lundi, 24 septembre 2007

LA TURQUIE, MEMBRE DE L’UNION EUROPEENNE EN 2023?

8b890233d8879fa4d6f1a17eaa6fd6b3.jpgAu soir de sa victoire électorale le 22 juillet, Recep Tayyip Erdogan, Premier ministre sortant et leader de l'AKP (Parti de la justice et du développement, issu du mouvement islamiste, ndlr) a évoqué en une phrase le redémarrage des négociations pour l'adhésion à l'Union européenne commencées en octobre 2005. Son gouvernement, en 2003 et 2004 a beaucoup fait en ce sens mais ensuite il a cessé de s'intéresser à l'Union européenne, donnant du coup de plus en plus de gages aux souverainistes et aux nationalistes. C'est maintenant une nouvelle heure de vérité pour l'AKP qui est plus fort que jamais. L'opinion, par son vote massif en faveur de ce parti, a montré qu'elle ne veut plus d'interférence des militaires dans la vie politique. Mais la voie la plus sûre pour plus de démocratie en Turquie passe encore et toujours par l'Europe. A ceci près que, cette fois, la seule volonté politique du nouveau gouvernement de Recep Tayyip Erdogan risque de ne pas suffire à relancer le processus.

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dimanche, 22 octobre 2006

POUTINE PETE LES PLOMBS

medium_PAR_JEAN_QUATREMER.9.jpgLe dîner entre le Président russe et les Vingt-sept, qui s'est achevé vendredi sur le coup de 21h30, heure locale, a échappé à tout contrôle et a failli tourner au pugilat. L’Union n’a pas réussi à «parler d’une seule voix», comme elle se l’était promis. Selon des sources européennes, alors que cela n’était nullement prévu, le Premier ministre letton, Aigars Kalvïtis, ainsi que le Président de la République polonaise, Lech Kaczynski, ont durement attaqué Vladimir Poutine sur la situation en Tchétchénie et en Géorgie. Profitant de l’aubaine, Josep Borrell, le Président du Parlement européen, l’a interrogé sur la vingtaine de journalistes assassinés sous son règne et notamment sur la mort d’Anna Politkovskaïa : «Cet assassinat a causé une grande émotion dans l’Union et le Parlement européen a observé une minute de silence à sa mémoire, ce qui est très rare» (ce qui n’est pas tout à fait vrai…). La Russie est-elle encore une démocratie, l’a-t-il apostrophé en substance. Le Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, puis suédois, Fredrik Reinfeldt, ont surenchéri sur le même thème. «Matti Vanhanen a bien délivré son message, comme nous l'avions convenu, mais on ne peut pas obliger vingt-sept chefs d'Etat et de gouvernement a rester silencieux pendant tout un dîner», raconte notre source.

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jeudi, 31 août 2006

LA CRISE LIBANAISE AURA PERMIS A L’UNION EUROPEENE DE RETROUVER SA COHESION

medium_LU-AILLEURS.38.jpg(Par VLADIMIR SIMONOV, Source : RIA Novosti – Russie) Le seul résultat positif des 34 journées d'affrontements entre Israël et le Hezbollah pourrait peut-être bien être la disposition recouvrée des pays de l'Union européenne à appliquer une politique extérieure unie. A la différence de la guerre en Irak, le conflit au Liban a soudé l'Europe ce qui, vous en conviendrez, est assez inattendu. Les premiers groupes de militaires de pays européens arriveront dès cette semaine au Liban sud. Par la suite ils constitueront la moitié de ce que l'on appelle la FINUL-2, c'est-à-dire la Force intérimaire de l'ONU aux effectifs de 15.000 hommes. Selon le secrétariat de l'ONU, l'Italie et la France ont promis de fournir les plus gros contingents: 3.000 et 2.000 casques bleus respectivement. La Pologne, la Belgique, la Finlande et la Slovénie feront elles aussi un apport pour atteindre le chiffre prévu de 7.000 militaires européens.

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lundi, 28 août 2006

LE HEZBOLLAH CHERCHE-T-IL A SE POSER EN CONCURRENT DE L’ETAT LIBANAIS?

medium_LU-AILLEURS.30.jpg(Par MICHEL TOUMA / Source : L’Orient-Le Jour) Deux semaines, jour pour jour, après la cessation des hostilités entre Israël et le Hezbollah, la trêve reste précaire. Le maintien du blocus aérien et maritime imposé par l’État hébreu ainsi que les premiers flottements dans la mise sur pied de la « Finul II » ont laissé le pays quelque peu figé dans une situation d’équilibre instable. Mais la décision prise jeudi dernier par le président Jacques Chirac de porter à 2 000 militaires les effectifs du contingent français de Casques bleus, de même que le pas décisif qu’a franchi, le lendemain, l’Union européenne en se décidant à être l’épine dorsale de la force Onusienne ont incontestablement redonné une salutaire lueur d’espoir aux Libanais : l’espoir que la résolution 1701 soit un réel rouleau compresseur balayant sur son passage toute réticence ou velléité d’obstruction susceptible de torpiller ou d’entraver le rétablissement d’une paix civile au Liban.

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mardi, 22 août 2006

MARCHE UNIQUE : FAUT-IL SE SATISFAIRE D’UNE «JACHERE» ELARGIE ?

medium_LU-AILLEURS.19.jpg(Par BRUNO VEVER / Source : Fenêtre sur l’Europe) Le dernier Conseil européen des 15 et 16 juin s’est félicité de l’intention annoncée par la Commission de lui présenter d’ici mars 2007, soit dans presque un an, un rapport sur le fonctionnement du marché unique et les moyens de le parachever. A l’instar du traité constitutionnel mis en sommeil, le Conseil européen confirme ainsi que l’Europe, loin d’être engagée dans l’action, se complait dans les phases de réflexion. Le marché unique est une parfaite illustration du faux plat où elle s’éternise : l’élargissement lui a donné une nouvelle échelle, mais a découragé tout approfondissement. D’une part, les indéniables progrès engagés au cours de la décennie précédente ne sont guère allés au bout de leur logique. La libre circulation des personnes inaugurée par l’accord de Schengen demeure limitée à la partie occidentale de l’Union. Le progrès central qu’a été l’Euro s’est circonscrit à un noyau de douze Etats membres, qui n’a guère progressé pour autant dans son intégration économique et financière.

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