mardi, 31 mars 2009

AUBRY ET LE PS METTENT L'EUROPE EN BOITE

 

Tout de suite ça donne envie... On sent qu'on ne nous prend pas pour des buses. Si avec ça le PSE ne nous sort pas de la crise! En même temps, respect: fallait quand même oser. Du grand, du très grand PS. Et ne demandez pas si la boîte est vide, hein? Faudrait quand même pas remuer le couteau dans la plaie. Bref, il n'y a pas si longtemps, quelqu'un (désolé j'ai oublié son nom) expliquait sur un plateau télévisé que ce qu'il aimait chez Martine Aubry c'est son père... Je n'arrive pas à lui donner tort. Même quand Jacques nous fait un peu tout et n'importe quoi aujourd'hui, tantôt soutien (forcé?) de Peillon, tantôt partisan de mettre Fillon (oui, oui, notre François à nous!!!) ou Juppé à la tête de la Commission européenne.

lundi, 30 mars 2009

ELECTIONS EUROPÉENNES: LES DESSOUS EDIFIANTS DE L'EVICTION DE GILLES SAVARY (PS)

c529f4a6ffbe0735d6221345f251f8ed.jpg(By Mathieu Collet / Source: les Euros du Village) L’arrangement Peillon-Frêche, les conseils de dissidence de Royal, les promesses d’Aubry... La très relative unité de façade de ce début de campagne - qui n’a d’ailleurs pas vraiment la couleur de l’Europe - aura succédé à plusieurs semaines de manipulations, de jeux de courants et d’affrontements d’égos tout aussi sordides qu’habituels. Mais « la politique » est ainsi : avant de pénétrer dans la noble arène électorale, encore faut-il passer l’épreuve un peu moins noble de la nomination. Des calculs de Vincent Peillon aux manipulations de Georges Frêche, en passant par les conseils pour le moins étonnants de Ségolène, les Euros vous révèlent par le menu comment Gilles Savary s’est retrouvé, contre toute attente, sur la touche. Et comment il vit la chose... lire la suite

mercredi, 04 mars 2009

EUROPEENNES: LE PS FAIT LE CHOIX DE LA MEDIOCRITE

613337141.jpgDisons-le tout net : le PS, pourtant dirigé par la fille de Jacques Delors, montre une nouvelle fois que Hémicycle 1 l’Europe reste largement étrangère à sa culture interne. Comme l’a montré la composition des listes le week-end dernier, pour lui, les élections européennes sont juste un moyen de récompenser les affidés des différents courants qui le composent, sans tenir aucun compte de la compétence des futurs élus. On peut même dire que la compétence peut se retourner contre celui qui en est doté, comme en témoigne l’éviction de Gilles Savary, l’un des rares socialistes français à peser à Strasbourg (qui peut dire merci à Vincent Peillon et David Assouline).

Lire la suite

samedi, 08 novembre 2008

DEPART DE MÉLENCHON DU PS: NE BOIT PAS L'EAU DE LAFONTAINE QUI VEUT

La cassure entre Jean-Luc Mélenchon et le Parti socialiste n’est pas nouvelle. Ses désaccords avec certains leaders du parti, dont Ségolène Royal, officialisés de longue date. Nouvelle étape, Mélenchon jette aujourd’hui l’éponge. Quitte un parti qu’il estime non plus de gauche mais de centre gauche. En langage Mélenchon : qui se refuse à dénoncer le capitalisme, trop proche de la droite, fondu dans la masse, incapable de défendre un modèle sociétal autre que celui en place. En claquant la porte du PS, Mélenchon se rêve un avenir à la Oskar Lafontaine, figure historique et dissidente du SPD, parti pour présider aux destinées du Linke, avec Lothar Bisky. Les élections européennes seront sans doute un premier test en ce sens, pour son nouveau (et énième) parti de gauche. Reste à convaincre, à séduire l’électorat. Pour cela faudra-t-il encore à Mélenchon bien plus qu’une vidéo aux allures de brève de comptoir tournée en super huit et au cadrage (très) approximatif. A defaut, l'histoire ne retiendra que les satisfecit de quelques militants socialistes déjà étalés sur Facebook au sein de groupes comme Champagne ! Mélenchon quitte le PS!...

