mardi, 09 octobre 2007

KOSOVO INDEPENDANT, UN PRÉCEDENT

6959a6a19779b33478a862ed0dc35b9f.jpg(Par Charles Tannock / Source : La Libre Belgique) Réfléchir avant d'agir est un principe aussi valable en politique extérieure que dans la vie. Pourtant, une fois encore, l'administration Bush se prépare à agir à l'aveugle. Bien que le manque de clairvoyance soit universellement reconnu comme la cause principale de la débâcle américaine en Irak, les Etats-Unis se préparent aujourd'hui (avec le soutien probable des Britanniques) à reconnaître l'indépendance du Kosovo - sans tenir compte des conséquences pour l'Europe et le monde.

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lundi, 08 octobre 2007

ET PENDANT CE TEMPS LÀ, EN RUSSIE...

fe83fdd08e613dd8f50dcf9cdc313c9b.jpgHier, Vladimir Poutine a fêté ses 55 ans. C'est incroyable comme il est jeune, en fait. J'ai toujours vu Poutine comme un homme sans âge, mais tout de même, pas du même âge, ou presque, que notre super-président à nous. Je crois que cette impression d'interminable règne sur la Russie, alors que cela ne fait finalement que huit ans, vient de ce que ce règne est extrêmement pénible.

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mardi, 09 janvier 2007

DU RIFIFI DANS LES RELATIONS ENERGETIQUES ENTRE MINSK ET MOSCOU

medium_PAR_KAI_LITTMANN.9.jpg«Druzhba», «amitié». Tel est le joli nom russe que porte le pipeline qui, via la Biélorussie, fournit en pétrole l’Ukraine, la Pologne et l’Allemagne. Joli, certes, mais voilà : au-delà des apparences, seul reste le nom, la Biélorussie venant d’en fermer les vannes, au grand damne, notamment des Européens qui, via un porte-parole du commissaire à l'Energie Andris Piebalgs, vient d’exiger une explication «urgente et détaillée» sur cette affaire.

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vendredi, 17 novembre 2006

STRATEGIE NUCLEAIRE DE LA RUSSIE : DE NECESSAIRES MODIFICATIONS

medium_LU-AILLEURS.84.jpg(Par SERGUEI KORTOUNOV / Source : RIA Novosti, Russie) Trois mois après les attentats terroristes de septembre 2001 contre Washington et New York le département d'Etat américain a informé le ministère russe des Affaires étrangères que les Etats-Unis avaient l'intention de se retirer du Traité ABM (anti balistic missiles) de 1972. Six mois plus tard, le Traité est devenu caduc. La réaction de Moscou a été extrêmement molle. Aucun des hauts dirigeants de l'époque n'a expliqué quelle était la vision russe du contrôle international ultérieur des armements nucléaires, rapidement érodé sous l'effet des décisions unilatérales des Etats-Unis. Mais voilà que les présidents russe et américain signent le 26 mai 2002 l'étrange Traité sur la réduction des potentiels stratégiques offensifs (PSO). Les spécialistes de la sécurité nationale ont tout de suite compris que le contrôle bilatéral, et éventuellement multilatéral, tel qu'on le concevait jusque-là, des armements nucléaires était désormais l'apanage du passé. Cette évolution des événements appelait la nécessité d'adopter une stratégie nucléaire nationale autonome. (lire la suite)

lundi, 13 novembre 2006

SOMMET RUSSIE-UE : PAS DE PERCEE EN PREVISION

medium_LU-AILLEURS.81.jpg(Par SERGUEI KOURTOUNOV / Source RIA Novosti) Le 24 novembre prochain, Helsinki va accueillir le nouveau Sommet Russie-Union européenne. Le problème clé sera sans doute le refus de Moscou de ratifier la Charte européenne de l'Energie et le Protocole de transit qui lui est annexé. La Charte de l'Energie prévoit des règles communes pour la production, la vente et le transit d'hydrocarbures. Ce document impose aussi des tarifs de transit uniques. Or, le principal est que le Protocole de transit prévoit le libre accès de tous les producteurs de pétrole et de gaz au système de pipelines de tout pays ayant adhéré à la Charte. C'est justement ce qui n'arrange pas du tout Moscou. Moscou demande essentiellement à l'Union européenne de lui fournir des garanties sûres d'achats d'hydrocarbures russes dans le contexte de la libéralisation complète du marché énergétique sur le continent. (lire la suite)

mardi, 31 octobre 2006

LE SOMMET DE LAHTI OU LES PREMICES D’UNE POLITIQUE EUROPEENNE DE L’ENERGIE

medium_PAR_PIERRE_MOSCOVICI.4.jpgMercredi 25 octobre, le Conseil et la Commission européenne ont fait part au Parlement Européen, lors d'une séance que j'ai présidé, des résultats du Sommet Informel des chefs d'Etat et de gouvernement qui s'est tenu en Finlande à Lahti, le 20 octobre 2006. Les  principaux thèmes de ce sommet concernaient les relations extérieures en matière de politique énergétique dans le cadre de la mise en place du partenariat stratégique avec la Russie, la politique d'innovation et la politique d'immigration de l'Union Européenne. Je souhaite brièvement revenir sur la question du partenariat énergétique entre l'Union européenne et la Russie.


