mardi, 19 septembre 2006
LE MONDE EN 2031
Guy Sorman nous propose une petite fable, le monde dans 25 ans. Lisez, c'est drôle, intelligent bien que parfois angoissant. J'extraie le passage consacré à l'Europe : «... Non, l’Union européenne n’est pas devenue une puissance rivale des Etats-Unis. Elle a éclaté après le départ de la Grande-Bretagne, suivie en 2017 par l’Irlande, la Suède et les pays baltes. L’Espagne s’est tournée vers l’Amérique latine. En Allemagne, on se préoccupe avant tout du déclin démographique; la baisse de population, 100 000 citoyens en moins chaque année, rend le financement du grand âge aléatoire, alors même que l’espérance de vie des Allemands est de 110 ans (dont quinze années de dépendance totale). ...»
Le 2ème commentaire (de Julien Boyreau) pourrait être le mien : «Effrayantes prédictions où, pour vous, les acteurs historiques restent les Etats : et si, en 2031, nous étions allés voir derrière l'Etat-nation social démocratique ? Façonnés par les révolutions technologiques, un groupe d'hommes aura-t-il décidé d'organiser sa vie sans le recours à une structure gouvernementale ? Les mouvements de sécession individuelle n'auront ils pas été tenté? A voir votre monde, en étant un tant soit peu libéral, il ne reste plus qu'à s'exiler sur une autre planète ;)»
Laurent Bervas est entrepreneur
16:25 Publié dans LAURENT BERVAS, PROSPECTIVE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sorman, europe, prospective
vendredi, 01 septembre 2006
L’ISLAMISME, CE N’EST PAS LE FASCISME
16:56 Publié dans CULTURES & RELIGIONS, LU AILLEURS, RELATIONS EXTERIEURES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sorman, bush, islamisme, fascisme, politique, suisse
dimanche, 20 août 2006
GUNTER GRASS, L’ARTSITE IMMORAL
(Par GUY SORMAN / Le futur c’est tout de suite) Servir dans les SS à dix-sept ans, si nécessaire, à la rigueur, on pourrait comprendre : Günter Grass n’avait sans doute pas le choix.Le dissimuler pendant soixante ans tout en distribuant des leçons de morale aux Allemands, en traquant partout les Nazis ou suspects de l’être et les néo-nazis et les crypto-nazis, ça c’est plus surprenant : un tour de force. Que Günter Grass lui-même s’avère incapable d’expliquer, pas plus son silence que sa confession. Soixante ans de mensonge donc, qui illustrent que l’on peut simultanément être un grand artiste et d’une grande immoralité. Troublant pour l’esprit peut-être, mais il est commun que l’on puisse à la fois se faire magicien des mots, des formes ou des sons, et rester dénué de tout sens moral, voire d’un bon sens élémentaire. Rappelons, pour rester en Allemagne, que des artistes incontestables (Leni Riefenstahl, Arno Brecker, Furtwängler par exemple) s’accommodèrent fort bien du régime Nazi. Une excursion par la France et l’on se souviendra que Jean-Paul Sartre, pendant toute la deuxième guerre mondiale, oublia de protester contre le Nazisme et l’antisémitisme. Günter Grass s’inscrit dans cette tradition schizophrène. À moins que, comme Sartre, il se soit placé, parce qu’artiste, au-dessus de toute morale.
16:15 Publié dans LU AILLEURS, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : günter Grass, Sorman








