lundi, 07 avril 2008

HENRI GUAINO: "QUAND LA TECHNOSTRUCTURE A LE POUVOIR, LA DEMOCRATIE NE L'A PLUS"



S’il est un personnage sur lequel les opinions sont particulièrement tranchées dans les milieux européens, c’est bien Henri Guaino. Tour à tour qualifié d’eurosceptique, voir de nationaliste ou d’anti-européen, ses déclarations ont même fait des vagues dans son propre camp. Mais l’intéressé, qui a voté "non" à Maastricht et à la Constitution européenne, s’il récuse les étiquettes, assume ses positions, au nom de la synthèse entre la France du "oui" et celle du "non".

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vendredi, 22 février 2008

SIX35, LE PREMIER JT DU WEB #7: QUELLE LAICITE POUR LA TURQUIE?

Le logement précaire et la nuit solidaire, le voile qui fait son entrée dans les universités turques et le livre blanc de la diplomatie française sont au menu de cette septième édition du six35. Vous retrouverez dans ce JT les brèves de la rédaction et les dessins de Julo ainsi que le groupe coup de coeur de la semaine : Bensé.

mercredi, 13 février 2008

TURKEY URGENTLY NEEDS PEACE JOURNALISM

7f387ecdb3f2b32f086245da2b3ddbb5.jpg(By Erol önderoglu / Source : Bianet.org – Turkey) A reaction in the Turkish press to the fire in Ludwigshafen which killed nine Turks shows how great the need for more balanced reporting is. A newspaper accusing Germany of covering up a neo-Nazi attack is perpetrating racism itself.

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mardi, 12 février 2008

RECEP ERDOGAN POURS OIL IN THE FIRE OF RIGHT-WING EXTREMISTS

a877f28d32c0a23265c5dcbe8d0a3080.jpgThe reason for Recep Erdogan’s visit to Germany was sad. During the recent carnival period, a house in Ludwigshafen (south-west of Germany), where Turkish families lived, burnt down and left nine Turkish persons dead. While the Turkish media explained a racist and xenophobe background of this disaster to their readers, German authorities conduct a very transparent investigation allowing Turkish officials to supervise their work. For the time being, the reason for this deadly fire remains unclear.

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dimanche, 06 janvier 2008

NEW ISTANBUL

1cc1c24717c1ee4b54f7288c5f6117eb.jpgAnything new is of great interest to the ruling Justice and Development Party (AKP), as you might have realized. �Little America� dreams of the 1950s are finally taking shape.Everywhere cities are transformed, as structures need renovations or worn out buildings are demolished eventually. This is inevitable. The question is how the transformation is undertaken, its methods and tools. More than that of its predecessors, the AKP's renewal concept is to have endless touch ups here and there, to engage in many unnecessary or wasteful projects, to market the city with no proper consultation, to commission ordinary building companies to restore priceless archaeological works, to see no harm in forcing old inhabitants out of the city and building luxurious slum houses to replace old slum areas without paying proper attention to legal and humanitarian concerns. Examples of this Turkish �kitsch,� of this visual pollution, can be seen not only in Istanbul but also everywhere in the county. Architecture, a profession of creativity, is being reduced to contracts of vested interests.

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dimanche, 16 décembre 2007

NICOLAS ET LES TURCS

2b494f009682e1bc902284ec95e064f3.jpgS’agissant de la Turquie dans l’Union européenne, Nicolas Sarkozy a l’avantage de la clarté lorsqu’il rejette son adhésion, mais pas forcément l’avantage de la lucidité. Rappelons-nous. En 1999, l’Union européenne déclare que la Turquie est un pays candidat, avec vocation à rejoindre l’Union sur la base des critères appliqués aux autres candidats. La France est signataire. La candidature est réaffirmée en décembre 2004 lorsque la Turquie est conviée à la phase des négociations d’adhésion. Quasi immédiatement, une guérilla politico-diplomatique se met en place en France pour parer à une éventuelle adhésion. Sous Jacques Chirac on tempère, mais avec Nicolas Sarkozy le ton se radicalise. La géographie prend une place de choix dans ce dispositif avec des références saugrenues resituant par exemple la Cappadoce, une terre chrétienne précoce, au-dehors de l’aire européenne. Nicolas Sarkozy martèle : la Turquie, c’est l’Asie Mineure, ce n’est pas l’Europe.

