européenne est devenue une étape incontournable dans la campagne électorale française, qui emmènera en une semaine à Bruxelles deux des principaux présidentiables, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Les favoris des sondages à droite comme à gauche se succéderont dans la capitale belge à quelques jours d'intervalle pour laisser leurs marques sur un terrain ravagé par le "non" français à la Constitution européenne du 29 mai 2005. Le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP ouvrira le bal jeudi par une véritable visite d'Etat de deux jours. Il rencontrera le Premier ministre belge Guy Verhofstadt, son homologue Patrick Dewael, puis les Français de Bruxelles avant de dîner avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, pour une première journée chargée. Le lendemain, il verra l'Allemand Hans-Gert Pöttering, le chef du groupe conservateur du Parlement européen, avant de rencontrer le commissaire européen Franco Frattini, chargé de la Justice, de la Liberté et de la Sécurité. Clou de la visite: Sarkozy prononcera devant la Fondation Les Amis de l'Europe et la Fondation Robert Schuman un discours-programme sur sa vision de l'Europe. Le programme de Royal, qui écrase ses rivaux socialistes dans les sondages, sera plus succint, puisqu'elle se contente - pour l'instant - de rencontrer Barroso le 13 septembre.

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