 

Christophe Nonnenmacher est journaliste, co-fondateur de Europeus.org

vendredi, 22 juin 2007

DERNIERE SESSION A STRASBOURG

medium_thumb_PAR_PIERRE_MOSCOVICI.3.jpgJe viens de passer deux jours – les derniers – au Parlement européen, réuni en session à Strasbourg. Il ne s’agissait pas pour moi de participer activement à ses travaux : cela n’aurait eu aucun sens, car je n’ai plus de perspective dans cette Assemblée. Non, si j’y suis venu, c’est pour saluer mes collègues, d’abord les socialistes français, puis tous les autres, et mes collaboratrices. J’ai été très touché par les marques de sympathie, voire de regrets à l’occasion de mon départ : elles montrent que j’avais su ici trouver ma place, que j’y représentais une voix écoutée. De mon côté, je sais que beaucoup d’amis, notamment au sein de la DSF, chaleureusement animée par Bernard Poignant, me manqueront, que cette ambiance particulière me manquera.

Lire la suite

jeudi, 01 février 2007

L’ORDRE JUSTE FAIT DEBAT SUR SECOND LIFE

medium_PAR_CHRISTOPHE_NONNENMACHER.30.jpgOsons le dire : marre. Marre de ces formules absurdes et creuses inventées par nos génies de la communication politique. Exemples ? Deux. A droite, la désormais célèbre «rupture tranquille» de Nicolas Sarkozy, maladroitement inspirée de la «force tranquille» de François Mitterrand. Autant l’original faisait-il encore sens (genre pas besoin de s’agiter sur sa chaise pour afficher sa stature), autant la parodie sarkozyste inspire-t-elle au mieux quelques plaisanteries justifiées. A gauche –second exemple – une expression que même en son temps Jean-Pierre Raffarin n’aurait rêver imaginer : ici, pas de «The yes needs the no to win against the no» mais de «l’ordre juste». Bon, vu d’ailleurs, la formule peut sans doute interpeller. Mais ici, dans notre bel Hexagone, tout le monde la reprend en cœur, quand bien même nul ne saurait véritablement ce qu’elle recoupe. Seule certitude, avec sa «rupture tranquille», le ministre de l’Intérieur peut aller se rhabiller. A défaut, au moins demander aux Renseignements Généraux de s’engager dans une opération d’espionnage «intellectuel», lui permettant de récupérer la prochaine formule de sa rivale avant même qu’elle ne l’utilise. Sait-on jamais, si l’élection se joue sur la force «créative», autant essayer de récupérer les meilleurs slogans, quel que soit le lieu où ils se trouvent…

Lire la suite

lundi, 15 janvier 2007

SARKOZY, ROYAL ET (PAUVRES DE) NOUS

medium_PAR_CHRISTOPHE_NONNENMACHER.24.jpg229.203 votants. 98,1% de voix recueillies en sa faveur. Comme l’écrit Paul Quinio, journaliste à Libération, Nicolas Sarkozy, au moins au sein du parti qu’il dirige (l’UMP), est bien «Monsieur 100%», «ou presque». Même Michèle Alliot-Marie a jeté l’éponge, elle qui ne cachait pourtant pas depuis quelques mois ses ambitions présidentielles. Terrassé, donc, le Chêne, l’association qu’elle avait constitué «au cas où». A quelques détails près, les 98,1% des voix recueillis par Nicolas Sarkozy pourraient faire pâlir de jalousie son ancien mentor, Jacques Chirac, et ses 82% de voix obtenues aux dernières présidentielles. A la différence près que l’actuel patron de l’UMP se présentait cette fois à l’investiture interne de son parti. Qu’il ne se présentait pas dans le cadre d’un scrutin ouvert à l’ensemble des Français. Qu’il n’avait pas (ou plus) d’opposant. Qu’il n’affrontait pas Jean-Marie Le Pen, le leader de cette droite extrême dont on aimerait qu’elle n’ait jamais existé.