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samedi, 06 octobre 2007

ET SI L'EUROPE PUISSANCE PASSAIT PAR LA TURQUIE

b0164676e963c0fd3e3fd895eb3adef8.jpgLes opposants les plus subtils à une Turquie européenne se veulent pour la plupart des européistes convaincus et partisans de l’Europe puissance. Ils nous disent en substance ceci : avec l’arrivée de la Turquie, cheval de Troie des Etats-Unis mais aussi de l’islam, et sorte de seconde Angleterre, le projet d’une Europe puissance (carolingienne) sera dilué, dénaturé et partant, rendu caduque. Avec l’intégration de l’altérité turque disparaîtra la frontière identitaire entre l’Europe et la non-Europe et du coup la possibilité pour celle-ci de devenir un acteur influent et respecté de la communauté internationale.  Corrélativement  afin de bâtir l’Europe puissance et de peser sur les affaires du monde nous devons tenir la Turquie à l’écart, arrêter l’élargissement et nous consolider dans nos frontières identitaires.

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lundi, 24 septembre 2007

LA TURQUIE, MEMBRE DE L’UNION EUROPEENNE EN 2023?

8b890233d8879fa4d6f1a17eaa6fd6b3.jpgAu soir de sa victoire électorale le 22 juillet, Recep Tayyip Erdogan, Premier ministre sortant et leader de l'AKP (Parti de la justice et du développement, issu du mouvement islamiste, ndlr) a évoqué en une phrase le redémarrage des négociations pour l'adhésion à l'Union européenne commencées en octobre 2005. Son gouvernement, en 2003 et 2004 a beaucoup fait en ce sens mais ensuite il a cessé de s'intéresser à l'Union européenne, donnant du coup de plus en plus de gages aux souverainistes et aux nationalistes. C'est maintenant une nouvelle heure de vérité pour l'AKP qui est plus fort que jamais. L'opinion, par son vote massif en faveur de ce parti, a montré qu'elle ne veut plus d'interférence des militaires dans la vie politique. Mais la voie la plus sûre pour plus de démocratie en Turquie passe encore et toujours par l'Europe. A ceci près que, cette fois, la seule volonté politique du nouveau gouvernement de Recep Tayyip Erdogan risque de ne pas suffire à relancer le processus.

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mardi, 04 septembre 2007

TURQUIE: COMMENT NICOLAS SARKOZY A MANGE SON CHAPEAU

b9e4df6f95a929e639dbc8f35120a340.jpgLe discours sur la Turquie de Nicolas Sarkozy «président», prononcé lundi dernier devant les ambassadeurs du Quai, a de quoi surprendre tant il s’éloigne de celui que l’on avait coutume d’entendre de la bouche de Nicolas Sarkozy «candidat». Dans sa dernière allocution, le Président a en effet déclaré que «la France ne s’opposera pas à ce que de nouveaux chapitres de la négociation entre l’Union et la Turquie soient ouverts dans les mois et les années qui viennent, à condition que ces chapitres soient compatibles avec les deux visions possibles de l’avenir de leurs relations : soit l’adhésion, soit une association aussi étroite que possible sans aller jusqu’à l’adhésion. Je ne vais pas être hypocrite. Chacun sait que je ne suis favorable qu’à l’association.» Une déclaration en parfaite contradiction avec les affirmations de Nicolas Sarkozy «candidat» qui, pour mémoire (voir vidéo), déclarait il y a encore peu qu’il voulait purement et simplement suspendre toute négociation avec Ankara, «l’Europe [étant faite] pour les Etats européens» (sic)…

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dimanche, 29 juillet 2007

LA FIN DU REFERENDUM?

e34ef486595093f03603ea849b392357.jpgNicolas Sarkozy va-t-il profiter de la réforme constitutionnelle qu’il projette pour rayer d’un trait de plume l’innovation la plus contestable de son prédécesseur, le référendum obligatoire en cas d’élargissement de l’Union européenne ? Lors de l'installation du «comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Vème République», le 18 juillet, le chef de l’Etat n’a pas abordé explicitement ce sujet, mais ce n’est pas révéler un secret d’Etat que de dire que toute la classe politique française –enfin sa partie la plus responsable- souhaite qu’il en soit ainsi. Sarkozy lui-même, selon un de ses ministres, aimerait bien que le Comité en fasse la proposition. Car il s’agit d’une véritable bombe à retardement qu’a laissé Jacques Chirac à ses successeurs.

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