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lundi, 23 octobre 2006

RUSSIE : L’ETAT REVIENT DANS L’ECONOMIE

medium_LU-AILLEURS.79.jpg(Par MARINA DERIABINA / Source : RIA Novosti) La volonté des sociétés publiques russes d'augmenter sensiblement leurs actifs donne lieu à des commentaires de plus en plus nombreux dans les médias mondiaux. Les géants énergétiques Rosneft, Gazprom et UES (Electricité de Russie) sont prêts à débourser des milliards de dollars pour acheter des participations d'actionnaires russes et étrangères dans les grandes compagnies pétrolières ou électriques. En fait, ce n'est qu'un volet de la politique adoptée par l'Etat russe pour améliorer la compétitivité du pays. (lire la suite)

dimanche, 22 octobre 2006

POUTINE PETE LES PLOMBS

medium_PAR_JEAN_QUATREMER.9.jpgLe dîner entre le Président russe et les Vingt-sept, qui s'est achevé vendredi sur le coup de 21h30, heure locale, a échappé à tout contrôle et a failli tourner au pugilat. L’Union n’a pas réussi à «parler d’une seule voix», comme elle se l’était promis. Selon des sources européennes, alors que cela n’était nullement prévu, le Premier ministre letton, Aigars Kalvïtis, ainsi que le Président de la République polonaise, Lech Kaczynski, ont durement attaqué Vladimir Poutine sur la situation en Tchétchénie et en Géorgie. Profitant de l’aubaine, Josep Borrell, le Président du Parlement européen, l’a interrogé sur la vingtaine de journalistes assassinés sous son règne et notamment sur la mort d’Anna Politkovskaïa : «Cet assassinat a causé une grande émotion dans l’Union et le Parlement européen a observé une minute de silence à sa mémoire, ce qui est très rare» (ce qui n’est pas tout à fait vrai…). La Russie est-elle encore une démocratie, l’a-t-il apostrophé en substance. Le Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, puis suédois, Fredrik Reinfeldt, ont surenchéri sur le même thème. «Matti Vanhanen a bien délivré son message, comme nous l'avions convenu, mais on ne peut pas obliger vingt-sept chefs d'Etat et de gouvernement a rester silencieux pendant tout un dîner», raconte notre source.

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dimanche, 01 octobre 2006

COMMENT LE PENTAGONE A FINANCE LA CONCEPTION D’UNE ARME RUSSE

medium_LU-AILLEURS.74.jpg(Par VIKTOR LITOVKINE / Source : Ria Novosti) Veniamin Efremov a bien réussi à duper le Pentagone. Avec des dollars provenant tout droit des Etats-Unis, il a conçu une arme que nul ne possède encore dans le monde. Ni les Yankees, ni les Britanniques, ni les Français. Mais parlons d'abord de cet Efremov et de l'arme unique qu'il a créée. Le «truc» d'Efremov. Le Who's Who russe nous informe que Veniamin Efremov, constructeur général de l'Association science-production NPO Anteï, a terminé l'Institut électrotechnique des télécommunications de Moscou en 1951, qu'il est membre de l'Académie des sciences de Russie, lauréat des Prix Lénine et d'Etat, et que ses activités portent sur des radars et des systèmes de direction. Tout cela est vrai. Mais, à y réfléchir de plus près, vous ne trouverez, dans cette courte note biographique, rien de plus précis. Car telle était la tradition, dans notre pays, dès lors qu'il s'agissait des secteurs des plus sensibles qu'étaient les industries de défense. Mais on sait que Veniamin Efremov, constructeur général à NPO Anteï, est l'auteur de plusieurs versions de systèmes mobiles de missiles sol-air pour la DCA de l'armée de terre. (lire la suite)

vendredi, 29 septembre 2006

BRIC : RENCONTRE ENTRE LES QUATRE GEANTS DE DEMAIN

medium_LU-AILLEURS.73.jpg(Par DMITRI KOSSYREV / Source : Ria Novosti – Russie) Le «triangle» russo-sino-indien est né à New York, à l'hôtel Millenium Plaza, qui se dresse au bord de l'East River, à trois minutes de marche du siège de l'Onu. C'était en 2002, trois ans après la proposition du ministre russe des Affaires étrangères et ensuite premier ministre Evgueni Primakov de créer un groupe stratégique entre Moscou, New Delhi et Pékin. Cette semaine le «triangle» a engendré une nouvelle figure géométrique, un quadrilatère. En anglais, sa dénomination est elle aussi quadripartite: BRIC, qui se prononce comme «brique». Les trois dernières initiales sont les mêmes et signifient Russie, Inde et Chine. La première désigne le Brésil. Le ministre des Affaires étrangères de ce dernier pays a rencontré pour la première fois de l'histoire de la diplomatie internationale ses collègues du "triangle" au siège de l'Onu. Cette rencontre n'avait rien de solennel. L'entretien a concerné dans sa majeure partie les questions économiques, de l'avis d'un participant à la rencontre. C'est que les quatre pays concernés ne cessent d'intensifier leurs échanges commerciaux. Le chiffre d'affaires des échanges russo-chinois doit atteindre cette année le niveau record d'environ 34 milliards de dollars. La Russie et le Brésil visent 15 milliards de dollars. L'Inde et la Chine battent leurs records de croissance. L'Inde et le Brésil trouvent de nouveaux secteurs de coopération, et ainsi de suite. Pourtant, il ne s'agit pas là d'un bouquet de rapports commerciaux bilatéraux de grands pays. Parce que le BRIC joue un rôle important dans l'arène mondiale. (lire la suite)

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