Lire la suite

vendredi, 10 novembre 2006

LE MONDE MERVEILLEUX DE SEGOLENE N’EMPRUNTERA PAS LA VOIE ROYAL EUROPEENNE

medium_PAR_CHRISTOPHE_NONNENMACHER.9.jpg(55e Faubourg Saint-Honoré) «De toute façon, en France on ne fait que parler, rien ne suit derrière. Blablabla. Voilà ce qu’est la politique en France aujourd’hui». Cette phrase, a priori un tantinet surprenante pour débuter une chronique, m’a été livrée la nuit dernière, par un rappeur strasbourgeois. A ce moment de la soirée, ma réaction ne fut autre que de lâcher à mon tour un «pas faux !», sorte de réflexe journalistique, sans doute, le temps de voir ce qui viendrait derrière. Ce que l’artiste aurait à me dire ensuite. Mais un «pas faux» partagé. Du moins est-ce aussi comme cela qu’il m’arrive de voir la France. Soyons honnête : côté slogans, grandes formules et autres phrasés littéraires, les Français n’ont pas grand-chose à envier aux autres nations. Prenez simplement cette fameuse «fracture sociale» que se proposait de combler Jacques Chirac. Un terme beau, chirurgical, à peu de choses près parfait en matière de communication politique. Bien plus, en tout cas, que son précédent «Mangez des pommes».

Lire la suite

mercredi, 18 octobre 2006

BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN

medium_PICTO_55e_FAUBOURG_SAINT-HONORE.14.jpgOn l’attendait depuis des semaines. C’est chose faite depuis mercredi dernier. Les trois candidats à l’investiture socialiste pour les présidentielles de 2007 – Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn - viennent de publier leur profession de foi dans «l’Hebdo des socialistes». Enfin ! Passé les petits meurtres entre amis, place au fond. Nos petites mains en tremblent déjà, s’agitent en tout sens. Cherchent à sortir de nos poches. A se lever, à applaudir. Mitterrand et Jospin sont morts. Une nouvelle génération (ou presque) est née. Arrive sur le devant de la scène. Plus belle, plus porteuse d’espoir et de projets que jamais ! Ségolène nous avait prévenu il y déjà quelques semaines de cela : la rupture est entamée. Place au changement ! La droite n’a qu’à bien se tenir. La gauche est de retour.

Lire la suite

vendredi, 01 septembre 2006

CHANGEMENT D'ERE

medium_PICTO_55e_FAUBOURG_SAINT-HONORE.3.jpg(Par CHRISTOPHE NONNENMACHER / Source: 55e Faubourg Saint-Honoré, Le Républicain - Mali) Avant-hier matin. Petit-déjeuner en ville. Face à mon café et mon croissant, un élu local, avec lequel j’avais pris rendez-vous deux jours plus tôt. L’une de ces traditionnelles rencontres informelles entre journalistes et politiques. Mon intérêt ? Garder le contact, recueillir quelques informations «off the record», pour peu qu’il ait envie de se livrer. Le sien, tenter de me faire rejoindre une association fédéraliste «apolitique» européenne dont il est membre. Me convaincre d’y apporter mon «expertise» sur les questions communautaires. Echec. Prêcher devant un parterre d’Européens convaincus ne m’attire guère. Rejoindre un cercle de militants encore moins. A quoi bon ? Quel intérêt en terme de débat ? L’exercice y est tout aussi difficile que de convaincre sa propre mère que l’on est le plus beau, le plus doué ou je ne sais quoi encore. A notre table, une tierce personne. Un «blogueur militant», lui aussi fédéraliste mais dont l’approche rejoint la mienne. Les réunions entre «mêmes-pensants», il en est aussi revenu. Ce qui intéresse notre blogueur est de confronter ses idées, d’ouvrir le débat à des personnes étrangères aux petits cercles européens. Nous échangeons entre-nous, laissant – je dois l’avouer - assez impoliment de côté notre élu du jour. Les thèmes abordés : les blogs, le wiki et autre BarCamps. Autant de mots quelque peu complexes pour notre élu qui, bon gré mal gré, cherche à reprendre pied : «Ce que vous dites m’intéresse au plus haut point. J’envisage moi-même de créer un site web... Mais pas un blog, qui demande trop d’implication. Comprenez-moi, je n’ai ni le temps ni l’envie de répondre à des gens». Stupéfait, je me retiens par courtoisie de lui suggérer de changer de métier. Comment peut-on vouloir faire de la politique et refuser le débat ?

Lire la suite

Toutes les notes